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jeudi 28 août 2014

Fragment de paysage de Catal Huyuk, il y a près de 9 millénaires

Le site archéologique turc de Catal Huyuk est connu pour être l'un des premiers sites néolithiques où l'habitat est organisé de façon très groupé. On parle alors de proto-urbanisation. Il est aussi le lieu où se trouve la plus ancienne carte du monde, en fait un plan de la "ville". Il possède enfin la première évocation graphique du paysage environnant un lieu.


En effet, les habitants ont associé à ce plan des rues et maisons de la ville un décor avec ce qui semble figurer un volcan à l'eruption imminente. Malgré la ressemblance étonnante entre l'image et la vision réelle, cette interprétation était très controversée.


Mais depuis la découverte du site dans les années 60, les méthodes et techniques utilisées par l'archéologie ont beaucoup évoluées. Aujourd'hui les géochimistes ont prélevé des fragments de roches au sommet du volcan qui voisine le site (140 km, tout de même), le Hasan Dagi. Le dépôt d'andésite étudié est attribué au VIIe millénaire, ce qui semble bien correspondre à la date approximative de 6500 avant notre ère qui marque le début de l'apogée du site.

Article de référence sur Plos one du 8 janvier dernier.
http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0084711



lundi 21 juillet 2014

La Mailleraye sur Seine aux Victoires du Paysage

Il aurait été facile de laisser ce lieu partir en déshérence... une cale de bac et l'esplanade qui l'accompagne évoluent naturellement vers une sorte de friche en bord de fleuve.


Ce ne sera pas le cas à La Mailleraye. Avec un aménagement pour les camping-cars, un espace de promenade et de marché, un mélange entre le végétal et le minéral, l'espace de la cale du bac de la Mailleraye est devenu l'esplanade Scéno-Marine.
La vocation du lieu est d'être ouvert sur le paysage de la Seine car sa présence y est forte. On est au cœur du Parc Naturel des Boucles de la Seine Normande. C'est aussi le point de départ de circuits de randonnées pour découvrir ce territoire entre falaises calcaires, forêts et zones humides.

L'agence parisienne Babylone a conduit ce projet et sa réalisation a nécessité la collaboration entre Sogeti, Eiffage, MinéralService et Agrigex. L'hydraulique douce est associée à des plantes épuratrices. L'aménagement paysager devrait permettre de nouvelles activités comme des concerts en plein air ou des expressions scéniques diverses. La commune et les associations locales devrait y trouver un nouveau lieu à exploiter pour la vie publique.
Ce projet, aujourd'hui réalisé, a été retenu dans la catégorie "collectivités" pour la sélection finale des Victoires du Paysage 2014. Les résultats de ce concours organisé par l'interprofession de l'horticulture et du paysag ne sera connu que le 11 décembre.
Quel qu’en soit le résultat, d'avance bravo à André Leborgne, maire, et à son adjointe à la culture, Isabelle Renouf.




Pour mémoire, voici un lien vers quelques informations sur le site de la commune à propos de ce "bac de la mailleraye" dont la cale a été transformée.

Photo aérienne prise vers 1957 d'après J.-B. Seille, l'auteur du merveilleur blog "bacsdeseine". Je le remercie pour ces clichés. Une visite sur ce blog s'impose.

A signaler que l'agence Babylone fête ses 10 ans ... bon anniversaire.

jeudi 12 juin 2014

Realitati care nu ar trebui uitate!

Dupa ceva timp de cand vorbim despre schimbarea climaterica, se pare ca multi dintre noi continua sa vorbeasca despre aceasta la viitor. Ori, este cat se poate de clar ca déjà la timpul present ar trebui sa conjugam verbul “a se adapta”. Biodiversitatea a marcat cu adevarat acest pas si dupa cum spune geneticianul Pierre-Henry Gouyon, “ar trebui sa repunem in functiune motorul biodiversitatii” (science et avenir H&S oct 2013).

