dimanche 5 juin 2011

Flashé ?

Parmi les étudiants en première année à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, un groupe a eu la chance (faut voir !!!) de réfléchir à la place de la signalétique et des grands panneaux publicitaires ponctuant nos routes.
Ma propre réflexion sur ce sujet a trouvé un nouveau point d'appui avec la polémique autour des panneau de pré-signalisation des radars automatiques de vitesse, polémique mise en œuvre tout d'abord par les médias.


En fait, je vois réellement un intérêt dans cette suppression des panneaux ; c'est celui de la diminution de la pollution visuelle. Reconnaissons que ces panneaux sont grands.
Nos aménagements de bords de routes et d'autoroutes font de plus en plus appel à un sens aigu de l'esthétisme pour obtenir une signalétique de qualité. Il suffit pour cela de constater l'amélioration des panneaux d'annonces touristiques sur autoroute (ces panneaux à dominante brune qui vantent tel château ou abbaye) ... même si bien souvent, la position du panneau fait qu'il devient également une forme de pollution visuelle.
La panneau d'annonce de radar automatique, codé SR3, a pour mission exacte :"signal annonçant une zone où la vitesse est contrôlée par un ou des radars automatiques".

Mais soyons honnêtes, l'existence même de ce panneau relève de la plus profonde hypocrisie. Placé là pour signaler une zone dangereuse à venir, et donc où il convient d'être attentif à son comportement et sa vitesse, on vous annonce en fait un radar présent pour vous sanctionner. On vous propose donc d'éviter la sanction, il suffit de lever le pieds durant les quelques centaines de mètres qui approchent.
Hypocrisie des pouvoirs publics qui trouve là un beau moyen de faire entrer de l'argent dans les caisses de l'Etat (c'est pas le radar qui va empêcher des inconscient de prendre la route), hypocrisie des conducteurs qui prétendent que cela les rends plus attentifs (mais après le radar, 150 km/h c'est quand même mieux !), hypocrisie politique qui fait de ce sujet un argument de contestation sur le fonctionnement du gouvernement, hypocrisie sociale d'une société qui oublie de dire qu'elle ne peut fonctionner qu'avec des lois qui sont là pour être respectés ... ou transgressés. Pour ma part, si je suis flashé, c'est bien fait pour moi !

Mais c'est une partie de nos mentalité qu'il faut changer. Rouler avec la peur du gendarmes et de la sanction doit être remplacer par rouler en étant conscient des dangers de la route.
Mon hypocrisie à moi, c'est : oui il faut supprimer ces panneaux annonçant les radars automatiques ... ils défigurent le paysage.

Petit rappel : à 110 km/h sur autoroute et à 80 km/h sur route, vous polluez moins, vous économisez du carburant et des sous. Dernière hypocrisie .. oui, la crise de l'énergie va sauver des vies !!!

vendredi 3 juin 2011

Les paysages de l'au-delà !

Le paradis existe-t-il ? Pour le croyant, la réponse affirmative ne déclenche pas forcement une projection visuelle de ce paradis. Dans son livre, mal nommé "Guide du Paradis", Michel LEGRAIN nous présente une série d'illustrations du paradis, aux Editions Armand Colin. Tant dans les arts graphiques que dans la littérature, les choix fait par l'auteur sont frustrants. Chacun d'entre nous connait d'autres exemples de visions de l'Eden, et les commentaires qu'en fait Michel Legrain restent très subjectifs ... et pour cause. Son avantage est d'être transchronologique. Il permet aussi la visualisation et ne s'embarrasse pas des métaphores et de commentaires trop pourléchés de romantisme. Donc vous pourrez peut-être construire avec son aide votre propre image idéalisé d'un paysage du paradis, d'un Éden bien terrestre ou irréaliste à souhait. L'idée qu'un guide touristique du paradis nous y aide est assez originale.



