lundi 11 juillet 2011

Des traces sur l'ardoise des champs !


Le paysage ... ce sont parfois, aussi, des traces fugaces. Au gré d'une photo, la vitesse d'un paysage qui change est perceptible. Comme non satisfait de son dessin précédent, l'agriculteur décide d'effacer l'ardoise pour faire table rase pour un nouveau motif.
Mais attention, au niveau du sol, le changement n'est sans doute pas aussi net. Il n'y a pas d'intervention sur le modelé du terrain et c'est le paysage végétal et cultivé qui est ici concerné. De toutes façons, ce changement ne sera que de courte durée. Nous sommes ici dans le temps court, celui de la saisonnalité, des pratiques aratoires.

samedi 9 juillet 2011

Géographie de l'étang

Laurent TOUCHART sait de quoi il parle. Sa longue pratique de géographe des eaux "fermées" lui permet de nous proposer une véritable petite encyclopédie de l'étang.
Paru aux Editions de l'Harmattan, vous aurez en 230 pages de quoi répondre à toutes vos questions (ou presque) sur cette thématique.

Du site de l'éditeur :
L'étang est un lieu d'eau ambigu. Il attire par sa nature construite, son héritage de moulins et de chaussées et son rôle dans la préservation de la biodiversité. Il repousse par son image insalubre, ses effets contestés sur la qualité de l'eau des rivières. Un cheminement géographique de l'étang conceptuel à l'étang pratique, de l'étang vécu aux étangs tous différents, sans oublier l'étang urbain.

Vous pouvez épargner les arbres en l'achetant en format eBook.
C'est ici (direct page du livre) :
http://www.editions-harmattan.fr/


N'oubliez pas que sur ce sujet, les écrits de Jérome Chaïb en Normandie ne doivent pas être mis de côté pour autant. Certains fiches et quelques documents sont encore disponibles à l'AREHN, par exemple à télécharger en pdf sur cette page.

mercredi 6 juillet 2011

Petit exercice pratique 1

Je vous propose aujourd'hui de faire votre premier exercice pratique d'archéologie du paysage, et en l'occurrence, plus exactement d'archéogéographie.
Cette discipline vous invite à changer votre regard sur le territoire, en privilégiant la lecture des formes. Mais trop souvent, cette lecture est limitée aux formes du parcellaires, or il nous faut aller bien au delà. Les formes, dans le paysage, ce sont aussi les modelés, les relations topographiques et aussi les réseaux qui se dessinent dans l'espace. A la dimension planimétrique s'ajoute alors une perception des reliefs et une dynamique.
L'un des plus beaux lieux d'apprentissage actuel en lecture du paysage est le web, avec les nombreux sites qui fournissent de vues verticales, satellitaires traitées ou non. GoogleEarth n'est qu'un parmi d'autres.

L'exercice que je vous propose est simple. J'ai choisi de la faire régulièrement pour ne pas perdre les réflexes de l'archéogéographe.
1 - Choisissez (au hasard, c'est mieux) un coin de territoire... et peu importe la région du monde ... d'une superficie raisonnable, de l'ordre de 3 à 5 kilomètres de coté.
2 - Sur cet espace, qui pourrait être celui d'une commune française, observez les lieux forts, structurants, marquants, selon vous, l'organisation de l'espace.
3 - Là intervient l'autre point particulier de la démarche archéogéographique : détachez vous de tous vos a priori, pré-requis du géographe ou de l'historien. Pensez eu terme de fonctionnalité simple, de bon sens, de praticité des liens et des lieux.
4 - Imaginez l'histoire du lieu. Racontez vous une histoire de son développement de son aménagement ... et n'oubliez pas que ce que retracez alors relève peut-être d'un soupçon de réalité.

Vous venez de faire votre premier exercice archéogéographique.

La photo ci-dessous peut-être un bon essai !
........ mais pour faire suite à la remarque d'une collègue roumaine ... Si avec ça, les terroristes ne sont pas au courant des points stratégiques !!!



Et n'hésitez pas à m'adresser vos commentaires !

samedi 18 juin 2011

Histoire du cadastre

Qu'est ce que c'est, le cadastre ?

C'est la phrase que Jean Gabin prononce dans La Grande Illusion avec un ton pour le moins moqueur. Si vous vous posez la même question, alors il existe un site indispenable pour enrichir votre connaissance.

