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dimanche 2 octobre 2011

Les paysages peuvent aussi faire du bien !

Les paysages peuvent aussi faire du bien. Réellement, cette vidéo de paysages islandais m'a rendu joyeux ... et la musique de Emiliana Torrini n'y est pas pour rien. Hahaha ! Ils sont funs ces islandais.

Yeah ! cliquez sur l'image d'Emiliana !!!

A mettre en plein écran et la musique bien fort / To put full screen and music out loud / ecran complet şi muzica cu voce tare


Landscapes can also do good. Really, this video of Icelandic landscapes made ​​me happy ... and music Emiliana Torrini is not for nothing. Hahaha! These Icelandic are really fun.

Peisaje poate face, de asemenea, bine. Adevărat, acest film de islandeză peisaje mi-a facut fericit ... şi muzică Emiliaana Torrini nu este pentru nimic. Hahaha! Ele sunt "fun" aceste islandeză.

mardi 12 avril 2011

CulturesMonde, émissions de Florian Delorme

Une série de quatre émissions de CulturesMonde est consacrées aux cartes avec pour titre : Tout de carte. les invités de la première sont Marie-Françoise Durand, agrégé et responsable de l'atelier de cartographie de Sciences-Po et Jacques Lévy, géographe également enseignant à Sciences-Po.

A télécharger et écouter ici :
http://www.franceculture.com/emission-culturesmonde-tour-de-cartes-14-l-ethique-du-cartographe-2011-04-11.html


Bon à savoir, l'émission de jeudi 14 aura pour invité Gilles A. Timberghien, philosophe, enseignant à Paris I et à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Son dernier livre "Finis terrae - imaginaire et imagination cartographique" paru chez Bayard en 2008 est une référence à lire.

samedi 17 avril 2010

Diagonale

Les beaux jours qui reviennent donnent envie de découvrir de nouveaux espaces de nature préservées ou aménagées.Je vous propose de vous rendre dans le nord de la Seine-Maritime à Saint-Martin-le-Gaillard.
A la fois sur le fond de vallée et également sur la pente où un espace nouveau se développe, Pascal Dumont vous accueillera au Jardin des Sources. Vous y découvrirez une mise en scène de la végétation, du jardin, qui respecte l'eau, les espaces, les associations et affinités végétales, mais aussi qui remplit son rôle vis-à-vis de l'homme avec de nombreuses plantes "utiles".
Tout cela est organisé dans des jardins à thèmes où les senteurs, les couleurs et les aussi bruits d'eau, restent accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Vous pourrez également y faire quelques emplettes ... mais surtout vous pourrez peut-être y rencontrer le maître des lieux. Pascal vous parlera alors sans doute de son jardin mieux que personne et vous donnera envie de voir vivre cet espace au fil des saisons.

Le Jardin des Sources vu du ciel. A droite de la route, le nouvel espace sur le pied de coteau. A gauche, le jardin.


Le Jardin des Sources est visitable du mardi au dimanche de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h.
Si vous voulez une visite en groupe, prévenez de votre venue au 02 35 50 93 44, et saluer Pascal de ma part.

vendredi 1 mai 2009

Monet , l'invention d'un paysage

Aujourd'hui débute une exposition exceptionnelle (c'est ce qu'en disent les médias !) à Giverny.

Avec le 1er mai, c'est l'ouverture du Musée des Impressionnismes et d'une série d'une vingtaine de toiles concernant le célèbre jardin avec

Le Jardin de Monet à Giverny : l'Invention d'un paysage

L'exposition parle de création de paysage, mais il ne s'agit pas du "grand paysage", il s'agit d'un petit paysage construit, transformé, habité, vécu par le peintre, son jardin. Le double acte de création, du jardin et de la toile, participe d'une même action.

Lorsque Monet jardine, il est déjà en train de peindre.

Ce sont 20 années de la vie du peintre qui repose sur ce comportement où il invente le paysage qu'il peint, mais aussi il invente une nouvelle façon de considérer la toile. Il invente le projet de peinture totalement libre.
Si vous aimez les fleurs en vrai et en peinture, cette exposition doit faire partie de votre programme de visite. Attention, cette manifestation co-organisée par la fondation Claude Monet, le Musée d'Orsay et le Musée Marmottan ne dure que jusqu'au 15 août 2009 et promet d'être très fréquentée.

