mercredi 6 avril 2011

La terre dans le monde romain

Gérard Chouquer publie aux éditions Errance et avec l'aide de l'université de Coimbra-Porto, un ouvrage de référence, encore un.


Au gré des 358 pages de l'ouvrage, c'est l'ensemble de la réflexion sur la notion de droit foncier durant l'Antiquité qui est abordée. Mais c'est également une ouverture d'esprit, de notre esprit, sur ce que nous comprenons du droit foncier à travers les âges. Borner les terres, s'approprier, détenir un sol, limiter l'espace cultivé, posséder un terrain ... autant de mot qui sont des rebonds de sens variés suivant les époques. Cette ouverture sur l'Antiquité nous invite à mieux comprendre la contradiction entre l'enregistrement cadastral fixe et l'instabilité permanente des milieux, que ce soit dans leurs composantes agraires ou environnementales.
Le texte, d'un abord parfois délicat, vous fera "passer de l'espace agraire à l'espace social".

Pour cela, il vous en coûtera 32 euros. Pour plus d'info aller faire un tour sur le site dédié à l'archéogéographie.

dimanche 3 avril 2011

Les jardiniers à l'honneur en Seine-Maritime

Un peu d'actualité pour reprendre le cours de la vie sur ce site.

Le musée des Traditions et Arts Normands et la Corderie Vallois à Notre-Dame-de-Bondeville mettent les jardiniers à l'honneur.
L'exposition que vous pouvez découvrir au château de Martainville présente les saisons au gré du jardinage dans les traditions et us de la région normande.
A la corderie Vallois, c'est l'idée des jardins ouvriers, devenu souvent aujourd'hui jardins familiaux et même jardins partagés qui est mise en valeur.
Ce sera l'occasion pour vous de découvrir l'abbé Lemire, inventeur de la version paternaliste du jardin qui visait, entre autre, à permettre aux ouvriers d'une usine de travailler un lopin de terre et nourrir sa famille avec ses produits, plutôt que d'aller dépenser l'argent de la paye au bistrot.

Cette vision a bien changé et maintenant, c'est nettement le plaisir qui domine le rôle du jardinier. Les jardins rivalisent de techniques plus inventives les unes que les autres pour entretenir les cultures, retrouver les anciennes recettes du jardinage écolo avant la lettre.
Pour mieux comprendre cela, le lien suivant vous donnera des éclaircissements.

http://jardins-familiaux.pagesperso-orange.fr/histoire.htm

Sachez aussi que le 5 juin prochain se tiendra une représentation en plein air dans le jardin de la Corderie Vallois avec la compagnie de théâtre Thalia, sur le thème "un petit lopin de terre".

samedi 2 avril 2011

Nouveau départ

Avec ce beau mois d'avril, et après des moments bien chargés, PenserPaysage reprend du service.
Donc rendez-vous toute les semaines.

vendredi 10 décembre 2010

Et les mauvaises herbes ?

Selon le dicton, les mauvaises herbes sont des plantes dont on n'a pas encore trouvé les vertus. Elles sont nombreuses a être classées dans cette catégories, mais le nombre varie selon notre connaissance de la végétation. Pour mieux les connaître, j'ai découvert le site d'un groupe de marcheurs wallons fort bien documenté. Une page est spécifiquement consacrée à ces plantes que vous croisez sans savoir leur nom, ou seulement parfois le nom local et "vulgaire".
Avec la randonnée, il est vrai que la nature devient un jardin dans lequel nous nous promenons.


Je vous propose donc aujourd'hui de faire un exercice paysager.
Lors d'une prochaine promenade, prenez avec vous un carnet pour faire des croquis. Au cours de la marche, de façon régulière, par exemple toutes les 10 mn, vous vous arrêtez et observez attentivement proche de vous dans un rayon faible, quelques mètres. Puis vous choisissez une plante et vous la dessinez, avec votre savoir-faire, votre talent, votre style. Pas besoin d'en connaître le nom, juste de l'apprécier. Il ne s'agit pas d'herboriser, juste d'aimer. Ensuite vous reprenez votre marche. Vous aurez ainsi construire votre démarche sensible de paysage avec le regard tourné vers la végétation.