Mais pour construire ce paysage du paradis qui sera propre à chacun d'entre nous , encore faut-il être capable de concevoir ce que nous y attendons. Cette démarche plus personnelle demande donc un autre accompagnement. Un bon contrepoint au livre de Michel Legrain est celui de Pierre CONESA, qui porte le même titre "Le guide du Paradis" aux éditions de l'Aube en format de poche (coll. Essai). Il vous amène à une autre lecture du paradis, celle de la religion et des choix de paradis que nous pouvons faire, ou que la société nous conduit à faire. Sommes nous libre de choisir notre paradis ? Devrons-nous admettre un paradis préparé par les sages et les illuminés ou bien simplement l'imaginer avec l'aide de nos propres créations picturales ou littéraires ? Pour reprendre l'idée du sous-titre du livre de P. Conesa, attention à la publicité mensongère !



dimanche 29 mai 2011

Primaire de l'Ecologie

L'écologie vous intéresse, vous ne vous êtes jamais engagé en politique, vous avez un avis sur la future élection présidentielle et son contenu écologique.
Même si vous n'êtes pas membres d'Europe écologie - les Verts, vous pouvez participer au choix du futur candidat de l'écologie.
Il suffit de vous rendre sur le site de la primaire de l'écologie :
http://primairedelecologie.fr/
Vous y trouverez toutes les informations. Entre autres : devenir coopérateurs pour 10 € , accepter la charte des Verts Mondiaux et l'organisation du vote.

mercredi 25 mai 2011

AARG in Poznan


Every year, the Aerial Archaeological Research Group organize a congress about rechearch in such specific domains.
It's an opportunity to meet aerial photographer, archaeologist in spatial organisation, users of satellite pictures, LIDAR users, and so on. This european congres is also a place to confront the point of view beetween colleagues of different european countries.
Next time is in POZNAN (Pologne) in september.
You can find more informations at :
http://www.univie.ac.at/aarg/php/cms/

or on the specific web site
http://www.archeo.amu.edu.pl/aarg-earsel/

Different sessions are proposed :

And you can download the second call for papers here.

mardi 24 mai 2011

L'île-paysage

De retour de vacances en Corse, j'ai pu mesurer à quel point la réputation de cette terre n'est pas usurpée. Montagne au milieu de la mer, vallées et collines, plaines littorales, habitat groupé ou dispersé, tous les paysage semblent exister. Mis à part les grandes plaines agricoles. Il est possible de traverser le maquis sans rencontrer âme qui vive. Parcourir une plage où vous êtes seul, c'est encore réaliste, du moins au mois de mai.
Certains paysages ont pu être merveilleusement préservés, peut-être justement parce que l'activité humaine y a toujours été relativement limité au pastoralisme. C'est le cas du Désert des Agriate, de la réserve de Scandola et du golfe de Porto, entre autres. Malheureusement, de nombreux espaces vivent de grands bouleversement. Depuis plusieurs décennies, l'aménagement de la grande plaine littorale orientale entre Bastia et Aléria subit le développement des zones d'activités et les zones humides qu'elle recèle sont encore là car elles demanderaient des moyens encore très importants pour être asséchés. Ajaccio est devenu une immense ville dont on voit surtout les zones d'activités périphériques. Et cet aménagement du territoire ne devrait pas porter ce nom. Comment peut-on gérer l'espace d'une commune un peu importante, comme l'île-Rousse par exemple, sans document d'urbanisme. Cette petite ville du nord multiplie sa population en été, les résidences de vacances sont partout présentes, la station de traitement des eaux se trouve en limite de la zone urbanisée et va finir par être englobé dans le bâti ... et tout cela est géré uniquement en application du Règlement national d'urbanisme. Pour un continental comme moi, c'est un peu déroutant car on peut craindre abus et passe-droit, arrangement et désordre. Mais cela semble normal en Corse. Il y aurait une sorte d'auto-régulation qui évite le grand n'importe quoi. On ne demande qu'à le croire.

En tout cas, si vous cherchez un endroit pour prendre une leçon de paysage, apprendre à lire le paysage simplement en regardant, la Corse est tout à fait adaptée à cela. Les points de vue sont riches, multiples et souvent spectaculaires. Tous les paysages se développent sur plusieurs plans. L'activité humaine est parfois évidente, souvent plus discrète mais toujours présente. Et comme sur toute les îles, le rythme y est différent.

samedi 23 avril 2011

LandscapeThinking or ThinkingLandscape ?

