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jeudi 12 juin 2014

Realitati care nu ar trebui uitate!

Dupa ceva timp de cand vorbim despre schimbarea climaterica, se pare ca multi dintre noi continua sa vorbeasca despre aceasta la viitor. Ori, este cat se poate de clar ca déjà la timpul present ar trebui sa conjugam verbul “a se adapta”. Biodiversitatea a marcat cu adevarat acest pas si dupa cum spune geneticianul Pierre-Henry Gouyon, “ar trebui sa repunem in functiune motorul biodiversitatii” (science et avenir H&S oct 2013).

Cateva cifre sunt necesare pentru a ne pune la curent:
Exista o lista internationala, validata de oameni de stiinta de cel mai inalt grad  si stabilita pentru Uniunea Internationala pentru conservarea naturii (UICN). Nu mai putin de 64000 de specii sunt recenzate. Conform acestei liste, 19000 din aceste specii sunt in pericol. Da, resursele pamantului sunt numarate, la fel si rezerva in posibilitati biologice.  Iar daca 41% din amfibieni sunt astazi amenintati cu disparitia, aceasta nu face placere decat batracofobilor (da, acestia exista!).
Peisajul depinde in foarte mare masura de populatiile animale si vegetale care il formeaza. Fara nici o indoiala, peisajele noastre sunt condamnate sa se schimbe. Si atunci de ce sa nu le adaptam la adevaratele noastre nevoi ? De ce sa cultivam ulei de palmier pentru a-l face sa parcurga 35000 km inainte de consumare, cand exista produse locale de substituire ? (5,2 milioane hectare de padure sunt distruse in fiecare an, printre altele si pentru acest scop).
De ce sa fim atat de putin eficienti in reciclarea materiilor prime (cresterea cu 40% a consumului lor intre 1999-2005 – minerale, biomasa, energii fosile) atunci cand noi stim bine ca exista limite de productie?
Si, asa cum spune P.-H.Gouyon, de ce sa inchidem ursii panda in gradini zoologice pentru a-I proteja, cand am putea sa protejam padurile de bambus?
Sigur, lumea aceasta merge in cap si eu ma trezesc adesea dimineata gandindu-ma la o lume, lasata copiilor mei, in care este déjà prea tarziu.

Imi place tare mult aceasta imagine folosita de Y.-A. Bertrand si Isabelle Delanoy.
Imaginati-va…sunteti un organism de tip bacterie si populatia voastra se dubleaza in fiecare zi. Problema este ca voi traiti intr-un borcan inchis.
Borcanul se va umple in 100 de zile.
Asadar, puneti-va doua intrebari : Dupa cate zile borcanul va fi pe jumatate plin ?

Dupa cate zile veti incepe sa va temeti de lipsa de spatiu ?
Daca descoperiti raspunsurile…atunci intelegeti de ce e timpul sa actionati.


Tocmai am terminat de privit video-ul Home. S-ar putea sa considerati aceasta putin deprimanta. Eu, personal, stiu de ce sunt in fiecare zi intr-o lupta cu semenii mei pentru supravietuirea speciei noastre, respectand celelalte specii.

I post that for my romanian friends. They have to know my motivation to be always in action.
Thanks to my friends Ioana, who translate this text from french. She is really great.

Ioana tradus textul în limba română. Multumesc Ioana.

Je poste ce message pour mes amis roumains. Il doivent connaître ce qui me motive pour être toujours en action. Merci à mon amie Ioana qui a traduit mon texte français en roumain. Elle a été super.

vendredi 17 février 2012

Rapport du Groupement d'Intérêt Scientifique des Sols


Produire un document établissant un état des lieux chimique, biologique, physique des sols de France, telle est la mission du GIS Sol. Le rapport 2011 vous a peut-être échappé.
Sa lecture nous apprend que les sols français ne sont pas dans un état trop déplorable. L'acidité des sols n'a pas augmenté durant les 15 dernières années. Les réserves minérales semblent stables. Les pollutions ne sont pas inexistantes, elles sont surtout très inégalement réparties. C'est le cas avec le cadmium et le plomb dans le nord de la France.
Cette étude ne fait malheureusement pas état des conséquences de l'étalement urbain, de l'artificialisation des sols et des phénomènes d'érosion.