Le site qui m'a donné cette idée est http://www.marchelibre.be

Et la page avec les plantes dont on se demande bien à quoi elles servent est http://www.marchelibre.be/menuplantes.htm

Bonne promenade

lundi 29 novembre 2010

La paysage du blé

Sur une surface totale de près de 10 millions d'hectares cultivés en céréales en France, la moitié est ensemencée en blé, essentiellement des variétés Apache et Caphorn. La diversité, même au sein des variétés reconnues au catalogue français des variétés végétales cultivées, reste limitées. En fait, plus de 250 variétés de blé tendre et 56 variétés de blé dur sont disponibles. Mais cette année pourrait bien marqué un changement. En effet, en 2010, la récolte a confirmé la stagnation des rendements, alors que ceux-ci étaient en hausse quasi constante de puis 1950. Cette stagnation est amorcé depuis 1995.



En fait, le réchauffement climatique serait en cause. Les études rendues par Arvalis et l'Inra ont démontré que ni les maladies, ni l'origine des semences, ni la qualité des engrais n'étaient responsables. Les études de températures depuis 1955 montre une corrélation entre chaleur et baisse du rendement. Les fins de printemps de plus en plus sèches en moyenne induisent un stress. L'effet en est empiré par les échaudages thermiques, courtes périodes de fortes chaleurs qui bloque le remplissage des grains et font baisser la productivité. On attendait un effet bénéfique du réchauffement sur la photosynthèse du blé par l'aspect dopant du taux de CO2.
Si cette analyse est bonne, la campagne française est en train de changer doucement sous nos yeux, même si pour le moment les régions Bretagne et Picardie semblent épargnées. La Normandie tient un rôle particulier avec une hausse de ses productions en continue depuis 15 ans et les surfaces en céréales panifiables multipliées par 4.

Et en poussant le regard à l'étranger, l'Afrique du Nord est passée au blé dur.

cliché INRA (Institut National de Recherche Agronomique)


Quelques références :
http://www.campagnesetenvironnement.fr/le-rechauffement-facteur-du-plafonnement-des-3751.html

http://www.paysan-breton.fr/article/11176/ble--une-etude-menee-par-l%92inra-et-arvalis.html

http://www.semencemag.fr/ble-climat-cereales.html

http://marchedescereales.over-blog.com/article-le-ble-prend-un-coup-de-chaud-55068918.html

vendredi 12 novembre 2010

Etats généraux du paysage - suite

Le collectif des Etats Généraux du Paysage organise une journée de rencontre à Paris, au siège du Conseil Economique, Social et Environnemental, le Lundi 22 novembre.

Le thème est "Paysage, fil conducteur du développement durable des territoires".

Cette journée est coordonnée par les fédération nationales des SAFER et des CAUE et conduite sous l'égide du Réseau Rural Français. Cette dernière structure est une émanation de l'Europe dans le cadre de l'application du règlement communautaire de développement rural pour la période 2007-2013.

La journée est censée présenter le bilan de 20 démarches paysagères. Elles se sont déroulédans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace, en Lorraine, en Pays-de-Loire ... mais aucune en Normandie. En fait, il va surtout s'agir de reprendre trois thématiques principales et de débattre autour d'elles, sans doute avec le supports des exemples ponctuels.
Les trois scéances thématiques ont pour titre respectifs des questionnements irresolus :
1 - Quel apports du dialogue entre acteurs urbains et ruraux autour du paysage ?
2 - Accueil et mobilité : un nouveau défi pour les paysages ?
3 - Ressources naturelles, activité agricole et paysages : des bénéfices réciproques ?