Vous avez, bien entendu, remarqué qu'un titre anglais a été ajouté au PenserPaysage d'origine.
C'est une conséquence logique des nombreuses relations liées à travers le monde (l'Europe surtout !!! héhéhé) et les réaction de certain(e)s qui m'ont dit ne pas pouvoir lire mes posts faute d'une bonne maitrise de la langue de Voltaire.
Et GoogleTraduction, c'est quand même pas terrible !

Comme je ne domine pas encore totalement le flamand, le polonais, l'ukrainien et le moldavo-bessarabe inférieur, j'ai choisi l'anglais. Une chance, j'aurais pu le faire en roumain !
Donc, régulièrement, certains textes seront publiés en anglais. Sans doute pas parfaitement dans la langue de Lord Byron ou de Barbara Cartland, but with globish, everything is possible !

About english writer, did you ever read Terry Pratchett ?

So, by the way, i send the best wishes to my friends Aelfwynn, Dave, Madalina, Elena, Andrew, Anna, Beri, Lidka, Rog, Maria-Laura, Kent and others ...

vendredi 22 avril 2011

Colloque d'Antibes 2011

Du 20 au 22 octobre prochain se tiendra les XXXIIe colloque internationale d'archéologie et d'histoire d'Antibes. Traditionnellement organisées par le CEPAM (Centre d'Etudes Préhistoire, Antiquités, Moyen Age) de l'Université de Nice, ces journées sont toujours suivies d'une publication des actes rapides ce qui est un point important dans le cadre de la recherche actuelle.
Les rencontres 2011 ont pour thème :
Variabilités environnementales, mutations sociales - natures, intensités, échelles et temporalités des changements.
Le texte de l'appel est sur le site du CEPAM, en voici le lien :
http://www.cepam.cnrs.fr/Variabilites-environnementales

Vu le texte du projet et la composition du comité d'organisation, voici de belles journées d'études qui se profilent...

jeudi 21 avril 2011

Vexin Normand - La Charte

Finalisée en fin d'année dernière, la Charte Paysagère et Architecturale du Pays du Vexin Normand est disponible en téléchargement sur le site web du "Pays du Vexin Normand".
Vous pourrez ainsi lire le diagnostic réalisé par Habitat et Développement 27 et l'agence Roumet-Guitel, mais aussi les stratégies et fiches actions élaborées à partir de cet état des lieux et suite aux réunion tenues dans le territoire. Certains documents utilisés pour ces réunions sont encore téléchargeables.

L'espace géographique du Pays du Vexin Normand a été divisé en 6 unités, aux noms évocateurs comme "L'Etoile d'Etrépagny" ou "Les Balcons de l'Epte". On notera que le découpage utilisée est légèrement différent de celui qui va être bientôt public avec la parution de l(Atlas des Paysages de Haute-Normandie).

Le diagnostic est d'un accès facile, lisible et clair. Très graphique, cet état des lieux manque un peu de substance, d'explication sur la formation des paysages. La lecture très "actualiste" s'appuie sur les perceptions et une étude cartographique des données de l'occupation du sol. Les notions d'usages du territoire restent limitées aux enjeux de la répartition de l'habitat et des activités, de transit et de trafic, et de l'usage patrimonial de l'espace. Les traditions et l'histoire de la formation des paysages se limitent à des références aux "bâtis anciens" et à l'aspect patrimonial des édifices remarquables.

Heureusement, les stratégies et fiches actions redonnent un peu - un tout petit peu - de dynamique temporelle à tout cela. Un comble pour un territoire qui a pour slogan : "Revivez le passé - respirez le présent".
C'est clair que chaque commune va devoir pousser la réflexion de façon plus individuelle sur son territoire propre.
La Charte aura l'avantage de redire les fondamentaux, tant en état des lieux qu'en préparation de projet, pour faciliter l'intégration et donc, l'acceptation par les populations. Les données collectées en matière de lecture sensible du paysage ainsi que la prise en compte des dynamiques temporelles de l'occupation du sol restent cependant des pistes marginales dans les fiches actions. Comme souvent, c'est au bénéfice de la lecture topographique et des procédés techniques, éléments perceptibles à court terme. Alors que les usages et le bien-être ne seront impactés que plus lentement.