Cette expo marque aussi le début d'un nouveau fonctionnement pour le site de Giverny, celui d'un EPCC (etablissement public de coopération culturele) du nom du Musée des Impressionnismes associant collectivités territoriales, partenaires scientifiques et la fondation Terra.

mercredi 5 novembre 2008

Rad'ART

Un évènement rouennais à ne pas manquer, le Festival Rad'ART à la Halle aux Toiles.
C'est ce week-end, les 8 et 9 novembre.
Le samedi, de 10 h 00 à 22 h 30.
A partir de 20 h 30, concert de folklore imaginaire par Natacha Jouët et Frédéric Jouhannet.
Le dimanche, de 10 h 00 à 19 h 00.
Douze artistes nous présentent leurs œuvres, d'une grande diversité et d'une large créativité. Photographes, graphiques, calligraphes, peintre. Ces douze jeunes talents de la région de Rouen, dont certains ne sont pas à leur coup d'essai. Mais tous méritent votre attention, votre visite. Barbarette et ses photos, Aby et ses illustrations, Emilie Thomas et ses peintures, Karim Jaafar et ses calligraphies contemporaines, le collectif "La distillerie graphique", et les autres.
Pour plus de détails, c'est ici.

Et il y aura du paysage dans l'expo : paysages réels, paysages rêvés, paysages inventés.



Imagettes de haut en bas : Karim Jaafarn, Aby, Samy et Patrick Poignye.
La Halle aux Toiles, c'est à Rouen - rive droite
entre la Seine et la Cathédrale, sur la place de la Haute Vieille Tour.

mercredi 15 octobre 2008

Il y a des "gens" dans le paysage

Ce titre est une réponse à la très belle exposition présentée par Eric Bénard, en ce moment et jusqu'au 30 novembre, à Conches-en-Ouche dans le cadre de la 3° biennale de photographie.

Cette biennale qui a pour thème "Fleuve, transport et communication" est en train de devenir un rendez-vous incontournable de la photographie (ce n'est pas encore Arles mais ça viendra !).

Eric a photographier les "gens de Seine", comme il aurait pu le faire avec des "gens de scène". Il les a pris, il les a mis en situation. Sur la photo, ces gens sont dans leur environnement de travail ou de pratique. Ils sont donc insérés dans le paysage. Même si l'arrière-plan est flou (volontairement bien entendu), il est particulièrement présent. Chaque personnage est accompagné d'un petit texte qui explique un peu de ses relations aux fleuves, de ses joies, ses difficultés, ses questions.

En fait, cette petite exposition est issue d'un livre édité par "Les cahiers du temps" et regroupe 40 clichés avec chacun un caractère spécifique. L'ensemble est préfacé par Olivier Sirost, sociologue et grand connaisseur du fleuve pour en avoir fait l'un de ses axes de recherche. Un ouvrage qui invite à la rencontre de personnalité dont les actions, parfois fort discrètes, façonnent l'identité actuelle de la vallée de la Seine.


Pour découvrir le travail d'Eric Bénard, allez découvrir son site : www.éricbénard.com
Son book en ligne est impressionnant de qualité et de diversité.

mardi 12 août 2008

En Chine, il n'y a pas que les J.O. !

Non, la Chine est aussi un extraordinaire réservoir de la diversité paysagère mais aussi botanique. Et il ne faudrait pas oublier que les chinois sont pleinement conscient de celà. Même si nos médias occidentaux nous disent (à qui veux les entendre) que la puissance économique chinoise sera forcément destructrice de biodiversité, de richesse environnementale et paysagère, ce serait ne pas tenir compte du profond respect de la vie inhérent à la culture chinoise particulièrement visible dans l'expression artictique dominante en Chine : la peinture de paysage.
La peinture dite "guó huà", c'est à dire "peinture du pays" est décliné selon deux axes : celle qui représente des fleurs et des oiseaux (huā niǎo huà) et celle qui est consacrée aux paysages (shān shuǐ huà).