Cateva cifre sunt necesare pentru a ne pune la curent:
Exista o lista internationala, validata de oameni de stiinta de cel mai inalt grad  si stabilita pentru Uniunea Internationala pentru conservarea naturii (UICN). Nu mai putin de 64000 de specii sunt recenzate. Conform acestei liste, 19000 din aceste specii sunt in pericol. Da, resursele pamantului sunt numarate, la fel si rezerva in posibilitati biologice.  Iar daca 41% din amfibieni sunt astazi amenintati cu disparitia, aceasta nu face placere decat batracofobilor (da, acestia exista!).
Peisajul depinde in foarte mare masura de populatiile animale si vegetale care il formeaza. Fara nici o indoiala, peisajele noastre sunt condamnate sa se schimbe. Si atunci de ce sa nu le adaptam la adevaratele noastre nevoi ? De ce sa cultivam ulei de palmier pentru a-l face sa parcurga 35000 km inainte de consumare, cand exista produse locale de substituire ? (5,2 milioane hectare de padure sunt distruse in fiecare an, printre altele si pentru acest scop).
De ce sa fim atat de putin eficienti in reciclarea materiilor prime (cresterea cu 40% a consumului lor intre 1999-2005 – minerale, biomasa, energii fosile) atunci cand noi stim bine ca exista limite de productie?
Si, asa cum spune P.-H.Gouyon, de ce sa inchidem ursii panda in gradini zoologice pentru a-I proteja, cand am putea sa protejam padurile de bambus?
Sigur, lumea aceasta merge in cap si eu ma trezesc adesea dimineata gandindu-ma la o lume, lasata copiilor mei, in care este déjà prea tarziu.

Imi place tare mult aceasta imagine folosita de Y.-A. Bertrand si Isabelle Delanoy.
Imaginati-va…sunteti un organism de tip bacterie si populatia voastra se dubleaza in fiecare zi. Problema este ca voi traiti intr-un borcan inchis.
Borcanul se va umple in 100 de zile.
Asadar, puneti-va doua intrebari : Dupa cate zile borcanul va fi pe jumatate plin ?

Dupa cate zile veti incepe sa va temeti de lipsa de spatiu ?
Daca descoperiti raspunsurile…atunci intelegeti de ce e timpul sa actionati.


Tocmai am terminat de privit video-ul Home. S-ar putea sa considerati aceasta putin deprimanta. Eu, personal, stiu de ce sunt in fiecare zi intr-o lupta cu semenii mei pentru supravietuirea speciei noastre, respectand celelalte specii.

I post that for my romanian friends. They have to know my motivation to be always in action.
Thanks to my friends Ioana, who translate this text from french. She is really great.

Ioana tradus textul în limba română. Multumesc Ioana.

Je poste ce message pour mes amis roumains. Il doivent connaître ce qui me motive pour être toujours en action. Merci à mon amie Ioana qui a traduit mon texte français en roumain. Elle a été super.

dimanche 20 avril 2014

Espaces Naturels Sensibles - première approche

Dans son dernier numéro de la revue institutionelle "Seine Maritime Mag", le Conseil Général du département attire brièvement l'attention des lecteurs sur les Espaces naturels sensibles (ENS). Brièvement car en une page et seulement une dizaine de lignes de textes, on ne peut pas dire grand chose. Il est bon d'en savoir un peu plus.
Heureusement, il y a le site internet du  CG76 et sa page dédiée : http://www.seinemaritime.net/nos-actions/loisirs/visitez-les-ens-et-le-littoral.html 
Je vous conseille vivement d'y aller.

Mais surtout, pour plus d'informations, la page Wikipedia qui y est consacré est  plutôt bien faite. Elle restitue bien l'historique de la loi de 1976 et l'évolution de son application.

