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mardi 26 août 2014

Une nouvelle histoire du climat !

Voici un livre qui va vous réconcilier avec le temps qui passe .... surtout lorsque vous pensez que novembre commence à la fin du mois d'août.
HIVER ... c'est son titre.


Le livre de François Walter est avant tout un livre d'historien avec sa rigueur ... documentaire. Il raconte au cours de ces 421 pages les trois siècles durant lesquels les archives sont suffisamment abondantes pour nous dire comment les hommes parlent de l'hiver. F. Walter explore aussi les relations entre l'homme et l'hiver, tant par le classement des phénomènes hivernaux que par le besoin de comprendre le froid en allant le chercher loin de chez soi.
L'auteur raconte l'hiver comme on raconte une histoire. Et si jamais vous trouvez qu'il fait froid, ce soir, souvenez vous que juste avant la Révolution française, la lagune de Venise était gelée.

"Hiver, histoire d'une saison" par François Walter, éditions Payot.
prix éditeur 25 €

Vous pouvez aussi suivre ce lien vers l'émission passionnante de Jean-Noël Jeannerey qui avait été consacrée à ce livre sur France Culture (Concordance des temps du 28 décembre 2013) :
http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-l-inevitable-hiver-2013-12-28




mercredi 12 mars 2014

Ukraine : Paléoécologie sur les rives de la Mer Noire

Il y a des jours où je regrette vraiment de ne pas mieux connaitre les langues des rives de la Mer Noire. Le russe et l'ukrainien ne sont parait-il pas si difficiles que ça ! Nu, mayzhe (enfin presque).
Mais là-bas aussi, les façons de faire de l'archéologie sont en train de changer. L'archéologie du paysage prend des pistes que nous avons défrichés depuis un peu plus de deux décennies en France. M.M. Ievlev vient de publier un ouvrage qui traite de paléoécologie antique. Le titre exact, que j'ai découvert grâce à l'indispensable Spartokos, est : M.M. Ievlev (2013) : Очерки античной палеоэкологии Нижнего Побужья и Нижнего Поднепровья /Ocherki antichnoj paleojekologii Nizhnego Pobuzh’ja i Nizhnego Podneprov’ja, Kiev 

ou


Essais sur la paléoécologie antique de la région du Bas-Bug et du Bas-Dniepr



C'est la cité d'Olbia qui est au centre de l'étude ; plus exactement, cette cité antique que nous appelons Pontic Olbia pour ne pas la confondre avec le site de Provence. Olbia du Pont est une colonie grecque fondée au VIIe siècle avant notre ère, situé dans l'actuelle Ukraine à l'embouchure du Bug, l'antique fleuve Hispanis. La ville fut un centre important de commerce sur la Mer Noire jusqu'au IVe siècle de notre ère. Aujourd'hui, une grande partie du site forme une réserve archéologique dans la commune de Parutino.





L'intérêt de la publication n'est pas seulement de présenter les résultats des nombreuses investigations conduites sur le site même par Boris Farmakovsky durant le premier quart du XXe siècle, mais de replacer le site dans son contexte. Cela est fait en abordant les problèmes de localisation de la ligne de rivage, des modifications dans la faune et la flore dans un milieu où les milieux humides sont nombreux, des conséquences de la localisation du site sur le fonctionnement économique et social de Olbia.
Bien entendu, de nombreux autres travaux existent déjà à propos de Olbia du Pont, comme l'étude des inscriptions grecques par Laurent Dubois en 1996 (publication EPHE), mais cette façon d'analyser un site archéologique est innovante pour l'Ukraine. 
En début 2013, Gérard Chouquer avait publié une brève étude archéogéographique de cette zone à partir des travaux cartographiques de F. N. Liseckij (reproduits par Sergej Bujskich en 2006). On peut penser que cette partie du monde antique pourrait aussi devenir un centre d'intérêt par d'autres faits que par les mouvements sociaux, révolutionnaires et patriotes qui l'animent.



vendredi 27 avril 2012

Congrès CTHS de Neuchâtel 2010 - la suite

Enfin, les premiers volumes des actes du congrès du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques qui s'est tenu en Suisse à Neuchâtel en 2010 paraissent doucement les uns après les autres. Le plaisir fut de voir que l'un des premiers à voir le jour fut celui dans lequel figurait mon propre article. Mais bien d'autres textes voient le jour de mois en mois.
Ainsi, sont parus successivement depuis novembre dernier en éditions électroniques : 

"Paysage d'aujourd'hui à hier, d'hier à aujourd'hui", sous la direction de Jean-René Trochet, 
"Paysage de force et plaisir du paysage", sous la direction d'Henri Bresc
"Les Outils de représentation du paysage", sous la direction de Cécile Souchon
et le volume coordonné par Marie-Françoise Diot :

"Paysage et l'Archéologie : méthodes et outils de la reconstitution des paysages"