Cette peinture a un vocabulaire très détaillé et où tout élément possède un sens spécifique. Un pont n'est pas figuré par hasard, pas plus qu'une fleur ou un temple. Pour en savoir un peu plus, allez faire un tour sur l'atelier de peinture chinoise... actuellement en restructuration... patience.


Vous pouvez apprendre quelques éléments avec ce livre de Li Dongxu : La peinture chinoise - La peinture de paysages

mardi 1 juillet 2008

Pour le plaisir

Juste un lien vers de nouvelles aventures visuelles et paysagères grâce à Catherine de l'équipe Ecolo-Info. Trois expositions parisiennes que je n'ai pas vu... pour le moment ; un livre à chausser aux Editions du Chêne ; et drôle de paysages comestibles.

C'est ici sur le site d'Ecolo-Info.

dimanche 18 mai 2008

John Cage

Quelques musiciens célèbres ont cherché à faire de la musique de paysage. Plusieurs formes existent.
La musique descriptive évoque de façon assez réaliste le paysage comme Bedrich Smetana le fait avec sa célèbre Moldau (Vltava). Rappelez vous aussi de la VIe symphonie de Beethoven où un orage est si bien décrit par les notes.
Il existe une musique qui est plus évocatrice des sentiments que nous pouvons ressentir à l'observation d'un paysage. C'est le cas de la musique de Ferde Grofé dont la Grand Canyon Suite est restée l'œuvre sans doute la plus connue. Le compositeur vise alors à partager ses propres expériences sensitives avec des images sonores assez simples.
Et puis, il y a John Cage, avec son œuvre pour piano "In a Landscape". Cage est souvent qualifié de difficile par son aspect technique bien particulier. le "piano préparé", où des objets sont placés dans le piano pour obtenir des sonorité spéciales. Dans "In aLandscape", les sons sont plus "naturels" mais l'ensemble est assez éthéré, sans doute plus intérieur.
Et en plus, voici une mise en image qui "fonctionne".
Cette musique est associée à une vidéo qui me rappelle également l'interview dans un train de Michel Corajoud dont je parlait il y a maintenant plus d'un an.

Musique et vidéo se marient parfaitement.
Laissez-vous aller au paysage de cette musique.

mardi 29 janvier 2008

Jardin - version verticale

Le nom me disait quelque chose, alors lorsque j'ai vu que Le Monde 2 du 12 janvier parlait des Folies-Siffait, j'ai découvert l'article de Catherine Chomarat-Ruiz.
Les Folies-Siffait sont accrochées au coteau nord de la Loire, à environ 20 km en remontant le fleuve vers Ancenis. Succession de terrasses serrées et emboitées, elle sont le résultat de plusieurs phases de construction, de gestion et de protection par la famille Siffait. Maximilien y a œuvré de 1819 à 1829 ; puis Albert-Oswald, le fils, tente de protéger le parc contre l'arrivée du chemin de fer ; enfin Ernest Siffait et son épouse est le dernier propriétaire du bien familial.
L'auteure de l'article nous fait parcourir les images suggérées par la visite des lieux, tant au XIXe siècle que de nos jours. L'histoire chronologique des constructions du site est mal connue, mais l'objectif poursuivi par les créateurs est totalement ignoré. "... Le mystère des Folies-Siffait reste entier. Doit-on s'en réjouir ? ... la connaissance de la finalité du parc n'empêchera jamais l'imagination de galoper." Le parc a été le cadre de multiples interventions artistiques dont des œuvres de Turner et la fin d'un documentaire d'Agnès Varda : "O saisons, ô châteaux". Le rendu du réel n'a pas entravé la venue de l'imaginaire. "... De l'espace de la composition végétale et minérale à l'espace des artistes, par passant par l'espace labyrinthique du promeneur, géographique du voyageur, ou politique de l'élu, le lieu intrigue. ... "
Sommes-nous dans La Poétique de l'espace, chère à Gaston Bachelard ? "Le Parc des Folies-Siffait convie à une promenade, pousse à la réflexion, et condamne à produire une oeuvre... un livre par exemple".

Catherine Chomarat-Ruiz éditera un livre sur ce site en fin d'année 2008.