Ces ENS sont souvent devenus une affaire de gros sous entre Conseil Général et communes, car les actions en faveur des espaces naturels coûtent cher er les subventions du CG sont très convoitées. Ces actions sont assez variées : animations, construction d'un sentier pédagogique, nettoyage de site, clôture et pose de système de sécurité, entretien, et une action spécifique en Seine-Maritime est engagée pour les espaces naturels concernant des milieux humides ou des systèmes hydraulique.
Heureusement, une validation scientifique est généralement assurées par les techniciens du département.

Mais au-delà de l'action des élus et de leurs techniciens sur ce sujet, n'oublions pas que les ENS relèvent à l'origine d'une politique nationale, suivie par la DREAL et qu'à ce titre, il y a quelques informations à glaner ici. Mais attention, la DREAL n'agit pas directement, les ENS relève de la seule bonne volonté des collectivités locales. C'est ce qui explique une diversité assez forte entre les différentes prises en compte de ces espaces par les départements.



Enfin, certes, la Seine-Maritime a les siens, mais l'Eure aussi, et pas des moins intéressants. Allez aussi faire un tour sur le CG27. Et il y en a dans tous les départements ... du moins, je l'espère.

N'oublions pas que certains ENS peuvent être propriété d'autres institutions que le département ou une commune, par exemple, le Conservatoire du Littoral.

Il y aurait beaucoup de choses à évoquer à propos des ENS, comme la relation au paysage, les acteurs, l'action dans la durée, et plus encore. On en reparlera, c'est certain.


dimanche 13 avril 2014

Le plateau continental de Bretagne sud

La géographie s'associe à la géologie pour penser les paysages du passé. Ce pourrait être assez classique mais ces types de travaux sont suffisamment rares pour être remarqués. Les démarches rétrospectives ne sont pas toujours bien comprises et sont souvent sujettes à caution. Oui, les géographes et les géologues ne sont pas des historiens mais si ils apprennent à utiliser les outils intellectuels des historiens (sens critique, analyse des sources, confrontation des données de provenances diverses, lecture des héritages) ils peuvent tenter ce type de restitution. David Menier, Cécile Briend et Claude Augris ont coordonnés cet atlas très particulier : "Les réseaux fluviatiles anciens du plateau continental de Bretagne sud".



Il s'agit en fait d'un travail de cartographie géologique montrant les phases d'inondation, de montée et de recul de la mer. Cela permet de mettre en évidence les avalées sous-marines, prolongées parfois par des vallées terrestres actives aujourd'hui. Plus qu'une carte géologique avec sa notice, c'est un véritable récit paysager qui est offert.
Certes, les addicts aux travaux de paysagistes retro-prospectivistes seront un peu déçus mais la méthode est là. Ca manque un peu de verdure ... héhéhé,  mais le sérieux des chercheurs qui ont œuvrés ici ne fait pas de doute.
La même équipe (en particuliers C. Augris) a déjà publié d'autres travaux sur les environs de Lannion et sur le Pays Basque.
Encore un bel ouvrage aux Editions QUAE - 30 €

Un ouvrage sur la Baie de Seine, et les vallées fossiles qui la parcours serait bien venu. Mais le travail est de taille.

jeudi 20 mars 2014

Le retour de l'eau dans le Negev

Quand tout un paysage redevient vivant !

http://www.lemonde.fr/proche-orient/video/2014/03/19/la-renaissance-d-une-riviere-en-plein-desert-israelien_4385865_3218.html

Cette étonnante video montre le retour de la rivière Zin dans son lit. Cela se passe dans le désert du Negev, en Israël, à une 50 km kilomètres au sud de Beer-Sheva et à 30 km de la frontière égyptienne. Une gestion en partie naturelle, mais devenue différente au cours du temps, de la circulation de l'eau ainsi que les pluies récentes abondantes sur les massifs de l'ouest Negev ont permis le retour de l'eau que l'on voit ici entrer à nouveau dans un canyon.
Le plus fascinant dans la vidéo est le bruit de l'eau qui revient. Le paysage du lit de la rivière ne redevient pas seulement occupé par la rivière, il redevient aussi sonore.

