lundi 7 septembre 2009

La Haute-Normandie écologique, maintenant !







Cet appel est aussi mis en ligne sur le site des Verts de Haute Normandie, par les élus Verts au Conseil Régional, par les Verts de Rouen et les Verts du Havre, et les amis de St Pierre du Vauvray. Vous le trouverez aussi chez Stéphanie, Claude, Laure, Stéphane, Jean-Luc et Jean-François ... et pourquoi pas sur votre propre site !

mardi 1 septembre 2009

Palais paysager

Sur le côté nord de la Place de la Cathédrale à Rouen, trône un fier édifice de béton en train de se lézarder. C'est le Palais des Congrès.
Un projet très controversé vise à le remplacé par un autre batiment, qui pour certain manque d'ambition, pour d'autres devrait simplement laisser place à un espace ouvert et vert. Mais aujourd'hui c'est une immense photographie de paysage normand par Thibaut Cuisset.


Après avoir exposé rue de la Chaine, à l'espace expo du Pôle Image, durant cette été, il a occupé le terrain au sens vrai, et ce terrain, c'est la Place de la Cathédrale. L'effet est saisissant et le résultat est que la première chose que l'on regarde sur cette place n'est pas la cathédrale mais cette phot d'un coin de nature brayonne où serpente une route. Le texte s'insère dans l'image en passant derrière les branches ds arbres, comme s'il faisait partie de la vue. C'est une présence très végétale en centre ville.

Je pensais que cette photo ne resterais là que le temps de l'expo plus quelques semaines, mais elle est encore en place. Allez y vite avant qu'elle ne soit démontée. C'et une belle réussite graphique, qui en fait un peu oublier le débat sur son support de béton.

photo extraite du site http://www.seinemaritime.net/

mardi 25 août 2009

Petits éléments ... et paysage

Cette courte réflexion vient de la découverte du blog de Danièle, de la lecture du livre dont je parlais dans mon précédent message et des cours que j'assène à quelques étudiants de l'Ecole du Paysage de Versailles.

Qu'est ce qu'un élément de paysage ?

La réponse est bien souvent teintée de patrimoine. Les éléments de paysage sont les composantes qui permettent de décrire le paysage, qui ont un sens indépendamment les uns des autres mais qui en prennent un autre en étant associés. C'est un vestige du passé, un témoignage d'un usage, un objet d'une pratique ou une portion de l'espace voué à une activité particulière.
En fait, chaque élément de paysage donne à voir quelque chose qui n'est pas le paysage. L'ensemble des éléments mis ensemble donne à voir autre chose encore. Changer un élément du paysage, et le paysage n'est plus le même, il dit autrement sa vie et ses habitants.
Un seul éléments de paysage vous manque, et tout le paysage est dépeuplé, pourrait dire le poète.

Et j'ai alors découvert les portes ... et les poignées de porte.
Ces petits éléments du quotidien me sont tout à coup devenu essentiels car ils sont le lien entre le dedans et le dehors des maisons. Ils sont ce que l'on voit, et qui nous invite à imaginer ce que l'on ne voit pas.
La poignée de porte est donc également un élément de paysage.
Il y a sans doute de nombreux autres petits éléments de ce type qui jouent un rôle dans le paysage de façon discrète et souvent insoupçonnée.

Ce n'est pas ma première réflexion de ce type mais je crois que la compréhension du paysage passe passe par de la lecture à diverses échelles qui sont cumulées pour former le "dit-paysager" si différent du "paysage habité".

mercredi 19 août 2009

Maison paysanne en Bretagne


La Maison paysanne en Bretagne - 2500 ans d'habitat rural - est un livre des éditions Coop-Breizh réalisé sous la direction de Noël-Yves Tonnerre, professeur d'histoire médiévale à l'Université d'Angers. Cet ouvrage, essentiellement historique, est co-écrit avec des archéologues de la Direction des Affaires Culturelles de Bretagne (M. Batt, Y. Lecerf), de l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (Y. Menez) et de nombreux universitaires de Brest, Rennes et Amiens (P. Galliou, D. Pichot, J. Gallet, D. Leloup, D. Lelouche, J.-P. Simon) ainsi que de G. Buron du Musée des Marais Salants, du professeur Meirion-Jones et de l'architecte C. Le Pabic.
En une quinzaine de chapitres, le livre parcours les thématiques de l'habitat en Brettgne rurale dans sa dimension chronologique et technique. Ces textes ont été réunis suite à une journée d'études tenue en décembre 2001 à l'Université de Brest.
Le territoire couvert par l'étude est très vaste et démontre, peut-être involontairement, une certaine hétérogénéïté du bâti rural. J'ai regretté la faible place donnée à la réflexion ethnohistorique, mis à part le texte de Daniel Pichot sur la société du coeur du Moyen Age (XIe-XIIIe siècles). Le texte de Jean-François Simon reste anecdotique, pour une ethnologie de la porte bretonne.

