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dimanche 2 novembre 2014

Décrire la biodiversité - Démarche participative

Dans un article paru dans la Lettre de l'OCIM (Office de Coopération et d'Information Muséales), Gilles Bœuf, Yves-Marie Allain et Michel Bouvier font un résumé du rapport qu'ils ont rendu au gouvernement sur l'apport des sciences participatives dans l'étude de la biodiversité. L'article initial paru en 2012 vient d'être mis en ligne gratuitement sur le site de Revue.org, en Open Edition. 
Par cet article, vous pourrez découvrir en quoi chacun peut devenir un veilleur de la biodiversité, de notre proximité, et aider la travail d'inventaire réalisé normalement par des scientifiques aguerris.
L'article intitulé : "L'apport des sciences participatives à la connaissance de la biodiversité en France" évoque la reconnaissance progressive par la communauté scientifique de cette méthode, y compris validée aujourd'hui par un article dans le revue internationale PlusOne.
Vous apprendrez ainsi le rôle que vous pourriez jouer simplement en observant le territoire autour de vous. En fait, en étudiant les éléments qui composent votre paysage ordinaire. C'est une façon simple de faire scientifique.
Une seule question se pose : Pourquoi pas vous ?


Crédit photo : © Agence Sirius

mercredi 4 juin 2014

Des réalités .... suite

Pour faire suite à mon message d'hier, je vous signale la journée organisée par Sciences Po (Institut du Développement Durable et des relations internationales - IDDRI) le vendredi 13 juin prochain. Cette conférence se place dans le cadre du programme de la Fondation d'entreprise Hermes.
Le thème de cette journée est
"L'innovation au secours de la biodiversité ?"
Toutes les informations sont sur cette page : http://www.iddri.org/Projets/Seminaire-Iddri-Fondation-d-entreprise-Hermes/L-innovation-au-secours-de-la-biodiversite

Alors que les deux sessions de travail ne semblent pas trop spécialisées ni polémiques (innovation et gestion des écosystèmes - restaurations écologiques), la table ronde du milieu de journée sera sans doute plus délicate et passionnante : Innovation en agriculture, quels effets sur la conservation de la biodiversité ?

En lisant le papier de présentation de cette conférence, on peut trouver le positionnement quasi schizophrène qui m'interroge depuis de nombreuses années : Quelles innovations amélioreraient notre capacité à restaurer
des écosystèmes de plus en plus complexes ? Dans quelle mesure les innovations risquent-elles au contraire de mener à l’artificialisation des écosystèmes ?
Cette double question montre que la réflexion de certaines sciences sociales (anthropologie, et en particulier des sciences historiques n'a encore que modérément pénétrée ce milieu. En effet, les écosystèmes sont de plus en plus complexes pour deux raisons majeures.
Tout d'abord par la capacité de lecture et d’analyse des sciences, qui en comprenant mieux les interactions entre les éléments composant les systèmes, met en évidence la complexité. Depuis que les systémiciens nous ont fait comprendre que LE système est plus que la simple somme des éléments qui le composent, la notion même de complexité est synonyme de richesse et non plus de difficulté à comprendre.
Mais également, les écosystèmes sont devenus plus complexes par l'apparition d'interactions avec l'homme inexistantes auparavant. Le processus d'anthropisation des écosystèmes les a rendu plus complexes.
Les innovations sont forcément des créations humaines, des gestes anthropiques, et en cela elles artificialisent de fait les écosystèmes en les soumettant à une contrainte ou à un forçage (qui peut leur être favorable). La seconde question n'en ait donc pas une. Une affirmation aurait été aussi simple car la réponse est dans la question. Les innovations mènent à une artificialisation des systèmes.
L'envie de nature à tout prix, des chercheurs en sciences de l'environnement et de la biodiversité, leur fait oublier qu'ils agissent déjà sur des écosystèmes fortement anthropisés. C'est la notion de service écologique rendu qu'il faut ici réintroduire. Elle permet de quantifier et/ou de qualifier l'état d'un espace réduit, d'un territoire, d'une espèce ou d'un écosystème en laissant de côté l'aspect "niveau d'anthropisation". Les productions de nutriments, de bien-être, d'espace non minéralisé, de filtrage de l'eau, de lieux de stockage, de capacité reproductive, et bien d'autres ... sont les critères sur lesquels on peut alors réfléchir. Car la seule façon de faire de l'écologie de façon responsable, c'est de reconsidérer l'homme comme un élément comme un autre du système. Le placer en dehors amène toujours à penser que les systèmes "naturels" sont à son service. Alors que les populations humaines bénéficient des services écologiques rendus par les écosystèmes comme toutes les autres populations vivantes, à la surface de la terre ... avec le terrifiant pouvoir de les détruire. Mais là, c'est un autre débat.