Sous la direction de Marie-Françoise Diot 135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010 Textes de Frédéric Alexandre, Florian Basoge, Aymat Catafau, Émilie Cavanna, Christophe Cloquier, Tomaso Di Fraia, Philippe Fajon, Alain Génin, Michel Godron, Jean-Marc Hoeblich, Séverine Hurard, Michel Martzluff, Olivier Passarrius, François-Xavier Simon, Alain Tabbagh.
Le but de l’archéologue est de reconstituer le paysage qui environne le site historique ou préhistorique qu’il fouille ; paysage en un lieu et à une période donnés ou son évolution dans le temps. Classiquement, le paysage est défini comme ce que l’œil peut embrasser dans son ensemble, plus précisément, c’est une entité morphologique, comme un bassin, une vallée et ses versants ou une entité socioéconomique. Avant la fouille, l’archéologue et son équipe recensent les données écrites des archives, cadastres, iconographies diverses. La phase suivante consiste à connaître le territoire par des prospections pédestres et par des photographies aériennes. De nos jours, l’interdisciplinarité est évidente et elle s’est beaucoup étendue quant aux méthodes. Lorsqu’il s’agit de reconstituer le paysage qui entoure le ou les sites, la réflexion emprunte des méthodes employées par des archivistes, géophysiciens, paléoenvironnementalistes, mais aussi par des géographes, des paysagistes, des économistes... Dans ces actes du 135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques (Neuchâtel, 2010) intitulé « Paysages », on propose sept exemples de paysages reconstitués selon des réflexions pertinentes.
(extrait du site du CTHS)

Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
115 p., ill. -
Parution : 12/2011


Pour plus d'informations, vous pouvez aller sur le site du CTHS et consulter les nouvelles publications.
http://cths.fr/ac/parutions.php

mercredi 29 février 2012

L'archéogéographie, ça marche comment ?


Si vous vous questionnez sur les principes et les méthodes de l'archéogéographie, des réponses vous sont maintenant aisément accessibles.
"Sources et techniques de l'archéogéographie", c'est le titre de l'ouvrage que signe Sandrine ROBERT aux Presses Universitaires de Franche-Comté.
Pour cela, elle s'est associé à de nombreux autres auteurs pour vous fournir de nombreux exemples et entrer de façon didactique dans cette discipline encore si jeune mais qui a su réconcilier géographie, archéologie, Histoire et analyse spatiale.
Les fondements méthodologiques et épistémologiques posés par Gérard CHOUQUER dans plusieurs ouvrages sont ici complétés par les aspects plus techniques de la discipline. Bref, les auteurs vous invitent à mettre " les mains dans le cambouis" de l'histoire des formes du paysage.
Cela vous permettra sans doute de mieux comprendre les informations nouvelles (et aussi la nouvelle façon de lire des informations déjà disponibles) que permet le travail de l'archéogéographe. L'utilisation des cartes anciennes et la "carte compilée" ne sont que des outils. les dynamiques du paysage et de l'aménagement de l'espace ne sont perceptibles que lorsque l'analyse fait varier les échelles de lecture et d'étude. L'archéogéographie est avant tout multiscalaire, tout comme elle est fondamentalement multi-sources.

Remarquablement documenté, avec des illustrations et des encarts réellement pédagogiques, vous découvrirez en quelques 220 pages que ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'archéogéographie.

Sandrine ROBERT (dir.) 2011, Sources et techniques de l'archéogéographie, Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté 895, Série "Environnement, sociétés et archéologie" n° 15, Presses Universitaires de Franche-Comté, 238 p. , 25 €


http://pufc.univ-fcomte.fr/fiche_ouvrage.php?isbn=978-2-84867-402-5&id_titre=2063285124

dimanche 19 février 2012

Land Art de Gilles A. Tiberghien - réédition ?


C'est dans une réédition revue et augmentée que va reparaitre le célèbre livre Land Art de Gilles Tiberghien.
L'édition originale de 1993 était une première sur ce sujet en France. Depuis, de nombreuses œuvres sont achevées, modifiées, dégradées. L'idée d'une mise à jour est donc la bienvenue.
Je vous invite à lire l'invitation et la souscription ... et pourquoi pas ... à y contribuer.

http://www.crowdbooks.com/projects/land-art/show_details_new

dimanche 12 février 2012

Lecture de paysage dépaysante !

En avril dernier paraissait le livre de Jean-Christophe BAILLY intitulé Le Dépaysement - Voyages en France".