Il reste que cependant, la réalisation d'un tel document est une étape marquante pour la constitution d'un territoire, dans son identité (ou ses identités) et pour faciliter le travail entre les 6 communautés de communes concernées et les autres communes adhérentes.

Crédit photo : Pays du Vexin Normand

Attention, un problème logiciel semble rendre impossible le chargement des derniers fiches actions (?).

mardi 12 avril 2011

CulturesMonde, émissions de Florian Delorme

Une série de quatre émissions de CulturesMonde est consacrées aux cartes avec pour titre : Tout de carte. les invités de la première sont Marie-Françoise Durand, agrégé et responsable de l'atelier de cartographie de Sciences-Po et Jacques Lévy, géographe également enseignant à Sciences-Po.

A télécharger et écouter ici :
http://www.franceculture.com/emission-culturesmonde-tour-de-cartes-14-l-ethique-du-cartographe-2011-04-11.html


Bon à savoir, l'émission de jeudi 14 aura pour invité Gilles A. Timberghien, philosophe, enseignant à Paris I et à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Son dernier livre "Finis terrae - imaginaire et imagination cartographique" paru chez Bayard en 2008 est une référence à lire.

mercredi 6 avril 2011

La terre dans le monde romain

Gérard Chouquer publie aux éditions Errance et avec l'aide de l'université de Coimbra-Porto, un ouvrage de référence, encore un.


Au gré des 358 pages de l'ouvrage, c'est l'ensemble de la réflexion sur la notion de droit foncier durant l'Antiquité qui est abordée. Mais c'est également une ouverture d'esprit, de notre esprit, sur ce que nous comprenons du droit foncier à travers les âges. Borner les terres, s'approprier, détenir un sol, limiter l'espace cultivé, posséder un terrain ... autant de mot qui sont des rebonds de sens variés suivant les époques. Cette ouverture sur l'Antiquité nous invite à mieux comprendre la contradiction entre l'enregistrement cadastral fixe et l'instabilité permanente des milieux, que ce soit dans leurs composantes agraires ou environnementales.
Le texte, d'un abord parfois délicat, vous fera "passer de l'espace agraire à l'espace social".

Pour cela, il vous en coûtera 32 euros. Pour plus d'info aller faire un tour sur le site dédié à l'archéogéographie.

dimanche 3 avril 2011

Les jardiniers à l'honneur en Seine-Maritime

Un peu d'actualité pour reprendre le cours de la vie sur ce site.

Le musée des Traditions et Arts Normands et la Corderie Vallois à Notre-Dame-de-Bondeville mettent les jardiniers à l'honneur.
L'exposition que vous pouvez découvrir au château de Martainville présente les saisons au gré du jardinage dans les traditions et us de la région normande.
A la corderie Vallois, c'est l'idée des jardins ouvriers, devenu souvent aujourd'hui jardins familiaux et même jardins partagés qui est mise en valeur.
Ce sera l'occasion pour vous de découvrir l'abbé Lemire, inventeur de la version paternaliste du jardin qui visait, entre autre, à permettre aux ouvriers d'une usine de travailler un lopin de terre et nourrir sa famille avec ses produits, plutôt que d'aller dépenser l'argent de la paye au bistrot.

Cette vision a bien changé et maintenant, c'est nettement le plaisir qui domine le rôle du jardinier. Les jardins rivalisent de techniques plus inventives les unes que les autres pour entretenir les cultures, retrouver les anciennes recettes du jardinage écolo avant la lettre.
Pour mieux comprendre cela, le lien suivant vous donnera des éclaircissements.

http://jardins-familiaux.pagesperso-orange.fr/histoire.htm

Sachez aussi que le 5 juin prochain se tiendra une représentation en plein air dans le jardin de la Corderie Vallois avec la compagnie de théâtre Thalia, sur le thème "un petit lopin de terre".

samedi 2 avril 2011

Nouveau départ

Avec ce beau mois d'avril, et après des moments bien chargés, PenserPaysage reprend du service.
Donc rendez-vous toute les semaines.

vendredi 10 décembre 2010

Et les mauvaises herbes ?

