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jeudi 17 avril 2014

Abbatiale Saint Ouen - ambiance forestière

Les titres de la presse et autres médias pour parler de cette installation de Roy Lekus et Fraçoise Jolivet ne manquent pas. De son vrai nom "Gothique frémissant", cette mise en lumière et image de l'abbatiale de Rouen va laisser une trace dans les mémoires.


http://www.rouen.fr/evenement/26623-gothique-fremissant-anime-labbatiale-saint-ouen

Attention, c'est seulement jusqu'au 27 avril 2014, à Saint-Ouen de Rouen, entre 21 h et 23 h, et c'est gratuit.

La vidéo de présentation de l'installation :
https://www.youtube.com/watch?v=eB46VXwY8Hg


Pour prolonger la visite, allez découvrir une autre vision des cathédrales au Musée des Beaux Arts de Rouen.
http://mbarouen.fr/fr/expositions/cathedrales-1789-1914-un-mythe-moderne

mardi 18 mars 2014

Colloque à Bruxelles (ULB)

Il semble que les colloques, séminaires et autres rencontres touchant à la question du paysage soient particulièrement nombreuses en 2014.
Le mois prochain (28 et 29 avril 2014), se tiendra en Belgique à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), un colloque dont le sujet est "Concilier expertise scientifique et participation : le défi posé par la Convention Européenne du Paysage".
Les interventions durant ce colloque seront de trois natures : conférences, communications et posters. Les conférenciers sont bien connus du monde de la recherche en paysage. Ils sont au nombre de 3 (Ingrid Sarlöv Herlin, Marc Antrop et Yves Luginbuhl) et leur présentation respective ouvre chacune une session du colloque. Les intervenants dont les communications (27) ont été retenues, tout comme ceux présentant des posters (24), viennent d'horizons assez diversifiés (institutions administratives de gestion du paysage, universités, centres de recherche, écoles d'architecture ou du paysage) comme il est d'usage dans ce genre de rencontre. Diverses nationalités sont présentes même si la liste en reste très limitée (France, Belgique, Italie, Norvège et Suède). Les dominantes, dans les sujets abordées, sont les politiques publiques de paysage avec sa part d'interaction entre réglementation et action, et la participation des habitants à la construction intellectuelle des paysages dans lesquels ils vivent. On s'étonnera que bien peu de paysagistes soient présents pour parler de leurs expériences et on pourra légitimement s'inquiéter de la part importante que l'ingénierie et le pouvoir décisionnel risquent d'occuper. La relation entre approche sensible et compilation des connaissances techniques et factuelles sera peut-être présente dans quelques communications mais restera sans doute marginale. Le besoin d'une démarche multiscalaire faisant passer le chercheurs de l'élément de paysage à la structure paysagère, puis à des concepts plus larges comme les unités ou les entités de paysage est présente dans quelques communications (Visualizing and sharing successes in landscape transformations: some Italian examples / La construction de l’objectivité des structures paysagères). Mais tout cela semble bien conventionnel malgré l'aspect choc de quelques titres (Le droit du paysage étouffe-t-il les expertises citoyennes ? / Inversez le système !).

Ci-dessous, l'annonce complète de ce colloque en français puis en anglais :

L'Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire – ULB (avec l'appui du département d'histoire-UNamur et de la Conférence Permanente du Développement Territorial) organise les 28 et 29 avril 2014 un colloque portant sur :

« Concilier expertise scientifique et participation : le défi posé par la Convention  européenne du paysage »
à l'Université Libre de Bruxelles (Belgique).
Vous trouverez ci-joint copie du  programme consultable et régulièrement mis à jour sur le site internet du colloque : http://igeat.ulb.ac.be/fr/elc2014.
Vous pouvez vous inscrire via ce site. L’inscription est obligatoire pour participer au colloque (tarifs : 2 jours : 100 € ; 1 jour : 70 € ; gratis pour les étudiants).
Plus d'information:
-          programme :  http://igeat.ulb.ac.be/fr/colloque-cep-2014/programme/
-          informations pratiques : http://igeat.ulb.ac.be/fr/colloque-cep-2014/infos/

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On behalf of the Institute for Environmental Management and Land-use Planning (IGEAT-ULB), with the support of the History Department (UNmur) and the Standing Conference on Territorial Development (CPDT), we are pleased to invite you to Brussels for a Conference on:
“Combining scientific expertise with participation: the challenge of the European landscape convention”
from 28-29 April 2014 at the Université Libre de Bruxelles (ULB), Brussels-Belgium.
Please find attached the programme which is available and regularly updated on the conference website (http://igeat.ulb.ac.be/en/elc2014).
Registration is open on the website and is required to attend the conference (registration fee: 2 days: 100 €; 1 day: 70 €; free for students).
More details:
-          information: (conference venue, to travel and to stay in Brussels): http://igeat.ulb.ac.be/en/conference-elc-2014/infos/

jeudi 21 avril 2011

Vexin Normand - La Charte

Finalisée en fin d'année dernière, la Charte Paysagère et Architecturale du Pays du Vexin Normand est disponible en téléchargement sur le site web du "Pays du Vexin Normand".
Vous pourrez ainsi lire le diagnostic réalisé par Habitat et Développement 27 et l'agence Roumet-Guitel, mais aussi les stratégies et fiches actions élaborées à partir de cet état des lieux et suite aux réunion tenues dans le territoire. Certains documents utilisés pour ces réunions sont encore téléchargeables.