Avec plus de 400 pages, il nous entraine dans une promenade en de multiples lieux français avec un esprit extrêmement vagabond. Pas question de décrire les sites. Il s'agit d'être dans les lieux et de les ressentir, par leurs vies, leurs histoires, leurs acteurs. L'auteur laisse son esprit suffisamment libre pour nous offrir des digressions à partir de chaque emplacement visité.
Quelques exemples : une promenade avec l'histoire de l'immigration en toile de fond dans " La France commence à Gentilly, Portugal" ; la notion de nation dans "Quelle est petite, la Seille !" ; la géographie, l'histoire et la littérature conjuguées dans "Beaugency, Vendôme, Vendôme ..." ; l'identité régionale dans "Le Nord ?".
Bref, cet ouvrage a quelque chose de magique. Le style en est parfois difficile, certains diront "ampoulé" mais son emphase correspond bien au sentiment que cherche à inspirer JC Bailly. En fait, cette lecture nous propose 400 pages de ballade intellectuelle autour de thème de l'identité, qu'elle soit locale, régionale ou nationale. C'est donc un livre éminemment politique. Il nous invite à être acteur de réflexion. Quelle perception avons nous de l'identité française ? D'où le sous-titre du livre. Bailly nous propose de nous dépayser chez nous !
L'originalité, ce n'est pas une réflexion en plus sur le sujet ; c'est le récit d'une expérience de voyage, réel, aux quatre coins de l'Hexagone. Il y a de l'histoire, de l'Histoire, des histoires ... il y a notre histoire commune dans ce livre ... déroutant.
Bonne lecture.
Malgré les efforts que peut demander sa lecture, ce livre mérite de prendre une bonne place dans la bibliothèque du paysage.

Les propos de Jean Christophe Bailly par lui-même :
http://www.dailymotion.com/video/xirpm9_jean-christophe-bailly-le-depaysement_creation

Jean-Christophe BAILLY (2011), Le Dépaysement - Voyages en France, éditions du Seuil, 23 €

samedi 9 juillet 2011

Géographie de l'étang

Laurent TOUCHART sait de quoi il parle. Sa longue pratique de géographe des eaux "fermées" lui permet de nous proposer une véritable petite encyclopédie de l'étang.
Paru aux Editions de l'Harmattan, vous aurez en 230 pages de quoi répondre à toutes vos questions (ou presque) sur cette thématique.

Du site de l'éditeur :
L'étang est un lieu d'eau ambigu. Il attire par sa nature construite, son héritage de moulins et de chaussées et son rôle dans la préservation de la biodiversité. Il repousse par son image insalubre, ses effets contestés sur la qualité de l'eau des rivières. Un cheminement géographique de l'étang conceptuel à l'étang pratique, de l'étang vécu aux étangs tous différents, sans oublier l'étang urbain.

Vous pouvez épargner les arbres en l'achetant en format eBook.
C'est ici (direct page du livre) :
http://www.editions-harmattan.fr/


N'oubliez pas que sur ce sujet, les écrits de Jérome Chaïb en Normandie ne doivent pas être mis de côté pour autant. Certains fiches et quelques documents sont encore disponibles à l'AREHN, par exemple à télécharger en pdf sur cette page.

mercredi 15 juin 2011

Hommage à F. de Ravignan


François de Ravignan est mort. Pour la plupart de nos concitoyens, son nom n'évoque qu'un éventuel titre de noblesse mais pour les amateurs de sciences du paysage et des politiques d'aménagement du territoire, il était un humaniste courageux. Beaucoup d'entre nous ont suivi ses idées et ses traces, comme lui-même l'avait fait dans les pas de René Dumont.
Economiste et agronome, il a réalisé de nombreuses misions en Afrique et en Asie. En 1983, François de Ravignan publie "La Faim, pourquoi ?". Un ouvrage re-publié plusieurs fois depuis lors. Et depuis, sa plume a rempli de nombreuses pages d'écrits à la fois savants, subtils et profondemment citoyens. Et ses communications orales, ses participations à des débats, ses sonférences ont toujours été des lieux d'intelligence pour tous.

Pour saisir un peu de l'esprit de François de Ravignan, je vous propose de lire cet article qu'il a rédigé suite à la lecture du livre de Mamadou Cissokho paru en 2009 : "Dieu n'est pas un paysan".
Plusieurs autres documents sont également disponibles sur le site de la Mission d'Animations des Agrobiosciences en Midi-Pyrennées.

Pour les étudiants des écoles de paysage, la lecture des ouvrages de François de Ravignan est un passage obligé, en particulier "Comprendre le paysage" dans lequel il regroupe divers écrits et réflexion avec Bernadette Lizet. Au centre de ses propos se tenait le spectre terrible de la faim. "Il savait voir les hommes sous la science", disait de lui Bertil Sylvander de l'INRA Toulouse.

A lire :
L'article en guise d'hommage de ses amis de la confédération Paysanne dans le Midi Libre.

jeudi 9 juin 2011

Le haut Moyen âge en Haute-Normandie


Voici le premier volume d'une série qui devrait marquer son temps.

Il y a quelques années, le Conseil Supérieur de la Recherche Archéologique avait demandé aux Services Régionaux de l'Archéologie - SRA - (service en charge de l'archéologie dans les DRAC - Directions Régionale des Affaires Culturelles) de préparer un état des connaissances en archéologie. C'était avant tout une façon de rendre compte des premières années de "l'archéologie de sauvetage", devenue depuis "archéologie préventive" et de posséder des bases afin de pratiquer une meilleure gestion.
Mais cela ne c'est pas passé aussi bien que prévu. Certaines régions ont été très réactive, répondant à la demande de l'administration du Ministère de la Culture, d'autres ont préféré prendre du temps. Du temps pour réunir des contributions, du temps pour réfléchir à la cible d'une telle publication synthétisant les connaissances, du temps pour gérer les auteurs avec les susceptibilités et exigences de chacun. Les haut-normands n'ont pas été les plus rapides mais le défi a été relevé.