Histoire du Cadastre Français.


Ce site est un véritable centre de documentation autour du thème du cadastre. L'auteur y aborde le cadastre avant et après la Révolution, les méthodes de lecture des plans cadastraux, des liens vers les cadastres anciens, et il nous fournit l'accès à la plupart des ressources documentaires sur ce sujet... mis à part peut-être la structure du paysage hérité des cadastres. La démarche archéogéographique est absente de cette compilation. Donc, n'utilisez pas ce site comme un lieu qui traite de l'aménagement du territoire mais simplement d'une ressource en "cadastre". Certains liens vers les sites d'histoire du territoire restent assez discutables... mais c'est un autre propos.

mercredi 15 juin 2011

Hommage à F. de Ravignan


François de Ravignan est mort. Pour la plupart de nos concitoyens, son nom n'évoque qu'un éventuel titre de noblesse mais pour les amateurs de sciences du paysage et des politiques d'aménagement du territoire, il était un humaniste courageux. Beaucoup d'entre nous ont suivi ses idées et ses traces, comme lui-même l'avait fait dans les pas de René Dumont.
Economiste et agronome, il a réalisé de nombreuses misions en Afrique et en Asie. En 1983, François de Ravignan publie "La Faim, pourquoi ?". Un ouvrage re-publié plusieurs fois depuis lors. Et depuis, sa plume a rempli de nombreuses pages d'écrits à la fois savants, subtils et profondemment citoyens. Et ses communications orales, ses participations à des débats, ses sonférences ont toujours été des lieux d'intelligence pour tous.

Pour saisir un peu de l'esprit de François de Ravignan, je vous propose de lire cet article qu'il a rédigé suite à la lecture du livre de Mamadou Cissokho paru en 2009 : "Dieu n'est pas un paysan".
Plusieurs autres documents sont également disponibles sur le site de la Mission d'Animations des Agrobiosciences en Midi-Pyrennées.

Pour les étudiants des écoles de paysage, la lecture des ouvrages de François de Ravignan est un passage obligé, en particulier "Comprendre le paysage" dans lequel il regroupe divers écrits et réflexion avec Bernadette Lizet. Au centre de ses propos se tenait le spectre terrible de la faim. "Il savait voir les hommes sous la science", disait de lui Bertil Sylvander de l'INRA Toulouse.

A lire :
L'article en guise d'hommage de ses amis de la confédération Paysanne dans le Midi Libre.

jeudi 9 juin 2011

Le haut Moyen âge en Haute-Normandie


Voici le premier volume d'une série qui devrait marquer son temps.

Il y a quelques années, le Conseil Supérieur de la Recherche Archéologique avait demandé aux Services Régionaux de l'Archéologie - SRA - (service en charge de l'archéologie dans les DRAC - Directions Régionale des Affaires Culturelles) de préparer un état des connaissances en archéologie. C'était avant tout une façon de rendre compte des premières années de "l'archéologie de sauvetage", devenue depuis "archéologie préventive" et de posséder des bases afin de pratiquer une meilleure gestion.
Mais cela ne c'est pas passé aussi bien que prévu. Certaines régions ont été très réactive, répondant à la demande de l'administration du Ministère de la Culture, d'autres ont préféré prendre du temps. Du temps pour réunir des contributions, du temps pour réfléchir à la cible d'une telle publication synthétisant les connaissances, du temps pour gérer les auteurs avec les susceptibilités et exigences de chacun. Les haut-normands n'ont pas été les plus rapides mais le défi a été relevé.

Le premier volume, sous la direction de Florence Carré, conservateur en chef au SRA de Haute-Normandie, fait une longue présentation de cet état des connaissances pour la période du haut Moyen Âge.
Entre le Ve et le Xe siècle de notre ère, l'occupation du sol est encore assez mal documentée, même si les progrès fait durant la dernière décennie sont considérables. Parler de l'organisation du territoire, des relations à l'environnement et de paysage n'est plus mission impossible faute de données. Un chapitre est même spécifiquement consacré à l'archéologie du paysage (p. 25-27).
Mais la part belle de l'ouvrage reste occupé par le monde funéraire avec des vestiges mobiliers souvent esthétiques pour le public. C'est le domaine traditionnel de l'archéologie mérovingienne avec les nombreux cimetières fouillés au XIXe siècle par l'abbé JB Cochet et quelques autres. L'habitat a fait son entrée dans la recherche sur ces périodes avec l'archéologie de sauvetage des années 90 et occupe maintenant une part tout aussi importante. Monde des morts et monde des vivants se rejoignent enfin.
On pourra regretter que le choix terminologique de la période ne se soit pas porté sur "le Premier Moyen Âge", comme proposé par Isabelle Cattedu dans le cadre du volume publié par Gallimard et l'INRAP et qui porte ce titre.
Ce livre, qui n'est pas vraiment destiné aux néophytes en archéologie, est pourtant d'un abord assez aisé. Bien structuré, avec des entrées de lecture claires et une bibliographie réellement utile, il fera le bonheur du passionné d'histoire régionale.