Dans ce secteur du Negev, de nombreux lieux ont été anciennement occupés par des exploitations agricoles contraintes par des modes d'irrigation ponctuel comme c'est le cas à quelques kilomètres du Ein Ovdat Canyon. L'exemple de cet extrait de Google Earth est assez parlant.



Comme quoi, la maitrise de l'eau est bien un fait majeur de nos sociétés.

Autres liens pour cette vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=OELmxnp-aRA
http://www.youtube.com/watch?v=sV1V94k0KZA

avec un commentaire en anglais / with english comments
http://www.examiner.com/article/the-first-wave-of-the-zin-river-the-israeli-desert-video

mardi 18 mars 2014

Colloque à Bruxelles (ULB)

Il semble que les colloques, séminaires et autres rencontres touchant à la question du paysage soient particulièrement nombreuses en 2014.
Le mois prochain (28 et 29 avril 2014), se tiendra en Belgique à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), un colloque dont le sujet est "Concilier expertise scientifique et participation : le défi posé par la Convention Européenne du Paysage".
Les interventions durant ce colloque seront de trois natures : conférences, communications et posters. Les conférenciers sont bien connus du monde de la recherche en paysage. Ils sont au nombre de 3 (Ingrid Sarlöv Herlin, Marc Antrop et Yves Luginbuhl) et leur présentation respective ouvre chacune une session du colloque. Les intervenants dont les communications (27) ont été retenues, tout comme ceux présentant des posters (24), viennent d'horizons assez diversifiés (institutions administratives de gestion du paysage, universités, centres de recherche, écoles d'architecture ou du paysage) comme il est d'usage dans ce genre de rencontre. Diverses nationalités sont présentes même si la liste en reste très limitée (France, Belgique, Italie, Norvège et Suède). Les dominantes, dans les sujets abordées, sont les politiques publiques de paysage avec sa part d'interaction entre réglementation et action, et la participation des habitants à la construction intellectuelle des paysages dans lesquels ils vivent. On s'étonnera que bien peu de paysagistes soient présents pour parler de leurs expériences et on pourra légitimement s'inquiéter de la part importante que l'ingénierie et le pouvoir décisionnel risquent d'occuper. La relation entre approche sensible et compilation des connaissances techniques et factuelles sera peut-être présente dans quelques communications mais restera sans doute marginale. Le besoin d'une démarche multiscalaire faisant passer le chercheurs de l'élément de paysage à la structure paysagère, puis à des concepts plus larges comme les unités ou les entités de paysage est présente dans quelques communications (Visualizing and sharing successes in landscape transformations: some Italian examples / La construction de l’objectivité des structures paysagères). Mais tout cela semble bien conventionnel malgré l'aspect choc de quelques titres (Le droit du paysage étouffe-t-il les expertises citoyennes ? / Inversez le système !).

Ci-dessous, l'annonce complète de ce colloque en français puis en anglais :

L'Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire – ULB (avec l'appui du département d'histoire-UNamur et de la Conférence Permanente du Développement Territorial) organise les 28 et 29 avril 2014 un colloque portant sur :

« Concilier expertise scientifique et participation : le défi posé par la Convention  européenne du paysage »
à l'Université Libre de Bruxelles (Belgique).
Vous trouverez ci-joint copie du  programme consultable et régulièrement mis à jour sur le site internet du colloque : http://igeat.ulb.ac.be/fr/elc2014.
Vous pouvez vous inscrire via ce site. L’inscription est obligatoire pour participer au colloque (tarifs : 2 jours : 100 € ; 1 jour : 70 € ; gratis pour les étudiants).
Plus d'information:
-          programme :  http://igeat.ulb.ac.be/fr/colloque-cep-2014/programme/
-          informations pratiques : http://igeat.ulb.ac.be/fr/colloque-cep-2014/infos/