Le premier volume, sous la direction de Florence Carré, conservateur en chef au SRA de Haute-Normandie, fait une longue présentation de cet état des connaissances pour la période du haut Moyen Âge.
Entre le Ve et le Xe siècle de notre ère, l'occupation du sol est encore assez mal documentée, même si les progrès fait durant la dernière décennie sont considérables. Parler de l'organisation du territoire, des relations à l'environnement et de paysage n'est plus mission impossible faute de données. Un chapitre est même spécifiquement consacré à l'archéologie du paysage (p. 25-27).
Mais la part belle de l'ouvrage reste occupé par le monde funéraire avec des vestiges mobiliers souvent esthétiques pour le public. C'est le domaine traditionnel de l'archéologie mérovingienne avec les nombreux cimetières fouillés au XIXe siècle par l'abbé JB Cochet et quelques autres. L'habitat a fait son entrée dans la recherche sur ces périodes avec l'archéologie de sauvetage des années 90 et occupe maintenant une part tout aussi importante. Monde des morts et monde des vivants se rejoignent enfin.
On pourra regretter que le choix terminologique de la période ne se soit pas porté sur "le Premier Moyen Âge", comme proposé par Isabelle Cattedu dans le cadre du volume publié par Gallimard et l'INRAP et qui porte ce titre.
Ce livre, qui n'est pas vraiment destiné aux néophytes en archéologie, est pourtant d'un abord assez aisé. Bien structuré, avec des entrées de lecture claires et une bibliographie réellement utile, il fera le bonheur du passionné d'histoire régionale.

La série initiée par ce volume devra s'étoffer au cours des années à venir avec des opus consacrés à l'Antiquité, à la Préhistoire ancienne, au Néolithique ... donc à suivre !


L'archéologie en Haute-Normandie
Bilan des Connaissances
Tome 1 : Le haut Moyen Âge

Auteurs : Florence Carré (dir.), Yves-Marie Adrian, Nolwenn Zaour, Jens-Christian Moesgaard, Sophie Devillers.
Publications des universités de Rouen et du Havre
30 €

mardi 7 juin 2011

Les trognes de Mansion

Dominique Mansion ne m'en voudra pas de ce titre qui se veut accrocheur car c'est pour la bonne cause, vous conseiller la découverte de son livre.

Les Trognes
L'arbre paysan aux mille usages.



Publié aux éditions Ouest-France, ce livre vous guide avec de nombreuses photographies sur la piste de "l'arbre conduit". Il était traditionnel de gérer les arbres dans nos campagnes avec la même minutie que l'on pouvait traiter le bétail. Frênes-tétards, saules-têteaux, émondes ou tronches, ces qualificatifs parlent tous d'arbres dont la taille a conduit à une morphologie particulière. Mais l'acte n'est pas gratuit. Les branchages des arbres représentent une possibilité de litière, une réserve nutritive pour le bétail. Leur taille régulière et selon certaines règles permet la reprise vigoureuse des rejets qui facilite la production de bois ... du développement durable !
Pour ceux qui ne sont pas habitués à ce genres de choses. Ce que nous nommons souvent la taille des arbres devient au fil des années une façon de choisir la forme que l'arbre va prendre tout en ayant le meilleur bénéfice de sa présence.
Je vous montre juste deux exemples très caractéristiques :
- les ragosses, dont vous pourrez trouver de nombreux cas en Bretagne centrale mais également au Portugal sous une forme parfois encore plus étonnante,


- les frênes-têtards au rôle essentiel dans la ripisylve.


Il faut savoir que ces pratiques de taille des arbres ont une origine ancienne, souvent inscrite dans les documents juridiques de la fin du Moyen âge (coutumier, recueil d'usages locaux ...) en particulier par l'obligation de tailler tous les 7 ou 9 ans jusqu'à une certaine hauteur (ou à partir d'une certaine hauteur) ... hahaha : clin d'œil à mes étudiants de l'ENSP ;-)

N'oublions pas que Dominique Mansion est aussi, entre autres choses, le créateur du plusieurs espaces autour de l'arbre, et le concepteur de l'Agenda nature dont la version 2012 devrait bientôt être disponible.



Les Trognes, l’arbre aux mille usages
Dominique MANSION
novembre 2010
Éditions OUEST-France
143 pages richement illustrées

vendredi 3 juin 2011

Les paysages de l'au-delà !

