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vendredi 10 décembre 2010

Et les mauvaises herbes ?

Selon le dicton, les mauvaises herbes sont des plantes dont on n'a pas encore trouvé les vertus. Elles sont nombreuses a être classées dans cette catégories, mais le nombre varie selon notre connaissance de la végétation. Pour mieux les connaître, j'ai découvert le site d'un groupe de marcheurs wallons fort bien documenté. Une page est spécifiquement consacrée à ces plantes que vous croisez sans savoir leur nom, ou seulement parfois le nom local et "vulgaire".
Avec la randonnée, il est vrai que la nature devient un jardin dans lequel nous nous promenons.


Je vous propose donc aujourd'hui de faire un exercice paysager.
Lors d'une prochaine promenade, prenez avec vous un carnet pour faire des croquis. Au cours de la marche, de façon régulière, par exemple toutes les 10 mn, vous vous arrêtez et observez attentivement proche de vous dans un rayon faible, quelques mètres. Puis vous choisissez une plante et vous la dessinez, avec votre savoir-faire, votre talent, votre style. Pas besoin d'en connaître le nom, juste de l'apprécier. Il ne s'agit pas d'herboriser, juste d'aimer. Ensuite vous reprenez votre marche. Vous aurez ainsi construire votre démarche sensible de paysage avec le regard tourné vers la végétation.

Le site qui m'a donné cette idée est http://www.marchelibre.be

Et la page avec les plantes dont on se demande bien à quoi elles servent est http://www.marchelibre.be/menuplantes.htm

Bonne promenade

mercredi 27 octobre 2010

Attendre le paysage

La promenade est source de paysage. Le cheminement est source de réflexion. Certains parlent alors de "géopoétique". Kenneth White par exemple qui a fondé l'Institut International de Géopoétique , " l'Archipel ".


Mais surtout, la promenade est source d'attente. Avec cette photographie automnale de Laurence Chabalier, c'est toute la magie du paysage que l'on ne voit pas qui est présent. le paysage est en attente. Les arbres masquent tout. Le chemin emporte vers un autre lieu, encore inconnu. La lumière plus lointaine laisse espérer une percée où passe déjà le soleil. Les perspectives ne sont pas encore visibles mais sont déjà présentes.
Et si vous courriez jusqu'à être inondé dans le soleil d'automne ?

jeudi 22 octobre 2009

Retourne tes yeux au-dedans de toi !

Il semble que tout commence ici, puis , et aussi . Ayant vu enfin ceci, à mon tour je poursuis l'idée ... mais avec mes mots plutôt qu'avec une photo.

Quand je mets mes yeux en dedans,
que je regarde à l'intérieur de moi,
je vois le seul vrai paysage, en grand.
Celui qui fait que j'ai grandi,
où j'ai croisé d'autres chemins de vie.
Ce n'est pas vraiment une image,
C'est une odeur, c'est un parfum.
L'ombre sur la paupière dessine des visages,
C'est plus qu'un paysage, c'est comme un long chemin.

Que je mets mon regard au-dedans de mon coeur,
Je vois de la lumière qui parle de couleurs,
Des enfants qui s'enfuient, d'autres qui s'en reviennent.
Et les chants des sirènes qui peuplent les rivages.
...

J'ai retourné mes yeux et j'ai vu mon passé,
les trajets parcourus, les mots que l'on partage,
Et j'ai dis à mon fils, toujours les yeux fermés :
Ne fais pas comme moi, surtout ne sois pas sage.


Ces quelques mots simples ont été écrit simplement avoir vu les photos cités en haut de message. C'est pas du Rimbaud, juste un moment partagé.
Vous aussi, faites l'expérience. Regardez les images (celles-ci ou d'autres qui vous inspirent) et laissez vous porter par votre paysage intérieur.

mardi 1 septembre 2009

Palais paysager

Sur le côté nord de la Place de la Cathédrale à Rouen, trône un fier édifice de béton en train de se lézarder. C'est le Palais des Congrès.
Un projet très controversé vise à le remplacé par un autre batiment, qui pour certain manque d'ambition, pour d'autres devrait simplement laisser place à un espace ouvert et vert. Mais aujourd'hui c'est une immense photographie de paysage normand par Thibaut Cuisset.


Après avoir exposé rue de la Chaine, à l'espace expo du Pôle Image, durant cette été, il a occupé le terrain au sens vrai, et ce terrain, c'est la Place de la Cathédrale. L'effet est saisissant et le résultat est que la première chose que l'on regarde sur cette place n'est pas la cathédrale mais cette phot d'un coin de nature brayonne où serpente une route. Le texte s'insère dans l'image en passant derrière les branches ds arbres, comme s'il faisait partie de la vue. C'est une présence très végétale en centre ville.