La série initiée par ce volume devra s'étoffer au cours des années à venir avec des opus consacrés à l'Antiquité, à la Préhistoire ancienne, au Néolithique ... donc à suivre !


L'archéologie en Haute-Normandie
Bilan des Connaissances
Tome 1 : Le haut Moyen Âge

Auteurs : Florence Carré (dir.), Yves-Marie Adrian, Nolwenn Zaour, Jens-Christian Moesgaard, Sophie Devillers.
Publications des universités de Rouen et du Havre
30 €

mardi 7 juin 2011

Les trognes de Mansion

Dominique Mansion ne m'en voudra pas de ce titre qui se veut accrocheur car c'est pour la bonne cause, vous conseiller la découverte de son livre.

Les Trognes
L'arbre paysan aux mille usages.



Publié aux éditions Ouest-France, ce livre vous guide avec de nombreuses photographies sur la piste de "l'arbre conduit". Il était traditionnel de gérer les arbres dans nos campagnes avec la même minutie que l'on pouvait traiter le bétail. Frênes-tétards, saules-têteaux, émondes ou tronches, ces qualificatifs parlent tous d'arbres dont la taille a conduit à une morphologie particulière. Mais l'acte n'est pas gratuit. Les branchages des arbres représentent une possibilité de litière, une réserve nutritive pour le bétail. Leur taille régulière et selon certaines règles permet la reprise vigoureuse des rejets qui facilite la production de bois ... du développement durable !
Pour ceux qui ne sont pas habitués à ce genres de choses. Ce que nous nommons souvent la taille des arbres devient au fil des années une façon de choisir la forme que l'arbre va prendre tout en ayant le meilleur bénéfice de sa présence.
Je vous montre juste deux exemples très caractéristiques :
- les ragosses, dont vous pourrez trouver de nombreux cas en Bretagne centrale mais également au Portugal sous une forme parfois encore plus étonnante,


- les frênes-têtards au rôle essentiel dans la ripisylve.


Il faut savoir que ces pratiques de taille des arbres ont une origine ancienne, souvent inscrite dans les documents juridiques de la fin du Moyen âge (coutumier, recueil d'usages locaux ...) en particulier par l'obligation de tailler tous les 7 ou 9 ans jusqu'à une certaine hauteur (ou à partir d'une certaine hauteur) ... hahaha : clin d'œil à mes étudiants de l'ENSP ;-)

N'oublions pas que Dominique Mansion est aussi, entre autres choses, le créateur du plusieurs espaces autour de l'arbre, et le concepteur de l'Agenda nature dont la version 2012 devrait bientôt être disponible.



Les Trognes, l’arbre aux mille usages
Dominique MANSION
novembre 2010
Éditions OUEST-France
143 pages richement illustrées

dimanche 5 juin 2011

Flashé ?

Parmi les étudiants en première année à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, un groupe a eu la chance (faut voir !!!) de réfléchir à la place de la signalétique et des grands panneaux publicitaires ponctuant nos routes.
Ma propre réflexion sur ce sujet a trouvé un nouveau point d'appui avec la polémique autour des panneau de pré-signalisation des radars automatiques de vitesse, polémique mise en œuvre tout d'abord par les médias.