Selon le dicton, les mauvaises herbes sont des plantes dont on n'a pas encore trouvé les vertus. Elles sont nombreuses a être classées dans cette catégories, mais le nombre varie selon notre connaissance de la végétation. Pour mieux les connaître, j'ai découvert le site d'un groupe de marcheurs wallons fort bien documenté. Une page est spécifiquement consacrée à ces plantes que vous croisez sans savoir leur nom, ou seulement parfois le nom local et "vulgaire".
Avec la randonnée, il est vrai que la nature devient un jardin dans lequel nous nous promenons.


Je vous propose donc aujourd'hui de faire un exercice paysager.
Lors d'une prochaine promenade, prenez avec vous un carnet pour faire des croquis. Au cours de la marche, de façon régulière, par exemple toutes les 10 mn, vous vous arrêtez et observez attentivement proche de vous dans un rayon faible, quelques mètres. Puis vous choisissez une plante et vous la dessinez, avec votre savoir-faire, votre talent, votre style. Pas besoin d'en connaître le nom, juste de l'apprécier. Il ne s'agit pas d'herboriser, juste d'aimer. Ensuite vous reprenez votre marche. Vous aurez ainsi construire votre démarche sensible de paysage avec le regard tourné vers la végétation.

Le site qui m'a donné cette idée est http://www.marchelibre.be

Et la page avec les plantes dont on se demande bien à quoi elles servent est http://www.marchelibre.be/menuplantes.htm

Bonne promenade

lundi 29 novembre 2010

La paysage du blé

Sur une surface totale de près de 10 millions d'hectares cultivés en céréales en France, la moitié est ensemencée en blé, essentiellement des variétés Apache et Caphorn. La diversité, même au sein des variétés reconnues au catalogue français des variétés végétales cultivées, reste limitées. En fait, plus de 250 variétés de blé tendre et 56 variétés de blé dur sont disponibles. Mais cette année pourrait bien marqué un changement. En effet, en 2010, la récolte a confirmé la stagnation des rendements, alors que ceux-ci étaient en hausse quasi constante de puis 1950. Cette stagnation est amorcé depuis 1995.



En fait, le réchauffement climatique serait en cause. Les études rendues par Arvalis et l'Inra ont démontré que ni les maladies, ni l'origine des semences, ni la qualité des engrais n'étaient responsables. Les études de températures depuis 1955 montre une corrélation entre chaleur et baisse du rendement. Les fins de printemps de plus en plus sèches en moyenne induisent un stress. L'effet en est empiré par les échaudages thermiques, courtes périodes de fortes chaleurs qui bloque le remplissage des grains et font baisser la productivité. On attendait un effet bénéfique du réchauffement sur la photosynthèse du blé par l'aspect dopant du taux de CO2.
Si cette analyse est bonne, la campagne française est en train de changer doucement sous nos yeux, même si pour le moment les régions Bretagne et Picardie semblent épargnées. La Normandie tient un rôle particulier avec une hausse de ses productions en continue depuis 15 ans et les surfaces en céréales panifiables multipliées par 4.

Et en poussant le regard à l'étranger, l'Afrique du Nord est passée au blé dur.

cliché INRA (Institut National de Recherche Agronomique)


Quelques références :
http://www.campagnesetenvironnement.fr/le-rechauffement-facteur-du-plafonnement-des-3751.html

http://www.paysan-breton.fr/article/11176/ble--une-etude-menee-par-l%92inra-et-arvalis.html

http://www.semencemag.fr/ble-climat-cereales.html

http://marchedescereales.over-blog.com/article-le-ble-prend-un-coup-de-chaud-55068918.html

vendredi 12 novembre 2010

Etats généraux du paysage - suite

Le collectif des Etats Généraux du Paysage organise une journée de rencontre à Paris, au siège du Conseil Economique, Social et Environnemental, le Lundi 22 novembre.

