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mercredi 12 mars 2014

Ukraine : Paléoécologie sur les rives de la Mer Noire

Il y a des jours où je regrette vraiment de ne pas mieux connaitre les langues des rives de la Mer Noire. Le russe et l'ukrainien ne sont parait-il pas si difficiles que ça ! Nu, mayzhe (enfin presque).
Mais là-bas aussi, les façons de faire de l'archéologie sont en train de changer. L'archéologie du paysage prend des pistes que nous avons défrichés depuis un peu plus de deux décennies en France. M.M. Ievlev vient de publier un ouvrage qui traite de paléoécologie antique. Le titre exact, que j'ai découvert grâce à l'indispensable Spartokos, est : M.M. Ievlev (2013) : Очерки античной палеоэкологии Нижнего Побужья и Нижнего Поднепровья /Ocherki antichnoj paleojekologii Nizhnego Pobuzh’ja i Nizhnego Podneprov’ja, Kiev 

ou


Essais sur la paléoécologie antique de la région du Bas-Bug et du Bas-Dniepr



C'est la cité d'Olbia qui est au centre de l'étude ; plus exactement, cette cité antique que nous appelons Pontic Olbia pour ne pas la confondre avec le site de Provence. Olbia du Pont est une colonie grecque fondée au VIIe siècle avant notre ère, situé dans l'actuelle Ukraine à l'embouchure du Bug, l'antique fleuve Hispanis. La ville fut un centre important de commerce sur la Mer Noire jusqu'au IVe siècle de notre ère. Aujourd'hui, une grande partie du site forme une réserve archéologique dans la commune de Parutino.





L'intérêt de la publication n'est pas seulement de présenter les résultats des nombreuses investigations conduites sur le site même par Boris Farmakovsky durant le premier quart du XXe siècle, mais de replacer le site dans son contexte. Cela est fait en abordant les problèmes de localisation de la ligne de rivage, des modifications dans la faune et la flore dans un milieu où les milieux humides sont nombreux, des conséquences de la localisation du site sur le fonctionnement économique et social de Olbia.
Bien entendu, de nombreux autres travaux existent déjà à propos de Olbia du Pont, comme l'étude des inscriptions grecques par Laurent Dubois en 1996 (publication EPHE), mais cette façon d'analyser un site archéologique est innovante pour l'Ukraine. 
En début 2013, Gérard Chouquer avait publié une brève étude archéogéographique de cette zone à partir des travaux cartographiques de F. N. Liseckij (reproduits par Sergej Bujskich en 2006). On peut penser que cette partie du monde antique pourrait aussi devenir un centre d'intérêt par d'autres faits que par les mouvements sociaux, révolutionnaires et patriotes qui l'animent.



jeudi 15 mars 2012

Friches urbaines et conflits d'usage

Encore une fois, le séminaire "Conflits et Territoire" organisé par AgroParisTech, l'INRA et le CNRS (André Torre, Marianne Ehrlich et Thierry Kirat) attire mon attention avec sa session de mars 2012.
Le mardi 27 mars, de 13 h à 15 h, Frédéric Ogé, de l'Umr Prodig viendra parler de

Les friches urbaines : objets de conflits d’usages des sols

Agro Paris Tech, 16 Rue Claude Bernard, Paris Vème (Métro Censier Daubenton)

Amphithéâtre Tisserand


Résumé: Les zones urbaines connaissent – en dehors des « dents creuses » consécutives à des déshérences, des déclarations d’immeubles menaçant ruine ou des sinistres consécutifs à des incendies ou des inondations – trois grands types de « friches ». Les friches d’origine religieuse sont le résultat de la perte de puissance des institutions religieuses, principalement l’Eglise Catholique, en termes de personnel et de pratiquants, aussi bien que du point de vue financier. Leur réaffectation à d’autres usages suscite relativement peu de conflits (quoique…). Les friches d’origine militaire (casernes et arsenaux n’ayant plus d’utilité) posent un peu plus de problèmes car potentiellement davantage polluées, mais sont souvent l’objet de convoitises de la part des aménageurs, et donc de conflits. Parfois stigmatisées, parfois magnifiées dans l’imaginaire collectif, les friches d’origine industrielle et les dizaines de milliers d’hectares qu’elles représentent ne laissent pas (ou plus) nos concitoyens indifférents. En effet, l’extension des territoires urbanisables est soumise à des contraintes grandissantes et il faut donc réoccuper ces friches. Mais on ne peut le faire sans bilan sur leur état et souvent sans une réhabilitation onéreuse. Il y a là un enjeu-clé, auquel s’ajoutent des questionnements multiples obligeant à repenser les politiques suivies, pour d’une part réparer les erreurs du passé, et d’autre part penser plus intelligemment le futur. L’analyse rétrospective proposée permet de comprendre, au moins partiellement, les conflits multiples existant autour de ces friches et, peut-être, de contribuer à une meilleure prospective pour ces espaces.