L'espace géographique du Pays du Vexin Normand a été divisé en 6 unités, aux noms évocateurs comme "L'Etoile d'Etrépagny" ou "Les Balcons de l'Epte". On notera que le découpage utilisée est légèrement différent de celui qui va être bientôt public avec la parution de l(Atlas des Paysages de Haute-Normandie).

Le diagnostic est d'un accès facile, lisible et clair. Très graphique, cet état des lieux manque un peu de substance, d'explication sur la formation des paysages. La lecture très "actualiste" s'appuie sur les perceptions et une étude cartographique des données de l'occupation du sol. Les notions d'usages du territoire restent limitées aux enjeux de la répartition de l'habitat et des activités, de transit et de trafic, et de l'usage patrimonial de l'espace. Les traditions et l'histoire de la formation des paysages se limitent à des références aux "bâtis anciens" et à l'aspect patrimonial des édifices remarquables.

Heureusement, les stratégies et fiches actions redonnent un peu - un tout petit peu - de dynamique temporelle à tout cela. Un comble pour un territoire qui a pour slogan : "Revivez le passé - respirez le présent".
C'est clair que chaque commune va devoir pousser la réflexion de façon plus individuelle sur son territoire propre.
La Charte aura l'avantage de redire les fondamentaux, tant en état des lieux qu'en préparation de projet, pour faciliter l'intégration et donc, l'acceptation par les populations. Les données collectées en matière de lecture sensible du paysage ainsi que la prise en compte des dynamiques temporelles de l'occupation du sol restent cependant des pistes marginales dans les fiches actions. Comme souvent, c'est au bénéfice de la lecture topographique et des procédés techniques, éléments perceptibles à court terme. Alors que les usages et le bien-être ne seront impactés que plus lentement.

Il reste que cependant, la réalisation d'un tel document est une étape marquante pour la constitution d'un territoire, dans son identité (ou ses identités) et pour faciliter le travail entre les 6 communautés de communes concernées et les autres communes adhérentes.

Crédit photo : Pays du Vexin Normand

Attention, un problème logiciel semble rendre impossible le chargement des derniers fiches actions (?).

mercredi 10 novembre 2010

Italie, ton patrimoine fout le camp !

Grève générale dans les institutions culturelles italiennes

A l'appel de l'Association nationale des municipalités italiennes (ANCI), de nombreux musées, monuments et bibliothèques gérés par les communes italiennes, seront en grève le 12 novembre 2010. Ces institutions entendent ainsi protester contre les réductions budgétaires prévues par le gouvernement Berlusconi. Les portes des musées, monuments et bibliothèques des principales villes touristiques de la péninsule resteront fermées pendant cette journée.
Certains sites envisageraient cependant d’ouvrir gratuitement et d’accueillir le public.


Cette grève de grande ampleur a été décidée afin de protester contre les réductions drastiques prévues pour le budget de la culture. D’ici trois ans, le budget de la culture en Italie devrait chuter de 280 millions d’euros. La diminution du seul ministère de la Culture se chiffrerait à 58 millions d’euros par an. Le ministre, Sandro Bondi, a annoncé à plusieurs reprises qu’il démissionnerait si ce budget était appliqué par son gouvernement.
La question de la propriété des monuments italiens a été l’objet de plusieurs différends ces derniers mois ; car l’Etat, en sa qualité de propriétaire, empoche à ce titre les recettes générées, alors que les frais de fonctionnement incombent aux municipalités.

Cette grève intervient au moment même où un des édifices majeurs du site archéologique de Pompéi, "la Maison des Gladiateurs" vient de s'effondrer. Cette perte considérable de de l'héritage culturel italien est ressentie comme une catastrophe par les archéologues et le public. Elle est une parfaite illustration de l'incurie du gouvernement italien qui, tout en réduisant les crédits, s'est révélé incapable d'assurer un entretien efficace et continu depuis un demi-siècle.

Texte diffusé par SUD Culture Solidaires, le 10 novembre 2010

Je vous invite à consulter ces liens :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/06/97001-20101106FILWWW00457-une-maison-de-pompei-s-ecroule.php
http://www.lematin.ch/actu/monde/tresors-culturels-italiens-fragilises-manque-fonds-346066
et aussi ce commentaire qui élargit le contexte :
http://histoiritales.blogspot.com/2010/11/draquila-pompeien-tous-cas-litalie-qui.html

mardi 28 septembre 2010

De retour

Après une absence pour raison professionnelle, PenserPaysage va reprendre du service. Je vous en dirais plus dans quelques jours.