En fait, je vois réellement un intérêt dans cette suppression des panneaux ; c'est celui de la diminution de la pollution visuelle. Reconnaissons que ces panneaux sont grands.
Nos aménagements de bords de routes et d'autoroutes font de plus en plus appel à un sens aigu de l'esthétisme pour obtenir une signalétique de qualité. Il suffit pour cela de constater l'amélioration des panneaux d'annonces touristiques sur autoroute (ces panneaux à dominante brune qui vantent tel château ou abbaye) ... même si bien souvent, la position du panneau fait qu'il devient également une forme de pollution visuelle.
La panneau d'annonce de radar automatique, codé SR3, a pour mission exacte :"signal annonçant une zone où la vitesse est contrôlée par un ou des radars automatiques".

Mais soyons honnêtes, l'existence même de ce panneau relève de la plus profonde hypocrisie. Placé là pour signaler une zone dangereuse à venir, et donc où il convient d'être attentif à son comportement et sa vitesse, on vous annonce en fait un radar présent pour vous sanctionner. On vous propose donc d'éviter la sanction, il suffit de lever le pieds durant les quelques centaines de mètres qui approchent.
Hypocrisie des pouvoirs publics qui trouve là un beau moyen de faire entrer de l'argent dans les caisses de l'Etat (c'est pas le radar qui va empêcher des inconscient de prendre la route), hypocrisie des conducteurs qui prétendent que cela les rends plus attentifs (mais après le radar, 150 km/h c'est quand même mieux !), hypocrisie politique qui fait de ce sujet un argument de contestation sur le fonctionnement du gouvernement, hypocrisie sociale d'une société qui oublie de dire qu'elle ne peut fonctionner qu'avec des lois qui sont là pour être respectés ... ou transgressés. Pour ma part, si je suis flashé, c'est bien fait pour moi !

Mais c'est une partie de nos mentalité qu'il faut changer. Rouler avec la peur du gendarmes et de la sanction doit être remplacer par rouler en étant conscient des dangers de la route.
Mon hypocrisie à moi, c'est : oui il faut supprimer ces panneaux annonçant les radars automatiques ... ils défigurent le paysage.

Petit rappel : à 110 km/h sur autoroute et à 80 km/h sur route, vous polluez moins, vous économisez du carburant et des sous. Dernière hypocrisie .. oui, la crise de l'énergie va sauver des vies !!!

vendredi 3 juin 2011

Les paysages de l'au-delà !

Le paradis existe-t-il ? Pour le croyant, la réponse affirmative ne déclenche pas forcement une projection visuelle de ce paradis. Dans son livre, mal nommé "Guide du Paradis", Michel LEGRAIN nous présente une série d'illustrations du paradis, aux Editions Armand Colin. Tant dans les arts graphiques que dans la littérature, les choix fait par l'auteur sont frustrants. Chacun d'entre nous connait d'autres exemples de visions de l'Eden, et les commentaires qu'en fait Michel Legrain restent très subjectifs ... et pour cause. Son avantage est d'être transchronologique. Il permet aussi la visualisation et ne s'embarrasse pas des métaphores et de commentaires trop pourléchés de romantisme. Donc vous pourrez peut-être construire avec son aide votre propre image idéalisé d'un paysage du paradis, d'un Éden bien terrestre ou irréaliste à souhait. L'idée qu'un guide touristique du paradis nous y aide est assez originale.



Mais pour construire ce paysage du paradis qui sera propre à chacun d'entre nous , encore faut-il être capable de concevoir ce que nous y attendons. Cette démarche plus personnelle demande donc un autre accompagnement. Un bon contrepoint au livre de Michel Legrain est celui de Pierre CONESA, qui porte le même titre "Le guide du Paradis" aux éditions de l'Aube en format de poche (coll. Essai). Il vous amène à une autre lecture du paradis, celle de la religion et des choix de paradis que nous pouvons faire, ou que la société nous conduit à faire. Sommes nous libre de choisir notre paradis ? Devrons-nous admettre un paradis préparé par les sages et les illuminés ou bien simplement l'imaginer avec l'aide de nos propres créations picturales ou littéraires ? Pour reprendre l'idée du sous-titre du livre de P. Conesa, attention à la publicité mensongère !



dimanche 29 mai 2011

Primaire de l'Ecologie

L'écologie vous intéresse, vous ne vous êtes jamais engagé en politique, vous avez un avis sur la future élection présidentielle et son contenu écologique.
Même si vous n'êtes pas membres d'Europe écologie - les Verts, vous pouvez participer au choix du futur candidat de l'écologie.
Il suffit de vous rendre sur le site de la primaire de l'écologie :
http://primairedelecologie.fr/
Vous y trouverez toutes les informations. Entre autres : devenir coopérateurs pour 10 € , accepter la charte des Verts Mondiaux et l'organisation du vote.