L'illustration fait la part belle à la documentation archéologique, avec quelques photographies aériennes et des comparaisons très interessantes avec des habitats des îles britanniques. Les cartographies aident à la mise en situation des habitats, mais ouvrent peu la lecture vers le paysage créé autour de ces sites. La bibliographie qui conclue le livre pourra vous ouvrir des pistes.

Aucun propos n'aborde les problèmes de la conservation, réaffectation ou transformation sauvage de l'habitat vernaculaire breton. Ces pages restent à écrire. L'ensemble de ce livre forme un bel ouvrage de référence sur le sujet à un prix restant abordable vu l'importance de la documentation.

vendredi 7 août 2009

Grenelle de l'Environnement

Le Grenelle de l'Environnement est enfin présent de façon concrête au journal officiel. Il s'agit de la LOI n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement.
Les objectifs sont clairement énoncés. Par exemple, le nombre de rénovations de bâtiments par année est fixé à 70.000 à partir de 2011.
Mais dans ce domaine de l'habitat comme dans d'autres (transport, énergie, biodiversité, ...) l'Etat fixe des grandes directions, des objectifs sans mesures contraignantes ni véritables engagements financiers, mis à part celui de l'incitation à l'investissement et à l'utilisation du porte-monnaie des collectivités locales (voir l'article 51 à ce propos).
Un exemple : "l'Etat se fixe comme objectifs : la mise à jour d'ici à 2012 de l'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique, marines et terrestres, et la révision, dans les mêmes délais, des listes d'espèces menacées (article 25)".
On est vraiment poussé à dire : " et alors ?" Il va falloir surveiller les décrets éventuellement pris pour atteindre ces objectifs. Pour cela, un suivi des travaux d'application de cette loi vont devoir être conduits : recensement des objectifs, mesures prises pour chacun, échéances, contrôles. Le monde associatif (et politique) sera sans doute très présent dans cette mission de suivi (il l'est d'ailleurs déjà grandement avec FNE, Greenpeace, Fondation N Hulot, mais aussi des plus petites tout aussi efficaces ... ).

En outre, le paysage est cité comme un argument dans l'article Premier précisant que la dite loi "... fixe les objectifs ... organise la gouvernance à long terme ... pour ... préserver et mettre en valeur les paysages. ..."
Et puis c'est tout, ancun article ne concernant précisément cette thématique. Donc ... à suivre !

mercredi 5 août 2009

Meneham

Sur la côte sauvage du Finistère nord, il y a de nombreux lieux aux paysages magiques, chargés d'histoires et d'Histoire. C'est le cas du petit village de Meneham, en fait, un hameau de Kerlouan, sur la côte des légendes.


Le cachet du lieu est la conséquence de plusieurs choses.
Tout d'abord une géologie chaotique où le granit et les dunes de sables (arène granitique remanié) se partage le sol.
Puis un village, en ruine il y a encore quelques années, est aujourd'hui restauré. Il accueille des activités diverses dans les différents maisons réparées, voire rebâties comme au milieu du XXe siècle, car ce village était habité il y a encore assez peu de temps.
Le café-restaurant a repris la place de celui qui a fonctionné de 1936 à 1973 avec de la cuisine traditionelle bretonne (comme le Kig a Farz). Dommage que les tarifs soient un peu chers.
La Maison Salou a été transformé en espace muséographique. C'est encore un peu fruste mais ce n'est paut-être qu'un début.
La Maison Boédoc est devenu l'espace d'acceuil avec une exposition permanente qui présente le cadre général géologique, botanique et humain.


D'autres maisons existaient et certaines sont déjà utilisées comme gite de vacances.
Le village vivait essentiellement de culture de la terre sableuse environnante, du ramassage du goémon ou pioka (goémon frisé).
Mais ce village serait comme de nombreux autres s'il n'y avait eu la présence de la douane du XVIIe au XIXe siècle. En fait, c'est sans doute à partir de la présence des douaniers que le village s'est bâti. Un caserne y est encore visible. Elle héberge un village d'artistes.