Le thème est "Paysage, fil conducteur du développement durable des territoires".

Cette journée est coordonnée par les fédération nationales des SAFER et des CAUE et conduite sous l'égide du Réseau Rural Français. Cette dernière structure est une émanation de l'Europe dans le cadre de l'application du règlement communautaire de développement rural pour la période 2007-2013.

La journée est censée présenter le bilan de 20 démarches paysagères. Elles se sont déroulédans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, en Lorraine, en Pays-de-Loire ... mais aucune en Normandie. En fait, il va surtout s'agir de reprendre trois thématiques principales et de débattre autour d'elles, sans doute avec le supports des exemples ponctuels.
Les trois scéances thématiques ont pour titre respectifs des questionnements irresolus :
1 - Quel apports du dialogue entre acteurs urbains et ruraux autour du paysage ?
2 - Accueil et mobilité : un nouveau défi pour les paysages ?
3 - Ressources naturelles, activité agricole et paysages : des bénéfices réciproques ?

Malgré toute l'estime que je porte au travail de Régis Ambroise, qui concluera la journée, je crains bien que cette journée ne soit qu'une forme de validation des expériences associant paysage et agriculture et menées depuis une dizaine d'années par l'actuel Ministère de l'Alimentation, l'Agriculture et de la Pêche (MAAP). Cette journe reste porteuse d'une véritable démarche où le paysage est une entrée de lecture pour aller vers une gestion cohérente des espaces ruraus ou péri-urbain. Elle va donc se confronter aux deux problèmes majeurs de nos espaces de vie : la banalisation d'une part, et la consommation d'espace par l'urbanisation d'autre part. Une publication de ces travaux serait utile afin de prendre réellement conscience du sous-titre de la journée du 22 novembre : "expériences de démarches paysagères au service des projets de territoires."

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Agenda/Paysage-fil-conducteur-du-developpement-durable-des-territoires

mercredi 10 novembre 2010

Italie, ton patrimoine fout le camp !

Grève générale dans les institutions culturelles italiennes

A l'appel de l'Association nationale des municipalités italiennes (ANCI), de nombreux musées, monuments et bibliothèques gérés par les communes italiennes, seront en grève le 12 novembre 2010. Ces institutions entendent ainsi protester contre les réductions budgétaires prévues par le gouvernement Berlusconi. Les portes des musées, monuments et bibliothèques des principales villes touristiques de la péninsule resteront fermées pendant cette journée.
Certains sites envisageraient cependant d’ouvrir gratuitement et d’accueillir le public.


Cette grève de grande ampleur a été décidée afin de protester contre les réductions drastiques prévues pour le budget de la culture. D’ici trois ans, le budget de la culture en Italie devrait chuter de 280 millions d’euros. La diminution du seul ministère de la Culture se chiffrerait à 58 millions d’euros par an. Le ministre, Sandro Bondi, a annoncé à plusieurs reprises qu’il démissionnerait si ce budget était appliqué par son gouvernement.
La question de la propriété des monuments italiens a été l’objet de plusieurs différends ces derniers mois ; car l’Etat, en sa qualité de propriétaire, empoche à ce titre les recettes générées, alors que les frais de fonctionnement incombent aux municipalités.

Cette grève intervient au moment même où un des édifices majeurs du site archéologique de Pompéi, "la Maison des Gladiateurs" vient de s'effondrer. Cette perte considérable de de l'héritage culturel italien est ressentie comme une catastrophe par les archéologues et le public. Elle est une parfaite illustration de l'incurie du gouvernement italien qui, tout en réduisant les crédits, s'est révélé incapable d'assurer un entretien efficace et continu depuis un demi-siècle.