Le lien vers la page de l'INRA
http://www.inra.fr/presse/etat_sols_france_bilan_inra

Pour lire le résumé du rapport
http://www.inra.fr/content/download/30877/382468/version/1/file/INRA-synthese-BD.pdf

Pour télécharger directement l'ensemble du rapport 2011 du GIS Sols
http://www.inra.fr/content/download/30876/382465/version/1/file/rapport_BD.pdf

dimanche 5 juin 2011

Flashé ?

Parmi les étudiants en première année à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, un groupe a eu la chance (faut voir !!!) de réfléchir à la place de la signalétique et des grands panneaux publicitaires ponctuant nos routes.
Ma propre réflexion sur ce sujet a trouvé un nouveau point d'appui avec la polémique autour des panneau de pré-signalisation des radars automatiques de vitesse, polémique mise en œuvre tout d'abord par les médias.


En fait, je vois réellement un intérêt dans cette suppression des panneaux ; c'est celui de la diminution de la pollution visuelle. Reconnaissons que ces panneaux sont grands.
Nos aménagements de bords de routes et d'autoroutes font de plus en plus appel à un sens aigu de l'esthétisme pour obtenir une signalétique de qualité. Il suffit pour cela de constater l'amélioration des panneaux d'annonces touristiques sur autoroute (ces panneaux à dominante brune qui vantent tel château ou abbaye) ... même si bien souvent, la position du panneau fait qu'il devient également une forme de pollution visuelle.
La panneau d'annonce de radar automatique, codé SR3, a pour mission exacte :"signal annonçant une zone où la vitesse est contrôlée par un ou des radars automatiques".

Mais soyons honnêtes, l'existence même de ce panneau relève de la plus profonde hypocrisie. Placé là pour signaler une zone dangereuse à venir, et donc où il convient d'être attentif à son comportement et sa vitesse, on vous annonce en fait un radar présent pour vous sanctionner. On vous propose donc d'éviter la sanction, il suffit de lever le pieds durant les quelques centaines de mètres qui approchent.
Hypocrisie des pouvoirs publics qui trouve là un beau moyen de faire entrer de l'argent dans les caisses de l'Etat (c'est pas le radar qui va empêcher des inconscient de prendre la route), hypocrisie des conducteurs qui prétendent que cela les rends plus attentifs (mais après le radar, 150 km/h c'est quand même mieux !), hypocrisie politique qui fait de ce sujet un argument de contestation sur le fonctionnement du gouvernement, hypocrisie sociale d'une société qui oublie de dire qu'elle ne peut fonctionner qu'avec des lois qui sont là pour être respectés ... ou transgressés. Pour ma part, si je suis flashé, c'est bien fait pour moi !

Mais c'est une partie de nos mentalité qu'il faut changer. Rouler avec la peur du gendarmes et de la sanction doit être remplacer par rouler en étant conscient des dangers de la route.
Mon hypocrisie à moi, c'est : oui il faut supprimer ces panneaux annonçant les radars automatiques ... ils défigurent le paysage.

Petit rappel : à 110 km/h sur autoroute et à 80 km/h sur route, vous polluez moins, vous économisez du carburant et des sous. Dernière hypocrisie .. oui, la crise de l'énergie va sauver des vies !!!

vendredi 15 mai 2009

Thalassa 15 mai 2009

Il est juste encore temps ... si vous passer par ici, pour vous signaler que ce soir, l'émission Thalassa (20 h 35) est consacrée au littoral Haut-Normand.
De Deauville à Dieppe, le voyage avec un passage consacré à la baie de Seine et aux nombreux travaux qui y sont menés, mais aussi aux pollutions dont elle est victime. Il devrait y avoir, au minimum, une évocation des études réalisées dans le cadre du GIP Seine-Aval.
Autre sujet haut-normand, Val-de-Reuil, avec des modèles réduits de sous-marins nucléaires.

Et si vous le ratez ce soir, la rediffusion est prévue Dimanche 17 mai à 2 h 50 du matin ... heureusement il y a le magnétoscope ou l'enregistrement sur streaming.

Et la semaine prochaine, le vendredi 22 mai, la soirée Thalassa sera consacrée à la suite du littoral vers la Picardie, cette fois ce sera de Dieppe au Tréport.

Horaires ici

jeudi 19 février 2009

Merci Fred pour ce beau texte

"Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D
'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer.
Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore."