Et entre les roches, dans le chaos qui domine le hameau, se trouve le poste de douane, le "corps de garde" où l'on vous racontera les légendes qui courent sur ce lieu et qui faisant dire que les habitants étaient aussi des naufrageurs.

Ce site me fait poser la question de la pérénité de ce type d'aménagement. Le Conseil Général du Finistère et la commune de Kerlouan ont misé cher et investi beaucoup dans ce projet. Pour le moment (suite à la discussion que j'ai eu avec une des responsables de l'acceuil), le gite est bien réservé, le restaurant tourne mieux que les années passées, les animations sont suivies par les vacanciers comme par les locaux. En effet, l'impact local est fort car les personnes agées qui ont vu le village de Ménéham vivant vienne retrouver l'ambiance des temps passés.
Mais qu'en sera-t-il de la vie du site dans quelques années ? Le renouvellement des activités y sera difficile. L'authencité saura-t-elle résister au poids du tourisme de masse qui est souhaité par le CG29 ?

Plus d'infos (pastez, jeux de boules, four à pain, sur le site de l'office de tourisme de Kerlouan, mais aussi simplement en tapant "Meneham" sur votre fureteur favori.
Et il y a même une page sur Wikipedia.
Et encore un site de photo très documenté ici.
Et un autre site d'où vient la photographie des maisons en chantier, celui de la Tribu d'Anaximandre.

Le village au milieu du XXe siècle.

vendredi 31 juillet 2009

Fin de vacances

Allez hop !!! au boulot !
Un jour, il faut bien s'y remettre.

Et entre deux dossiers à traiter, un avis à donner, une publication à lire, je pense bien trouver le temps de quelques réflexions paysagères. Les premières seront des suites directes des vacances, pluvieuses (on ne rit pas dans les rangs, là derrière) en Bretagne.
Roscanvel, Beniguet, Meneham ... voilà des lieux dont vous ferez connaissance.

Voici deux sites, que je vous invite à découvrir pour lire la Bretagne par le regard de photographes.
D'abord Louis Bourdon, un travail classique, presque académique, mais aussi d'une poésie réaliste incomparable. Il ne photographie pas que la Bretagne, mais cette série là est particulièrement bien faite. Et il manie le panoramique avec délice.
Et puis Philippe Le Poittevin. Ambiances travaillées, lumière dosée, jusqu'à créer des images quasi impressionnistes. Je ne me lasse pas de regarder ces clichés. Et puis il met en boîte aussi la Normandie. Admirez bien les détails de nature, toujours aussi déroutant.
Allez voir leurs travaux.

jeudi 2 juillet 2009

Paysage d'orage

Le premier paysage d'orage que je connaisse aujourd'hui est celui dans lequel la foudre a dégradé mes capacités de communication ... à nouveau plus de Freebox ... j'attends encore que la réparation se fasse.
Ce message posté d'outre les terre foudroyées me fait me souvenir sur certains plasticien ont déjà fait connaissance avec la foudre et que parfois des paysagistes y ont trouvé un intérêt.



La plus célèbre création est sans aucun doute "Lightning field" de Walter DE MARIA, qui possède son propre site web dédié. Cette création, réalisée en 1977 comprend 400 tiges métalliques installées selon une grille, dans l'Etat du Nouveau Mexique en un secteur particulièrement réputé pour l'action de ses orages de foudres. Les champs électriques aériens y sont abondant et provoquent des effets lumineux grâce à les conduction assuré par les tiges de métal.



La Dia Art Foundation organise les voyages sur le site, à quelques distances de la ville de Quemano car le secteur est un peu perdu. Ils vous prennent en charge, vous accompagnent et peuvent bien entendu vous héberger sur place. Si vous souhaitez faire la découverte de ce site, préférez juillet et août, mois des orages les plus beaux mais aussi les plus violents et imprévisibles. Il vous en coutera 250 $ par personnes. Mais c'est seulement 150 $ en mai, juin et septembre, octobre. En dehors de ces périodes, il n'ya pas d'orage !