Il sera sans aucun doute question des tensions entre patrimonialisation, requalification, abandon et économie pour ces portions de territoire qui bien souvent ont structuré les villes et constitué des éléments remarquables et identitaires du paysage urbain. Les exemples normands des usines Blin à Elbeuf, de la caserne Pelissier ou du couvent des Gravelines à Rouen en sont des exemples récents.


Si vous ne pouvez assister à ces rencontres, un visionnage de rattrapage est possible en ligne ensuite (quelques mois tout au plus) :

Retrouvez les enregistrements vidéo du séminaire Conflits et Territoires : Vidéos conflits et territoires



mercredi 29 février 2012

L'archéogéographie, ça marche comment ?


Si vous vous questionnez sur les principes et les méthodes de l'archéogéographie, des réponses vous sont maintenant aisément accessibles.
"Sources et techniques de l'archéogéographie", c'est le titre de l'ouvrage que signe Sandrine ROBERT aux Presses Universitaires de Franche-Comté.
Pour cela, elle s'est associé à de nombreux autres auteurs pour vous fournir de nombreux exemples et entrer de façon didactique dans cette discipline encore si jeune mais qui a su réconcilier géographie, archéologie, Histoire et analyse spatiale.
Les fondements méthodologiques et épistémologiques posés par Gérard CHOUQUER dans plusieurs ouvrages sont ici complétés par les aspects plus techniques de la discipline. Bref, les auteurs vous invitent à mettre " les mains dans le cambouis" de l'histoire des formes du paysage.
Cela vous permettra sans doute de mieux comprendre les informations nouvelles (et aussi la nouvelle façon de lire des informations déjà disponibles) que permet le travail de l'archéogéographe. L'utilisation des cartes anciennes et la "carte compilée" ne sont que des outils. les dynamiques du paysage et de l'aménagement de l'espace ne sont perceptibles que lorsque l'analyse fait varier les échelles de lecture et d'étude. L'archéogéographie est avant tout multiscalaire, tout comme elle est fondamentalement multi-sources.

Remarquablement documenté, avec des illustrations et des encarts réellement pédagogiques, vous découvrirez en quelques 220 pages que ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'archéogéographie.

Sandrine ROBERT (dir.) 2011, Sources et techniques de l'archéogéographie, Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté 895, Série "Environnement, sociétés et archéologie" n° 15, Presses Universitaires de Franche-Comté, 238 p. , 25 €


http://pufc.univ-fcomte.fr/fiche_ouvrage.php?isbn=978-2-84867-402-5&id_titre=2063285124

samedi 18 juin 2011

Histoire du cadastre

Qu'est ce que c'est, le cadastre ?

C'est la phrase que Jean Gabin prononce dans La Grande Illusion avec un ton pour le moins moqueur. Si vous vous posez la même question, alors il existe un site indispenable pour enrichir votre connaissance.

Histoire du Cadastre Français.


Ce site est un véritable centre de documentation autour du thème du cadastre. L'auteur y aborde le cadastre avant et après la Révolution, les méthodes de lecture des plans cadastraux, des liens vers les cadastres anciens, et il nous fournit l'accès à la plupart des ressources documentaires sur ce sujet... mis à part peut-être la structure du paysage hérité des cadastres. La démarche archéogéographique est absente de cette compilation. Donc, n'utilisez pas ce site comme un lieu qui traite de l'aménagement du territoire mais simplement d'une ressource en "cadastre". Certains liens vers les sites d'histoire du territoire restent assez discutables... mais c'est un autre propos.

mardi 7 juin 2011

Les trognes de Mansion

Dominique Mansion ne m'en voudra pas de ce titre qui se veut accrocheur car c'est pour la bonne cause, vous conseiller la découverte de son livre.

Les Trognes
L'arbre paysan aux mille usages.



Publié aux éditions Ouest-France, ce livre vous guide avec de nombreuses photographies sur la piste de "l'arbre conduit". Il était traditionnel de gérer les arbres dans nos campagnes avec la même minutie que l'on pouvait traiter le bétail. Frênes-tétards, saules-têteaux, émondes ou tronches, ces qualificatifs parlent tous d'arbres dont la taille a conduit à une morphologie particulière. Mais l'acte n'est pas gratuit. Les branchages des arbres représentent une possibilité de litière, une réserve nutritive pour le bétail. Leur taille régulière et selon certaines règles permet la reprise vigoureuse des rejets qui facilite la production de bois ... du développement durable !
Pour ceux qui ne sont pas habitués à ce genres de choses. Ce que nous nommons souvent la taille des arbres devient au fil des années une façon de choisir la forme que l'arbre va prendre tout en ayant le meilleur bénéfice de sa présence.
Je vous montre juste deux exemples très caractéristiques :
- les ragosses, dont vous pourrez trouver de nombreux cas en Bretagne centrale mais également au Portugal sous une forme parfois encore plus étonnante,


- les frênes-têtards au rôle essentiel dans la ripisylve.