Mais saluons la réalisation de cette journée qui devrait de toute évidence apporter des éléments de réflexion utiles.

Cette journée de présentation se tiendra, Quai Mauriac (Bibliothèque nationale de France). La vidéo devrait être prochainement disponible sur le site de l'IDDRI.

dimanche 20 avril 2014

Espaces Naturels Sensibles - première approche

Dans son dernier numéro de la revue institutionelle "Seine Maritime Mag", le Conseil Général du département attire brièvement l'attention des lecteurs sur les Espaces naturels sensibles (ENS). Brièvement car en une page et seulement une dizaine de lignes de textes, on ne peut pas dire grand chose. Il est bon d'en savoir un peu plus.
Heureusement, il y a le site internet du  CG76 et sa page dédiée : http://www.seinemaritime.net/nos-actions/loisirs/visitez-les-ens-et-le-littoral.html 
Je vous conseille vivement d'y aller.

Mais surtout, pour plus d'informations, la page Wikipedia qui y est consacré est  plutôt bien faite. Elle restitue bien l'historique de la loi de 1976 et l'évolution de son application.

Ces ENS sont souvent devenus une affaire de gros sous entre Conseil Général et communes, car les actions en faveur des espaces naturels coûtent cher er les subventions du CG sont très convoitées. Ces actions sont assez variées : animations, construction d'un sentier pédagogique, nettoyage de site, clôture et pose de système de sécurité, entretien, et une action spécifique en Seine-Maritime est engagée pour les espaces naturels concernant des milieux humides ou des systèmes hydraulique.
Heureusement, une validation scientifique est généralement assurées par les techniciens du département.

Mais au-delà de l'action des élus et de leurs techniciens sur ce sujet, n'oublions pas que les ENS relèvent à l'origine d'une politique nationale, suivie par la DREAL et qu'à ce titre, il y a quelques informations à glaner ici. Mais attention, la DREAL n'agit pas directement, les ENS relève de la seule bonne volonté des collectivités locales. C'est ce qui explique une diversité assez forte entre les différentes prises en compte de ces espaces par les départements.



Enfin, certes, la Seine-Maritime a les siens, mais l'Eure aussi, et pas des moins intéressants. Allez aussi faire un tour sur le CG27. Et il y en a dans tous les départements ... du moins, je l'espère.

N'oublions pas que certains ENS peuvent être propriété d'autres institutions que le département ou une commune, par exemple, le Conservatoire du Littoral.

Il y aurait beaucoup de choses à évoquer à propos des ENS, comme la relation au paysage, les acteurs, l'action dans la durée, et plus encore. On en reparlera, c'est certain.


jeudi 20 mars 2014

Le retour de l'eau dans le Negev

Quand tout un paysage redevient vivant !

http://www.lemonde.fr/proche-orient/video/2014/03/19/la-renaissance-d-une-riviere-en-plein-desert-israelien_4385865_3218.html

Cette étonnante video montre le retour de la rivière Zin dans son lit. Cela se passe dans le désert du Negev, en Israël, à une 50 km kilomètres au sud de Beer-Sheva et à 30 km de la frontière égyptienne. Une gestion en partie naturelle, mais devenue différente au cours du temps, de la circulation de l'eau ainsi que les pluies récentes abondantes sur les massifs de l'ouest Negev ont permis le retour de l'eau que l'on voit ici entrer à nouveau dans un canyon.
Le plus fascinant dans la vidéo est le bruit de l'eau qui revient. Le paysage du lit de la rivière ne redevient pas seulement occupé par la rivière, il redevient aussi sonore.