Le paradis existe-t-il ? Pour le croyant, la réponse affirmative ne déclenche pas forcement une projection visuelle de ce paradis. Dans son livre, mal nommé "Guide du Paradis", Michel LEGRAIN nous présente une série d'illustrations du paradis, aux Editions Armand Colin. Tant dans les arts graphiques que dans la littérature, les choix fait par l'auteur sont frustrants. Chacun d'entre nous connait d'autres exemples de visions de l'Eden, et les commentaires qu'en fait Michel Legrain restent très subjectifs ... et pour cause. Son avantage est d'être transchronologique. Il permet aussi la visualisation et ne s'embarrasse pas des métaphores et de commentaires trop pourléchés de romantisme. Donc vous pourrez peut-être construire avec son aide votre propre image idéalisé d'un paysage du paradis, d'un Éden bien terrestre ou irréaliste à souhait. L'idée qu'un guide touristique du paradis nous y aide est assez originale.



Mais pour construire ce paysage du paradis qui sera propre à chacun d'entre nous , encore faut-il être capable de concevoir ce que nous y attendons. Cette démarche plus personnelle demande donc un autre accompagnement. Un bon contrepoint au livre de Michel Legrain est celui de Pierre CONESA, qui porte le même titre "Le guide du Paradis" aux éditions de l'Aube en format de poche (coll. Essai). Il vous amène à une autre lecture du paradis, celle de la religion et des choix de paradis que nous pouvons faire, ou que la société nous conduit à faire. Sommes nous libre de choisir notre paradis ? Devrons-nous admettre un paradis préparé par les sages et les illuminés ou bien simplement l'imaginer avec l'aide de nos propres créations picturales ou littéraires ? Pour reprendre l'idée du sous-titre du livre de P. Conesa, attention à la publicité mensongère !



mercredi 6 avril 2011

La terre dans le monde romain

Gérard Chouquer publie aux éditions Errance et avec l'aide de l'université de Coimbra-Porto, un ouvrage de référence, encore un.


Au gré des 358 pages de l'ouvrage, c'est l'ensemble de la réflexion sur la notion de droit foncier durant l'Antiquité qui est abordée. Mais c'est également une ouverture d'esprit, de notre esprit, sur ce que nous comprenons du droit foncier à travers les âges. Borner les terres, s'approprier, détenir un sol, limiter l'espace cultivé, posséder un terrain ... autant de mot qui sont des rebonds de sens variés suivant les époques. Cette ouverture sur l'Antiquité nous invite à mieux comprendre la contradiction entre l'enregistrement cadastral fixe et l'instabilité permanente des milieux, que ce soit dans leurs composantes agraires ou environnementales.
Le texte, d'un abord parfois délicat, vous fera "passer de l'espace agraire à l'espace social".

Pour cela, il vous en coûtera 32 euros. Pour plus d'info aller faire un tour sur le site dédié à l'archéogéographie.

vendredi 20 août 2010

Espace rural à la loupe

Le titre de mon post est emprunté à l'ouvrage édité il y a quelques mois par les Presses Universitaires François Rabelais de l'Université de Tours.
Il s'agit de la thèse soutenue en 2007 par Nicolas POIRIER avec un nouveau titre pour son édition :
Un espace rural à la loupe : paysage, peuplement et territoires en Berry de la Préhistoire à nos jours.


Le titre original de la thèse était : Un espace rural en Berry dans la longue durée : expérience de micro-analyse des dynamiques spatio-temporelles du paysage et du peuplement dans la région de Sancergues (Cher).

L'étude est centrée sur un espace assez limité couvrant la surface des trois communes de Sancergues, Charentonnay et Saint-Martin-des-Champs, toutes trois dans le département du Cher à un jet de pierre de La Charité-sur-Loire. Ce cadre très local est bien souvent dépassé pour collecter une information pertinente, par exemple en matière de réseau viaire ou de contexte historique et archéologique.

Le travail est bien structuré (comme la thèse dont il est issu) et permet une bonne compréhension de la démarche. De très nombreuses sources sont exploitées, et les connaissances, en particuliers historiques, mobilisées forment un ensemble qui permet réellement de interroger sur la géographie de ces trois communes.

Mais de quoi parle Nicolas Poirier.

De territoire ?
Avant tout de planimétrie. On assiste à une large démonstration d'archéogéographie (qui ne dit pas son nom). Elle est heureusement enrichie par diverses sources dont des analyses physico-chimiques attestant des pratiques agricoles plus ou moins anciennes. Mais ce collectage ne cherche pas à mettre en évidence des points ou des éléments de structuration fort. Il vise à lire, à partir des éléments forts attestés du territoire, leur rôle, leur impact dans l'environnement. Avec cette démarche, peu de chance de mettre en évidence de véritable axes ou pôles de structuration de l'espace qui ne soient déjà connus.

De paysage ?
Sûrement pas ! Même si la présence de la végétation est réelle dans les sources historiques, il est surtout question d'occupation du sol et d'exploitation des ressources végétales disponibles. Le modelé du sol est bien peu évoqué, pas plus que les notions de dynamique des végétations ou de phytosociologie. Et les seuls usages semblent être agricoles. C'est là un problème récurent en archéologie du paysage qui prétend trop souvent parler de paysage sans définir ce dernier.

De peuplement ?
C'est le propre d'une démarche archéologique. Le peuplement et son impact sur l'espace environnant sont bien au coeur de cette étude. Les questions, et les réponses, posées sur l'impact de ces peuplements, allant jusqu'à définir un indice de l'intensité de l'occupation sont tout à fait pertinentes et méritent d'être approfondies.