Il faut savoir que ces pratiques de taille des arbres ont une origine ancienne, souvent inscrite dans les documents juridiques de la fin du Moyen âge (coutumier, recueil d'usages locaux ...) en particulier par l'obligation de tailler tous les 7 ou 9 ans jusqu'à une certaine hauteur (ou à partir d'une certaine hauteur) ... hahaha : clin d'œil à mes étudiants de l'ENSP ;-)

N'oublions pas que Dominique Mansion est aussi, entre autres choses, le créateur du plusieurs espaces autour de l'arbre, et le concepteur de l'Agenda nature dont la version 2012 devrait bientôt être disponible.



Les Trognes, l’arbre aux mille usages
Dominique MANSION
novembre 2010
Éditions OUEST-France
143 pages richement illustrées

mercredi 25 mai 2011

AARG in Poznan


Every year, the Aerial Archaeological Research Group organize a congress about rechearch in such specific domains.
It's an opportunity to meet aerial photographer, archaeologist in spatial organisation, users of satellite pictures, LIDAR users, and so on. This european congres is also a place to confront the point of view beetween colleagues of different european countries.
Next time is in POZNAN (Pologne) in september.
You can find more informations at :
http://www.univie.ac.at/aarg/php/cms/

or on the specific web site
http://www.archeo.amu.edu.pl/aarg-earsel/

Different sessions are proposed :

And you can download the second call for papers here.

mardi 24 mai 2011

L'île-paysage

De retour de vacances en Corse, j'ai pu mesurer à quel point la réputation de cette terre n'est pas usurpée. Montagne au milieu de la mer, vallées et collines, plaines littorales, habitat groupé ou dispersé, tous les paysage semblent exister. Mis à part les grandes plaines agricoles. Il est possible de traverser le maquis sans rencontrer âme qui vive. Parcourir une plage où vous êtes seul, c'est encore réaliste, du moins au mois de mai.
Certains paysages ont pu être merveilleusement préservés, peut-être justement parce que l'activité humaine y a toujours été relativement limité au pastoralisme. C'est le cas du Désert des Agriate, de la réserve de Scandola et du golfe de Porto, entre autres. Malheureusement, de nombreux espaces vivent de grands bouleversement. Depuis plusieurs décennies, l'aménagement de la grande plaine littorale orientale entre Bastia et Aléria subit le développement des zones d'activités et les zones humides qu'elle recèle sont encore là car elles demanderaient des moyens encore très importants pour être asséchés. Ajaccio est devenu une immense ville dont on voit surtout les zones d'activités périphériques. Et cet aménagement du territoire ne devrait pas porter ce nom. Comment peut-on gérer l'espace d'une commune un peu importante, comme l'île-Rousse par exemple, sans document d'urbanisme. Cette petite ville du nord multiplie sa population en été, les résidences de vacances sont partout présentes, la station de traitement des eaux se trouve en limite de la zone urbanisée et va finir par être englobé dans le bâti ... et tout cela est géré uniquement en application du Règlement national d'urbanisme. Pour un continental comme moi, c'est un peu déroutant car on peut craindre abus et passe-droit, arrangement et désordre. Mais cela semble normal en Corse. Il y aurait une sorte d'auto-régulation qui évite le grand n'importe quoi. On ne demande qu'à le croire.

En tout cas, si vous cherchez un endroit pour prendre une leçon de paysage, apprendre à lire le paysage simplement en regardant, la Corse est tout à fait adaptée à cela. Les points de vue sont riches, multiples et souvent spectaculaires. Tous les paysages se développent sur plusieurs plans. L'activité humaine est parfois évidente, souvent plus discrète mais toujours présente. Et comme sur toute les îles, le rythme y est différent.

lundi 25 octobre 2010

La richesse humaine et l'intelligence de l'âme

Ce titre associe les deux expression que deux émissions de radio m'ont inspiré. Toutes deux sur les ondes de France Inter.







Durant l'après-midi de ce lundi, François Busnel recevait Robin Renucci lors du Grand Entretien. Et au-delà de l'acteur, c'est réellement l'homme qu'il est bon d'entendre. Sa vision, sa lecture devrait-on dire, du monde mérite d'être découverte. Prenez donc le lien ci-dessous. Vous pourrez alors écouter l'émission, au besoin en fouillant dans les archives.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/grand-entretien/








Autres moments, un peu magique, lors de la matinée de samedi dernier. Jean-Claude Ameisen nous entraine sur les pas de Darwin lors de son émission "Sur les épaules de Darwin". Un peu de l'esprit des émissions de Hulot ou d'Arthus-Bertrand, mais en mieux et surtout en moins couteux en carbone. Le discours est agréable et compréhensible. La voix est charmeuse. Les illustrations sonores et musicales sont bienvenues. Et en écoutant l'émission du samedi 23 octobre, vous comprendrez l'interdisciplinarité comme l'essaye de la pratiquer moi-même.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sur-les-epaules-de-darwin/