Mais commençons par une nouvelle, ou plutôt une absence de nouvelle à Abbeville.

L'église Saint Jacques, marqueur du territoire local est menacée de destruction. Voilà plusieurs années que la question est posé de sa conservation. Une mise hors d'eau est nécessaire.
La question est régulièrement venue dans les débat locaux mais aucune décision de semblait prise et l'église Saint Jacques paraissait en sursis. Donc pas de nouvelle, et à ce jour toujours pas de nouvelle officielle.


Mais voilà qu'une rumeur locale annonce la décision de la destruction pour le 6 octobre.

Cette question des églises qui coûtent si cher à entretenir mais qui sont essentielles à l'identité de nos villages et nos territoires a été posé ici même à propos d'un des édifices de la paroisse de Doudeville en Pays de Caux.
Pour moi, les églises sont comme ces arbres marqueurs des limites d'un ancien fief ou d'une marnière rebouchée, ou encore d'un lieu ancien et oublié de l'histoire d'une commune. Ils sont l'identité du lieu.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. La même chose peut être affirmé d'une mosquée, d'un beffroi, d'une synagogue ou du campanile d'un château qui serait marqueur dans l'espace de vie d'une communauté. Il s'agit simplement d'identifier quel est sont rôle et à quoi peut-on l'affecter ou la réaffecter, si besoin.

Celle d'Abbeville est comme beaucoup de ces églises en piteux état, un édifice néogothique de la fin du XIXe siècle. Certaines sont aussi néoromanes, voire les deux à la fois. Souvent réalisées à moindre coût et avec des techniques de maçonneries insuffisamment efficaces, elles menacent souvent périls, comme celles d'Héricourt-en-Caux ou Saint-Paul de Rouen peuvent en témoigner. Ce ne sont pas seulement les chrétiens qui doivent réagir, c'est tout citoyen concerné par l'histoire de nos villes et villages qui doit pouvoir exprimer son avis sur cette question profondément identitaire;

Pour découvrir cette église :
http://www.dailymotion.com/video/xcd58w_eglise-saint-jacques-dabbeville-som_travel

Vous pouvez aussi intervenir sur le groupe dédié sur Facebook :
http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=378143912189

Et demander des informations auprès de la mairie d'Abbeville :
service.communication@ville-abbeville.fr

lundi 26 avril 2010

Paysage urbain contre Automobiles à Evreux

Il y a quelques jours, Michel Champredon (maire d'Evreux) et Michel Desvignes (architecte - paysagiste) ont présenté publiquement le projet d'aménagement des abords de la cathédrale d'Evreux. Ce projet, qui comporte plusieurs volets a été accueilli avec des réserves par les commerçants qui y voient un "risque" de diminution de la circulation automobile et donc une perte d'attractivité du centre ville.
Le problème est donc de savoir si les circulations douces ou collectives remplaceront les voitures qui ne pourront plus stationner devant la boulangerie (sic!).
L'aménagement projeté propose des plantations d'arbres, des suppressions de places de stationnement ou leur substitution partielle par des stationnements sur places gazonnées, des créations de petits espaces jardinés autour de la cathédrale, et surtout le dégagement de la visibilité de celle-ci. Si vous connaissez Evreux, vous n'aurez sans doute pas manquer d'aller la visiter, mais aurez vu également le manque de perspective sur l'édifice et sa faible mise en valeur.

Comme souvent en matière de paysage urbain, la réflexion se trouve souvent limitée à une nouvelle organisation des espaces verts, un nouveau calepinage des trottoirs et une redistribution des voies de circulation. J'aurais aimé voir un projet qui, en réduisant la place de la voiture par mise sur une seule voie de la circulation et réduction de l'offre de stationnement, mette en avant la circulation en vélo et fasse priorité aux piétons. J'aurais aimé voir un projet qui ne soit pas qu'un verdissement d'une partie du centre ville. Bref, j'aurais aimé voir une projet qui ose un peu plus ... mais faute de réflexion cohérente sur transport urbain, voies douces, développement des perspectives urbaines, tourisme et commerce, il ne s'agit encore que d'une rustine de plus.

En fait, le vrai problème du projet retenu est de ne pas s'insérer dans un réseau d'aménagement qui dépasse le cadre du quartier de la cathédrale. A quoi sert un cheminement piéton ou cycle local qui ne se raccorde par à un réseau large qui parcours la ville ... mais qui aujourd'hui reste à venir ! (ajout du 05/05/2010).