Fred Vargas
Archéologue et écrivain

vendredi 20 juin 2008

Alerte sanitaire ??? pour quoi faire ???

Le texte ci-dessous me semble assez explicite par lui-même. c'est une alerte supplémentaire qui devrait nous pousser à agir, à penser, à vivre différemment. Voulez-vous vraiment consommer de l'huile de vidange sans le savoir ? Même si il y a de fortes "chances" que, si vous en avez consommé, les taux de dilution soit tel que le danger reste marginal, le principe de la non-divulgation de l'information et de la négligence des services sanitaires a tout pour nous rendre suspicieux. Voir le blog de Raffa.

Achetées en Ukraine, 40000 tonnes d’huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n’ont pas du tous disparu des rayons français.

Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l’huile, etc… préparées avec de l’huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n’a pas été informé…

Officiellement, tout commence le 21 avril dernier, quand le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l’huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d’huile achetée en Ukraine est farcie à l’”huile de moteur“, huile minérale dérivée d’hydrocarbure. Et pas qu’un peu : d’après nos informations, sur 2800 tonnes d’huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d’aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d’un énorme lot de 40000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c’est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d’huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d’après les confidences d’un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d’huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d’Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars (moins ce qu’ils ont déboursé pour l’huile bidon, certes, mais celle ci coûte des clopinettes).

A partir du 26 avril, la Commission européenne et la répression des fraudes rendent publique l’alerte. Officiellement, l’huile de tournesol frelatée mise en bouteilles et les plats préparés à partir de cette mixture ont tous été retirés des rayons et “n’ont pas atteint le consommateur“. Fort bien, mais, au fait combien de lots ont été retirés en tout ? Questionnée par “Le Canard”, la DGGCRF, autrement dit, la Répression des fraudes, explique que “compte tenu du nombre d’entreprises concernées, il est impossible d’en connaître le nombre exact“. Chez Carrefour Promodès, enseigne qui possède la moité des grandes surfaces alimentaires en France, on admet du bout des lèvres avoir retiré pas moins de… 200 produits concernés !

Bref, tout baigne. Sauf qu’il reste un léger problème : Saipol, la maison mère de Lesieur (laquelle marque a fait répondre au Canard par son agence de com’ qu’elle n’était “en rien concernée“), a reçu sa cargaison d’huile frelatée fin février. Et n’y a vu que du feu. Jusqu’à ce qu’un mois plus tard un industriel du nord de l’Europe, destinataire du même lot, l’informe après analyse que quelque chose clochait dans l’huile de tournesol ukrainienne . Et ce n’est qu’un mois plus tard que Lesieur a enfin sonné l’alerte auprès de la Répression de fraudes. La question qui se pose est cruciale : combien de produits assaisonnés à l’huile frelatée ont été conditionnés et commercialisés entre-temps ? Saipol reconnait avoir raffiné l’huile en question pour la vendre ensuite à une trentaine de clients de l’industrie agroalimentaire1 , dont il refuse de citer les noms. Mystère et salade verte. […]

Mais il y a plus sérieux : contrairement à ce qu’ont d’abord assuré la Commission européenne et les pouvoirs publiques français, tous les produits additionnés d’huile contaminés n’ont pas été retirés des rayons. En effet, le 2 mai, la Commission européenne s’est fendue en catimini d’une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile de tournesol frelatée. […]

Comme l’admet la DGCCRF dans une note adressée au Canard, le 7 mai, “en l’absence de toxicité aiguë”, tant pis pour les mayonnaises et autres petits plats déjà vendus. “Aucun rappel” n’a été effectué .[…]

[Le Canard enchainé, 14 mai 2008]

jeudi 29 mai 2008

Crise pétrolière et Haute-Normandie sur France 3 Normandie

Une émission à voir ou enregistrer.
La place de l'industrie pétrolière est importante dans notre région, elle est source d'importants profit mais aussi de pollution visuelle et olfactive, et dégrade tous les paysages où elle s'implante. L'alternative Diester pose bien des problèmes en matière d'aménagement du territoire., non seulement en France mais aussi dans les pays du Sud où les oléagineux prennent la place des cultures vivrières.

Donc, samedi matin n'oublier pas de regarder

"La Voix est Libre" sur France 3 Normandie, Samedi 31 mai à 11h30.