Dans ce secteur du Negev, de nombreux lieux ont été anciennement occupés par des exploitations agricoles contraintes par des modes d'irrigation ponctuel comme c'est le cas à quelques kilomètres du Ein Ovdat Canyon. L'exemple de cet extrait de Google Earth est assez parlant.



Comme quoi, la maitrise de l'eau est bien un fait majeur de nos sociétés.

Autres liens pour cette vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=OELmxnp-aRA
http://www.youtube.com/watch?v=sV1V94k0KZA

avec un commentaire en anglais / with english comments
http://www.examiner.com/article/the-first-wave-of-the-zin-river-the-israeli-desert-video

vendredi 18 mai 2012

Graines de Jardin 2012

Autre nouvelle d'actualité, les journées "Graines de Jardins" sont devenus une rencontre habituelle des amoureux du jardin. Comme chaque année, elles se tiendront au Jardin des Plantes, cette fois le weekend du 26-27 mai. Vous avez peut-être pu en consulter le programme si vous recevez le journal de la CREA (communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe).
J'ai noté 3 rendez-vous particulièrement intéressants.
1 - Une visite du jardin avec Jean-Paul Thorez qui en sait fort long sur les plantes.
2 - Une visite le nez en l'air pour retrouver l'étonnante Christelle Delhaye qui joue du violoncelle dans les arbres ( il me semble l'avoir découvert à VivaCité).
3 - les ateliers pour répondre à toutes vos petites questions de tous les jours au jardin

info complète  ...
http://www.la-crea.fr/graines-de-jardin-de-la-crea.html
vous pourrez y télécharger le programme complet.

une vidéo de Christelle Delhaye



vendredi 17 février 2012

Rapport du Groupement d'Intérêt Scientifique des Sols


Produire un document établissant un état des lieux chimique, biologique, physique des sols de France, telle est la mission du GIS Sol. Le rapport 2011 vous a peut-être échappé.
Sa lecture nous apprend que les sols français ne sont pas dans un état trop déplorable. L'acidité des sols n'a pas augmenté durant les 15 dernières années. Les réserves minérales semblent stables. Les pollutions ne sont pas inexistantes, elles sont surtout très inégalement réparties. C'est le cas avec le cadmium et le plomb dans le nord de la France.
Cette étude ne fait malheureusement pas état des conséquences de l'étalement urbain, de l'artificialisation des sols et des phénomènes d'érosion.

Le lien vers la page de l'INRA
http://www.inra.fr/presse/etat_sols_france_bilan_inra

Pour lire le résumé du rapport
http://www.inra.fr/content/download/30877/382468/version/1/file/INRA-synthese-BD.pdf

Pour télécharger directement l'ensemble du rapport 2011 du GIS Sols
http://www.inra.fr/content/download/30876/382465/version/1/file/rapport_BD.pdf

mercredi 26 octobre 2011

Paysage remarquable en Haute-Normandie - 2


Les vasières de l'estuaire de la Seine forment un milieu peu accessible pour celui qui n'ose pas s'y aventurer. C'est pourtant la garantie de découvrir des paysages exceptionnels.
Le paysage de vasières est composite dès que le détail de ces éléments apparait : schorre et slikke, roselières, prairies humides, sans oublier la présence de l'eau.
Les 8.500 hectares de la réserve naturelle de l'estuaire de la Seine forment un espace exceptionnel en rive nord du fleuve autour du pont de Normandie... et le paysage le plus extraordinaire, c'est du pont que vous pourrez le découvrir. En accedant au pied de la pile nord du pont, vous pourrez ensuite suivre un chemin piéton qui vous mènera sur un point de vue vers les vasières

Mais cette vasière n'est pas que bonheur et satisfaction, c'est aussi combats pour sa protection, difficultés de gestion et suivi de son évolution ... car ce milieu évolue comme tous les milieux. Et il participe aussi à des activités humaines variées et parfois peu compatibles : visites nature, chasse au gibier d'eau (gabions), coupes des roseaux ... La vasière est au centre de l'action de nombreux groupes dont les groupes d'Europe Ecologie les Verts de Normandie, mais aussi de la LPO, de la Maison de l'Estuaire et au coeur du travail de nombreux universitaires. Vous trouverez de nombreuses informations à ce sujet sur le site du Groupement d'Intérêt Public Seine Aval et sur celui de la Maison de l'Estuaire.