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On behalf of the Institute for Environmental Management and Land-use Planning (IGEAT-ULB), with the support of the History Department (UNmur) and the Standing Conference on Territorial Development (CPDT), we are pleased to invite you to Brussels for a Conference on:
“Combining scientific expertise with participation: the challenge of the European landscape convention”
from 28-29 April 2014 at the Université Libre de Bruxelles (ULB), Brussels-Belgium.
Please find attached the programme which is available and regularly updated on the conference website (http://igeat.ulb.ac.be/en/elc2014).
Registration is open on the website and is required to attend the conference (registration fee: 2 days: 100 ; 1 day: 70 ; free for students).
More details:
-          information: (conference venue, to travel and to stay in Brussels): http://igeat.ulb.ac.be/en/conference-elc-2014/infos/

mercredi 5 mars 2014

Landscape Archaeology Conference 2014 - 1

Troisième colloque international d'archéologie du paysage
Comme tous les deux ans maintenant, se tient une rencontre internationale d'archéologues intéressés par le thème du paysage. La première édition avait eu lieu à Amsterdam en 2010. Puis une seconde édition s'était tenue à Berlin en 2012. Il semble de rythme soit maintenu avec l'édition 2014 qui se déroulera du 17 au 20 septembre prochain à Rome.



Les thématiques retenues sont les suivantes :

1/ Archéologie du paysage et société contemporaine
2/ Démarches intégrées en archéologie du paysage
3/ Archéologie du paysage méditérannéen
4/ La dimension sociale en archéologie du paysage
5/ Digital Landscape Archaeology (j'ai choisi de ne pas traduire).

Le calendrier, pour participer à ce colloque est assez serré. La date limite de soumission pour les communication est le 1er avril 2014.
Pour lire "l'appel à communication"et connaitre les différentes sessions, c'est ici --->
http://www.let.vu.nl/en/research/conferences/lac-2014/call-for-abstracts/index.asp

A noter que l'organisation de ce colloque est assuré essentiellement par VU University Amsterdam et que le public qui avait participé aux deux premières éditions était composé de nombreux doctorants d'université néerlandaises, anglaises, russes, américaines, allemandes et d'autres pays encore ...
Plus d'informations dans quelques jours.


Third international landscape archaeology conference
Every two years now, takes an international meeting of archaeologists interested in the theme of landscape. The first edition was held in Amsterdam in 2010. And a second edition was in Berlin in 2012. It seems rhythm is maintained with the 2014 edition, which runs from 17 to 20 September in Rome.

The themes chosen are :

1/ Landscape Archaeology and Contemporary Society
2/ Integrated Approaches in Landscape Archaeology
3/ Mediterranean Landscape Archaeology
4/ Social Dimensions in Landscape Archaeology
5/ Digital Landscape Archaeology

 Schedule to participate in this conference is pretty short. The deadline for communication is April 1, 2014.
 To read the "call for abstracts" and to know the different sessions, follow this ---> 
http://www.let.vu.nl/en/research/conferences/lac-2014/call-for-abstracts/index.asp


Should be noted that the organization of this conference is mainly provided by VU University Amsterdam and the public who participated in the first two editions was composed of many students in PhD coming from dutch, english, american, russian, german university and from other countries too ...
More informations in a few days.


http://www.let.vu.nl/en/research/conferences/lac-2014/index.asp


jeudi 20 février 2014

Requiem pour Claire G.

Une lumière dans le regard qui s'éteint à 41 ans. Est-ce normal ?
Samedi, Claire Guezenguar a passé la frontière. J'aimais bien ses tournures de phrases, parfois avec des mots crus à prendre au premier degré, souvent à sens multiples et subtils.
Si Claire écrivait des romans, elle avait aussi initié les étudiants de l’École du paysage de Versailles à un certain esprit esthétique. Co-responsable des ateliers artistiques, elle y coordonnait, entre autres, avec Olivier Marty un atelier nommé "Comment emporter le site ?". Elle faisait également partie du comité de rédaction des publications de l’École.
Aujourd'hui la mer veille sur elle, à l'Île-de-Batz.