Messieurs les élus, même si aujourd'hui le verdissement de la ville a aujourd'hui dépassé le principe du bac à fleurs, ne cédez pas à l'immobilisme d'un commerce de centre ville qui voudrait fonctionner comme les supermarchés, avec la voiture. Leur intérêt est clairement ailleurs, dans la qualité de vie qui est offerte par un centre ville paysagé, organisé à échelle humaine avec des perspectives sur un patrimoine qui le dépasse.

samedi 24 avril 2010

Et maintenant Pondichery

Une exposition à Fécamp, àla Maison Vincelli (face à La Bénédictine) du 1er au 8 mai 2010

Patrimoine, Conservation et Développement durable.
Une exposition d'Arno Gisinger

Un exemple d'une coopération décentralisée, dans le cadre de la rénovation du patrimoine, et du traitement des déchets Urbains. A la maison Vincelli à Fécamp, du 30 avril au 8 mai, sous le patronage de la Ville de Fécamp et la participation de L'ADEME,de l'Espace Info Energie des Hautes Falaises, de L'INTACH Pondichéry,à l'initiative du centre TAPOVAN.

mercredi 31 mars 2010

Arne Quinze sur le pont Boieldieu

Une boite d'allumette qui se vide au-dessus du pont Boieldieu et les bâtons restent en suspends au dessus de la voie et de la Seine. Voilà ce qui se passera bientôt à Rouen, durant les 2 mois de l'été (juillet et août).
Cette réalisation sera l'œuvre de Arne QUINZE (on dit Qouinze en flamand), artiste contemporain déjà connu pour de grandes constructions temporaires en bois sur la voie publique. "Uchronia" fut l'un de ces éléments marquants. Mais je pense pas que la ville de Rouen et ses pompiers acceptent que l'oeuvre qui couvrira le pont Boieldieu soit brûlé à la fin du mois d'août. Le bois sera ensuite recyclé.
Avec une hauteur de 15 m, 40 km de grosses baguettes de bois, et 110 tonnes, ce jardin suspendu a passé l'étape des premières épreuves et maquettes avant sa réalisation. Plus qu'une simple installation, la ville devrait ainsi changer de visage pour quelques semaines car la couleur pourrait bien s'en mêler, en orange peut-être.

("cityspace" à Bruxelles)

Cette réalisation sera présentée dans le cadre de ce festival "Normandie Impressionniste", dont on finit par ne plus savoir qui l'organise, le finance et en demandera les retours sur investissements ??? En tous cas, un nouveau pont reliera les deux rives de la ville de Rouen.

Pour découvrir le travail de l'artiste : http://www.arnequinze.tv/

Son facebook : http://www.facebook.com/pages/Arne-Quinze/16086022749

Le reportage de France 3 Normandie : http://normandie.france3.fr/info/haute-normandie/Un-jardin-suspendu-sur-le-pont-Boieldieu-%C3%A0-Rouen-60039664.html

jeudi 17 septembre 2009

Journées Européennes du Patrimoine


N'oubliez pas, c'est une fois par an et une occasion de découvrir de beau coin de territoire normand (et autres, bien entendu !).
15.000 sites à découvrir, dont environ 500 en Haute-Normandie avec un thème fédérateur "On y va tous". C'est en fait une invitation à ouvrir les yeux sur les problèmes d'accessibilité des édifices culturels et patrimoniaux, comme vient de le redire Emmanuel Pous, le Conservateur Régional des Monuments Historiques de Haute-Normandie au cours du journal de France 3 Normandie.
Pour ces moments, vous pouvez peut être aller faire une visite au Musée du patrimoine des Ecoles à Amfreville-la-Mi-Voie, ou de l'autre côté de la Seine, à Sottevile-les-Rouen, voir la mythique Pacific 231, superbe machine à vapeur qui a fait la gloire de la SNCF.

Second secteur de visite sympas, c'est la zone du Neubourg, dans l'Eure. De nombreuses églises rurales pleines de charme, seront ouvertes à la visite ; parfois même avec des commentaires ou des animations, comme dans l'église du Troncq (mais là bas, c'est tout le village qui sera animé - allez vois le site d'Aby à ce sujet). Mais aussi, à proximité, les églises d'Epegard, de Cesseville avec une petite exposition sur les charritons, Criquebeuf-la-Campagne ou Vitot (St Michel de Vitotel). Mais tout cela reste de la visite très classique.

Vous pouvez aussi chercher les lieux originaux, comme le cirque-theâtre d'Elbeuf, le bel Hotel de Ville d'Harfleur, ou encore la carrière de la Fosse Marmitaine à Tourville la Rivière qui est également un important site paléontologique et préhistorique de renommée européenne.

En dehors de la Haute-Normandie, mais encore tout près, il y a des visites à faire par dizaines et certaines ont des petits plus pour des intérêts renouvellés.
Ces JEP sont aussi l'occasion de découvrir de nombreux savoir-faire. A l'Eglise du Vieux Saint Sauveur (place du marché) à Caen, Calvados, des démonstrations de savoir-faire seront visibles durant les deux journées de 10 h à 18 h : électricité (mise en valeur des stands), peinture (badigeons et stucco à la chaux, présentation de panneaux patinés), menuiserie (façonnage de pièces de bois et exposition de maquettes, sculpture sur bois), taille de pierre et gravure sur pierre, maçonnerie (pratique du torchis), couverture zinguerie (taille de tuiles, maquette présentant les techniques anciennes de couverture), exposition d’outils anciens et ateliers pour enfants.