Le thème : La crise pétrolière, quelles conséquences en Haute - Normandie ?

Mercredi 21 mai le baril de pétrole a dépassé à New-York le seuil symbolique de 130 $. Que ce soit en raison du faible niveau de la monnaie américaine ou de la " pénurie " organisée de la production par les pays exportateurs, cette nouvelle crise ne semble pas trouver, en tout cas à court terme, d'issue favorable.

La Haute-Normandie est l'une des régions françaises avec les secteurs de Fos-sur-Mer et de la banlieue lyonnaise à raffiner le plus de pétrole.
Cette particularité ne l'exonère en aucun cas de subir les contrecoups des augmentations successives de l'or noir à sa production. Et cela au nom de l'égalité des français sur l'ensemble du territoire national. Pour autant son statut de " producteur " d'essence et de gasoil domestique lui confère une responsabilité particulière. Cette production s'accompagnant de recherches sur les énergies de demain qui se traduisent déjà par des expérimentations et de nouvelles productions de bioénergies notamment.

Sur le plateau de France 3 Haute-Normandie, 3 invités représentatifs de la problématique énergétique débattront des conséquences de la crise actuelle et de l'avenir des entreprises de la région concernées par les énergies fossiles et alternatives.
Gérard Blottière, le Président de l'Automobile Club Normand
Jean-Louis Schimansky, le Président de l'Union Française des Industries Pétrolières
Albert Delepine, le Directeur de SAIPOL , une entreprise qui fabrique du Diester à Grand Couronne.

A noter que Véronique Bérégovoy, présidente du groupe des Verts au Conseil régional participera à l'émission présentée par Philippe Goudé.


Pour les surfeurs hors Normandie, France 3 Normandie est accessible sur le site de France 3.

samedi 10 mai 2008

Les chiffres de l'IFEN

L'Institut Français de l'Environnement avait publié en fin d'année ses indicateurs clés annuels. Au nombre de 10, ils relèvent de préoccupations écologiques et sociétales importantes :
AIR - indice de pollution de l'air en milieu urbain,
EAU - taux de nitrates dans les cours d'eau,
BIODIVERSITE - indice de l'abondance des oiseaux communs,
TERRITOIRE - natures de l'occupation des sols,
RESSOURCES - rapports des matières importées / consommées,
DECHETS - taux de recyclage des emballages par catégories,
EFFET DE SERRE - indice agrégé des émissions des six gaz à effets de serre,
ENERGIE - part des énergies renouvelables dans la consommation,
DEPENSES - en faveur de la protection de l'environnement par rapport au PIB,
OPINION - classement des préoccupations des français en matière d'environnement.

Parmi ces indicateurs, certains sont particulièrement préoccupant et confirme notre évolution vers une simplification et une standardisation de nos paysages.

Le nombre d'espèces d'oiseaux les plus communs a chuté fortement entre 1989 et 2006, en particulier ceux qui peuplent les zones agricoles (-29%) et forestières (-19%). Les espèces les plus généralistes, qui s'adaptent à tous les milieux, ont augmenté de plus 30% dans les 10 dernières années.

La propreté de l'eau, et donc la biodiversité de la faune et de la flore aquatique, s'est dégradée de façon régulière depuis les années '70, même si un ralentissement est constaté.

La part des énergies renouvelables n'a pas augmentée. Elle a même diminué car la demande en énergie de la population augmente plus vite que la production par la biomasse, l'éolien et l'hydraulique. Même les nouvelles énergies comme les déchets urbains ou le bois-énergie ne prennent pas le relais. Faut-il y voir le frein généré par la peur des impacts nouveaux liés à certains principes énergétiques : paysagers, financiers, fonciers.

A noter que dans les préoccupations des français, la dégradation des paysages n'arrive qu'en huitième position sur les 10 propositions. Le réchauffement et les pollutions passent en priorité ainsi que les déchets et les catastrophes naturelles et technologiques. Seuls le bruits et le nucléaires paraissent moins importants.

Quelques points sont favorables. Les besoins en ressources sont stables autour du chiffre de 1970, le taux de recyclage augmente (même si la France n'est qu'à la 11° place européenne), la production de gaz à effet de serre baisse doucement.

Et le paysage trouvera son intérêt dans les deux derniers indices : les dépenses pour la protection de l'environnement (paysage compris) ont plus que doublées en 15 ans ... mais elles en représentent que 2,1 % du PIB.