mercredi 25 mai 2011

AARG in Poznan


Every year, the Aerial Archaeological Research Group organize a congress about rechearch in such specific domains.
It's an opportunity to meet aerial photographer, archaeologist in spatial organisation, users of satellite pictures, LIDAR users, and so on. This european congres is also a place to confront the point of view beetween colleagues of different european countries.
Next time is in POZNAN (Pologne) in september.
You can find more informations at :
http://www.univie.ac.at/aarg/php/cms/

or on the specific web site
http://www.archeo.amu.edu.pl/aarg-earsel/

Different sessions are proposed :

And you can download the second call for papers here.

mardi 24 mai 2011

L'île-paysage

De retour de vacances en Corse, j'ai pu mesurer à quel point la réputation de cette terre n'est pas usurpée. Montagne au milieu de la mer, vallées et collines, plaines littorales, habitat groupé ou dispersé, tous les paysage semblent exister. Mis à part les grandes plaines agricoles. Il est possible de traverser le maquis sans rencontrer âme qui vive. Parcourir une plage où vous êtes seul, c'est encore réaliste, du moins au mois de mai.
Certains paysages ont pu être merveilleusement préservés, peut-être justement parce que l'activité humaine y a toujours été relativement limité au pastoralisme. C'est le cas du Désert des Agriate, de la réserve de Scandola et du golfe de Porto, entre autres. Malheureusement, de nombreux espaces vivent de grands bouleversement. Depuis plusieurs décennies, l'aménagement de la grande plaine littorale orientale entre Bastia et Aléria subit le développement des zones d'activités et les zones humides qu'elle recèle sont encore là car elles demanderaient des moyens encore très importants pour être asséchés. Ajaccio est devenu une immense ville dont on voit surtout les zones d'activités périphériques. Et cet aménagement du territoire ne devrait pas porter ce nom. Comment peut-on gérer l'espace d'une commune un peu importante, comme l'île-Rousse par exemple, sans document d'urbanisme. Cette petite ville du nord multiplie sa population en été, les résidences de vacances sont partout présentes, la station de traitement des eaux se trouve en limite de la zone urbanisée et va finir par être englobé dans le bâti ... et tout cela est géré uniquement en application du Règlement national d'urbanisme. Pour un continental comme moi, c'est un peu déroutant car on peut craindre abus et passe-droit, arrangement et désordre. Mais cela semble normal en Corse. Il y aurait une sorte d'auto-régulation qui évite le grand n'importe quoi. On ne demande qu'à le croire.

En tout cas, si vous cherchez un endroit pour prendre une leçon de paysage, apprendre à lire le paysage simplement en regardant, la Corse est tout à fait adaptée à cela. Les points de vue sont riches, multiples et souvent spectaculaires. Tous les paysages se développent sur plusieurs plans. L'activité humaine est parfois évidente, souvent plus discrète mais toujours présente. Et comme sur toute les îles, le rythme y est différent.

samedi 23 avril 2011

LandscapeThinking or ThinkingLandscape ?

Vous avez, bien entendu, remarqué qu'un titre anglais a été ajouté au PenserPaysage d'origine.
C'est une conséquence logique des nombreuses relations liées à travers le monde (l'Europe surtout !!! héhéhé) et les réaction de certain(e)s qui m'ont dit ne pas pouvoir lire mes posts faute d'une bonne maitrise de la langue de Voltaire.
Et GoogleTraduction, c'est quand même pas terrible !

Comme je ne domine pas encore totalement le flamand, le polonais, l'ukrainien et le moldavo-bessarabe inférieur, j'ai choisi l'anglais. Une chance, j'aurais pu le faire en roumain !
Donc, régulièrement, certains textes seront publiés en anglais. Sans doute pas parfaitement dans la langue de Lord Byron ou de Barbara Cartland, but with globish, everything is possible !

About english writer, did you ever read Terry Pratchett ?