A propos d'orage, je vous propose une lecture prennante, celle du livre de Alain CLARET, "Paysage sombre avec foudre". Je l'ai lu parce que le titre m'avait simplement accroché et l'histoire, déroutante m'a passioné. Cette histoire nous redit la folie des hommes qui est parfois conduite par de drôle de hasards et que les transgressions sont bien présentes dans notre société. Et le style est agréable et percutant.

mardi 16 juin 2009

Paysage urbain de qualité menacé à Darnétal

A quelques kilomètres à l'est de Rouen, la commune de Darnétal fait partie de l'agglomération rouennaise. Elle s'est développée à partir de deux anciennes paroisses : Longpaon et Carville.
A Carville, le petit centre ancien, l'habitat rénové et les petites activités partagent l'espace avec la société Avenel, entreprise réputée pour ses travaux électriques en tout genre.
Et ce quartier a tant bien que mal réussi à préserver un certain cachet et une qualité de vie.

Mais tout peut changer mercredi !
Le 17 juin, le maire de Darnétal et son conseil municipal, s'apprêtent à mettre un coup de massue à la défense de l'environnement ...

En effet, la maison de Carville et son terrain vont être vendu à l'entreprise voisine, AVENEL.

Cette vieille maison est accompagnée d'un grand terrain maraicher pour lequel une partie de l'opposition municipale, écolo, propose un usage collectif, espace public, respectueux de l'environnement, et dédié à des activités culturelles et conviviales. Le type même du lieu qui fait justement défaut à Darnétal.

Mais la mairie veut vendre ces terrains pour permettre l'extension d'Avenel.

INCROYABLE, en un temps où l'on recherche à éviter de provoquer de nouvelles nuisances et à placer les activités dans des secteurs dédiés, le maire de Darnétal veut développer une zone d'activité (car c'est ce que ces terrains vont devenir) entre des habitats, des jardins, immédiatement contre le centre bourg.

La mairie utilise l'argument de l'emploi pour justifier sa décision !!!
Alors qu'il n'y a aucune garantie d'emploi liée à l'extension d'Avenel. Alors que la taxe professionelle sera perçue par l'agglo de Rouen et non pas par la ville.
Alors surtout que l'emploi pourrait être envisagé par rapport à un autre usage de l'espace concerné.
L'équipe municipale avait promis un agenda 21. Est-il présent avec ce projet ? Ce serait surréaliste. C'est terrain sont aussi tout un patrimoine.

Il y a 5 ans, ce lieu fut occupé durant plusieurs mois par des militants et des habitants qui refusait que le site soit rasé et converti en hôtel. Aujourd'hui c'est un nouveau projet qui menace ce site. Il faut agir pour que cet espace reste un espace vivant et partagé.

Rendez-vous
MERCREDI 17 JUIN à 18 h 00
sur le parvis de la Mairie de DARNETAL
avec votre mécontentement !


L'image représente Carville, extrait du Livre des Fontaine de Guillaume Lelieur - XVIe siècle







Parcours du patrimoine - Colombiers et pigeonniers

La brochure "Colombier et pigeonniers" de la région dieppoise (Seine-Maritime) est un Parcours du Patrimoine, série de publications de tourisme culturel, labélisée par le Ministère de la Culture et aujourd'hui réalisée par les collectivités qui ont repris à leur charge les anciens service de l'Inventaire des Directions Régionales des Affaires Culturelles.
Le volume consacré aux colombiers a été élaboré par Céline Belzic, alors chargée d'études auprès de la communauté de communes Dieppe-Maritime, en collaboration avec l'équipe du Service de l'Inventaire et du Patrimoine de la Région Haute-Normandie.
Les 50 pages sont très agréables à parcourir et les illustrations et photographies donnent envie de se rendre sur le terrain pour observer de visu ces beaux édifices. Quel dommage cependant que de nombreux colombiers ne soient pas visibles. Il faudra bien souvent se contenter d'une vision lointaine à partir de la route.

Cet ouvrage est diponible auprès de l'agglo Dieppe Maritime, dans les offices du tourisme, au Service de l'Inventaire (Maison Marrou, rue Verte à Rouen) et sans doute dans bien d'autres endroits. IL coûte seulement 5 €.

Et pour en savoir beaucoup sur le pigeon, c'est ici.

dimanche 14 juin 2009

Un été au domaine

Ce titre est aussi le nom de la petite plaquette promotionnelle diffusée par le Département de l'Eure pour l'été 2009 au château d'Harcourt. Il y aura de belles choses à voir tout l'été autour du château et de son arboretum.