Je pensais que cette photo ne resterais là que le temps de l'expo plus quelques semaines, mais elle est encore en place. Allez y vite avant qu'elle ne soit démontée. C'et une belle réussite graphique, qui en fait un peu oublier le débat sur son support de béton.

photo extraite du site http://www.seinemaritime.net/

vendredi 20 juillet 2007

Vacances

Ce message est celui d'un départ en vacances.
Demain en route vers le sud-ouest, où je collecterais plein d'impressions paysagères pour tenter de vous les restituer à mon retour.

Pour ce jour, je souhaitais juste vous faire part d'un prochain colloque normand, à Louviers, du 18 au 21 octobre prochain. Ce sera le 42° Congrès des Sociétés Historiques et Archéologiques de Normandie, organisé par la fédération des dites sociétés (59 sociétés savantes... à l'ancienne).

Ce congrès sera consacré aux "voies de communication et moyens de transport de l'Antiquité à nos jours".
Le titre du colloque :"Sur la route de Louviers..." bien sur.
Le paysage y sera très présent : comme paysage traversé, comme paysage structuré par la route, comme paysage oublié par la route, comme paysage fragmenté par la route, comme paysage-routier.

Je vous donnerais sans doute plus d'informations en septembre.

Et bon courage à ceux qui travaillent, bonne vacances à ceux qui en profite.
Reprise de ce blog dans deux semaines... à moins que je passe un MMS vers le blog ou que je passe par un web-café.

lundi 9 juillet 2007

Lectures

Voila un moment que j'ai quelques références de livres à vous communiquer.
Et tout d'abord, un livre qui fait le lien direct entre paysage et art.
L'art, c'est celui de Georges Braque, avec ses bleus incomparables et ses perspectives avec des plans séparés comme sur la couverture du livre que lui consacre un collectif d'auteur.


Georges Braque et le paysage : De l'Estaque à Varengeville 1906-1963.
Il s'agit tout d'abord d'un livre savant sur un peintre dont le paysage n'est pas le thème principal. C'est aussi une suite à l'exposition qui s'est tenu l'an dernier (je crois) à Marseille au Musée Cantini et qui mettais en parallèle les oeuvres de Braque et de Cézanne montrant leur réflexion graphique sur le paysage.
L'éditeur (Hazan) a fait le choix du "beau livre", ce qui explique sont prix relativement élevé (39 €).
Je ne suis jamais aller à l'Estaque mais Varengeville, je connais bien. Et de nombreux artistes y ont consacré des tableaux, fusains, huiles ou aquarelles comme Elisabeth Masset dont je vous invite à découvrir le travail.
Extrait de la présentation de l'éditeur : Inventeur du cubisme, Georges Braque ... s'attache au fil de son œuvre à renouveler la tradition de Poussin à Chardin, Corot et surtout Cézanne. C'est l'occasion ... de suivre l'aventure à travers le paysage de celui dont on s'accorde à dire qu'il a su tirer et porter vers d'autres perspectives les leçons du maître d'Aix (Cézanne). ... Les textes d'Éric Darragon, Claude Frontisi, Alvin Martin, Théodore Reff et Véronique Serrano contribuent à élargir et préciser la connaissance de l'œuvre de cet artiste essentiel.


Après Braque et le paysage dans l'art, voici une belle brochette de spécialistes contemporains regroupés dans cet ouvrage : Mouvance 2 - Du jardin au territoire, soixante-dix mots pour le paysage.
Augustin Berque, Pierre Donadieu, Arnaud Lafarge, Pascal Aubry, Yves Luginbühl, Jean-Pierre Le Dantec et Alain Roger.
Une diversité de pensées et d'expression entre l'agronome, le philosophe, l'architecte, le géographe, qui ouvre des horizons à la réflexion. Le terme « Mouvance » désigne à la fois le mouvement évolutif du paysage et un mouvement d'idées. Cette nouvelle édition réunit une seconde génération d’auteurs venus d'horizons différents et fait suite à un premier volume qui réunissait aussi Michel Conan et Bernard Lassus pour une liste de 50 mots. Ce glossaire regroupe des fondamentaux de la pensée des auteurs, et donc un reflet de ce début de XXIe siècle en matière de paysage.

Et si vous ne connaissez pas la série des livres édités par les Editions de la Villette, allez faire un tour sur leur site


Un dernier livre, également collectif (pour la route des vacances ?) : Marche et paysage : les chemins de la géopoétique.