Ce site passionnant m'a donné envie de chercher un équivalent, plus ou moins proche dans l'esprit, en vallée de Seine. Je cherche encore. Il y a bien La Roche-Guyon, ou Yville, ou encore quelque jardins accrochés vers Connelles, mais sans commune mesure. si vous connaissez quelque chose de ce style, faites-moi signe.

Un premier ouvrage traitait déjà de ce site sous forme d'une nouvelle parue en 1984 sous le titre « La folie de Monsieur Siffait » par Joël Roussiez, illustrée de photographies et rendant hommage au lieu. Un second ouvrage écrit par Jean-Gabriel Bouchaud chez Coiffard décrit le site, mais il est épuisé.


Reste les bouquinistes, car le site est encore en travaux et inaccessible au public... avant une prochaine réouverture.



Quelques belles photos ici : http://www.vjoncheray.fr/phototheque/photos-nantes/agglomeration/le-cellier/

Pour plus d'info sur les Folies-Siffait, aller sur le site de la commune du Cellier.

samedi 24 novembre 2007

Réflexion à partir du travail de Jean-Philippe NUEL

JP Nuel n'est pas paysagiste, il n'est pas historien du paysage, ni artiste du plein air... il est décorateur d'intérieur. Son agence d'architecture et décoration figure parmi les plus importantes.
Lors de l'émission "Des racines et des ailes" de mercredi 21 novembre, l'agence Nuel figurait au programme et son fondateur parmi les principales personnalités suivies par les journalistes.

Jean-Philippe Nuel a réussi à faire entrer le paysage dans une chambre d'hôtel. Ce n'est pas la première fois qu'en plaçant le lit face à la fenêtre sur un paysage significatif, le locataire de la chambre se retrouve en même temps occupant du paysage qu'il observe. Ici, Nuel va plus loi.

LES CHAMBRES ET LES SALLES DE BAIN DIALOGUENT AVEC LE PAYSAGE Le lit se trouve au milieu de l’espace face à la vue, il en est de même pour la salle de bain qui bénéficie également d’une vue directe sur l’extérieur. La chambre et la salle de bain constituent un espace global très lumineux que l’on peut moduler selon son choix par de grands panneaux de verre dépoli. La baignoire comme le lit est au centre des pièces, le plan vasque fait face au paysage, la douche comme une pièce à part entière permet une utilisation à deux personnes. Les couleurs sont toutes en camaïeu pour apporter un sentiment de quiétude et de douceur, la couleur est une ponctuation tonique apportée principalement par des œuvres d’art originales. (texte extrait du site de l'agence Nuel - Jiva Hill Park Hotel - Genève).


Sur la table, placée entre le lit et la fenêtre de la chambre, se trouve un cadre, posé verticalement. Cadre transparent, juste bordé d'un liseré métallique. Depuis le lit, le locataire regarde le paysage avec une limite, comme un tableau ... mais le paysage n'est pas contraint, il s'échappe du cadre.
Alors, donc, le paysage existe hors du cadre, il ne se limite pas à la toile, à l'image, le paysage existe sans sa représentation. Non, le paysage est libre d'être sans contrainte, sans être créer dans sa figuration comme le voulait Alain Roger.

Dans la chambre d'hôtel, le paysage occupe trois dimensions de la pensée. Pour un observateur allongé sur le lit, il est dans le cadre posé sur la table, il se poursuit en-dehors du cadre jusqu'aux limites de la fenêtre, et il est imaginé se dilatant hors du second cadre de la fenêtre pour s'épanouir dans l'espace que le voyageur retrouvera en sortant de l'hôtel. Le paysage est entré dans la chambre d'hôtel. Et en même temps, l'observateur est devenu participant au paysage qui dans sa dimension la plus réduite n'existe que pour lui, que par lui.

Magie de la fabrique pluridismentionnelle du paysage, mystère de la relation de l'objet observé avec l'observant.

Cela m'évoque un "exercice de lecture de paysage" simple que chacun peut facilement tester :
1 - Placer vous devant un grand paysage... ou plus discret...paysage plus quotidien.
2 - Placer vos mains de façon à forme un cadre, un peu comme un petit écran et regarde le paysage par cette lucarne. Décrivez-le mentalement.
3 - Dressez vos deux bras verticalement, coude fléchis, de façon à limiter votre vision latérale et de créer ainsi une fenêtre au cadre plus large. Décrivez à nouveau mentalement ce que vous voyez.
4 - Baissez les bras. Regardez. Voyez-vous le même paysage ?
5 - Tournez la tête de droite et de gauche et prenez conscience de la continuité paysagère.