Je suis donc sorti de cette lecture satisfait sur sa clarté mais un peu frustré sur ces réponses et certains points de méthodes ... même si les objectifs poursuivis semblent bien identiques au mien.
Un réel souci de compréhension de la dynamique des espaces et des paysages qu'ils portent reste au centre, parfois dissimulé, de nos recherches, et de celles de Nicolas Poirier en particulier. Et une volonté de participer à la construction de nos paysages de demain est toujours présente dans les envies scientifiques de la population des historiens et archéologues de paysages à laquelle j'appartiens.

Une lecture pour finir vos vacances ?

POIRIER Nicolas (2010) : Un espace rural à la loupe : paysage, peuplement et territoires en Berry de la Préhistoire à nos jours. Presses UniversitairesFrançois Rabelais de Tours, 232 p., 30 €.



Je ne vais pas manquer de vous en proposer d'autres pour pour le reprise.

mercredi 11 août 2010

Matt Simmons est mort

Le nom de ce banquier ne vous dit sans doute rien, pas plus que le nom de son cabinet d'expertise Simmons & C°.

Si je vous dis "Twilight in the desert" (rien à voir avec la série de livres à succès de Stéphenie Meyer), vous pouvez peut-être faire le lien avec l'Arabie Saoudite, pays qui est au centre de ce livre de Matt Simmons.


Il y développe une théorie, créée par King Huppert, sur le pic pétrolier (the peak oil) où le financier qu'il est donne raison au géologue. Il demande surtout une plus grande transparence de la part des pays producteurs et des sociétés exploitantes des réserves pétrolières afin de mieux prévoir l'avenir, anticiper les changements fondamentaux qui finiront par survenir de l'après-pétrole, et éviter une spéculation sans raison sur les produits qui ont sont dérivés.


Aujourd'hui, où l'on commence à mesurer l'impact du pétrole dans notre société, dans l'aménagement du territoire et nos paysages, avec ce que cela comporte d'irréversible, la fiabilité des informations sur les ressources énergétiques n'est toujours à l'ordre du jour. Elle devrait pourtant figurer au premier plan de nos préoccupations. Pour garantir le statut quo pacifique actuel entre producteurs et consommateurs, pour mieux préparer les alternatives, pour faciliter les prises de conscience des populations. La fuite du puits du Golfe du Mexique pourrait servir de leçon, non seulement pour la prise en compte du risque environnemental, mais aussi pour mesurer à quel point cette ressource est précieuse et non renouvelable.
Attendons donc la prochaine catastrophe ! Et il faut continuer de répéter les demandes de transparence des gouvernements et des sociétés pétrolières déjà demandées par Hupper et Simmons depuis plusieurs années sur les productions, consommations et états des réserves de l'ensemble des pays.

dimanche 23 mai 2010

Un Paysan et son Univers, de la guerre au Marché Commun.



Dans le domaine de l'histoire des paysages, et en particulier en Normandie, on ne présente plus les deux caennais Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau. Leurs travaux font toujours d'attentions particulières et chaque nouvel ouvrage de leurs plumes est souvent un vrai plaisir de lecture.
Ils ont choisi de quitter l'histoire moderne pour publier un ouvrage sur le temps contemporain, presque l'actuel, avec la publication d'un essai réalisé à partir des agendas de Pierre Lebugle, paysan cultivateur en Pays d'Auge entre 1941 et 1971 : Un paysan et son univers

Un paysan et son univers de la guerre au marché commun. À travers les agendas de Pierre Lebugle, cultivateur en Pays d'Auge" Sur plus de trente ans (1941-1971), les agendas de Pierre Lebugle, cultivateur au « Village Caillou » en Pays d’Auge, éclairent de l’intérieur un monde rural qui ne cesse de changer. Depuis la haie de sa maison et celles de ses herbages, nous le voyons circuler d’un horizon à l’autre selon ses préoccupations. Nous pouvons reconstituer son univers. La longue période de l’Après-guerre a profondément modifié la vie quotidienne dans les campagnes : de cette révolution agricole « silencieuse », qui a touché nos parents ou grands-parents, voici l’un des représentants les plus modestes, presque un « spectateur » quand on considère la singularité de son parcours. Mais à ce titre il est emblématique de cette majorité silencieuse d’exploitants qui, peu ou prou, se sont maintenus avant de mettre la clé sous la porte. La collection d’agendas qui sert de support à cet essai – et dont une dizaine sont édités ici, du Journal du STO en Allemagne aux débuts de la Ve République – offre une source encore en friche. Or, au-delà des statistiques et des généralités, elle restitue la richesse de l’histoire vécue dans le monde rural bouleversé par la Révolution agricole. Le passage du paysan à l’agriculteur a été le défi des Trente Glorieuses : l’homme du Village Caillou n’a pas cherché à le relever. Mais il a contribué à tisser au jour le jour des liens sociaux qui l’ont facilité.