Enfin, l'occupation des sols montre une large place laissée aux espaces naturels grace en particulier à la place des forêts. Les espaces littoraux restent très artificialisés mais le phénomène se stabilise. Les terres agricoles (cultures et prairies) représentent 60 % du territoire, il faut donc vraiment veiller à leur diversité, en regard de la place qu'elles prennent. Un grand bémol, le peu de surfaces en zones humides et en eau (autour de 1 %) alors qu'en Europe, elles voisinent 5 %.



Tous ces chiffres sont disponibles en ligne sur le site de l'IFEN, et vous pouvez télécharger la fiche de synthèse. Les dossiers complets sont également disponibles, comme celui des territoires qui est particulièrement intéressant (état de l'année 2006).

vendredi 28 mars 2008

Réforme de l'Etat et paysage

Par une lettre du 19 mars 2008, le Premier Ministre, François Fillon, a adressé à l'ensemble des préfets de région et de département une lettre d'explication des grands principes de la Réforme Générale des Politiques Publiques, dite RGPP, sur l'organisation des services déconcentrés de l'Etat.
Dans cette lettre, il est clairement notifier que le niveau de pilotage est la Région.
Pour mémoire, les services déconcentrés de l'Etat sont des administrations de l'Etat en Région, à ne pas confondre avec ceux de la Région Haute-Normandie.

La future organisation devra reposer sur 8 structures.
Pour les problématiques liés au paysage, seules deux directions semblent concernées :
- la direction régionale de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt,
- la direction régionale au périmètre d'attribution de ministère de l'écologie, de l'aménagement et du développement durables et du ministère du logement.

Donc après un premier regroupement DRIRE - DIREN, il semble que la fusion avec la DRE (Direction Régionale de l'Environnement) soit en marche. Le logement et l'urbanisme ne seront pas séparés.

Un gros flou reste encore au niveau des services départementaux. Les DDE, qui ont déjà subi de grosses modifications vont en vivre d'autres encore. A commencer par la fusion déjà décidée avec les directions départementales de l'agriculture et de la forêt. Fusion qui pose d'ailleurs problème puisque le regroupement choisi au niveau régional n'est pas le même. A moins qu'à terme, l'idée soit de finir avec une seule direction groupant : agriculture, alimentation, forêt, écologie, aménagement... une super-méga-géante direction régionale. Irons-nous vers une DRE-DDE-DIREN-DRIRE-DRAF-DDAF ? Six services en 1 !

Les premiers changement auront lieu très vite à en croire F. Fillon.

le paysage a tout à y gagner, comme à y perdre. Réduire le nombre d'interlocuteurs peut être bénéfique, mais en général, au niveau d'une administration, cela s'est toujours traduit par une perte d'efficacité, une réduction du périmètre d'action comme on dit prudemment. Surtout si le projet de gestion commune des ressources humaines et des moyens de fonctionnement et d'investissement reste un objectif important, comme le précise la lettre du Premier Ministre en page 2..

En regard de l'efficacité du "bureau des paysages" du MEDAD, on peut être inquiet de l'avenir des décisions de ce service dans leur application dans une direction régionale encore plus grosse.

Verrons-nous là encore, une poussée de la dérèglementation ? Je ne vous cache pas mon inquiétude face au lobbying de l'aménagement du territoire qui réduira surement les actions d'environnement à de simples "mesures compensatoires", donnant ainsi une image d'écologie de façade.

vendredi 21 septembre 2007

A voir absolument

Cliquez sur le lien, vous comprendrez comment certaines mises en oeuvre et traitement de la pollution n'ont plus grand chose à voir avec le développement durable.

http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3244,54-957302,0.html?xtor=RSS-3244

lundi 20 août 2007

Projet : Avenir Climat

Benka a lancé un projet de périple d'un an avec pour ambition de recueillir des témoignages de ceux qui luttent contre le réchauffement climatique en Europe et en Asie. La dégradation du climat et le besoin d'une information sur ce sujet au-delà de nos pays favorisés l'on amené à proposer ce parcours.
Benka habite à Autun (71), a 29 ans, est chargé de mission en développement durable dans une communauté de communes et est déjà très engagé dans le monde associatif.