Malgré toute l'estime que je porte au travail de Régis Ambroise, qui concluera la journée, je crains bien que cette journée ne soit qu'une forme de validation des expériences associant paysage et agriculture et menées depuis une dizaine d'années par l'actuel Ministère de l'Alimentation, l'Agriculture et de la Pêche (MAAP). Cette journe reste porteuse d'une véritable démarche où le paysage est une entrée de lecture pour aller vers une gestion cohérente des espaces ruraus ou péri-urbain. Elle va donc se confronter aux deux problèmes majeurs de nos espaces de vie : la banalisation d'une part, et la consommation d'espace par l'urbanisation d'autre part. Une publication de ces travaux serait utile afin de prendre réellement conscience du sous-titre de la journée du 22 novembre : "expériences de démarches paysagères au service des projets de territoires."

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Agenda/Paysage-fil-conducteur-du-developpement-durable-des-territoires

mercredi 10 novembre 2010

Italie, ton patrimoine fout le camp !

Grève générale dans les institutions culturelles italiennes

A l'appel de l'Association nationale des municipalités italiennes (ANCI), de nombreux musées, monuments et bibliothèques gérés par les communes italiennes, seront en grève le 12 novembre 2010. Ces institutions entendent ainsi protester contre les réductions budgétaires prévues par le gouvernement Berlusconi. Les portes des musées, monuments et bibliothèques des principales villes touristiques de la péninsule resteront fermées pendant cette journée.
Certains sites envisageraient cependant d’ouvrir gratuitement et d’accueillir le public.


Cette grève de grande ampleur a été décidée afin de protester contre les réductions drastiques prévues pour le budget de la culture. D’ici trois ans, le budget de la culture en Italie devrait chuter de 280 millions d’euros. La diminution du seul ministère de la Culture se chiffrerait à 58 millions d’euros par an. Le ministre, Sandro Bondi, a annoncé à plusieurs reprises qu’il démissionnerait si ce budget était appliqué par son gouvernement.
La question de la propriété des monuments italiens a été l’objet de plusieurs différends ces derniers mois ; car l’Etat, en sa qualité de propriétaire, empoche à ce titre les recettes générées, alors que les frais de fonctionnement incombent aux municipalités.

Cette grève intervient au moment même où un des édifices majeurs du site archéologique de Pompéi, "la Maison des Gladiateurs" vient de s'effondrer. Cette perte considérable de de l'héritage culturel italien est ressentie comme une catastrophe par les archéologues et le public. Elle est une parfaite illustration de l'incurie du gouvernement italien qui, tout en réduisant les crédits, s'est révélé incapable d'assurer un entretien efficace et continu depuis un demi-siècle.

Texte diffusé par SUD Culture Solidaires, le 10 novembre 2010

Je vous invite à consulter ces liens :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/06/97001-20101106FILWWW00457-une-maison-de-pompei-s-ecroule.php
http://www.lematin.ch/actu/monde/tresors-culturels-italiens-fragilises-manque-fonds-346066
et aussi ce commentaire qui élargit le contexte :
http://histoiritales.blogspot.com/2010/11/draquila-pompeien-tous-cas-litalie-qui.html

mercredi 27 octobre 2010

Attendre le paysage

La promenade est source de paysage. Le cheminement est source de réflexion. Certains parlent alors de "géopoétique". Kenneth White par exemple qui a fondé l'Institut International de Géopoétique , " l'Archipel ".


Mais surtout, la promenade est source d'attente. Avec cette photographie automnale de Laurence Chabalier, c'est toute la magie du paysage que l'on ne voit pas qui est présent. le paysage est en attente. Les arbres masquent tout. Le chemin emporte vers un autre lieu, encore inconnu. La lumière plus lointaine laisse espérer une percée où passe déjà le soleil. Les perspectives ne sont pas encore visibles mais sont déjà présentes.
Et si vous courriez jusqu'à être inondé dans le soleil d'automne ?

lundi 25 octobre 2010

La richesse humaine et l'intelligence de l'âme

Ce titre associe les deux expression que deux émissions de radio m'ont inspiré. Toutes deux sur les ondes de France Inter.