"Un paysan et son univers de la guerre au marché commun.À travers les agendas de Pierre Lebugle, cultivateur en Pays d'Auge".
Éditions Belin, hors collection, 2010, 432 p.Sortie en librairie le 15 mai.

Je ne me suis pas encore plongé dans cette lecture, mais cela ne saurait tarder. Souvent, cette partie récente de notre histoire fait l'objet de lecture de paysage à partir des plans et cartes mais là, c'est le paysage sensible qui va nous être partager.


mardi 11 mai 2010

Carnets de Paysage 19




Un nouveau numéro des Carnets de Paysage est toujours un moment attendu. Cette fois, le thême est "Ecologies à l'oeuvre". Il a été piloté par Jean-Luc Brisson. Sa publication a été assuré par les éditions Actes Sud en association avec l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles et Marseille.

Dans ce volume, vous trouverez de quoi ouvrir votre esprit grâce au Sophora toromino, à l'expertise scientifique, à des choix méthodologiques et à la girafe du Niger.
Et comme le dit la présentation sur le site de l'ENSP : il s'agit de "comprendre l’intensité des débats sur l’écologie, le paysage, le tourisme et l’agriculture de subsistance, la gestion des ressources à l’échelle locale ou mondialisée." Et la question de la ville n'est pas laissée pour compte. "La nature y est l’enjeu d’un renouvellement des savoirs : les plantes, les animaux, l’eau, la terre sont les supports d’une pédagogie et d’une communication citoyennes. En ville s’affirme l’importance cruciale de la tractation sociale, face au risque de voir s’imposer des vues et des visées extérieures et dominantes."

ENSP/Actes Sud, 224 p, et 26 €

mardi 4 mai 2010

Florin Andreescu

La photographie reste un outil privilégié pour la lecture et la compréhension des paysages. Mais c'est surtout un objet de plaisir de l'œil lorsque le photographe s'exprime par ses clichés.


C'est le cas pour Florin ANDREESCU, un photographe roumain dont le travail m'impressionne. Il lit le paysage avec son objectif mais montre la place de l'homme a chaque fois. Ces photos nous montrent l'étrange association de la modernité, de la rusticité, de la richesse et de la misère, des contrastes de notre temps, si visibles dans son pays. Il associe toujours des belles vues de grands paysages avec des fragments de vies, prises sur le vif dans les villages que l'on voyait de loin sur la photo précédente. Son utilisation de la couleur comme du N & B lui autorise de nombreuses variations de sensibilités.

Mais il ne photographie pas que la Roumanie. Sur son site, vous trouverez de nombreux clichés de Transylvanie, des Maramures, de Bucarest, mais aussi d'Islande, de Turquie, de Namibie et des Seychelles.
Devenu photographe professionnel en 1990, ses photos illustrent des guides de voyage (éditions Ad Libri) et vous avez peut-être déjà vu son travail sans le savoir.

Son seul livre disponible en français (mais rare) se nomme "Roumanie", fait en collaboration avec Diane Chesnais et Pierre Soisson chez Vilo éditeur. C'est un livre de voyage, ni le meilleur, ni le plus mauvais, qui donne envie de découvrir le pays ... mais peu représentatif de ce qu'est capable de produire ce photographe. Allez donc découvrir ses sites sur la toile et vous m'en direz des nouvelles.


http://www.florinandreescu.com/
http://www.florinandreescu.blogspot.com/

samedi 30 janvier 2010

Quand le géographe devient géohistorien

C'est le cas de Christian Grataloup.


(remise d'un prix au Festival de Géographie de Saint-Dié)

Ce professeur de l'université Paris VII fait partie des géographes qui sont réellement en train de renouveler la pensée au sein de cette discipline. L'article qui lui était consacré en octobre dernier dans Sciences & Avenir décrit bien son évolution personnelle. L'Homme n'occupe pas la place centrale dans le débat, il est avant tout replacé dans l'écoumène, cher à Augustin Berque (Ecoumene, Introduction à l'étude des milieux humains, 2001, Belin).
La mise en relation de l'homme et de son milieu, inscrit dans la longue durée, voilà comment pourrait se résumer en quelques mots la ligne directrice de la géohistoire. Il faut ajouter à celà une notion d'échelle.
L'histoire des territoires, de leurs aménagements, l'archéogéographie, la géographie historique, et bien d'autres termes encore, sont des disciplines proches, avec des zones de recouvrement diciplinaires, des façons de réfléchir qui sont les éléments structurant des sciences de l'espace et du temps associés. On pourrait suggérer que ces diverses compréhensions sont les constitutantes de l'épistèmé de l'hypermodernité proposé par Michel Foucault dans "L'Archéologie du savoir".

Christian Grataloup s'inscrit manifestement dans cette filiation, celle de Fernand Braudel, mais aussi celle de l'Ecole des Annales et de la Nouvelle Histoire. Les temps ayant évolués depuis lors, son sujet d'étude tourne bien souvent autour de la mondialisation.
Il s'inscrit dans une tout autre compréhension du monde que Samuel Huntington, l'auteur du célèbre "Choc des Civilisations", essai mais aussi modèle conceptuel de la réorganisation du monde d'après l'effondrement du bloc soviétique.