Pour ma part, je dois avouer que ma connaissance de l'estuaire serait presque nulle si je n'avais un jour rencontré Christophe Bessineton. L'estuaire lui doit beaucoup.




La grande vasière de l'estuaire de la Seine, typologie et cartographie publié par la Société Géologique de Normandie et des Amis du Museum du Havre ( T 88, fasc 1, 2001).

samedi 15 octobre 2011

Grosse colère

Un texte de loi peut très bien, sous des airs de proposition pour un monde plus écologique et respectueux de notre environnement, être en fait un passe-droit pour la pollution. C'est le cas du décret paru le 11 octobre.
Je vous laisse découvrir le communiqué du Groupe Europe Ecologie - Les Verts de la Région Haute-Normandie.

Le journal officiel a publié hier 11 octobre un décret officiellement relatif « aux programmes d'actions à mettre en œuvre en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d'origine agricole » dont on retiendra qu’en réalité il relève les plafonds d’autorisations d’épandage d’azote issu des élevages agricoles !

Les élevages industriels pourront désormais épandre jusqu’à 170 kg d’azote par hectare de surface agricole totale (SAU), et non plus par hectare de surface potentiellement épandable (SPE, zone dont étaient déduites les surfaces à proximité des cours d’eau, du littoral, des tiers). Concrètement, il sera permis d’augmenter de plus de 20% les quantités d’azote rejetées !

Alors que la Commission européenne a exigé cet été de la France des explications très détaillées sur ses politiques de (non) lutte contre les algues vertes, ce décret aura pour conséquences d’ aggraver la pollution des eaux de rivières, des plages, de l’eau de mer déjà touchée par la prolifération de micro-algues toxiques. Il en découlera de surcroît pour le contribuable et le consommateur d’eau un nouvel alourdissement de la part des factures, 1680 millions d’euros par an affectés aux « pollutions agricoles diffuses » par le ministère de l’écologie lui-même !

L’environnement, "ça commence à bien faire", avait tonné le chef de l’Etat devant des agriculteurs bretons en 2010. Cette décision est une nouvelle preuve de la soumission du gouvernement aux lobbies économiques les plus rétrogrades, ceux qui font prendre du retard à la France alors que des régions agricoles européennes comme la Bavière, des pays comme le Danemark, ont su ces dernières années retrouver la qualité de leurs eaux en réduisant de 30% les dispersions de nitrates et de pesticides dans l’eau, en favorisant notamment l’installation d’agriculteurs bio.

La signature au bas de ce décret des Ministres de l’écologie et de l’agriculture, NKM et Bruno Le Maire, est le signe le plus sûr de la « corruption » irréversible qui affecte l’esprit écologique de ce gouvernement.

Rien à ajouter .. fermer le ban !