Durant l'après-midi de ce lundi, François Busnel recevait Robin Renucci lors du Grand Entretien. Et au-delà de l'acteur, c'est réellement l'homme qu'il est bon d'entendre. Sa vision, sa lecture devrait-on dire, du monde mérite d'être découverte. Prenez donc le lien ci-dessous. Vous pourrez alors écouter l'émission, au besoin en fouillant dans les archives.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/grand-entretien/








Autres moments, un peu magique, lors de la matinée de samedi dernier. Jean-Claude Ameisen nous entraine sur les pas de Darwin lors de son émission "Sur les épaules de Darwin". Un peu de l'esprit des émissions de Hulot ou d'Arthus-Bertrand, mais en mieux et surtout en moins couteux en carbone. Le discours est agréable et compréhensible. La voix est charmeuse. Les illustrations sonores et musicales sont bienvenues. Et en écoutant l'émission du samedi 23 octobre, vous comprendrez l'interdisciplinarité comme l'essaye de la pratiquer moi-même.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sur-les-epaules-de-darwin/

Et surtout, si ce n'est pas fait, procurez vous le livre d'Ameisen :Dans la lumière et les ombres. Darwin et le bouleversement du monde, édité chez Fayard/Seuil.

lundi 11 octobre 2010

Anna Galore

Puisque mon dernier message concernait du land Art Urbain, je vous propose aujourd'hui un site pour faire une révision générale de ce qu'est le Land Art.
De Royal de Luxe, aux Potobos, en passant par Sylvain Meyer et le Parcours des Fées, le Land Art y est bien présent ....... au milieu de pleins de découvertes à effectuer.
Visiter le site de Anna Galore. Bien que de nouvelles publications y soient assez rares, la diversité des images et la qualité de la sélection sont réelles.
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/
Une adresse reposante du web paysager.

Une découverte que j'ai fait grâce à Anna, l'orgue des Fées. Ayant déjà pratiqué la musique éolienne, cet orgue éolien là vous fait de l'effet ... visuel mais malheureusement assez peu sonore !!!

samedi 9 octobre 2010

Paris Label - Art urbain

Du 7 au 31 octobre 2010 se déroulent les journées "Les pistes vagabondes" à Paris.

Plasticiens, forestiers, musiciens et sculpteurs envahissent la pelouse de Reuilly au bois de Vincennes.
Il s'agit d'une manifestation de land'art urbain, avec des "installations éphémères et étonnantes" prenant en compte la dualité des villes entre "nature et urbanisme".
L'idée de base est "un arbre - un artiste". Je découvrirai cette manifestation dans quelques jours. Si vous aimez l'arbre dans la ville, ne vous privez pas.



Essayez de profiter d'une visite guidée avec un artiste et un forestier en même temps.

Toutes les informations sont sur le site de Paris Label à cette page.

mardi 28 septembre 2010

De retour

Après une absence pour raison professionnelle, PenserPaysage va reprendre du service. Je vous en dirais plus dans quelques jours.

Mais commençons par une nouvelle, ou plutôt une absence de nouvelle à Abbeville.

L'église Saint Jacques, marqueur du territoire local est menacée de destruction. Voilà plusieurs années que la question est posé de sa conservation. Une mise hors d'eau est nécessaire.
La question est régulièrement venue dans les débat locaux mais aucune décision de semblait prise et l'église Saint Jacques paraissait en sursis. Donc pas de nouvelle, et à ce jour toujours pas de nouvelle officielle.


Mais voilà qu'une rumeur locale annonce la décision de la destruction pour le 6 octobre.

Cette question des églises qui coûtent si cher à entretenir mais qui sont essentielles à l'identité de nos villages et nos territoires a été posé ici même à propos d'un des édifices de la paroisse de Doudeville en Pays de Caux.
Pour moi, les églises sont comme ces arbres marqueurs des limites d'un ancien fief ou d'une marnière rebouchée, ou encore d'un lieu ancien et oublié de l'histoire d'une commune. Ils sont l'identité du lieu.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. La même chose peut être affirmé d'une mosquée, d'un beffroi, d'une synagogue ou du campanile d'un château qui serait marqueur dans l'espace de vie d'une communauté. Il s'agit simplement d'identifier quel est sont rôle et à quoi peut-on l'affecter ou la réaffecter, si besoin.