Et surtout, si ce n'est pas fait, procurez vous le livre d'Ameisen :Dans la lumière et les ombres. Darwin et le bouleversement du monde, édité chez Fayard/Seuil.

jeudi 2 septembre 2010

Journées Lennier

La Société Géologique de Normandie et des Amis du Museum du Havre organise à Dieppe les « Journées Lennier » les samedi 4 (9h- 12 h ; 14 – 18 h) et dimanche 5 (9-12 h) septembre, à Dieppe, salle Paul Éluard, 5 rue Thiers, dans le centre de Dieppe.
Au programme figurent des communications sur l'histoire des disciplines des sciences de la terre et de la vie dans la région. Des figures de chercheurs connus ou moins célèbres de l'archéologie, de la géologie, seront évoqués (Georges Roussel, Michel Hardy, Philippe Lebon et Jean Chambrin). Des lieux de la recherche seront racontés (la Commission Départementale des Antiquités, le Cercle d'Abbeville, l'Université du Havre, le muséum du Havre et le musée de Fécamp). Des thématiques spécifiques seront abordées (l'archéologie préventive, l'instrumentation scientifique ancienne, les moulins de la Scie, le creusement de la seine).
Une excursion pour découvrir la géologie des falaises dieppoise est prévue le dimanche après-midi.

Un hommage sera également rendu à Gérard Bignot, géologue et paléontologue dieppois disparu en 2007.

vendredi 2 avril 2010

C'est déjà ce soir !

Café cartographique à Rouen
aujourd'hui, 2 avril 2010
à 18 h 45 au Bar des Fleurs
Place des Carmes

Bernard Gauthiez, professeur à l'université Lyon III, viendra nous parler de "Cartographie et citoyenneté". Les méthodes qui vont être évoquées sont très proches de celle de l'archéogéographie, même si elles restent très silencieuses sur les apports de l'archéologie.
Les documents présentés sont ceux qui ont inventé la topographie historique moderne, en particulier en milieu urbain. Le travail de Bernard Gauthiez est essentiel à tout historien moderniste et reste une bonne ouverture vers d'autres travaux pour ceux s'intéressant à d'autres périodes ou à la transversalité chronologique.

Cette présentation fait suite à la journée de la cartographie qui se tient ce même 2 avril à l'université de Rouen, à l'initiative de l'équipe rouennaise du Comité Français de Cartographie.


Cette même journée du 2 avril correspond à la clôture du colloque EcoVeg6 du laboratoire Ecodiv. Il en sera question une autre fois, car décidément, l'activité rouennaise est parfois abondante.

mercredi 17 février 2010

Le dernier secret de Toutankhamon

Je me permets de reprendre ici de larges extraits de l'article du Monde du 17/02/2010 de Stéphane Foucart. Il est particulièrement intéressant pour montrer un exemple de la relation entre science historique et politique. En Egypte, la connaissance des origines sociales et régionales des pharaons et de leurs femmes a un impact sur l'identité du pays. Mais aujourd'hui, à vouloir jouer l'Egypte égyptienne, Zahi Hawass, le grand ordonnateur de l'archéologie égyptienne pourrait bien faire le grand écart.

Je vous invite bien entendu à lire les deux textes de S. Foucart in extenso dans Le Monde de ce jour.
Le dernier secret de Toutankhamon.
Une annonce délicate à forte teneur politique.

ainsi que les résultats des dernières études.


EXTRAITS :
"Nul n'ignore plus l'aventure d'Howard Carter qui, le 29 novembre 1922, entrait dans la tombe inviolée de Toutankhamon, l'un des derniers rois de la XVIIIe dynastie. A ce haut fait, le patron des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass, entend bien ajouter le sien. Il ne s'agit pas cette fois de desceller un tombeau, mais de lire l'ADN prélevé sur la momie du roi, mort à 19 ans et inhumé voilà quelque trente-quatre siècles. Et, surtout, d'en déduire des éléments de sa parentèle, sujet d'âpres et décennales controverses entre égyptologues.
...
La question la plus brûlante n'en demeure pas moins celle de l'identité des parents du jeune souverain. Est-il le fils d'Amenhotep III et donc le frère d'Akhenaton ? Est-il, comme le pense une majorité, le fils d'Akhenaton et de l'une de ses épouses secondaires, une certaine Kiya ? Est-il plutôt le fils d'Akhenaton et de la célèbre Néfertiti ? L'ADN ne peut répondre à tout. Car les sépultures des trois principaux candidats - Akhenaton, Kiya et Néfertiti - n'ont pas été identifiées avec certitude.
...