mardi 24 mai 2011

L'île-paysage

De retour de vacances en Corse, j'ai pu mesurer à quel point la réputation de cette terre n'est pas usurpée. Montagne au milieu de la mer, vallées et collines, plaines littorales, habitat groupé ou dispersé, tous les paysage semblent exister. Mis à part les grandes plaines agricoles. Il est possible de traverser le maquis sans rencontrer âme qui vive. Parcourir une plage où vous êtes seul, c'est encore réaliste, du moins au mois de mai.
Certains paysages ont pu être merveilleusement préservés, peut-être justement parce que l'activité humaine y a toujours été relativement limité au pastoralisme. C'est le cas du Désert des Agriate, de la réserve de Scandola et du golfe de Porto, entre autres. Malheureusement, de nombreux espaces vivent de grands bouleversement. Depuis plusieurs décennies, l'aménagement de la grande plaine littorale orientale entre Bastia et Aléria subit le développement des zones d'activités et les zones humides qu'elle recèle sont encore là car elles demanderaient des moyens encore très importants pour être asséchés. Ajaccio est devenu une immense ville dont on voit surtout les zones d'activités périphériques. Et cet aménagement du territoire ne devrait pas porter ce nom. Comment peut-on gérer l'espace d'une commune un peu importante, comme l'île-Rousse par exemple, sans document d'urbanisme. Cette petite ville du nord multiplie sa population en été, les résidences de vacances sont partout présentes, la station de traitement des eaux se trouve en limite de la zone urbanisée et va finir par être englobé dans le bâti ... et tout cela est géré uniquement en application du Règlement national d'urbanisme. Pour un continental comme moi, c'est un peu déroutant car on peut craindre abus et passe-droit, arrangement et désordre. Mais cela semble normal en Corse. Il y aurait une sorte d'auto-régulation qui évite le grand n'importe quoi. On ne demande qu'à le croire.

En tout cas, si vous cherchez un endroit pour prendre une leçon de paysage, apprendre à lire le paysage simplement en regardant, la Corse est tout à fait adaptée à cela. Les points de vue sont riches, multiples et souvent spectaculaires. Tous les paysages se développent sur plusieurs plans. L'activité humaine est parfois évidente, souvent plus discrète mais toujours présente. Et comme sur toute les îles, le rythme y est différent.

mercredi 27 octobre 2010

Attendre le paysage

La promenade est source de paysage. Le cheminement est source de réflexion. Certains parlent alors de "géopoétique". Kenneth White par exemple qui a fondé l'Institut International de Géopoétique , " l'Archipel ".


Mais surtout, la promenade est source d'attente. Avec cette photographie automnale de Laurence Chabalier, c'est toute la magie du paysage que l'on ne voit pas qui est présent. le paysage est en attente. Les arbres masquent tout. Le chemin emporte vers un autre lieu, encore inconnu. La lumière plus lointaine laisse espérer une percée où passe déjà le soleil. Les perspectives ne sont pas encore visibles mais sont déjà présentes.
Et si vous courriez jusqu'à être inondé dans le soleil d'automne ?

jeudi 12 août 2010

L'arbre

Vous aimez les "beaux" paysages ... malgré tout ce que l'expression comporte de subjectivité !
L'Australie est bien souvent un pays magique qui fait rêver mon envie de paysage.

Si vous êtes comme moi, ne manquez pas le film "L'arbre" qui est sorti hier sur les écrans. Ecrit et réalisé par Julie Bertucelli (son second film) d'après un roman de Julie Pascoe : Our father who art in the tree.

Charlotte Gainsbourg au visage très expressif, partage la vedette avec la jeune Morgana Davies, à la spontanéité bluffante, et avec un immense figuier.
Les images sont carrément magiques. Le jeu des acteurs va juste où il faut. L'histoire, à la limite du fantastique, peut-être, n'en demande pas plus pour vous séduire. Une émotion à la bonne mesure. Et un paysage !

Préférez la VO avec le parler de Charlotte Gainsbourg très "jeune fille élevée en France" et celui de la petite Morgana que vous pourrez comprendre sans lire les sous-titre.

Lire la belle critique de Marion Pasquier sur Critikart. Sauf si vous voulez garder le secret de l'histoire car elle en raconte un peu trop à mon goût.
J'aimerais tout de même bien savoir si ça existe vraiment un arbre qui pousse si vite. En tout cas, l'arbre du film existe en vrai.

Lien vers la bande annonce.
Dans la vie, vous pouvez être heureux ou triste. Moi, j'ai choisi d'être heureux.

samedi 31 juillet 2010

Barcelone et ses jardins botaniques

C'est le retour de vacances de Barcelone et j'ai quelques récits paysagers à partager avec vous.