Pour toutes les informations, c'est sur le site que le Ministère de Culture a crée pour cela : http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/
mais aussi sur le site régional :
http://www.haute-normandie.culture.gouv.fr/
Vous y trouverez le dossier de presse mais surtout le programme téléchargeable et un supplement.

Pour les plus futés, vous pourrez même visiter mon bureau (ou presque ... ;-D ) incroyable, non !!! Mais vous ne m'y verez pas.

mardi 25 août 2009

Petits éléments ... et paysage

Cette courte réflexion vient de la découverte du blog de Danièle, de la lecture du livre dont je parlais dans mon précédent message et des cours que j'assène à quelques étudiants de l'Ecole du Paysage de Versailles.

Qu'est ce qu'un élément de paysage ?

La réponse est bien souvent teintée de patrimoine. Les éléments de paysage sont les composantes qui permettent de décrire le paysage, qui ont un sens indépendamment les uns des autres mais qui en prennent un autre en étant associés. C'est un vestige du passé, un témoignage d'un usage, un objet d'une pratique ou une portion de l'espace voué à une activité particulière.
En fait, chaque élément de paysage donne à voir quelque chose qui n'est pas le paysage. L'ensemble des éléments mis ensemble donne à voir autre chose encore. Changer un élément du paysage, et le paysage n'est plus le même, il dit autrement sa vie et ses habitants.
Un seul éléments de paysage vous manque, et tout le paysage est dépeuplé, pourrait dire le poète.

Et j'ai alors découvert les portes ... et les poignées de porte.
Ces petits éléments du quotidien me sont tout à coup devenu essentiels car ils sont le lien entre le dedans et le dehors des maisons. Ils sont ce que l'on voit, et qui nous invite à imaginer ce que l'on ne voit pas.
La poignée de porte est donc également un élément de paysage.
Il y a sans doute de nombreux autres petits éléments de ce type qui jouent un rôle dans le paysage de façon discrète et souvent insoupçonnée.

Ce n'est pas ma première réflexion de ce type mais je crois que la compréhension du paysage passe passe par de la lecture à diverses échelles qui sont cumulées pour former le "dit-paysager" si différent du "paysage habité".

mardi 16 juin 2009

Parcours du patrimoine - Colombiers et pigeonniers

La brochure "Colombier et pigeonniers" de la région dieppoise (Seine-Maritime) est un Parcours du Patrimoine, série de publications de tourisme culturel, labélisée par le Ministère de la Culture et aujourd'hui réalisée par les collectivités qui ont repris à leur charge les anciens service de l'Inventaire des Directions Régionales des Affaires Culturelles.
Le volume consacré aux colombiers a été élaboré par Céline Belzic, alors chargée d'études auprès de la communauté de communes Dieppe-Maritime, en collaboration avec l'équipe du Service de l'Inventaire et du Patrimoine de la Région Haute-Normandie.
Les 50 pages sont très agréables à parcourir et les illustrations et photographies donnent envie de se rendre sur le terrain pour observer de visu ces beaux édifices. Quel dommage cependant que de nombreux colombiers ne soient pas visibles. Il faudra bien souvent se contenter d'une vision lointaine à partir de la route.

Cet ouvrage est diponible auprès de l'agglo Dieppe Maritime, dans les offices du tourisme, au Service de l'Inventaire (Maison Marrou, rue Verte à Rouen) et sans doute dans bien d'autres endroits. IL coûte seulement 5 €.

Et pour en savoir beaucoup sur le pigeon, c'est ici.

jeudi 17 avril 2008

Soirée Land Art

Je reprends ici une information découverte sur le blog de "Mont-Saint-Aignan autrement" (merci Jean-François).
Dans le cadre du mois de l'architecture, le cinéma Ariel de Mont-Saint-Aignan proposera le documentaire : "Rivers and tides" (Allemagne, 1 h 30) de Thomas Riedelsheimer sur l'œuvre de Andy Goldsworthy, célèbre sculpteur écossais.
Pour ceux qui veulent découvrir son travail, une partie de son catalogue est visible en ligne sur le Digital Catalog (période 1976-1986).