Pour Marc Gabolde, Kiya est sans doute une princesse du pays de Mitanni - dans l'extrême nord de la Syrie actuelle. La correspondance diplomatique d'Akhenaton atteste que le souverain de ce royaume lui a bien offert l'une de ses filles. Or la classe dirigeante du Mitanni est indo-européenne : elle appartient à une population génétiquement différente de celles de la vallée du Nil et du reste du Proche-Orient. " L'étude de l'ADN mitochondrial de Toutankhamon pourrait ainsi dire, avec une bonne probabilité, si sa mère est issue du groupe indo-européen ou non ", explique Lluis Quintana-Murci, généticien des populations (CNRS, Institut Pasteur).
...



EN PUBLIANT, mercredi 17 février, l'analyse de l'ADN de Toutankhamon, le patron des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass, veut aussi mettre en avant l'indépendance scientifique de son pays. ... sorte de revanche sur la médiatisation de la découverte de la tombe elle-même, en 1922, ... les médias égyptiens n'avaient pas pu couvrir l'événement.
...
Aujourd'hui, seul le Conseil suprême des antiquités, exclusivement incarné par le tout-puissant Zahi Hawass, est habilité à communiquer autour des découvertes archéologiques réalisées en Egypte. Même si ces découvertes sont le fait d'équipes étrangères.
...
Certains craignaient notamment que les analyses ne soient biaisées de manière à attribuer une origine juive à ces pharaons.
'Craintes' fondées sur la peur de voir la figure d'Akhenaton - inventeur d'un certain monothéisme - assimilée à celle de Moïse. "

Stéphane Foucart


Source : Le Monde 17 02 2010

samedi 9 mai 2009

Paysage(s) du Danube

La paysage n'est pas que visuel. L'association entre le son et l'image (et même parfois l'odeur - ah ! la madeleine de Proust) sont constitutifs des paysages que nous percevons.

Benoît Kubiak (Benka) est en voyage. Il parcours la planète à la rencontre de citoyens du monde qui s'organisent pour arrêter de dégrader le climat, pour améliorer la qualité de vie des victimes des modifications climatiques. Il voyage aussi de façon la plus "écologique" possible.

Il y a quelques jours, Benka nous a adresser un drôle de message de Roumanie, sur les marges de l'Europe. Il a enregistré le son, l'ambiance des rives du Danude près du village de Periprava. Ecoutez le son, regarder les photos, l'un ou l'autre, ou l'un sans l'autre... et laissez vous imaginez l'autre versant des choses. Les bruits, le son, la musique du fleuve vous laisser tracer dans votre esprit les images qui vont avec.

Le son : http://avenirclimat.info/public/Son/son_periprava.mp3
ou
l'image : http://farm4.static.flickr.com/3543/3485887736_3c3ea435c3.jpg?v=0

Vous pouvez en profiter pour parcourir le site de Benoît.

Essayez donc un peu d'arrêter de regarder le paysage, essayez de le percevoir ! Apprenez.

lundi 20 avril 2009

En jachère

Vous l'aurez remarqué, depuis quelques temps PenserPaysage est un peu en jachère. Et la jachère est un moment particulièrement utile.
Traditionnellement, il s'agit de cette période où la terre est préparée pour de nouvelles cultures. On a trop souvent pris l'habitude de considérer le terme de jachère comme un qualifiant du terrain sur lequel la jachère s'applique et où apparemment il ne se passe rien. Or, il n'en est rien.
La jachère est surtout une succession de travaux pour préparer le sol. Dans plusieurs régions, elle demande plusieurs labours, puis des hersages, qui faciliterons l'enfouissement des végétaux encore présents en les arrachant et de faire entrer la fumure dans le sol. La jachère n'est pas un repos de la terre, elle en assure le renouvellement nutritif.
Arthur Young la trouvait inutile, la logique productiviste l'avait déjà saisi.


Aujourd'hui la jachère a été bien souvent détournée de sa fonction pour devenir fleurie et servir de refuge aux gibiers pour les chasseurs ... mais pas seulement. Pour découvrir les jachères fleuries, que certains préfèrent nommer "jachères florales" aller ici.

Je vous conseille la lecture du très bon article de François Sigaut sur "La jachère dans les cultures pré-contemporaines de l'Europe".

PenserPaysage n'est pas en friche, il était juste havrek, en guéret, en sombre, en cotive, en versaine, en brache ou barbecho, bref, simplement en jachère. Et jachérer demande beaucoup de travail.

lundi 26 janvier 2009

Jubilatoire

Parfois, une simple lecture fait redécouvrir des sentiments oubliés. Jouissance de l'esprit, humour subtil, plaisir simple et profond à la fois.
C'est ce que j'ai ressenti à la lecture de "Oh ! les plantes avec les pieds !". Extraordinaire article de Marc Rumelhart dans le numéro double 13 & 14 des Carnets du Paysage. Sortit en 2007, ce numéro a pour thème "Comme une danse" et aborde les nombreux rapports entre le corps et le paysage. L'article de Marc Rumelhart évoque la relation du toucher avec les pieds, et pas seulement du toucher. L'article est sous-titré : "Air à danser oublié".