Mais surtout, je voulais attirer votre attention sur la période allant du 20 juin au 10 juillet 2009 où (pour une somme modique de 4 € ou 1,5 € pour les enfants) vous pourrez rencontrer les chevaliers, dragons et belles princesses qui seront réveillés. A votre rencontre, ils ouvriront l'imaginaire collectif, le merveilleux moyen âge rêvé.
Les illustrations de Rebecca Dautremer et Magali Clavelet vont aideront à entrer dans le décor.
Des animations-contes sont aussi prévues.

Si vous ne connaissez pas ces deux illustratrices de talent, c'est l'occasion ou jamais.
Pour aller à Harcourt, la commune se trouve entre Le Neufbourg et Brionne, dans l'Eure, pas très loin du château du Champ de Bataille.

vendredi 12 juin 2009

Agriculture et paysage - APPORT

Elles sont au nombre de 9. Neuf brochures pour faire le point sur cette relation parfois difficile entre agriculture et paysage.

La Convention Européenne du Paysage a été ratifiée par la France en 2006. Elle propose des définitions sur l'aménagement et la prise en compte du paysage qui ont guidé la réalisation de ces brochures par le réseau APPORT. Ce projet APPORT (Agriculture, Paysage, Projet, Outil, Réseau, Territoire) a été financé par le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, et associe des Instituts Techniques, des organismes agricoles et ruraux, des structures d'enseignement et des professionnels. L'objectif vise a fournir des outils pour le développement des territoires en replaçant le paysage au cœur du projet. Les agriculteurs doivent trouver dans ces brochures de quoi affirmer leur rôle de protection, de gestion et de création de paysages contemporains de qualité, mais aussi apprendre à devenir partenaires des autres acteurs.
Les brochures s'adressent aux agriculteurs mais aussi aux agents de développement en milieu agricole, conseilllers des chambres d'agriculture, parcs naturels, animateurs de structures intercommunales, architectes ou urbanistes.

Les auteurs des divers documents sont des référents de grandes qualité : Régis Ambroise, Jean-Yves Blanchin, François Bonneaud, Aline Brochot, Jacqueline Candau, Hervé Cividino, Laurence Fabbri, Carine Herbin, Pierre Janin, Rémi Janin, P. Laganier, Yves Michelin, Franck Pervanchon, Monique Toublanc.

Neuf documents dont les sujets sont :
1 - Présentation des outils APPORT
2 - Projet d'exploitation agricole et paysage
3 - Qualité des paysages, des produits et du cadre de vie
4 - Bâtiments d'élevage et paysage (disponible à l'automne 2009)
5 - Représentation et interprétation du paysage
6 - La visite de terrain, le paysage comme lieu d'expérience
7 - Cadre juridique, outils et compétences
8 - Le paysage, outil de médiation (disponible à l'automne 2009)
9 - Paysage, urbanisation et projet agricole

A ces documents s'ajoutent 4 diaporamas constituant des cours, issus du livre de Monique TOUBLANC "Paysages en herbe. Le paysage et la formation à l'agriculture durable", Educagri-Edition, 2004.

Toute cette documentation sera bientôt disponible sur le site http://www.agriculture-et-paysage.fr/

Les différentes rubriques du site fourniront une masse documentaire utiles aux professionnels de l'agriculture et du paysage mais aussi aux enseignants.

Les travaux du groupe APPORT ne sont pas terminés. Un "colloque - atelier pédagogique" se tenait à l'ENITA de Clermont-Ferrand les 3 et 4 juin sur le thème "Paysage et Agriculture".

Tout ceci est une suite logique au très bel ouvrage "Dix exemples de projets de paysage en agriculture" de Régis Ambroise, François Bonneaud et Véronique Brunet-Vinck, qui fait la part belle au bloc-diagramme, tant de diagnostic que de projet, et à la démarche participative.

Le projet a été porté par l'Institut Fran,çais du Vin (IFV)

mercredi 10 juin 2009

Epoustouflant

Qui aurait pu dire que la liste Europe-Ecologie ferait un tel résultat à l'élection au parlement européen du 7 juin ? Même chez les Verts, parti à l'origine et, en quelque sorte, colonne vertébrale de cette liste, la surprise était réelle. Il suffit de voir la tête de Daniel Kohn-Bendit.
L'analyse des résultats pourra prendre de longues semaines, mais je pense qu'on ne saura jamais comment les reports de voix se sont effectués, surtout en tenant compte de cette abstention qui laisse un goût amère à toute victoire. Penser que seulement 4 à 5 personnes sur 10 ont fait leur devoir électoral doit faire relativiser tous les résultats.