Quels points communs y a-t-il entre ces paysages plus ou moins fragmentés, si ce n'est l'observateur ? Le paysage est multi-scalaire, il est non-centré, il échappe au contrôle. Il est simplement multiple. Et seul l'homme le fragmente.

lundi 22 octobre 2007

Saint Adrien


Il y a quelques jours, je parlais des entrées de ville à l'Est de Rouen. Dans le hameau de Saint Adrien, sur la commune de Belbeuf, l'ancienne route nationale 15 (RD 6015) a été réaménagé avec une chaussée plus étroite et la couleur bleue (de l'Agglo ?) s'est installé dans le paysage.

Et là, ce n'est pas vraiment une réussite. Difficile d'échapper à la présence d'un lampadaire alors que la vision de la chapelle Saint-Adrien et de la maison du servant de la chapelle avec sa source.

Le paysage est assez fermé, mais la vision verticale du lieu sert la présence d'un édifice religieux si particulier. La chapelle est dite "semi-troglodytique" car une partie de la nef se trouve creusée dans la roche.

A l'intérieur, une statuaire de qualité est encore présente et les vitraux ont été refait durant les 10 dernières années par des artistes régionaux . Les thèmes sont variés et celui du pèlerinage est présent, car le lieu était apprécié par la ferveur populaire.
La photo en bas de ce message représente le vitrail de la procession par Jeanmarc. On y note la présence des iles de la Seine et un rendu de la végétation ambiante qui respire la sérénité.
Saint-Adrien était invoqué pour aider les jeunes femmes qui n'avaient pas trouvé de mari, les prières étaient fixées avec des épingles sur le socle de la statue du saint. Aujourd'hui, le rite se poursuit encore, mais les prières sont surtout consacrées à la recherche d'un emploi ou à une demande de soulagement de personnes dans la détresse... bref, les maux et les prières évoluent avec les époques.

A côté (à gauche) de la salle des Colonnes, prenez le chemin, puis à gauche, la chapelle est au sommet d'une belle volée de marches.

Et une fois parvenu à la chapelle, vous découvrirez une vue sur la seine totalement inédite, avec La Chapelle d'Harblay en face de vous et la boucle de Rouen dans sa grande courbe.

De chaque côté de la chapelle, la falaise calcaire, très dégradée par l'érosion, menace même de effondrer et à été renforcée par un filet et des câbles.


Le site est très sympathique, et le Moulin Rose, dancing très fréquenté le week-end, reste le témoin d'un hameau anciennement très vivant avec ses guinguettes dignes des bords de Marne.
On raconte en outre que c'est dans ce village que l'abbé Soury a inventé sa fameuse Jouvence, produit indispensable pour soulager des lourdeurs dans les jambes.

Et Saint-Adrien possède aussi le manoir des Ifs, qui domine la courbe de la route, belle bâtisse qui fut un hotel-restaurant où j'ai eu la chance de diner, il y a quelques années. Table dans une petite alcôve, éclairée au chandelle avec vue sur la Seine... magie du lieu.

Quelques autres hameaux ou villages de la vallée de seine partagent l'aspect de ce site. On pensera à Connelles, La Fontaine à Henouville, Orival...
Privilège de la vallée, qui par les oppositions topographiques entre ses deux rives, fabrique des paysages inédits.

mercredi 26 septembre 2007

David Hockney

Depuis plusieurs mois que ce blog existe, très peu de place est laissée à la peinture.
Pourtant, si vous inscrivez "paysage" sur votre moteur de recherche préféré, bon nombre de réponses concerneront l'art du paysage sur toile, papier ou autres supports. L'aquarelle y tient une place importante, mais ce n'est pas la seule expression paysagère graphique. Dans les nombreux volumes parlant d'histoire du paysage, on évoque la naissance de cette notion avec la Renaissance et les premières représentations de l'espace paysager.

Mon gout personnel va plutôt vers un art plus contemporain comme celui de David Hockney.