Son voyage ne sera pas de tout repos mais il a un passé de voyageur confirmé.
Vous trouverez toutes les informations sur son blog : http://avenirclimat.info/

Au cours de cette aventure, il traversera de nombreux paysages et nous pourront échanger sur les dégradations, ou modifications non réfléchies, qu'ils subissent du fait de l'inconscience humaine. Peut-être découvrira-t-il également des gestions paysagères sources d'espoir pour tous.

Dans le texte ci-dessous, Benka présente lui-même son projet.


« Le climat change, et il est urgent d'agir ». Cette phrase est devenue tristement banale, je veux lui donner une image et rendre concret les solutions possibles.
J'ai travaillé 5 ans comme chargé de mission pour le développement durable dans une collectivité territoriale. Je milite depuis 7 ans dans des associations d'écologie et de solidarité internationale.
J'ai le projet de partir en 2008 à travers l'Europe et l'Asie. Mon but est de rencontrer les « témoins du climat » : associations, villes, entreprises, individuels… Il existe quantité de personnes à rencontrer pour parler du climat sous une forme concrète, lié à la vie quotidienne, au militantisme ou à un métier.
A travers mon voyage, je veux permettre à ces personnes touchées par le changement climatique de s'exprimer. Dans mes billets, je rapporterai leur vision de la modification de l'environnement et les changements qui sont intervenus dans leur vie quotidienne ou la pratique de leur métier.

Je souhaite traiter le changement climatiques sous deux angles :
* les pratiques : dans les domaines des transports, de l'énergie, de l'habitat, de l'urbanisme, de l'agriculture, de la sylviculture, de la consommation, des déchets,... comment les acteurs agissent pour s'adapter au changement du climat et diminuer leur impact ?
* la participation : le changement climatique est une évidence, mais au-delà du constat, comment les acteurs s'engagent ensemble pour répondre aux enjeux ? Le partage de l'information, les techniques de prises de décisions, la planification des actions, l'échange des points de vues sont également des facteurs de réussite. Comment passent ils du constat à l'action ?

Ces exemples seront transmis en France pour les faire connaître, notamment via des blogs. Si possible, je voudrais amener les lecteurs à modifier eux aussi leur manière de vivre pour diminuer leur impact sur le climat.
[…]
La présentation complète du projet est ici :
http://avenirclimat.info/post/2007/02/28/Avenir-Climat-%3A-presentati...
Pour me soutenir financièrement ou techniquement, rendez vous sur :
http://avenirclimat.info/post/2007/01/25/Soutenez-le-projet.
Mon budget prévisionnel est de 72 € pour une journée : vie quotidienne, matériel, communication et valoristaion de l'expérience au retour du voyage. 66 % de votre don est déductible de votre impôt. Un don de 72 € vous revient donc à 24 €.
Chèque à l'ordre d'Avenir Climat. c/o M. KUBIAK, le bourg, 71400 AUXY.

Et n'oubliez pas, pour diminuer vos émissions de gaz à effet de serre :
* N'utilisez l'avion qu'exceptionnellement. Prenez vos vacances du côté de chez vous, il y a sûrement des coins magnifiques que vous n'avez jamais visités. Sinon, prenez le temps et faite le trajet avec les transports en commun.
* Isolez votre maison de la chaleur et du froid, pensez aux énergies renouvelables, remplacez vos ampoules par des Basses Consommations. Vous gagnerez en confort, et des aides publiques peuvent vous aider à financer une partie des travaux. Renseignez vous auprès de votre Espace Info Energie
* Prenez votre vélo ou roulez plus doucement (80 km/h sur routes, 120 km/h sur autoroutes). Vous ne perdez pas de temps, et vous serez moins stressé
* Achetez moins, produisez moins de déchets, troquez avec vos voisins et triez vos déchets. Vous gagnerez en convivialité.
* Mangez moins de viandes, et surtout moins de bœuf. Essayez les recettes végétariennes, simples et pleines de saveurs.

Projet soutenu par Autun Morvan Ecologie (21), Réseau Action Climat - France, Les Amis de la Terre - France, Bourgogne Energies Renouvelables (21), Objectif climat (alsace), GRAINES (42), Yves RICHARD (enseignant-chercheur),Philippe PERRIN (eco-infirmier), effraie.org, réseau de blogs Freemen.

Benka a besoin de votre soutien, qu'il soit technique, financier, par le relais de l'information, ou tout simplement humain.