Le film sera projeté à l'Ariel, le Vendredi 25 avril 2008 à 21 h 00, le Samedi 25 avril à 15 h 00 et le Dimanche 27 avril à 19 h 15.

lundi 7 avril 2008

Architecture en bauge


Le colloque européen tenu en 2006 à Isigny-sur-Mer fait l'objet d'un parution de ses actes. "L'architecture en bauge en Europe" est édité par le Parc Naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin. Cet ouvrage collectif regroupe les textes issus des communications qui ont été faites entre le 12 et le 14 octobre 2006. Il évoque les régions du Perche, de Vendée, du Calvados, du Cotentin et du Bessin, du Poitou mais aussi des Abruzzes, de Wallonie, du Languedoc, d'Angleterre et de Moravie. les thématiques vont de l'inventaire, aux techniques spécifiques, en passant par les données archéologiques et l'habitat social.
Vous pouvez commander l'ouvrage à :
Les Ponts d'Ouve
Maison du Parc et espace de découverte
50500 Saint-Côme-du-Mont
Il vous en coutera 25 € plus les frais de port.

Un peu plus d'info sur cette page : http://www.parc-cotentin-bessin.fr/ouvrages_imgs/frset_ouvrages.htm

Profitez-en pour découvrir les autres publications du parc.

Et aujourd'hui, on trouve même des maisons tout à fait contemporaines en terre crue (ici en centre Bretagne).


Et si ce thème vous intéresse, la revue In Situ (de l'Inventaire Général) avait publié un article sur l'architecture en bauge en Vendée dans son n°7
A lire pour connaitre la "bourrine" et une bibliographie qui ouvre de nombreuses portes.

samedi 24 novembre 2007

Réflexion à partir du travail de Jean-Philippe NUEL

JP Nuel n'est pas paysagiste, il n'est pas historien du paysage, ni artiste du plein air... il est décorateur d'intérieur. Son agence d'architecture et décoration figure parmi les plus importantes.
Lors de l'émission "Des racines et des ailes" de mercredi 21 novembre, l'agence Nuel figurait au programme et son fondateur parmi les principales personnalités suivies par les journalistes.

Jean-Philippe Nuel a réussi à faire entrer le paysage dans une chambre d'hôtel. Ce n'est pas la première fois qu'en plaçant le lit face à la fenêtre sur un paysage significatif, le locataire de la chambre se retrouve en même temps occupant du paysage qu'il observe. Ici, Nuel va plus loi.

LES CHAMBRES ET LES SALLES DE BAIN DIALOGUENT AVEC LE PAYSAGE Le lit se trouve au milieu de l’espace face à la vue, il en est de même pour la salle de bain qui bénéficie également d’une vue directe sur l’extérieur. La chambre et la salle de bain constituent un espace global très lumineux que l’on peut moduler selon son choix par de grands panneaux de verre dépoli. La baignoire comme le lit est au centre des pièces, le plan vasque fait face au paysage, la douche comme une pièce à part entière permet une utilisation à deux personnes. Les couleurs sont toutes en camaïeu pour apporter un sentiment de quiétude et de douceur, la couleur est une ponctuation tonique apportée principalement par des œuvres d’art originales. (texte extrait du site de l'agence Nuel - Jiva Hill Park Hotel - Genève).


Sur la table, placée entre le lit et la fenêtre de la chambre, se trouve un cadre, posé verticalement. Cadre transparent, juste bordé d'un liseré métallique. Depuis le lit, le locataire regarde le paysage avec une limite, comme un tableau ... mais le paysage n'est pas contraint, il s'échappe du cadre.
Alors, donc, le paysage existe hors du cadre, il ne se limite pas à la toile, à l'image, le paysage existe sans sa représentation. Non, le paysage est libre d'être sans contrainte, sans être créer dans sa figuration comme le voulait Alain Roger.

Dans la chambre d'hôtel, le paysage occupe trois dimensions de la pensée. Pour un observateur allongé sur le lit, il est dans le cadre posé sur la table, il se poursuit en-dehors du cadre jusqu'aux limites de la fenêtre, et il est imaginé se dilatant hors du second cadre de la fenêtre pour s'épanouir dans l'espace que le voyageur retrouvera en sortant de l'hôtel. Le paysage est entré dans la chambre d'hôtel. Et en même temps, l'observateur est devenu participant au paysage qui dans sa dimension la plus réduite n'existe que pour lui, que par lui.

Magie de la fabrique pluridismentionnelle du paysage, mystère de la relation de l'objet observé avec l'observant.

Cela m'évoque un "exercice de lecture de paysage" simple que chacun peut facilement tester :
1 - Placer vous devant un grand paysage... ou plus discret...paysage plus quotidien.
2 - Placer vos mains de façon à forme un cadre, un peu comme un petit écran et regarde le paysage par cette lucarne. Décrivez-le mentalement.
3 - Dressez vos deux bras verticalement, coude fléchis, de façon à limiter votre vision latérale et de créer ainsi une fenêtre au cadre plus large. Décrivez à nouveau mentalement ce que vous voyez.
4 - Baissez les bras. Regardez. Voyez-vous le même paysage ?
5 - Tournez la tête de droite et de gauche et prenez conscience de la continuité paysagère.