Il est à la fois un destructeur et un constructeur de paysage graphique. Il décompose la vision que lui apporte la photographie pour mieux recomposer le paysage ensuite. Il a beaucoup utilisé le photomontage.
Son expression est souvent éloignée de ce que l'on attend d'un "peintre paysagiste" ert la notion même de "paysage" pourrait sembler impropre à qualifier certains de ces travaux comme "Flight into Italy - Swiss landscape" daté de 1962, toile formée de collage d'extraits de magazines et d'un rythme paysager qui a beaucoup à voir avec la lecture géologique.


Un de ses thèmes majeurs (utilisé vers 1980 puis à nouveau à la fin de années '90) est le canyon. En voici deux exemples. Avec le "Nichols Canyon", très coloré et assez plaisant. On peut y trouver du Cezanne, du Picasso mais aussi Andy Warhol.

Et un travail plus récent et plus complexe sur le grand canyon qui a fait l'objet d'au moins cinq représentations variées, plus ou moins fragmentées et recomposées. Ici, seul un fragment est visible. Hocknet a manifestement été fasciné par ce site, sa profondeur, son ampleur, et ses couleurs. Seule une des toiles montre la rivière Colorado mais sa marque est très lisible, là encore grâce à une véritable lecture géologique du phénomène.

C'est ce tableau qui a fait la couverture du livre édité à l'occasion de l'exposition Espace/Paysage, au Centre Georges Pompidou à Paris en 1999.



Et puis il y a la vision de la côte pacifique qui a ma préférence. "Pacific coast highway and Santa Monica" possède un rythme, à la fois linéaire et ondulatoire. la route y est un éléments majeur du paysage avec un rôle structurant fort.



Mais où est donc le jardin dans le paysage. Ici, il y a autant du "protoplasme" évoqué par Edgar Morin que de la renaturation d'un espace dans lequel la ville est pourtant omniprésente.

L'instant le plus fugitif le point de vue le plus appuyé, les fantasmes collectifs, la connaissance historique et géographique, les souvenirs, les anecdotes, le regard des peintres qui nous précèdent, tout cela finit par constituer un superbe pudding visuel, tactile, sonore, cinétique, c'est-à-dire le paysage moderne, forcément cézannien, futuriste et cubiste.



Vous trouverez beaucoup d'autres informations sur Hockney sur ce site ou celui-ci.
Un beau documentaire lui est consacré, réalisé par la BBC. Si vous voulez en savoir plus, allez chercher le livre de Marc Livingstone qui se nomme simplement "David Hockney", édité par Thames et Hudson.
Et puis il a également le livre dans lequel il parle lui-même de son travail en parcourant les techniques de peintres plus classique et ce que leurs découvertes lui ont apporté. Le livre se nomme "Savoir secrets"

" Le cubisme est affaire de perception et de représentation du réel. La plupart des distinctions en art, comme l'abstrait opposé au figuratif, me paraissent fausses. Il y a très peu de conflits en art qui, selon moi, valent la peine, à l'exception d'un seul : le désir de représenter. Le désir de représenter est très fort en nous, très profond, et il se refuse à disparaître. [...] Nous représentons le monde, afin de mieux le comprendre. " David Hockney.

samedi 25 août 2007

JL Lemaitre


Voilà un court message pour vous faire découvrir un photographe qui a plus d'une corde à son arc... dont le paysage. Je vous en propose juste deux exemples pour vous faire une idée et vous invite à aller faire un tour sur son book en ligne.

Vous trouverez sur son site de très nombreuses photographies de Normandie, mais aussi d'autres régions.
Les couleurs sont toujours maitrisées. Parfois, il y a comme une vrai mise en scène du paysage.

Ce me semble être le cas sur les deux choisies, comme ce carré énigmatique devant le front de falaise. Land-art ?

Jean-Luc Lemaitre vous propose également des conseils pour vos propres clichés et vous permet de découvrir sur son site d'autres photographes qu'il aime.