Les mots sont merveilleusement choisis, chacun à sa placer. Certains sont originaux, à découvrir. Connaissez-vous la "pédotopie" et la "topopédie" ? Marc a d'ailleurs eu la très bonne idée d'ajouter un lexique. On y trouve aussi "caminet", "touradon", urtiçaie" et "polytric".
Les situations du récit sont aussi originales. Etudiants cobayes de toucher délicat et parfois périlleux, déraboulages et autres gassouillages. Botanistes nu-pieds (l'auteur) sur tremblant, montrant des plantes pontonnières dans le Queyras. Mais aussi pieds sur tufs, tourbes, terres gelées, sables et cailloutis ... et j'en passe.

Mais voici plutôt quelques extraits qui j'espère, vont vous donner envie de courir chercher cette article.

"Inutile de bander les yeux du promeneur cobaye : pendant que les pieds, les mollets, les genoux et les cuisses enregistrent leurs données tactiles, musculaires et articulaires, le regard fait son travail et le cerveau range tout cela comme il peut." (p. 133)

et puis

"Le tuf, quoique friable, est une roche. (...) le sable, quoique meuble, voire mobile, est aussi une roche. Eh quoi, prétendez-vous que la tourbe, si molle, voire fluide, est une roche itou ? (...) Quoi qu'il en soit, on aura noté que, géométriquement parlant, tous ces substrats biogènes sont animés d'un processus de gonflement, de bombement. Ce pourrait être un premier théorème de notre science hybride : roches et plantes, agissant de concert, tendent à fabriquer lentement des formes convexes bidonnantes." (p. 140)

et encore

"Puisqu'il est surtout question ici de traverser, il se pourrait que la manière dont les substrat gardent la mémoire de l'empreinte soit un critère plus efficace. Prenez les sables : votre chemin s'y creuse par érosion, son déblai se déplace entièrement (à l'aval, sous vos godasses, sur votre tapis de bain, etc.). A l'autre bout, les éboulis calcaires un peu grossiers : une partie des caillasses déraboule, mais l'essentiel se tasse, s'arrange dans une nouvelle disposition ; plus économe en interstices, cette géométrie reste mouvant, mais à la marge, au point que les nappes fréquentées des 'sentiers' se distinguent, légères concavités linéaires où se concentrent au moins les ascensions." (p. 142)

et toujours

"Existe-t-il plusieurs manière d'écraser ? Le vivant des tufs et le foisonnement du gel produisent-ils des édifices pédotactiles homologues ? Nous manquons de monographies, il faut expérimenter."(p. 144)

et enfin

"Alors nous pourrons expérimenter, puis décrire, formuler, et finalement (pour commencer !) ranger sur l'étagère nos bocaux de perceptions pédestres en les classant bien comme il faut.
- Auriez-vous un échantillon de crissant ?

- Vous pensez au crissant graveleux, ou sableux ?

- Non, je songeais plutôt au crissant agréable, voyez quand il y a des brindilles ...

- Vous voulez dire du crissant organique, peut-être ? Le dernier congrès de pédopédie a rangé cela aux côté de l'émietté, considérant les liens phylogéniques avec le craquant.

- Ah ! ... [Elle réfléchi, dubitative.] Dites, j'aurais bien pris aussi un peu de pitrougne ...
- [Il rit.] On ne dit plus "pitrougne" depuis belle lurette. mais je vois ce que c'est : vous aimez cette boue claire qui s'inflitre entre les orteils, hein ?
- [Elle rougit.] Oui, on ne sait jamais bien quand ça va s'arrêter, mais ça ne craint pas grand chose - sauf à rencontrer une de ces grosses moules d'eau douce. Non, le seul truc qui me gêne, ce sont les herbes.

- Quoi, les herbes ?

- Oui, les herbes du bord : quand elles dépassent, ça va, on voit ce qu'on touche, mais les espèces de nénuphars sans feuilles, là, tout gluant, et les algues, beuh ...

- On fait
des muddy footcakes déglués, vous savez !
- ??

- Oui, sans le toucher végétal. Garantis 'boue minérale'. C'est un label bio.

- Ah ? Je veux bien essayer, tiens. Alors ... donnez-moi une pitrougnette sans gluant, bien affiné ; et deux crissants." (p. 148)

Et ceci n'est qu'un florilège. Au delà de l'humour, des nombreuses références qu'il faut savoir pister, cet article est réellement ludique. Le discours est comme toujours avec Marc Rumelhart, savant et intelligent. Il n'est pas toujours d'une grande simplicité mais subtil et délicat. Bref, un plaisir, je vous disait.