Pour découvrir son œuvre, malheureusement peu abondante, vous pouvez choisir deux entrées fort différentes : la biographie de Sœur Sourire intitulée Sister Sourire : Journal d'une tragédie est surprenante, ou Ouestern, rempli de l'air de sa Bretagne natale.

"Mon amour, rien ne fut fini.
Un amour frais vint dans un cri
Nous ranimer et nous reprendre. "
(René Char)

lundi 30 avril 2012

Côté Jardin - 28 avril 2012

Mais que ce passe-t-il ? Un post tous les jours ... ou presque après un mois de silence.

Cette fois c'est pour vous dire qu'il n'y a pas que du mauvais à la télé.
Samedi après-midi, j'ai regardé l'émission de France "Côté Jardin" animée par Marine Vignes. Et un sujet a retenu mon attention : une visite au parc oriental de Maulevrier dans le Maine-et-Loire, premier jardin de type japonais en Europe créé par Alexandre Marcel. La fiche sur le jardin (http://programmes.france3.fr/cote-jardin/?page=magazinein&id_article=8443) et l'émission elle-même donne envie d'aller visiter ce parc.

Et en plus, il y a une bonne sélection de bouquins en bas de page.

Le lien vers le site global de l'émission Côté Jardin :
http://programmes.france3.fr/cote-jardin/

et vers les rediffusions :
http://programmes.france3.fr/cote-jardin/?page=archive&id_rubrique=70&id_article=8415

vendredi 27 avril 2012

Congrès CTHS de Neuchâtel 2010 - la suite

Enfin, les premiers volumes des actes du congrès du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques qui s'est tenu en Suisse à Neuchâtel en 2010 paraissent doucement les uns après les autres. Le plaisir fut de voir que l'un des premiers à voir le jour fut celui dans lequel figurait mon propre article. Mais bien d'autres textes voient le jour de mois en mois.
Ainsi, sont parus successivement depuis novembre dernier en éditions électroniques : 

"Paysage d'aujourd'hui à hier, d'hier à aujourd'hui", sous la direction de Jean-René Trochet, 
"Paysage de force et plaisir du paysage", sous la direction d'Henri Bresc
"Les Outils de représentation du paysage", sous la direction de Cécile Souchon
et le volume coordonné par Marie-Françoise Diot :

"Paysage et l'Archéologie : méthodes et outils de la reconstitution des paysages"

Sous la direction de Marie-Françoise Diot 135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010 Textes de Frédéric Alexandre, Florian Basoge, Aymat Catafau, Émilie Cavanna, Christophe Cloquier, Tomaso Di Fraia, Philippe Fajon, Alain Génin, Michel Godron, Jean-Marc Hoeblich, Séverine Hurard, Michel Martzluff, Olivier Passarrius, François-Xavier Simon, Alain Tabbagh.
Le but de l’archéologue est de reconstituer le paysage qui environne le site historique ou préhistorique qu’il fouille ; paysage en un lieu et à une période donnés ou son évolution dans le temps. Classiquement, le paysage est défini comme ce que l’œil peut embrasser dans son ensemble, plus précisément, c’est une entité morphologique, comme un bassin, une vallée et ses versants ou une entité socioéconomique. Avant la fouille, l’archéologue et son équipe recensent les données écrites des archives, cadastres, iconographies diverses. La phase suivante consiste à connaître le territoire par des prospections pédestres et par des photographies aériennes. De nos jours, l’interdisciplinarité est évidente et elle s’est beaucoup étendue quant aux méthodes. Lorsqu’il s’agit de reconstituer le paysage qui entoure le ou les sites, la réflexion emprunte des méthodes employées par des archivistes, géophysiciens, paléoenvironnementalistes, mais aussi par des géographes, des paysagistes, des économistes... Dans ces actes du 135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques (Neuchâtel, 2010) intitulé « Paysages », on propose sept exemples de paysages reconstitués selon des réflexions pertinentes.
(extrait du site du CTHS)

Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
115 p., ill. -
Parution : 12/2011


Pour plus d'informations, vous pouvez aller sur le site du CTHS et consulter les nouvelles publications.
http://cths.fr/ac/parutions.php

jeudi 15 mars 2012

Friches urbaines et conflits d'usage

Encore une fois, le séminaire "Conflits et Territoire" organisé par AgroParisTech, l'INRA et le CNRS (André Torre, Marianne Ehrlich et Thierry Kirat) attire mon attention avec sa session de mars 2012.
Le mardi 27 mars, de 13 h à 15 h, Frédéric Ogé, de l'Umr Prodig viendra parler de

Les friches urbaines : objets de conflits d’usages des sols

Agro Paris Tech, 16 Rue Claude Bernard, Paris Vème (Métro Censier Daubenton)

Amphithéâtre Tisserand


Résumé: Les zones urbaines connaissent – en dehors des « dents creuses » consécutives à des déshérences, des déclarations d’immeubles menaçant ruine ou des sinistres consécutifs à des incendies ou des inondations – trois grands types de « friches ». Les friches d’origine religieuse sont le résultat de la perte de puissance des institutions religieuses, principalement l’Eglise Catholique, en termes de personnel et de pratiquants, aussi bien que du point de vue financier. Leur réaffectation à d’autres usages suscite relativement peu de conflits (quoique…). Les friches d’origine militaire (casernes et arsenaux n’ayant plus d’utilité) posent un peu plus de problèmes car potentiellement davantage polluées, mais sont souvent l’objet de convoitises de la part des aménageurs, et donc de conflits. Parfois stigmatisées, parfois magnifiées dans l’imaginaire collectif, les friches d’origine industrielle et les dizaines de milliers d’hectares qu’elles représentent ne laissent pas (ou plus) nos concitoyens indifférents. En effet, l’extension des territoires urbanisables est soumise à des contraintes grandissantes et il faut donc réoccuper ces friches. Mais on ne peut le faire sans bilan sur leur état et souvent sans une réhabilitation onéreuse. Il y a là un enjeu-clé, auquel s’ajoutent des questionnements multiples obligeant à repenser les politiques suivies, pour d’une part réparer les erreurs du passé, et d’autre part penser plus intelligemment le futur. L’analyse rétrospective proposée permet de comprendre, au moins partiellement, les conflits multiples existant autour de ces friches et, peut-être, de contribuer à une meilleure prospective pour ces espaces.


Il sera sans aucun doute question des tensions entre patrimonialisation, requalification, abandon et économie pour ces portions de territoire qui bien souvent ont structuré les villes et constitué des éléments remarquables et identitaires du paysage urbain. Les exemples normands des usines Blin à Elbeuf, de la caserne Pelissier ou du couvent des Gravelines à Rouen en sont des exemples récents.


Si vous ne pouvez assister à ces rencontres, un visionnage de rattrapage est possible en ligne ensuite (quelques mois tout au plus) :

Retrouvez les enregistrements vidéo du séminaire Conflits et Territoires : Vidéos conflits et territoires



mercredi 29 février 2012

L'archéogéographie, ça marche comment ?