Celle d'Abbeville est comme beaucoup de ces églises en piteux état, un édifice néogothique de la fin du XIXe siècle. Certaines sont aussi néoromanes, voire les deux à la fois. Souvent réalisées à moindre coût et avec des techniques de maçonneries insuffisamment efficaces, elles menacent souvent périls, comme celles d'Héricourt-en-Caux ou Saint-Paul de Rouen peuvent en témoigner. Ce ne sont pas seulement les chrétiens qui doivent réagir, c'est tout citoyen concerné par l'histoire de nos villes et villages qui doit pouvoir exprimer son avis sur cette question profondément identitaire;

Pour découvrir cette église :
http://www.dailymotion.com/video/xcd58w_eglise-saint-jacques-dabbeville-som_travel

Vous pouvez aussi intervenir sur le groupe dédié sur Facebook :
http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=378143912189

Et demander des informations auprès de la mairie d'Abbeville :
service.communication@ville-abbeville.fr

samedi 4 septembre 2010

Réflexion autour des Shémas de Cohérence Territoriale (Scot)

Le centre de ressource du développement territorial de Haute-Normandie a organisé le 28mai dernier une rencontre régional des Scot avec pour thème : La réduction de la consommation d’espace : « Nouvelle donne » de l’aménagement du territoire.
Une grande partie de la documentation issue de cette rencontre est disponible en ligne sur le site de Territoire Haute-Normandie.net à l'adresse suivante : http://www.territoires-haute-normandie.net/pageLibre00011f8c.asp

Vous y trouverez en particulier les informations sur le Club des Scot et les présentations ou témoignages des intervenants à télécharger.

jeudi 2 septembre 2010

Journées Lennier

La Société Géologique de Normandie et des Amis du Museum du Havre organise à Dieppe les « Journées Lennier » les samedi 4 (9h- 12 h ; 14 – 18 h) et dimanche 5 (9-12 h) septembre, à Dieppe, salle Paul Éluard, 5 rue Thiers, dans le centre de Dieppe.
Au programme figurent des communications sur l'histoire des disciplines des sciences de la terre et de la vie dans la région. Des figures de chercheurs connus ou moins célèbres de l'archéologie, de la géologie, seront évoqués (Georges Roussel, Michel Hardy, Philippe Lebon et Jean Chambrin). Des lieux de la recherche seront racontés (la Commission Départementale des Antiquités, le Cercle d'Abbeville, l'Université du Havre, le muséum du Havre et le musée de Fécamp). Des thématiques spécifiques seront abordées (l'archéologie préventive, l'instrumentation scientifique ancienne, les moulins de la Scie, le creusement de la seine).
Une excursion pour découvrir la géologie des falaises dieppoise est prévue le dimanche après-midi.

Un hommage sera également rendu à Gérard Bignot, géologue et paléontologue dieppois disparu en 2007.

mardi 24 août 2010

Humour avec Supporterre

Voilà bien longtemps que je n'avais pas regardé les déjantés-décalés des Supporterres.
Allez un petit coup de protection de la planète avec ceux qui vont la sauver !!!!!!!

ils ont disparus depuis 2 ans mais les images sont là pour témoigner.
http://www.youtube.com/user/supporterre

lundi 23 août 2010

Erosion modélisée

Les processus d'érosion sont indissociables de la construction de nos paysages. Je vous propose de découvrir les très belles modélisations des principes fondamentaux de l'érosion hydraulique. L'animation fait partie d'une projet de recherche du laboratoire en mathématique appliquée Jean Kuntzmann. Même si des problèmes de proportions d'échelles existent, l'aspect volontairement artistique des présentations les rend plus aisément compréhensibles.