So, by the way, i send the best wishes to my friends Aelfwynn, Dave, Madalina, Elena, Andrew, Anna, Beri, Lidka, Rog, Maria-Laura, Kent and others ...

vendredi 22 avril 2011

Colloque d'Antibes 2011

Du 20 au 22 octobre prochain se tiendra les XXXIIe colloque internationale d'archéologie et d'histoire d'Antibes. Traditionnellement organisées par le CEPAM (Centre d'Etudes Préhistoire, Antiquités, Moyen Age) de l'Université de Nice, ces journées sont toujours suivies d'une publication des actes rapides ce qui est un point important dans le cadre de la recherche actuelle.
Les rencontres 2011 ont pour thème :
Variabilités environnementales, mutations sociales - natures, intensités, échelles et temporalités des changements.
Le texte de l'appel est sur le site du CEPAM, en voici le lien :
http://www.cepam.cnrs.fr/Variabilites-environnementales

Vu le texte du projet et la composition du comité d'organisation, voici de belles journées d'études qui se profilent...

jeudi 21 avril 2011

Vexin Normand - La Charte

Finalisée en fin d'année dernière, la Charte Paysagère et Architecturale du Pays du Vexin Normand est disponible en téléchargement sur le site web du "Pays du Vexin Normand".
Vous pourrez ainsi lire le diagnostic réalisé par Habitat et Développement 27 et l'agence Roumet-Guitel, mais aussi les stratégies et fiches actions élaborées à partir de cet état des lieux et suite aux réunion tenues dans le territoire. Certains documents utilisés pour ces réunions sont encore téléchargeables.

L'espace géographique du Pays du Vexin Normand a été divisé en 6 unités, aux noms évocateurs comme "L'Etoile d'Etrépagny" ou "Les Balcons de l'Epte". On notera que le découpage utilisée est légèrement différent de celui qui va être bientôt public avec la parution de l(Atlas des Paysages de Haute-Normandie).

Le diagnostic est d'un accès facile, lisible et clair. Très graphique, cet état des lieux manque un peu de substance, d'explication sur la formation des paysages. La lecture très "actualiste" s'appuie sur les perceptions et une étude cartographique des données de l'occupation du sol. Les notions d'usages du territoire restent limitées aux enjeux de la répartition de l'habitat et des activités, de transit et de trafic, et de l'usage patrimonial de l'espace. Les traditions et l'histoire de la formation des paysages se limitent à des références aux "bâtis anciens" et à l'aspect patrimonial des édifices remarquables.

Heureusement, les stratégies et fiches actions redonnent un peu - un tout petit peu - de dynamique temporelle à tout cela. Un comble pour un territoire qui a pour slogan : "Revivez le passé - respirez le présent".
C'est clair que chaque commune va devoir pousser la réflexion de façon plus individuelle sur son territoire propre.
La Charte aura l'avantage de redire les fondamentaux, tant en état des lieux qu'en préparation de projet, pour faciliter l'intégration et donc, l'acceptation par les populations. Les données collectées en matière de lecture sensible du paysage ainsi que la prise en compte des dynamiques temporelles de l'occupation du sol restent cependant des pistes marginales dans les fiches actions. Comme souvent, c'est au bénéfice de la lecture topographique et des procédés techniques, éléments perceptibles à court terme. Alors que les usages et le bien-être ne seront impactés que plus lentement.

Il reste que cependant, la réalisation d'un tel document est une étape marquante pour la constitution d'un territoire, dans son identité (ou ses identités) et pour faciliter le travail entre les 6 communautés de communes concernées et les autres communes adhérentes.

Crédit photo : Pays du Vexin Normand

Attention, un problème logiciel semble rendre impossible le chargement des derniers fiches actions (?).

mardi 12 avril 2011

CulturesMonde, émissions de Florian Delorme

Une série de quatre émissions de CulturesMonde est consacrées aux cartes avec pour titre : Tout de carte. les invités de la première sont Marie-Françoise Durand, agrégé et responsable de l'atelier de cartographie de Sciences-Po et Jacques Lévy, géographe également enseignant à Sciences-Po.

A télécharger et écouter ici :
http://www.franceculture.com/emission-culturesmonde-tour-de-cartes-14-l-ethique-du-cartographe-2011-04-11.html


Bon à savoir, l'émission de jeudi 14 aura pour invité Gilles A. Timberghien, philosophe, enseignant à Paris I et à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Son dernier livre "Finis terrae - imaginaire et imagination cartographique" paru chez Bayard en 2008 est une référence à lire.

mercredi 6 avril 2011

La terre dans le monde romain

Gérard Chouquer publie aux éditions Errance et avec l'aide de l'université de Coimbra-Porto, un ouvrage de référence, encore un.