Le premier est avant tout une large déception.
La découverte du nouveau jardin botanique, encore en cours de développement, a occupé une bonne partie de journée, très chaude et ensoleillé.
Y sont représentées les différentes régions du globe qui partagent le climat de type méditerranéen : le pourtour de cette mer, mais aussi l'Australie, le Chili, la Californie et l'Afrique du Sud. Les espèces et variétés principales sont là. Tout le versant d'une pente de la colline de Montjuic est occupé par ce jardin. Les espaces régionaux sont divisés par les chemins et c'est bien là le problème. Ce sont de larges artères en béton permettant la circulation de véhicules. Ces chemins de 3 à 4 mètres de larges forment un parcours de base pour visiter rapidement le parc. D'autres allées, également bétonnées, mais plus étroites, entrent plus profondément dans les espaces régionaux. L'impression générale en ressortant du jardin est d'avoir parcouru un espace très artificialisé ! Un comble.


L'un des rares coins agréables du nouveau jardin botanique, le bassin des plantes de milieu humide.

Le nouveau jardin vu sur Google Earth. Les larges allées en béton sont bien visibles.

Un lien sur le site de landezine.com.


Heureusement, il y a toujours l'ancien jardin botanique, placé dans les anciennes carrières à côté du stade olympique. De petites allées avec de petites bordurettes ; un milieu plus humide et ombragé ; des végétaux déjà anciens pour certains ; un vrai jardin botanique. Une image moins moderne des jardins botaniques, mais plus proche de l'image d'un parc jardiné, plus traditionnel. Et son accès est gratuit.
Bien plus agréable que l'aspect musée des plantes que pourrait représenter le nouveau jardin botanique.

Dans quelques années, il faudra revenir... peut-être le jardin de Montjuic sera-t-il devenu plus agréable !

lundi 12 juillet 2010

Fête nationale ?

Le 14 juillet est traditionnellement la fête nationale qui commémore ... un événement dont le caractère mémorable reste à prouver. Pour ma part, je célèbre plus volontiers la nuit du 4 août, histoire de me souvenir que de nombreux privilèges restent à faire tomber.

Mais cette année, le 14 juillet est bien particulier dans ma commune. Les bords de Seine à Saint-Adrien vont tenter de retrouver un peu de l'ambiance des guinguettes. Et le paysage tient une place particulièrement importante dans cet esprit. L'herbe basse du pré, l'herbe haute de la rive, l'arbre, l'eau avec ses végétaux aquatiques, tout cela fabrique l'esprit guinguette autant que la guérite, les lampions et les musiques à danser.

Cette journée du 14 juillet 2010 sur les bord de Seine à Saint Adrien ce sera tout cela à la fois. Du moins, je l'espère. Toute l'après-midi, l'orchestre de Zinzin (accordéoniste de Pascal Sevran) sera là pour vous faire danser. Ce ne sera peut-être pas tout à fait l'ambiance rencontrée par les impressionnistes, peut-être un peu plus celle de l'entre-deux guerres mais, ce sera sans doute un grand moment de fraichir et de voyage dans le temps.

Vous verrez sans doute cette manifestation indiquée à Franqueville-Saint-Pierre mais c'est bien sur la commune de Belbeuf que cela se déroule.

dimanche 11 juillet 2010

Vous avez parlé de banalisation ?

Lors d'un récent voyage entre Reims et Rouen, nous avons eu l'occasion de traverser des territoires variés ; du moins je le croyais jusqu'à la réflexion de mon fils.
"Depuis qu'on est partis, j'ai l'impression qu'on traverse toujours les même paysages." !?
Et moi de lui expliquer : "mais non, nous sommes passés en Champagne, dans la vallée de l'Aisne, de l'Oise, sur les plateaux de l'Oise, nous avons vu la vallée du Thérain, puis le Bray normand et le plateau du Vexin tout aussi normand. Et là, j'ai constaté l'effet de la végétation. partout nous avons vu les mêmes cultures. Du blé, certes, du maïs, aussi, mais surtout du colza.
Autre point commun, dans l'ensemble de ces territoires, les haies sont (devenues) discontinues, donnant un aspect de paysage globalement ouvert sans atteindre les pertes de vues de la Beauce ou de la Brie.
La banalisation des paysages nous avait gagné. De Reims à Rouen, un paysage domine, celui de l'agriculture énergétique. J'en suis encore bien surpris.

mercredi 16 juin 2010

Les mares ... y'en a aussi là-bas !