Le mariage de la carpe et du lapin ?
Pour les Verts, le défi de taille était de proposer une liste avec des non-Verts ... et ça a marché. Sans doute en partie grâce aux personnalités de premier rang que sont DKB, Eva Joly et José Bové, même si ce dernier a pu empêcher le vote de quelques modérés.
Alors pourquoi cette réussite ? Il faut sans doute en chercher les causes dans une lecture plus sociale de notre petit monde politique.

L'une des principales stratégies de la droite classique en matière de communication et de proposition est de nous dire, et de nous redire, ce qui est dangereux pour la société, ce qu'il ne faut pas faire, énoncer les risques, bref nous proposer du "mieux" en nous expliquant comment éviter du "pire". On pourrait schématiser en évoquant la stratégie de la droite traditionnelle comme une volonté d'étouffer les utopies des populations. La phrase célèbre : "ma liberté s'arrête où commence celle des autres" y trouve son application directe. Plutôt que de chercher à améliorer les libertés des uns et des autres ; les partis de droite définissent les limites, barrières et autres interdictions pour mieux contraindre.

Penser autrement
Europe Ecologie, c'est tout le contraire. L'utopie des écologistes est réelle, la recherche d'une meilleure qualité de vie, d'une augmentation des libertés dans le respect d'autrui, ne pas faire que le droit et la justice se substituent au débat et à la cordialité ... oui, l'idéologie verte est profondément utopiste. Mais elle est aussi tout à fait pragmatique. Le dépliant distribué durant la campagne des européenne contient de nombreuses propositions qui sont déclinables au niveau plus local, et qui seront sans doute développées lors des débats plus locaux qui s'annoncent.
Le succès de la liste Europe Ecologie n'est certainement pas dans la diffusion du film Home (pour lequel de nombreux écolos restent au minimum réservés à propos de l'origine des financements), il est dans cette démarche utopique et pragmatique à la fois, qui fait envisager la politique comme le "domaine des possibles" et de l'ambition collective.

Dernier élément, les positions intellectuelles des Verts et des non-Verts de la liste Europe Ecologie revendiquaient l'intelligence de savoir travailler ensemble, même avec des désaccords. Europe Ecologie s'appuie sur la qualité de la démocratie participative, l'un des piliers de l'écologie politique. Rappelons que la démocratie participative a fait son entrée dans les outils européens avec le Traité portant une Constitution européenne, dans son article I-47, et que Barack Obama s'inspire du sociologue Saul Alinsky qui prône la participation.


Des idées qui prennent corps
L'originalité du mouvement en cours, c'est bien qu'il y a une réelle réflexion et analyse sociale collective dont de nombreuses contributions peuvent être découvertes sur le site et dans la revue Cosmopolitiques, que je vous invite à découvrir.

Profitez-en pour lire ou relire Isabelle Stengers, et aller faire un tour chez "les empêcheurs de penser en rond", notre pensée collective a beaucoup à y gagner.

samedi 6 juin 2009

Week-end au jardin

Certes, c'est LE week-end du jardin, et à cette occasion, le Conseil Général du Val d'Oise (par son EPCC de La Roche Guyon) organise deux journées spéciales autour du site spectaculaire de la Roche Guyon.
Dimanche 7 juin, dans l'après-midi, Olivier Tranchard présentera la réserve naturelle qui s'étend sur les coteaux de Seine dans le cadre d'une randonnée botanique. Ce sera l'occasion de découvrir la flore des pelouses calcicoles, avec ses orchidées, et la nombreuse faune qui l'accompagne.
A coté des visites, plusieurs spectacles et autres activités sont organisés : danse, conférence tournoi de pétanque, rencontre de fanfares d'harmonie. Je retiens pour ma part la séance de lecture par Micheline Presle de "L'Adieu au paysage, les Nymphéas de Claude Monet" de Stéphane Lambert. Elle aura lieu à 16 h 00 au potager.
Des informations vous attendent sur www.chateaudelarocheguyon.fr au volet "Journées Départementales de l'environnement".
Ce sont les premières journées de ce type. Peu de communication a été faite et c'est bien dommage.
Il faut dire que ce week-end est déjà surchargé en activité : les élections européennes, le film Home, et les spectacles des écoles et autres foyers ruraux ou cours de danse ... Le mois de juin demande beaucoup de disponibilité pour participer à la vie sociale.
Ces nombreuses occupations ne doivent vous empêcher de pratiquer un peu de jardinage. Ne serait-ce que de bichonner vos planbtes en pots, de retourner le compost et de nettoyer un peu les massifs envahis par les plantes non souhaitées.
L'occasion aussi, dans ces moments où l'envie est forte de retirer les "mauvaises herbes", d'observer celles qui pouuraient rester et trouver leur place dans le massif. Vous le savez bien les mauvaises herbes ne sont mauvaises que parce que vous n'en voulez pas...