Marc Rumelhart est professeur d'écologie à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Et il fait ses cours et conférences avec les mains ...

vendredi 14 novembre 2008

Sur l'agenda

Quels territoires pour quelles identités ?

C'est la question que nous pose l'équipe des organisateurs des Cafés Géographiques Rouennais. L'interrogation est à forte connotation "culturelle" car il faudra sans doute commencer par comprendre la relation qui peut exister entre les identités locales et le territoire concerné. Qu'est-ce donc que l'identité territoriale ?
Ces identités sont souvent clairement identifiées dans les logiques de "pays", comme le pays de Caux ou le pays de Bray. Je parle bien entendu des pays de l'ancien régime. Nos pays actuels, où s'établissent des "contrats de pays" pour le développement et l'animation des territoires concernés sont souvent des simples constructions administratives. On peut évoquer ce pays des hautes falaises, concept totalement lié à l'action de développement du tourisme.

Nos identités personnelles sont- elles à mettre en relation à des attachements territoriaux, l'appartenance à un territoire d'origine ou de résidence ? Pouvons-nous crééer une nouvelle identité en construisant un territoire ? La géographie qualifie, caractérise, trace des contours à des territoire. Le fait-elle en tenant compte des identités de ceux qui y vivent, de l'identité propre qui y est attachée ?

Voici les questionnements qui peuvent apparaitre lors de cette soirée.

Rendez-vous
Mercredi 19 novembre
18 h 30 au "JM'S café",
2 place du Vieux Marché, Rouen


Les intervenants seront :
France GUERIN-PACE, géographe et directeure de l'Institut National d'Etudes Démographiques (INED),
Elena FILIPPOVA, anthropologue et directeure de recherche à l'Institut d'Ethnologie et d'Anthropologie de l'Académie des Sciences de Russie,
Yves GUERMOND, professeur émérite des Universités en Géographie, et bien connu de nombreux normands.

Les trois chercheurs présents sont les auteurs (avec quelques autres spécialistes) d'un livre consacré au sujet : "Ces lieux qui nous habitent", un intéressant essai publié aux éditions de l'Aube.


Qu’est-ce qui fonde le sentiment d’appartenance à un territoire? Comment et pourquoi les individus investissent-ils plus certains lieux que d’autres? Pourquoi certains territoires sont-ils davantage porteurs d’identité, assignant parfois même une identité à l’insu des personnes?
C’est l’ensemble de ces questions, et plus largement la relation entre identités et territoires, que cet ouvrage tente d’éclairer par une démarche pluridisciplinaire, à travers des contributions de géographes, démographes, sociologues, anthropologues et historiens. Il aborde des terrains socioculturels très contrastés, envisagés à différentes échelles géographiques.
Dans un contexte de mondialisation où l’individu se définit par des appartenances multiples et s’affranchit progressivement des contraintes de l’«espace-temps», ce livre permet de mieux comprendre comment le territoire demeure une modalité d’identification qui fait sens dans la définition de soi.



Des informations supplémentaires sur ce café géo sont disponibles sur http://www.georouen.org/spip.php?article253
Vous pouvez aussi charger l'affiche qui annonce le débat.

jeudi 11 septembre 2008

Traité d'archéogéographie - volume 1

L'histoire du paysage repose sur de nombreuses sources mais elles visent toujours à retracer un récit, résultant des interactions entre l'homme et son milieu.
Bien souvent, ce récit à été construit sur des préconçus, des idées fausses car piégées dans le formatage de la discipline, installé sur des modèles dont la véracité n'était pas toujours vérifiée ...
Tous ces objets géohistoriques, Gérard Chouquer les passe au crible de l'analyse. Il déconstruit la démarche du chercheur en "objets du paysage" pour montrer le caractère contingent de ceux-ci alors que l'on pouvait les croire universels.


D'un abord assez complexe, cet ouvrage est le premier d'une série qui devrait installer les bases d'une nouvelles démarches, d'une nouvelle façon de lire notre monde dans sa dynamique spatiale et temporelle. On retrouve dans ce livre de nombreuses références à l'histoire des sciences que l'auteur sait vous donner envie de découvrir.

Plus d'informations sur le site de l'Archéogéographie.

Pour en savoir plus sur G. Chouquer et l'archéogéographie, il y a même des pages Wikipedia.

mardi 12 août 2008

En Chine, il n'y a pas que les J.O. !