Si vous êtes haut-normands, vous savez combien le rôle des mares dans le paysage revient souvent dans les propos de l'aménagement du territoire. Les mares participent au trames bleues mais aussi aux trames vertes, comme on le dit aujourd'hui. Les mares ont fait l'objet de plusieurs plaquettes d'information dont celles de l'AREHN et de son responsable Jérome CHAIB.
Mais il n'y a pas que chez nous.

Dans le Loiret (45), l'association Loiret Nature Environnement a édité le catalogue de l'exposition"La mare, l'œil du paysage"
tenue au Muséum d'Orléans.
Cet ouvrage regroupe des photographies de Stéphane Rocher et du collectif Valimage. Le texte est signé Bertrand SAJALOLI, maître de conférence en géographie à l'université d'Orléans.

C'est un évènement passé mais je vous invite à aller voir quelques exemples sur cette page : http://www.rocherphoto.eu/Origine1.htm et
surtout sur la page du collectif Valimage, une agréable surprise phtographique.
Ce collectif a transformé (avec l'aide de Bertrand, j'en suis certain) l'essai dans un beau projet avec Loiret Nature Environnement, nommé Valmares qu'il faut découvrir.


Et si on faisait la même chose en Seine-Maritime ?

lundi 7 juin 2010

Les oiseaux de Mont-Saint-Aignan


En partenariat avec la LPO, la commune de Mont-Saint-Aignan organise une seconde journée à la découverte des oiseaux. La première a eu lieu le 29 mai.
On y parlera des oiseaux de la ville, de l'inventaire de l'avifaune, de gestion écologique des espaces verts qui a un impact sur la biodiversité et sur les oiseaux, ...
Le rendez-vous est fixé Samedi 12 juin à 9 h 30 dans le Bois de Cotille, près de l'Hôtel de Ville de Mont-Saint-Aignan

vendredi 28 mai 2010

Graines de jardins - Rouen


Second évènement rouennais du week-end, les Graines de Jardins qui se tiennent au jardin des plantes. Les premières images vues sur France 3 Haute-Normandie de soir donnent envie.
Les jardinierss des villes de l'agglo de Rouen, aujourd'hui nommée CREA, se sont donner les moyens de faire de belles choses. Six jardins spécialement conçus sur le thème de l'impressionnisme (thème de saison ...) méritent apparemment le détour.

Toutes les infos pratiques sont là : http://www.agglo-rouennaise.fr/index.php?page=actualites/_tmp/grainejardin/infos_pratiques.php
et les ateliers et visites sont détaillés là-basd : http://www.agglo-rouennaise.fr/index.php?page=actualites/_tmp/grainejardin/programme.php

Et il y a aussi une bourse au plantes.
Pdf du programme
Pdf du parcours découverte

dimanche 23 mai 2010

Un Paysan et son Univers, de la guerre au Marché Commun.



Dans le domaine de l'histoire des paysages, et en particulier en Normandie, on ne présente plus les deux caennais Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau. Leurs travaux font toujours d'attentions particulières et chaque nouvel ouvrage de leurs plumes est souvent un vrai plaisir de lecture.
Ils ont choisi de quitter l'histoire moderne pour publier un ouvrage sur le temps contemporain, presque l'actuel, avec la publication d'un essai réalisé à partir des agendas de Pierre Lebugle, paysan cultivateur en Pays d'Auge entre 1941 et 1971 : Un paysan et son univers