Au gré des 358 pages de l'ouvrage, c'est l'ensemble de la réflexion sur la notion de droit foncier durant l'Antiquité qui est abordée. Mais c'est également une ouverture d'esprit, de notre esprit, sur ce que nous comprenons du droit foncier à travers les âges. Borner les terres, s'approprier, détenir un sol, limiter l'espace cultivé, posséder un terrain ... autant de mot qui sont des rebonds de sens variés suivant les époques. Cette ouverture sur l'Antiquité nous invite à mieux comprendre la contradiction entre l'enregistrement cadastral fixe et l'instabilité permanente des milieux, que ce soit dans leurs composantes agraires ou environnementales.
Le texte, d'un abord parfois délicat, vous fera "passer de l'espace agraire à l'espace social".

Pour cela, il vous en coûtera 32 euros. Pour plus d'info aller faire un tour sur le site dédié à l'archéogéographie.

dimanche 3 avril 2011

Les jardiniers à l'honneur en Seine-Maritime

Un peu d'actualité pour reprendre le cours de la vie sur ce site.

Le musée des Traditions et Arts Normands et la Corderie Vallois à Notre-Dame-de-Bondeville mettent les jardiniers à l'honneur.
L'exposition que vous pouvez découvrir au château de Martainville présente les saisons au gré du jardinage dans les traditions et us de la région normande.
A la corderie Vallois, c'est l'idée des jardins ouvriers, devenu souvent aujourd'hui jardins familiaux et même jardins partagés qui est mise en valeur.
Ce sera l'occasion pour vous de découvrir l'abbé Lemire, inventeur de la version paternaliste du jardin qui visait, entre autre, à permettre aux ouvriers d'une usine de travailler un lopin de terre et nourrir sa famille avec ses produits, plutôt que d'aller dépenser l'argent de la paye au bistrot.

Cette vision a bien changé et maintenant, c'est nettement le plaisir qui domine le rôle du jardinier. Les jardins rivalisent de techniques plus inventives les unes que les autres pour entretenir les cultures, retrouver les anciennes recettes du jardinage écolo avant la lettre.
Pour mieux comprendre cela, le lien suivant vous donnera des éclaircissements.

http://jardins-familiaux.pagesperso-orange.fr/histoire.htm

Sachez aussi que le 5 juin prochain se tiendra une représentation en plein air dans le jardin de la Corderie Vallois avec la compagnie de théâtre Thalia, sur le thème "un petit lopin de terre".

samedi 2 avril 2011

Nouveau départ

Avec ce beau mois d'avril, et après des moments bien chargés, PenserPaysage reprend du service.
Donc rendez-vous toute les semaines.

vendredi 10 décembre 2010

Et les mauvaises herbes ?

Selon le dicton, les mauvaises herbes sont des plantes dont on n'a pas encore trouvé les vertus. Elles sont nombreuses a être classées dans cette catégories, mais le nombre varie selon notre connaissance de la végétation. Pour mieux les connaître, j'ai découvert le site d'un groupe de marcheurs wallons fort bien documenté. Une page est spécifiquement consacrée à ces plantes que vous croisez sans savoir leur nom, ou seulement parfois le nom local et "vulgaire".
Avec la randonnée, il est vrai que la nature devient un jardin dans lequel nous nous promenons.


Je vous propose donc aujourd'hui de faire un exercice paysager.
Lors d'une prochaine promenade, prenez avec vous un carnet pour faire des croquis. Au cours de la marche, de façon régulière, par exemple toutes les 10 mn, vous vous arrêtez et observez attentivement proche de vous dans un rayon faible, quelques mètres. Puis vous choisissez une plante et vous la dessinez, avec votre savoir-faire, votre talent, votre style. Pas besoin d'en connaître le nom, juste de l'apprécier. Il ne s'agit pas d'herboriser, juste d'aimer. Ensuite vous reprenez votre marche. Vous aurez ainsi construire votre démarche sensible de paysage avec le regard tourné vers la végétation.

Le site qui m'a donné cette idée est http://www.marchelibre.be

Et la page avec les plantes dont on se demande bien à quoi elles servent est http://www.marchelibre.be/menuplantes.htm

Bonne promenade