Je partage avec lui l'intérêt pour Jean-Loup Sieff dont je vous propose le nu dans le paysage, paysage habité, si particulier, que voici.

mardi 17 juillet 2007

Un canard dans le paysage


C'est le drôle de canard jaune de Florentijn Hofman. Oeuvre mobile et géante que vous pouvez découvrir en parcourant l'estuaire de Loire durant cet été. Cette création (ici une installation) est visible du 23 juillet au 16 août près de Paimboeuf puis au niveau de Saint-Nazaire. Elle fait partie de l'ensemble de "choses étranges et insoupçonnables.
Vous pourrez aussi déclencher la sculpture paysagère de Jeppe Hein à Couëron, ou plus loin, vous étonner du bateau mou d'Erwin Wurm.
“Un point jaune surgit à l’horizon et s’approche des rives. Son arrivée provoque de grands rassemblements et la stupéfaction. ‘Le Canard’ ne connaît pas de frontières, il ne fait aucune discrimination entre les personnes et n’est porteur d’aucun message politique. Il représente une figure amicale qui rayonne de son jaune éclatant au long de ses voyages pour apaiser les tensions mondiales.” (F. Hofman)
On peut suivre le chemin d'eau pour aller à la rencontre de ces "perturbateurs de paysage" car il y a un bateau tout les jours qui parcourt l'estuaire entre Nantes et Saint-Nazaire.
Le programme est consultable et l'animation du site est assez extraordinaire... à l'image de la manifestation.

Ah, oui ! cela se nomme Estuaire 2007 et le site c'est http://www.estuaire.info/fr/estuaire_high.html

samedi 30 juin 2007

Paysage de Rouen

Une simple image vous montrera la modification du paysage rouennais avec la création du nouveau pont, le 6° pont nouvellement nommé Pont Flaubert.


Avec ses mats et les papillons qui sont au sommet, il est vraiment monumental. Depuis le centre ou l'Est de Rouen, regarder vers l'Ouest donnait une ligne entre forêt et immeuble d'habitation à Canteleu. Aujourd'hui, sans dépasser de la ligne de la forêt de Canteleu, le Pont Flaubert provoque un vrai changement de la vision de la ville, proche de ce qu'avait provoqué l'érection de la tour des archives ou plus anciennement le pont transbordeur.


(cliché Guillaume Painchault, 2007)

(image collection Edy Pockelé)

Si on dit qu'un seul vous manque et tout est dépeuplé, on érige un édifice et tout un paysage est transformé.
Lorsque la route qui franchit le Pont Flaubert sera en fonction, il sera également possible de prendre possession d'un nouveau paysage, celui d'une vue de Rouen avec les 5 autres ponts depuis l'Ouest.

samedi 9 juin 2007

Nils Udo

Nils Udo fait partie de ces artistes exceptionnels qui marque leur temps. Pour lui, marquer le temps, c'est en association avec "marquer l'espace".
Il pratique le LandArt et a réalisé quelques projets en France, comme au Parc d'Eole à Brest.
Son travail tourné vers des variations d'échelles importantes fait une part belle à la géométrie (cercle du nid), aux textures végétales et à la nature qui peut toujours reprendre le dessus. Tous les matériaux naturels ont été présents dans son travail ; mais l'oeuvre n'existe que par la photo qui en prise.


Sa collection pour le FRAC Nord-Pas-de-Calais était géniale, mais comme toujours éphémère.

Pour plus d'informations, allez lire le texte de Pauline qui place bien tout cela dans le contexte artistique.

Et merci à Marieaunet de m'avoir rappeler cet artiste par son blog.

Ci-dessous, l'une des oeuvres de Udo que je préfère : "Maison d'eau" réalisé en 1982.



Près de Rouen, il a exposé au Parc des Provinces, parc urbain à Grand-Quevilly entre HLM et Métrobus. C'est là que j'ai découvert son travail en 2003

vendredi 11 mai 2007

Après la pluie...


Voilà bien longtemps que le ciel n'était pas passé à la pluie.
Que serait le paysage normand sans elle ? L'un des caractère dominant de l'esthétique du paysage normand est souvent la présence de la pluie. Et parfois du doux sentiment d'après la pluie !
Et que serait le paysage normand sans ce tendre moment qui suit la pluie.
A Deauville, après la pluie ; somptueuse et étonnante image de cette plage sans Trintignant, comme dit Vincent Delerm et l'auteur de la photo.
Visitez le site de ce photographe qui ne manque pas de sensibilité paysagère : L'instantané.