Quels points communs y a-t-il entre ces paysages plus ou moins fragmentés, si ce n'est l'observateur ? Le paysage est multi-scalaire, il est non-centré, il échappe au contrôle. Il est simplement multiple. Et seul l'homme le fragmente.

vendredi 7 septembre 2007

Qui gère quoi ?

En voilà une question qu'elle est bizarre ! Qui gère quoi ?

En matière de paysage, c'est réellement une question à poser. A priori, et en application de la règlementation, c'est la DIREN (direction régionale de l'environnement) qui gère les sites et paysages. Mais les sites contiennent bien souvent de nombreux sites dont l'intérêt patrimonial relève également de la compétence des services du Ministère de la Culture (DRAC), que ce soit les monuments historiques, le service d'archéologie, ou le service départemental de l'architecture avec ses ABF. Sans compter, les commissions des sites et les autres instances qui dépendent des collectivités territoriales et qui peuvent être amenées à intervenir, en particulier dans le cadre de l'urbanisme ou pour des financements.
Après avoir parcouru les différents sites web de ces services en Haute-Normandie, la situation pourrait sembler plus flou encore.
En effet, sur le site de la DIREN, vous pouvez visionnez un beau diaporama des sites protégés et gérés par ce service de l'Etat... et comble de bizarrerie, les deux tiers des sites présentés ont, au centre de leur protection, un édifice relevant de la Culture (Château-Gaillard, Acquigny, Cany...).
Et si vous allez faire un tour du côté de la Culture, vous découvrirez que la gestion des jardins historiques, l'organisation de la journée des jardins, sont de la compétence de la DRAC.

Ah, la difficulté des compétences partagées. Et tout cela n'est que la conséquence d'une règlementation qui date de 1913 et 1930, et qui a laisser distincts deux domaines soit-disant disjoints qui sont (seraient)le culturel et le naturel.

Au moment où les conservations régionales des monuments historiques perdent certaines de leurs compétences pour cause de décentralisation, ne serait-il pas utile de provoquer un rapprochement de ces services ?
Les paysages ne pourraient-ils pas être entièrement de la compétence des DRAC(s) car notre térritoire est depuis longtemps totalement anthropisé ?
Les sites ne pourraient-ils pas aussi être totalement de la compétence des DIREN(s) au titre de l'environnement et du cadre de vie ?

Une chose est certaine, ce flou (pas artistique du tout) entretenu, ne facilite pas la gestion des sites historiques ni celle du paysage. Le seul "avantage" est de permettre à l'Etat de diminuer son engagement, son investissement, sa présence ... alors que ses services sont constitués de personnels compétents mais de moins en moins animés par la passion de leur début de carrière.

Quand pourrons-nous enfin considérer le patrimoine comme une globalité ?
Le château, son allée, son parc, ses bois, sa ferme et ses bâtiments, les terres de la ferme, l'église, les traditions des habitants de ce village, l'organisation des maisons, l'histoire urbaine, etc forment un tout que quelques urbanistes nomment "cadre de vie" et serait sans doute mieux géré par une seule et même équipe.

lundi 9 juillet 2007

Lectures

Voila un moment que j'ai quelques références de livres à vous communiquer.
Et tout d'abord, un livre qui fait le lien direct entre paysage et art.
L'art, c'est celui de Georges Braque, avec ses bleus incomparables et ses perspectives avec des plans séparés comme sur la couverture du livre que lui consacre un collectif d'auteur.


Georges Braque et le paysage : De l'Estaque à Varengeville 1906-1963.
Il s'agit tout d'abord d'un livre savant sur un peintre dont le paysage n'est pas le thème principal. C'est aussi une suite à l'exposition qui s'est tenu l'an dernier (je crois) à Marseille au Musée Cantini et qui mettais en parallèle les oeuvres de Braque et de Cézanne montrant leur réflexion graphique sur le paysage.
L'éditeur (Hazan) a fait le choix du "beau livre", ce qui explique sont prix relativement élevé (39 €).
Je ne suis jamais aller à l'Estaque mais Varengeville, je connais bien. Et de nombreux artistes y ont consacré des tableaux, fusains, huiles ou aquarelles comme Elisabeth Masset dont je vous invite à découvrir le travail.
Extrait de la présentation de l'éditeur : Inventeur du cubisme, Georges Braque ... s'attache au fil de son œuvre à renouveler la tradition de Poussin à Chardin, Corot et surtout Cézanne. C'est l'occasion ... de suivre l'aventure à travers le paysage de celui dont on s'accorde à dire qu'il a su tirer et porter vers d'autres perspectives les leçons du maître d'Aix (Cézanne). ... Les textes d'Éric Darragon, Claude Frontisi, Alvin Martin, Théodore Reff et Véronique Serrano contribuent à élargir et préciser la connaissance de l'œuvre de cet artiste essentiel.