Le titre est étonnant mais laisse présager d'un contenu nous rapprochant de la démarche hodologique avec une lecture du paysage au rythme de la marche. Je me plonge dans sa lecture dans quelque jours.
Je vous laisse avec la présentation de l'éditeur... qui m'a donné envie.
"
A l'heure de la vitesse généralisée, la marche regagne une à une ses vertus : elle tonifie le corps, libère l'esprit et tend à préserver la planète. La géopoétique conseille de vivre autour du lieu, en cercles concentriques et en prenant le temps. La marche est son vecteur favori. Elle dévoile petit à petit le monde proche et intensifie notre lien avec la terre et le ciel. Elle est une activité du corps, mais aussi un approfondissement de la pensée. L'Inde ancienne la hisse au rang de méditation ambulatoire. Poètes, philosophes et géographes s'en sont ici inspirés, dans des récits d'expérience et des essais qui vont sur la trace de promeneurs sensibles au paysage : Bashô et Kenneth White ; Custine, Chateaubriand et Senancour ; Jean-Jacques Rousseau et Robert Walser ; Wordsworth et Thoreau ; Arthur Rimbaud et Adré Dhôtel. " Petit à petit, pas à pas, après la perception détaillée, on entre dans une sensation plus abstraite du paysage, dans un état de contemplation cosmique. L'identité personnelle se perd, disparaît. La marche est un processus d'ouverture " (Kenneth White)."

C'est sans doute une invitation pour les vacances : déambuler, marcher calmement en regardant, en appréciant le monde qui nous entoure, le paysage qui se donne à voir, et qui vous conduira à la rencontre de vous-même.

vendredi 8 juin 2007

Patrimoine de Pays - suite

La route des moulins de la Durdent, fleuve cotier de Seine-Maritime, est une belle façon de découvrir tout à la fois le paysage et le petit patrimoine lié à l'eau dans cette vallée. Le livre "La Durdent raconte ses moulins" est désormais rendu plus vivant par la randonnée qui est possible en reliant les 5 moulins, exceptionnellement ouverts le 24 juin de 14 h à 19 h.

Les 80 moulins ayant fonctionné dans cette vallée, dont beaucoup ont perdu leur roue ou totalement disparus, montre le rôle fondamental de l'eau dans l'économie locale. L'énergie hydraulique directe est une force essentielle trop souvent négligée.

Les moulins ouverts sont :

- le moulin de la Durdent à Cany-Barville,

- le moulin Saint-Martin à Cany-Barville,

- le moulin Sainte-Catherine à Oherville,

- les deux moulins de Grainville-la-Teinturière,

- le moulin de Mautheville.


Et puis il y aussi les moulins à observer depuis l'extérieur : ceux de Sommesnil, de Robertot ou du Hanouard.

Le chemin ne permet pas de suivre au plus près la Durdent mais il est possible de parcourir toute la vallée en profitant de ces paysages qui s'ouvrent et se ferment au gré de la végétation et de la présence d'habitat. Le bruit de l'eau n'est jamais très loin.

C'est donc une promenande paysagère patrimoniale, auditive et olfactive.

Pour la rendre gustative, il vous reste à faire une pose à Héricourt-en-Caux ou au Hanouard pour trouver un bon restaurant.

jeudi 31 mai 2007

Patrimoine de Pays


Préparez vous à cette journée du
Dimanche 24 Juin 2007.
Dans toute la France, elle sera consacrée au Patrimoine de Pays; le petit patrimoine local, rural, et aux moulins.
Le thème 2007 est "Rues et Chemins".

Et bien sur, de nombreux chemins seront parcourus et vous feront découvrir le patrimoine paysager que l'ont observe aux détours des sentiers.
Le principe du cheminement, si important pour le paysagiste, est présent dans de nombreuses démarches. Et les chemins sont si divers, si multiples, si variés...
Cheminement réel dans la campagne,...
Chemin parcouru par le vélo,...
Chemin idéalisé ou rêvé en regardant une carte ou une photographie,...
Chemin fantasmé pour rejoindre celle qu'on aime,...
Chemin de la tête du marteau pour frapper sur le clou,...
Que sais-je encore ?
L'hodologie est un thème récurent en matière de paysage et les artistes ne sont pas les derniers à l'emprunter.

En Normandie, je sais déjà que vous pourrez parcourir à pied une partie du Chemin des Fossés du Roy, chemin suivant une levée artificielle dans l'est du département de Seine-Maritime et qui marque l'ancienne frontière entre le Duché de Normandie et la France. Cette levée avec chemin existe également en d'autres secteurs de la Normandie, mais le programme du 24 juin propose de la découvrir entre Conteville et Illois.
Peut-être aussi une façon de se plonger dans l'imaginaire des paysages médiévaux.

D'autres projets seront dans doute proposés dans ce cadre d'ici au 24 juin. Donc, c'est à suivre.