Pour Grataloup, il faut intégrer de façon plus complète les données historiques et raisonner autrement qu'en terme de conflit. Le Monde doit plutôt être décrit au pluriel, dans cette logique d'économie-monde braudelienne, qui place nos civilisations dans un cheminement de leurs racines à leurs possibles évolutions. D'une pensée optimiste, Christian Grataloup croit aux metissages et aux créolités même si les peurs de l'hégémonie de certaines portions du monde l'inquiète encore.

Pour découvrir le travail du Christian Grataloup, il faut lire :
  • Géohistoire de la mondialisation. Le temps long du Monde, Armand Colin (collection U), 2007. Belle analyse et commentaire sur le site des CafésGéo et éléments de débat sur le travail de C.Grataloup.
  • L'invention des continents, Larousse, 2009.

Et sur le site EspaceTemps.net, un beau texte de Christian Grataloup à propos de la réédition d'un livre passionant de David Cosandey.

mercredi 19 août 2009

Maison paysanne en Bretagne


La Maison paysanne en Bretagne - 2500 ans d'habitat rural - est un livre des éditions Coop-Breizh réalisé sous la direction de Noël-Yves Tonnerre, professeur d'histoire médiévale à l'Université d'Angers. Cet ouvrage, essentiellement historique, est co-écrit avec des archéologues de la Direction des Affaires Culturelles de Bretagne (M. Batt, Y. Lecerf), de l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (Y. Menez) et de nombreux universitaires de Brest, Rennes et Amiens (P. Galliou, D. Pichot, J. Gallet, D. Leloup, D. Lelouche, J.-P. Simon) ainsi que de G. Buron du Musée des Marais Salants, du professeur Meirion-Jones et de l'architecte C. Le Pabic.
En une quinzaine de chapitres, le livre parcours les thématiques de l'habitat en Brettgne rurale dans sa dimension chronologique et technique. Ces textes ont été réunis suite à une journée d'études tenue en décembre 2001 à l'Université de Brest.
Le territoire couvert par l'étude est très vaste et démontre, peut-être involontairement, une certaine hétérogénéïté du bâti rural. J'ai regretté la faible place donnée à la réflexion ethnohistorique, mis à part le texte de Daniel Pichot sur la société du coeur du Moyen Age (XIe-XIIIe siècles). Le texte de Jean-François Simon reste anecdotique, pour une ethnologie de la porte bretonne.

L'illustration fait la part belle à la documentation archéologique, avec quelques photographies aériennes et des comparaisons très interessantes avec des habitats des îles britanniques. Les cartographies aident à la mise en situation des habitats, mais ouvrent peu la lecture vers le paysage créé autour de ces sites. La bibliographie qui conclue le livre pourra vous ouvrir des pistes.

Aucun propos n'aborde les problèmes de la conservation, réaffectation ou transformation sauvage de l'habitat vernaculaire breton. Ces pages restent à écrire. L'ensemble de ce livre forme un bel ouvrage de référence sur le sujet à un prix restant abordable vu l'importance de la documentation.

jeudi 2 juillet 2009

Paysage d'orage

Le premier paysage d'orage que je connaisse aujourd'hui est celui dans lequel la foudre a dégradé mes capacités de communication ... à nouveau plus de Freebox ... j'attends encore que la réparation se fasse.
Ce message posté d'outre les terre foudroyées me fait me souvenir sur certains plasticien ont déjà fait connaissance avec la foudre et que parfois des paysagistes y ont trouvé un intérêt.



La plus célèbre création est sans aucun doute "Lightning field" de Walter DE MARIA, qui possède son propre site web dédié. Cette création, réalisée en 1977 comprend 400 tiges métalliques installées selon une grille, dans l'Etat du Nouveau Mexique en un secteur particulièrement réputé pour l'action de ses orages de foudres. Les champs électriques aériens y sont abondant et provoquent des effets lumineux grâce à les conduction assuré par les tiges de métal.



La Dia Art Foundation organise les voyages sur le site, à quelques distances de la ville de Quemano car le secteur est un peu perdu. Ils vous prennent en charge, vous accompagnent et peuvent bien entendu vous héberger sur place. Si vous souhaitez faire la découverte de ce site, préférez juillet et août, mois des orages les plus beaux mais aussi les plus violents et imprévisibles. Il vous en coutera 250 $ par personnes. Mais c'est seulement 150 $ en mai, juin et septembre, octobre. En dehors de ces périodes, il n'ya pas d'orage !

A propos d'orage, je vous propose une lecture prennante, celle du livre de Alain CLARET, "Paysage sombre avec foudre". Je l'ai lu parce que le titre m'avait simplement accroché et l'histoire, déroutante m'a passioné. Cette histoire nous redit la folie des hommes qui est parfois conduite par de drôle de hasards et que les transgressions sont bien présentes dans notre société. Et le style est agréable et percutant.