Pour ma part, c'est fait, je vais donc maintenant aller danser la rumba.

mardi 2 juin 2009

Coupure de l'image et du son : plus de paysage

C'est ce qui arrive quand la Freebox s'éteint. Plus de son, plus d'image, plus de paysage !
Après 2 semaines, et un bloc d'alimentation de rechange, c'est reparti ... et pour PenserPaysage aussi.



Il était temps car ce week-end, c'est les rendez-vous au jardin. Allez visiter le site officiel. Vous y trouverez plein d'idées de visite, comme le jardin des cinq sens que vous propose ce clos-masure du XVIIe siècle à Normanville, dans le Pays de Caux, bien sûr !





Cécile Maitrot vous fera peut-être découvrir son véritable domaine d'artiste en compagnie de Stan Noël. Eux aussi ont vraiment la passion des jardins.

Mais il y a aussi d'autres lieux exceptionnels dans toute la Normandie.


Et puis n'oubliez pas, à quelques jours des éléctions au parlement européen de visioner les clips réalisés par les Verts d'Europe Ecologie. Je vous propose d'aller entendre le témoignage de ceux qui se battent dans l'Oise près de Verberie pour empêcher l'implantation d'une centrale à gaz entre zones d'habitat, monuments historiques et Natura 2000. Edifiant. C'est ici :
http://www.europeecologie.fr/actu/euroregion/road-movie-316-usine-a-gaz-usine-a-fric

A suivre dès après-demain.

vendredi 22 mai 2009

Thalassa - suite

Et on remet ça, de Dieppe à la Picardie. Si c'est comme la semaine dernière, il y aura à prendre et à laisser. L'interview de Xavier Beauvois (le réalisateur du Petit Lieutenant) donnait envie. Les images et le récit sur la ville du Havre nous invitait vraiment à regarder par le petit bout de la lorgnette.
Ce soir, il sera question de naturalisme avec le Marquenterre. Evoqueront-ils Penly et son futur EPR ? En tout cas, on échappera pas à quelques beaux bouts de falaises.

vendredi 15 mai 2009

Thalassa 15 mai 2009

Il est juste encore temps ... si vous passer par ici, pour vous signaler que ce soir, l'émission Thalassa (20 h 35) est consacrée au littoral Haut-Normand.
De Deauville à Dieppe, le voyage avec un passage consacré à la baie de Seine et aux nombreux travaux qui y sont menés, mais aussi aux pollutions dont elle est victime. Il devrait y avoir, au minimum, une évocation des études réalisées dans le cadre du GIP Seine-Aval.
Autre sujet haut-normand, Val-de-Reuil, avec des modèles réduits de sous-marins nucléaires.

Et si vous le ratez ce soir, la rediffusion est prévue Dimanche 17 mai à 2 h 50 du matin ... heureusement il y a le magnétoscope ou l'enregistrement sur streaming.

Et la semaine prochaine, le vendredi 22 mai, la soirée Thalassa sera consacrée à la suite du littoral vers la Picardie, cette fois ce sera de Dieppe au Tréport.

Horaires ici

samedi 9 mai 2009

Paysage(s) du Danube

La paysage n'est pas que visuel. L'association entre le son et l'image (et même parfois l'odeur - ah ! la madeleine de Proust) sont constitutifs des paysages que nous percevons.

Benoît Kubiak (Benka) est en voyage. Il parcours la planète à la rencontre de citoyens du monde qui s'organisent pour arrêter de dégrader le climat, pour améliorer la qualité de vie des victimes des modifications climatiques. Il voyage aussi de façon la plus "écologique" possible.