Vous pouvez voir le site de l'équipe avec la publication de référence
http://www-ljk.imag.fr/Publications/Basilic/com.lmc.publi.PUBLI_Inproceedings@117681e94b6_fff75c/index_en.html

ou simplement visionner le petit film sur YouTube.
http://www.youtube.com/watch#!v=9kLoZShDr0o&feature=related

vendredi 20 août 2010

Espace rural à la loupe

Le titre de mon post est emprunté à l'ouvrage édité il y a quelques mois par les Presses Universitaires François Rabelais de l'Université de Tours.
Il s'agit de la thèse soutenue en 2007 par Nicolas POIRIER avec un nouveau titre pour son édition :
Un espace rural à la loupe : paysage, peuplement et territoires en Berry de la Préhistoire à nos jours.


Le titre original de la thèse était : Un espace rural en Berry dans la longue durée : expérience de micro-analyse des dynamiques spatio-temporelles du paysage et du peuplement dans la région de Sancergues (Cher).

L'étude est centrée sur un espace assez limité couvrant la surface des trois communes de Sancergues, Charentonnay et Saint-Martin-des-Champs, toutes trois dans le département du Cher à un jet de pierre de La Charité-sur-Loire. Ce cadre très local est bien souvent dépassé pour collecter une information pertinente, par exemple en matière de réseau viaire ou de contexte historique et archéologique.

Le travail est bien structuré (comme la thèse dont il est issu) et permet une bonne compréhension de la démarche. De très nombreuses sources sont exploitées, et les connaissances, en particuliers historiques, mobilisées forment un ensemble qui permet réellement de interroger sur la géographie de ces trois communes.

Mais de quoi parle Nicolas Poirier.

De territoire ?
Avant tout de planimétrie. On assiste à une large démonstration d'archéogéographie (qui ne dit pas son nom). Elle est heureusement enrichie par diverses sources dont des analyses physico-chimiques attestant des pratiques agricoles plus ou moins anciennes. Mais ce collectage ne cherche pas à mettre en évidence des points ou des éléments de structuration fort. Il vise à lire, à partir des éléments forts attestés du territoire, leur rôle, leur impact dans l'environnement. Avec cette démarche, peu de chance de mettre en évidence de véritable axes ou pôles de structuration de l'espace qui ne soient déjà connus.

De paysage ?
Sûrement pas ! Même si la présence de la végétation est réelle dans les sources historiques, il est surtout question d'occupation du sol et d'exploitation des ressources végétales disponibles. Le modelé du sol est bien peu évoqué, pas plus que les notions de dynamique des végétations ou de phytosociologie. Et les seuls usages semblent être agricoles. C'est là un problème récurent en archéologie du paysage qui prétend trop souvent parler de paysage sans définir ce dernier.

De peuplement ?
C'est le propre d'une démarche archéologique. Le peuplement et son impact sur l'espace environnant sont bien au coeur de cette étude. Les questions, et les réponses, posées sur l'impact de ces peuplements, allant jusqu'à définir un indice de l'intensité de l'occupation sont tout à fait pertinentes et méritent d'être approfondies.

Je suis donc sorti de cette lecture satisfait sur sa clarté mais un peu frustré sur ces réponses et certains points de méthodes ... même si les objectifs poursuivis semblent bien identiques au mien.
Un réel souci de compréhension de la dynamique des espaces et des paysages qu'ils portent reste au centre, parfois dissimulé, de nos recherches, et de celles de Nicolas Poirier en particulier. Et une volonté de participer à la construction de nos paysages de demain est toujours présente dans les envies scientifiques de la population des historiens et archéologues de paysages à laquelle j'appartiens.

Une lecture pour finir vos vacances ?

POIRIER Nicolas (2010) : Un espace rural à la loupe : paysage, peuplement et territoires en Berry de la Préhistoire à nos jours. Presses UniversitairesFrançois Rabelais de Tours, 232 p., 30 €.