Après Braque et le paysage dans l'art, voici une belle brochette de spécialistes contemporains regroupés dans cet ouvrage : Mouvance 2 - Du jardin au territoire, soixante-dix mots pour le paysage.
Augustin Berque, Pierre Donadieu, Arnaud Lafarge, Pascal Aubry, Yves Luginbühl, Jean-Pierre Le Dantec et Alain Roger.
Une diversité de pensées et d'expression entre l'agronome, le philosophe, l'architecte, le géographe, qui ouvre des horizons à la réflexion. Le terme « Mouvance » désigne à la fois le mouvement évolutif du paysage et un mouvement d'idées. Cette nouvelle édition réunit une seconde génération d’auteurs venus d'horizons différents et fait suite à un premier volume qui réunissait aussi Michel Conan et Bernard Lassus pour une liste de 50 mots. Ce glossaire regroupe des fondamentaux de la pensée des auteurs, et donc un reflet de ce début de XXIe siècle en matière de paysage.

Et si vous ne connaissez pas la série des livres édités par les Editions de la Villette, allez faire un tour sur leur site


Un dernier livre, également collectif (pour la route des vacances ?) : Marche et paysage : les chemins de la géopoétique.


Le titre est étonnant mais laisse présager d'un contenu nous rapprochant de la démarche hodologique avec une lecture du paysage au rythme de la marche. Je me plonge dans sa lecture dans quelque jours.
Je vous laisse avec la présentation de l'éditeur... qui m'a donné envie.
"
A l'heure de la vitesse généralisée, la marche regagne une à une ses vertus : elle tonifie le corps, libère l'esprit et tend à préserver la planète. La géopoétique conseille de vivre autour du lieu, en cercles concentriques et en prenant le temps. La marche est son vecteur favori. Elle dévoile petit à petit le monde proche et intensifie notre lien avec la terre et le ciel. Elle est une activité du corps, mais aussi un approfondissement de la pensée. L'Inde ancienne la hisse au rang de méditation ambulatoire. Poètes, philosophes et géographes s'en sont ici inspirés, dans des récits d'expérience et des essais qui vont sur la trace de promeneurs sensibles au paysage : Bashô et Kenneth White ; Custine, Chateaubriand et Senancour ; Jean-Jacques Rousseau et Robert Walser ; Wordsworth et Thoreau ; Arthur Rimbaud et Adré Dhôtel. " Petit à petit, pas à pas, après la perception détaillée, on entre dans une sensation plus abstraite du paysage, dans un état de contemplation cosmique. L'identité personnelle se perd, disparaît. La marche est un processus d'ouverture " (Kenneth White)."

C'est sans doute une invitation pour les vacances : déambuler, marcher calmement en regardant, en appréciant le monde qui nous entoure, le paysage qui se donne à voir, et qui vous conduira à la rencontre de vous-même.

dimanche 17 juin 2007

Portraits de villes


A parler des paysages si agréables de nos campagnes, on en oublierais presque qu'il existe de véritable paysages urbains.
Qui ne connait la célèbre skyline, aujourd'hui transformée, de New-York ?
Qui ignore les perspectives de nos grandes avenues et autres cours ou mail à Londres, Paris, Limoges, Montpellier ou Clamecy ?
Le musée Malraux, au Havre, présente un exposition photo-vidéo (10 photographes et 1 vidéaste) des trois symboles architecturaux et urbains du XX° siècle, parmi d'autres.
Le Havre, Brasilia (Brésil) et Chandigarh (Penjab occidental).
Ces villes, classées (ou en cours de classement au patrimoine mondial pour la troisième) par l'Unesco témoigne des recherches et travaux de Auguste Perret, Oscar Niemeyer (et Lucio Costa) et Le Corbusier (avec Pierre Jeanneret, Maxwell Fry et Jane Drew).
Les photos de Lucien Hervé entre 1955 et 1961 dans ces trois villes forment le centre de cette exposition. C'est autour d'elle que sont présentées, comme un écho, les oeuvres de 10 photographes, réalisées entre 1999 et 2007.

L'apport de ces photos est de rendre ces villes un peu plus humaines car des habitants y mettent de la vie. ce n'est pas que de la photo d'architecture.
Hervé nous fait souvent porté le regard vers le ciel et des mini-skylines se dessinent entre les immeubles sans affectations individuels (ISAI).
Louidgi Beltrame, réalise un travail ambitieux de vidéaste où les villes de Brasilia et Chandigarh se trouve plongées entre scénario et réalité filmée. Une astucieuse fiction qui donne réellement envie de parcourir ces deux villes.

L'expo dure jusqu'au 16 septembre et mérite vraiment la visite si vous passez par la Normandie.

Et si vous ne voulez vraiment pas payer pour visiter une expo, allez au réfectoire de l'abbaye de Montivilliers (près du Havre) où vous découvrirez les peintures de Raimond Lecourt, peintre havrais et camarade de classe aux Beaux-Arts de Dufy et Copieux. C'est de la peinture régionaliste, avec de beaux paysages et des couleurs qui sentent la terre. J'aurai bien couru à l'inauguration mais on ne peut pas tout faire.