Texte diffusé par SUD Culture Solidaires, le 10 novembre 2010

Je vous invite à consulter ces liens :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/06/97001-20101106FILWWW00457-une-maison-de-pompei-s-ecroule.php
http://www.lematin.ch/actu/monde/tresors-culturels-italiens-fragilises-manque-fonds-346066
et aussi ce commentaire qui élargit le contexte :
http://histoiritales.blogspot.com/2010/11/draquila-pompeien-tous-cas-litalie-qui.html

mercredi 27 octobre 2010

Attendre le paysage

La promenade est source de paysage. Le cheminement est source de réflexion. Certains parlent alors de "géopoétique". Kenneth White par exemple qui a fondé l'Institut International de Géopoétique , " l'Archipel ".


Mais surtout, la promenade est source d'attente. Avec cette photographie automnale de Laurence Chabalier, c'est toute la magie du paysage que l'on ne voit pas qui est présent. le paysage est en attente. Les arbres masquent tout. Le chemin emporte vers un autre lieu, encore inconnu. La lumière plus lointaine laisse espérer une percée où passe déjà le soleil. Les perspectives ne sont pas encore visibles mais sont déjà présentes.
Et si vous courriez jusqu'à être inondé dans le soleil d'automne ?

lundi 25 octobre 2010

La richesse humaine et l'intelligence de l'âme

Ce titre associe les deux expression que deux émissions de radio m'ont inspiré. Toutes deux sur les ondes de France Inter.







Durant l'après-midi de ce lundi, François Busnel recevait Robin Renucci lors du Grand Entretien. Et au-delà de l'acteur, c'est réellement l'homme qu'il est bon d'entendre. Sa vision, sa lecture devrait-on dire, du monde mérite d'être découverte. Prenez donc le lien ci-dessous. Vous pourrez alors écouter l'émission, au besoin en fouillant dans les archives.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/grand-entretien/








Autres moments, un peu magique, lors de la matinée de samedi dernier. Jean-Claude Ameisen nous entraine sur les pas de Darwin lors de son émission "Sur les épaules de Darwin". Un peu de l'esprit des émissions de Hulot ou d'Arthus-Bertrand, mais en mieux et surtout en moins couteux en carbone. Le discours est agréable et compréhensible. La voix est charmeuse. Les illustrations sonores et musicales sont bienvenues. Et en écoutant l'émission du samedi 23 octobre, vous comprendrez l'interdisciplinarité comme l'essaye de la pratiquer moi-même.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sur-les-epaules-de-darwin/

Et surtout, si ce n'est pas fait, procurez vous le livre d'Ameisen :Dans la lumière et les ombres. Darwin et le bouleversement du monde, édité chez Fayard/Seuil.

lundi 11 octobre 2010

Anna Galore

Puisque mon dernier message concernait du land Art Urbain, je vous propose aujourd'hui un site pour faire une révision générale de ce qu'est le Land Art.
De Royal de Luxe, aux Potobos, en passant par Sylvain Meyer et le Parcours des Fées, le Land Art y est bien présent ....... au milieu de pleins de découvertes à effectuer.
Visiter le site de Anna Galore. Bien que de nouvelles publications y soient assez rares, la diversité des images et la qualité de la sélection sont réelles.
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/
Une adresse reposante du web paysager.

Une découverte que j'ai fait grâce à Anna, l'orgue des Fées. Ayant déjà pratiqué la musique éolienne, cet orgue éolien là vous fait de l'effet ... visuel mais malheureusement assez peu sonore !!!

samedi 9 octobre 2010

Paris Label - Art urbain

Du 7 au 31 octobre 2010 se déroulent les journées "Les pistes vagabondes" à Paris.

Plasticiens, forestiers, musiciens et sculpteurs envahissent la pelouse de Reuilly au bois de Vincennes.
Il s'agit d'une manifestation de land'art urbain, avec des "installations éphémères et étonnantes" prenant en compte la dualité des villes entre "nature et urbanisme".
L'idée de base est "un arbre - un artiste". Je découvrirai cette manifestation dans quelques jours. Si vous aimez l'arbre dans la ville, ne vous privez pas.



Essayez de profiter d'une visite guidée avec un artiste et un forestier en même temps.

Toutes les informations sont sur le site de Paris Label à cette page.