Il y a quelques jours, Benka nous a adresser un drôle de message de Roumanie, sur les marges de l'Europe. Il a enregistré le son, l'ambiance des rives du Danude près du village de Periprava. Ecoutez le son, regarder les photos, l'un ou l'autre, ou l'un sans l'autre... et laissez vous imaginez l'autre versant des choses. Les bruits, le son, la musique du fleuve vous laisser tracer dans votre esprit les images qui vont avec.

Le son : http://avenirclimat.info/public/Son/son_periprava.mp3
ou
l'image : http://farm4.static.flickr.com/3543/3485887736_3c3ea435c3.jpg?v=0

Vous pouvez en profiter pour parcourir le site de Benoît.

Essayez donc un peu d'arrêter de regarder le paysage, essayez de le percevoir ! Apprenez.

mardi 5 mai 2009

Les zones humides, c'est plus ce que c'était !

Avec cette expression en forme de boutade, je vous simplement vous redire que les témoins de nos évolutions paysagères et environnementales sont bien connus des scientifiques. J'en donnerai seulement deux exemples aujourd'hui.

Premièrement, le lac de Wivenhoe en Australie. Cette petite merveille, un lac aux portes du désert australien n'est plus, ou presque. Ce lac alimente Brisbane en eau, en temps normal, mais il a pris la désagréable habitude d'être à sec. Les 2,6 millions d'habitants dépendent de ce lac pour leur alimentation en eau. Les barrages qui alimentent la ville et sa grande banlieue sont descendus à 40% de remplissage. L'état hydrique général est si grave que les autorités envisagent d'utiliser l'eau des stations d'épuration pour remplir les barrages. La population rechigne à s'alimenter de la même façon que les villes de Singapour et une partie de Los Angeles qui ont déjà adopté ce système (info sciences et avenir de février 2009).

Deuxièmement, les fleuves disparus reparaissent. C'est le cas d'un fleuve lybien qui parcourait la limite est de l'Egypte. L'équipe de Philippe Paillou à l'observatoire des sciences de l'univers de Bordeaux a publié cette étonante vision d'un ancien fleuve dans la revue "Earth and Planetary Science Letters". Trois affluents principaux alimentaient le bassin de Syrte près d'Abjebadia. Mais pour l'utiliser aujourd'hui, c'est un vaste rêve que le lit du fleuve est recouvert par plusieurs mètres de sables.

Ces deux exemples sont encore là pour nous parler du changement qu'il faut gérer, qu'il faut appréhender en limitant les conséquences pour l'homme, mais aussi le changement qu'il faut accepter avec ce qu'il a d'inéluctable.

L'homme serait-il si prétentieux pour croire que lui seul peut provoquer le changement climatique ?
Il ne fait souvent qu'agir sur les leviers que la nature a mis à sa disposition pour modifier le fonctionnement de la planète. Le problème, c'est qu'il ne se retient pas de les utiliser.

vendredi 1 mai 2009

Monet , l'invention d'un paysage

Aujourd'hui débute une exposition exceptionnelle (c'est ce qu'en disent les médias !) à Giverny.

Avec le 1er mai, c'est l'ouverture du Musée des Impressionnismes et d'une série d'une vingtaine de toiles concernant le célèbre jardin avec

Le Jardin de Monet à Giverny : l'Invention d'un paysage

L'exposition parle de création de paysage, mais il ne s'agit pas du "grand paysage", il s'agit d'un petit paysage construit, transformé, habité, vécu par le peintre, son jardin. Le double acte de création, du jardin et de la toile, participe d'une même action.

Lorsque Monet jardine, il est déjà en train de peindre.

Ce sont 20 années de la vie du peintre qui repose sur ce comportement où il invente le paysage qu'il peint, mais aussi il invente une nouvelle façon de considérer la toile. Il invente le projet de peinture totalement libre.
Si vous aimez les fleurs en vrai et en peinture, cette exposition doit faire partie de votre programme de visite. Attention, cette manifestation co-organisée par la fondation Claude Monet, le Musée d'Orsay et le Musée Marmottan ne dure que jusqu'au 15 août 2009 et promet d'être très fréquentée.

Cette expo marque aussi le début d'un nouveau fonctionnement pour le site de Giverny, celui d'un EPCC (etablissement public de coopération culturele) du nom du Musée des Impressionnismes associant collectivités territoriales, partenaires scientifiques et la fondation Terra.