Si vous vous questionnez sur les principes et les méthodes de l'archéogéographie, des réponses vous sont maintenant aisément accessibles.
"Sources et techniques de l'archéogéographie", c'est le titre de l'ouvrage que signe Sandrine ROBERT aux Presses Universitaires de Franche-Comté.
Pour cela, elle s'est associé à de nombreux autres auteurs pour vous fournir de nombreux exemples et entrer de façon didactique dans cette discipline encore si jeune mais qui a su réconcilier géographie, archéologie, Histoire et analyse spatiale.
Les fondements méthodologiques et épistémologiques posés par Gérard CHOUQUER dans plusieurs ouvrages sont ici complétés par les aspects plus techniques de la discipline. Bref, les auteurs vous invitent à mettre " les mains dans le cambouis" de l'histoire des formes du paysage.
Cela vous permettra sans doute de mieux comprendre les informations nouvelles (et aussi la nouvelle façon de lire des informations déjà disponibles) que permet le travail de l'archéogéographe. L'utilisation des cartes anciennes et la "carte compilée" ne sont que des outils. les dynamiques du paysage et de l'aménagement de l'espace ne sont perceptibles que lorsque l'analyse fait varier les échelles de lecture et d'étude. L'archéogéographie est avant tout multiscalaire, tout comme elle est fondamentalement multi-sources.

Remarquablement documenté, avec des illustrations et des encarts réellement pédagogiques, vous découvrirez en quelques 220 pages que ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'archéogéographie.

Sandrine ROBERT (dir.) 2011, Sources et techniques de l'archéogéographie, Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté 895, Série "Environnement, sociétés et archéologie" n° 15, Presses Universitaires de Franche-Comté, 238 p. , 25 €


http://pufc.univ-fcomte.fr/fiche_ouvrage.php?isbn=978-2-84867-402-5&id_titre=2063285124

lundi 27 février 2012

Paysage chinois vers -300 millions d'années

Le site de Wuda, une gigantesque éruption volcanique a figé la végétation du Permien. Les éléments projetés par le volcan ont, comme bien plus proche de nous à Pompei ou à Herculanum, enseveli sur place les organismes vivants. Les grandes fougères arborescentes devaient recouvrir majoritairement ce vaste territoire d'une île de la Pangée, unique continent dans l'océan Thetis jusque vers - 220 millions d'années.
Ce n'est pas la première fois que la science nous permet d'évoquer le paysage de périodes aussi reculées dans le temps, mais c'est un fait nouveau de pouvoir envisager les écosystèmes car les végétaux sont ici restés à leur place les uns par rapport aux autres.

Voici quelques images des végétaux découverts.



Lien vers l'article de PNAS (porceedings de l'Académie des Sciences des Etats-Unis) : http://www.pnas.org/content/early/2012/02/14/1115076109

dimanche 19 février 2012

Land Art de Gilles A. Tiberghien - réédition ?


C'est dans une réédition revue et augmentée que va reparaitre le célèbre livre Land Art de Gilles Tiberghien.
L'édition originale de 1993 était une première sur ce sujet en France. Depuis, de nombreuses œuvres sont achevées, modifiées, dégradées. L'idée d'une mise à jour est donc la bienvenue.
Je vous invite à lire l'invitation et la souscription ... et pourquoi pas ... à y contribuer.

http://www.crowdbooks.com/projects/land-art/show_details_new

vendredi 17 février 2012

Rapport du Groupement d'Intérêt Scientifique des Sols


Produire un document établissant un état des lieux chimique, biologique, physique des sols de France, telle est la mission du GIS Sol. Le rapport 2011 vous a peut-être échappé.
Sa lecture nous apprend que les sols français ne sont pas dans un état trop déplorable. L'acidité des sols n'a pas augmenté durant les 15 dernières années. Les réserves minérales semblent stables. Les pollutions ne sont pas inexistantes, elles sont surtout très inégalement réparties. C'est le cas avec le cadmium et le plomb dans le nord de la France.
Cette étude ne fait malheureusement pas état des conséquences de l'étalement urbain, de l'artificialisation des sols et des phénomènes d'érosion.

Le lien vers la page de l'INRA
http://www.inra.fr/presse/etat_sols_france_bilan_inra

Pour lire le résumé du rapport
http://www.inra.fr/content/download/30877/382468/version/1/file/INRA-synthese-BD.pdf

Pour télécharger directement l'ensemble du rapport 2011 du GIS Sols
http://www.inra.fr/content/download/30876/382465/version/1/file/rapport_BD.pdf