Je ne vais pas manquer de vous en proposer d'autres pour pour le reprise.

vendredi 13 août 2010

Le vrai prix du lait

Je vous recommande la lecture de cet article d'Antonin Sabot qui a prit le temps de calculer le vrai prix de la tonne de lait.
Sans pouvoir extrapoler trop facilement, je suis désolé de vous confirmer, mesdames et messieurs les éleveurs que votre employeur semble bien être l'Europe avec les subventions qu'elle vous attribue. Notre paysage rural est donc en grande partie entretenu par des "fonctionnaires européens" !
http://monde-rural.blog.lemonde.fr/2010/08/13/combien-coute-vraiment-un-litre-de-lait/#xtor=RSS-3208

jeudi 12 août 2010

L'arbre

Vous aimez les "beaux" paysages ... malgré tout ce que l'expression comporte de subjectivité !
L'Australie est bien souvent un pays magique qui fait rêver mon envie de paysage.

Si vous êtes comme moi, ne manquez pas le film "L'arbre" qui est sorti hier sur les écrans. Ecrit et réalisé par Julie Bertucelli (son second film) d'après un roman de Julie Pascoe : Our father who art in the tree.

Charlotte Gainsbourg au visage très expressif, partage la vedette avec la jeune Morgana Davies, à la spontanéité bluffante, et avec un immense figuier.
Les images sont carrément magiques. Le jeu des acteurs va juste où il faut. L'histoire, à la limite du fantastique, peut-être, n'en demande pas plus pour vous séduire. Une émotion à la bonne mesure. Et un paysage !

Préférez la VO avec le parler de Charlotte Gainsbourg très "jeune fille élevée en France" et celui de la petite Morgana que vous pourrez comprendre sans lire les sous-titre.

Lire la belle critique de Marion Pasquier sur Critikart. Sauf si vous voulez garder le secret de l'histoire car elle en raconte un peu trop à mon goût.
J'aimerais tout de même bien savoir si ça existe vraiment un arbre qui pousse si vite. En tout cas, l'arbre du film existe en vrai.

Lien vers la bande annonce.
Dans la vie, vous pouvez être heureux ou triste. Moi, j'ai choisi d'être heureux.

mercredi 11 août 2010

Matt Simmons est mort

Le nom de ce banquier ne vous dit sans doute rien, pas plus que le nom de son cabinet d'expertise Simmons & C°.

Si je vous dis "Twilight in the desert" (rien à voir avec la série de livres à succès de Stéphenie Meyer), vous pouvez peut-être faire le lien avec l'Arabie Saoudite, pays qui est au centre de ce livre de Matt Simmons.


Il y développe une théorie, créée par King Huppert, sur le pic pétrolier (the peak oil) où le financier qu'il est donne raison au géologue. Il demande surtout une plus grande transparence de la part des pays producteurs et des sociétés exploitantes des réserves pétrolières afin de mieux prévoir l'avenir, anticiper les changements fondamentaux qui finiront par survenir de l'après-pétrole, et éviter une spéculation sans raison sur les produits qui ont sont dérivés.


Aujourd'hui, où l'on commence à mesurer l'impact du pétrole dans notre société, dans l'aménagement du territoire et nos paysages, avec ce que cela comporte d'irréversible, la fiabilité des informations sur les ressources énergétiques n'est toujours à l'ordre du jour. Elle devrait pourtant figurer au premier plan de nos préoccupations. Pour garantir le statut quo pacifique actuel entre producteurs et consommateurs, pour mieux préparer les alternatives, pour faciliter les prises de conscience des populations. La fuite du puits du Golfe du Mexique pourrait servir de leçon, non seulement pour la prise en compte du risque environnemental, mais aussi pour mesurer à quel point cette ressource est précieuse et non renouvelable.
Attendons donc la prochaine catastrophe ! Et il faut continuer de répéter les demandes de transparence des gouvernements et des sociétés pétrolières déjà demandées par Hupper et Simmons depuis plusieurs années sur les productions, consommations et états des réserves de l'ensemble des pays.