Un paysan et son univers de la guerre au marché commun. À travers les agendas de Pierre Lebugle, cultivateur en Pays d'Auge" Sur plus de trente ans (1941-1971), les agendas de Pierre Lebugle, cultivateur au « Village Caillou » en Pays d’Auge, éclairent de l’intérieur un monde rural qui ne cesse de changer. Depuis la haie de sa maison et celles de ses herbages, nous le voyons circuler d’un horizon à l’autre selon ses préoccupations. Nous pouvons reconstituer son univers. La longue période de l’Après-guerre a profondément modifié la vie quotidienne dans les campagnes : de cette révolution agricole « silencieuse », qui a touché nos parents ou grands-parents, voici l’un des représentants les plus modestes, presque un « spectateur » quand on considère la singularité de son parcours. Mais à ce titre il est emblématique de cette majorité silencieuse d’exploitants qui, peu ou prou, se sont maintenus avant de mettre la clé sous la porte. La collection d’agendas qui sert de support à cet essai – et dont une dizaine sont édités ici, du Journal du STO en Allemagne aux débuts de la Ve République – offre une source encore en friche. Or, au-delà des statistiques et des généralités, elle restitue la richesse de l’histoire vécue dans le monde rural bouleversé par la Révolution agricole. Le passage du paysan à l’agriculteur a été le défi des Trente Glorieuses : l’homme du Village Caillou n’a pas cherché à le relever. Mais il a contribué à tisser au jour le jour des liens sociaux qui l’ont facilité.

"Un paysan et son univers de la guerre au marché commun.À travers les agendas de Pierre Lebugle, cultivateur en Pays d'Auge".
Éditions Belin, hors collection, 2010, 432 p.Sortie en librairie le 15 mai.

Je ne me suis pas encore plongé dans cette lecture, mais cela ne saurait tarder. Souvent, cette partie récente de notre histoire fait l'objet de lecture de paysage à partir des plans et cartes mais là, c'est le paysage sensible qui va nous être partager.


mardi 11 mai 2010

Carnets de Paysage 19




Un nouveau numéro des Carnets de Paysage est toujours un moment attendu. Cette fois, le thême est "Ecologies à l'oeuvre". Il a été piloté par Jean-Luc Brisson. Sa publication a été assuré par les éditions Actes Sud en association avec l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles et Marseille.

Dans ce volume, vous trouverez de quoi ouvrir votre esprit grâce au Sophora toromino, à l'expertise scientifique, à des choix méthodologiques et à la girafe du Niger.
Et comme le dit la présentation sur le site de l'ENSP : il s'agit de "comprendre l’intensité des débats sur l’écologie, le paysage, le tourisme et l’agriculture de subsistance, la gestion des ressources à l’échelle locale ou mondialisée." Et la question de la ville n'est pas laissée pour compte. "La nature y est l’enjeu d’un renouvellement des savoirs : les plantes, les animaux, l’eau, la terre sont les supports d’une pédagogie et d’une communication citoyennes. En ville s’affirme l’importance cruciale de la tractation sociale, face au risque de voir s’imposer des vues et des visées extérieures et dominantes."

ENSP/Actes Sud, 224 p, et 26 €

samedi 17 avril 2010

Diagonale

Les beaux jours qui reviennent donnent envie de découvrir de nouveaux espaces de nature préservées ou aménagées.Je vous propose de vous rendre dans le nord de la Seine-Maritime à Saint-Martin-le-Gaillard.
A la fois sur le fond de vallée et également sur la pente où un espace nouveau se développe, Pascal Dumont vous accueillera au Jardin des Sources. Vous y découvrirez une mise en scène de la végétation, du jardin, qui respecte l'eau, les espaces, les associations et affinités végétales, mais aussi qui remplit son rôle vis-à-vis de l'homme avec de nombreuses plantes "utiles".
Tout cela est organisé dans des jardins à thèmes où les senteurs, les couleurs et les aussi bruits d'eau, restent accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Vous pourrez également y faire quelques emplettes ... mais surtout vous pourrez peut-être y rencontrer le maître des lieux. Pascal vous parlera alors sans doute de son jardin mieux que personne et vous donnera envie de voir vivre cet espace au fil des saisons.

Le Jardin des Sources vu du ciel. A droite de la route, le nouvel espace sur le pied de coteau. A gauche, le jardin.


Le Jardin des Sources est visitable du mardi au dimanche de 9 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 18 h.
Si vous voulez une visite en groupe, prévenez de votre venue au 02 35 50 93 44, et saluer Pascal de ma part.