Non, la Chine est aussi un extraordinaire réservoir de la diversité paysagère mais aussi botanique. Et il ne faudrait pas oublier que les chinois sont pleinement conscient de celà. Même si nos médias occidentaux nous disent (à qui veux les entendre) que la puissance économique chinoise sera forcément destructrice de biodiversité, de richesse environnementale et paysagère, ce serait ne pas tenir compte du profond respect de la vie inhérent à la culture chinoise particulièrement visible dans l'expression artictique dominante en Chine : la peinture de paysage.
La peinture dite "guó huà", c'est à dire "peinture du pays" est décliné selon deux axes : celle qui représente des fleurs et des oiseaux (huā niǎo huà) et celle qui est consacrée aux paysages (shān shuǐ huà).

Cette peinture a un vocabulaire très détaillé et où tout élément possède un sens spécifique. Un pont n'est pas figuré par hasard, pas plus qu'une fleur ou un temple. Pour en savoir un peu plus, allez faire un tour sur l'atelier de peinture chinoise... actuellement en restructuration... patience.


Vous pouvez apprendre quelques éléments avec ce livre de Li Dongxu : La peinture chinoise - La peinture de paysages

mercredi 18 juin 2008

Le Paysage pour les débutants - 7

Retour au paysage, donc.

J'ai déjà abordé quelques points essentiels sur ma façon de lire, voir, comprendre, saisir ... le paysage dans mes précédents "Paysage pour les débutants".

Revenons donc à l'un de ces fondamentaux.
Un paysage, c'est d'abord une vue, un espace, une portion de territoire que l'on embrasse du regard. La notion de "point de Vue" est indissociable de celle de "paysage".
En cela, le paysage peut se résumer en : un point d'observation, un angle de vue, une profondeur de champ. Sur une carte, il se résume à une sorte de triangle avec un côté irrégulier en fonction des éléments qui limitent cette profondeur de champ.
L'angle de vue est celui de l'oeil. Pour la plupart d'entre nous, cet angle est de 46°, même si nous percevons ce qui se passe en dehors de ce champ, en particulier si il y a mouvement. Ces 46° correspondent à la focale 50mm d'une optique traditionnelle d'appareil photographique (24 x 36). On utilise souvent le terme de "champ visuel".
La définition la plus courante et simple du champ visuel est la suivante : "Le champ visuel est la zone totale dans laquelle la perception visuelle est possible lorsque la personne regarde devant elle."

Donc le paysage est d'abord un espace couvert par la vue. Il est limité par les obstacles qui limitent le champ et par le bord de champ, flou, car de légères perception sont possibles d'au-delà de cette limite. Les limites et obstacles vont également partie du paysage.



Il suffit de changer le point de l'observateur pour que le champ de vision, les effets dus aux obstacles et l'ensemble du paysage changent.

Bien entendu, il ne faut pas voir simplement cela en plan mais il faut prendre en compte la hauteur du champ visuel, légèrement inférieure à sa largeur car c'est dans cette hauteur que ce place les différents plans. mais c'est déjà une autre histoire.


Photo : (cc) Bruno Monginoux / Photo-Paysage.com


A suivre avec un exemple croate commenté ...

mercredi 28 mai 2008

Les Environnementales 2008

Les biennales d'art contemporain sont devenues des évènements presque communs tant ces expositions avec installations diverses sont nombreuses (Venise, Paris, Montréal ou Dakar mais aussi Nancy, Clochemerle-en-Beaujolais, Rennes, Le Havre ou Dieppe).

La Biennale que je souhaite mettre en avant aujourd'hui se tient en ce moment à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, dans le parc paysager de la TECOMAH (Ecole de l'Environnement et du Cadre de Vie)
Dix artistes sont invités, chacun avec une œuvre, et pas des moindres. On notera la présence de Dimitri Xenaxis, Marie Denis, Nils-Udo, Michel François ou Jean-Luc Brisson.
Les diverses créations sont présentées ici, mais le vrai plaisir est de les découvrir in-situ.



Le parc mérite déjà la promenade, les création en plus, ... et c'est gratuit.
Depuis le 13 mai, ça dure jusqu'au 11 juillet 2008, du mardi au dimanche de 10 h à 18 h.
Plus d'info sur le site.


L'exposition est réalisée avec le soutien de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris qui finance l'école.

Une création de Marie Denis

mardi 27 mai 2008

Formation CRDP 28/05

Si vous êtes enseignants, peut-être avez-vous vu passé cet avis de formation du CRDP de Rouen. C'est un Atelier Land Art qui vise les niveaux primaires, collèges et lycées, donc presque tout le monde.
Demain, mercredi 28 mai, toute la journée sera consacrée au Land Art pour 15 enseignants. Le matin est consacré aux concepts, diverses tendances, artistes principaux. L'après-midi, c'est travaux pratiques.
Je ne pense pas qu'en une seule journée il soit possible d'aborder tous les types de land art, depuis le gigantisme de Christo, Long ou Smithson, les fleurs de Kuruizaki, les mises en scène d'Oppenheim, le surréalisme de Kawamata ... et j'en passe.

En tout cas, voilà une bonne initiative du CRDP Haute-Normandie.