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vendredi 28 novembre 2014

Colloque Gaié 2014 Paris

Alors que la grande conférence de Paris sur le changement climatique se profile, les politiques s'agitent et les scientifiques travaillent.
Le laboratoire IEES Paris (Institut d'Ecologie et des Sciences de l'Environnement de Paris), NatureParif et le GIS Climat-Environnement-Société et avec le soutien d'AgroParisTech et de l'ADEME organise dan s le cadre des activité de l'association Gaié une rencontre d’ingénierie écologique le 15 décembre 2014 à AgroParisTech, rue Cl. Bernard.



Plus d'information ici : http://www.gisclimat.fr/manifestation-scientifique/colloque-gai%C3%A9-2014-ling%C3%A9nierie-%C3%A9cologique-une-option-face-au-changement 

le Programme est disponible en téléchargement :  http://www.gisclimat.fr/sites/default/files/Programme_15122014.pdf

Les présentation sont très diversifiées et très techniques : socio-écosystèmes forestiers, cyanobactéries, toitures végétalisées ... Forcément, en une petite journée, c'est un peu condensé. Une table ronde "Ingénierie écologique vs géoingénierie" conclura la journée.

Si vous souhaitez participer, il faut impérativement vous inscrire avant le 5/12/2014.


jeudi 12 juin 2014

Realitati care nu ar trebui uitate!

Dupa ceva timp de cand vorbim despre schimbarea climaterica, se pare ca multi dintre noi continua sa vorbeasca despre aceasta la viitor. Ori, este cat se poate de clar ca déjà la timpul present ar trebui sa conjugam verbul “a se adapta”. Biodiversitatea a marcat cu adevarat acest pas si dupa cum spune geneticianul Pierre-Henry Gouyon, “ar trebui sa repunem in functiune motorul biodiversitatii” (science et avenir H&S oct 2013).

Cateva cifre sunt necesare pentru a ne pune la curent:
Exista o lista internationala, validata de oameni de stiinta de cel mai inalt grad  si stabilita pentru Uniunea Internationala pentru conservarea naturii (UICN). Nu mai putin de 64000 de specii sunt recenzate. Conform acestei liste, 19000 din aceste specii sunt in pericol. Da, resursele pamantului sunt numarate, la fel si rezerva in posibilitati biologice.  Iar daca 41% din amfibieni sunt astazi amenintati cu disparitia, aceasta nu face placere decat batracofobilor (da, acestia exista!).
Peisajul depinde in foarte mare masura de populatiile animale si vegetale care il formeaza. Fara nici o indoiala, peisajele noastre sunt condamnate sa se schimbe. Si atunci de ce sa nu le adaptam la adevaratele noastre nevoi ? De ce sa cultivam ulei de palmier pentru a-l face sa parcurga 35000 km inainte de consumare, cand exista produse locale de substituire ? (5,2 milioane hectare de padure sunt distruse in fiecare an, printre altele si pentru acest scop).
De ce sa fim atat de putin eficienti in reciclarea materiilor prime (cresterea cu 40% a consumului lor intre 1999-2005 – minerale, biomasa, energii fosile) atunci cand noi stim bine ca exista limite de productie?
Si, asa cum spune P.-H.Gouyon, de ce sa inchidem ursii panda in gradini zoologice pentru a-I proteja, cand am putea sa protejam padurile de bambus?
Sigur, lumea aceasta merge in cap si eu ma trezesc adesea dimineata gandindu-ma la o lume, lasata copiilor mei, in care este déjà prea tarziu.

Imi place tare mult aceasta imagine folosita de Y.-A. Bertrand si Isabelle Delanoy.
Imaginati-va…sunteti un organism de tip bacterie si populatia voastra se dubleaza in fiecare zi. Problema este ca voi traiti intr-un borcan inchis.
Borcanul se va umple in 100 de zile.
Asadar, puneti-va doua intrebari : Dupa cate zile borcanul va fi pe jumatate plin ?

Dupa cate zile veti incepe sa va temeti de lipsa de spatiu ?
Daca descoperiti raspunsurile…atunci intelegeti de ce e timpul sa actionati.


Tocmai am terminat de privit video-ul Home. S-ar putea sa considerati aceasta putin deprimanta. Eu, personal, stiu de ce sunt in fiecare zi intr-o lupta cu semenii mei pentru supravietuirea speciei noastre, respectand celelalte specii.

I post that for my romanian friends. They have to know my motivation to be always in action.
Thanks to my friends Ioana, who translate this text from french. She is really great.

Ioana tradus textul în limba română. Multumesc Ioana.

Je poste ce message pour mes amis roumains. Il doivent connaître ce qui me motive pour être toujours en action. Merci à mon amie Ioana qui a traduit mon texte français en roumain. Elle a été super.

mercredi 4 juin 2014

Des réalités .... suite

Pour faire suite à mon message d'hier, je vous signale la journée organisée par Sciences Po (Institut du Développement Durable et des relations internationales - IDDRI) le vendredi 13 juin prochain. Cette conférence se place dans le cadre du programme de la Fondation d'entreprise Hermes.
Le thème de cette journée est
"L'innovation au secours de la biodiversité ?"
Toutes les informations sont sur cette page : http://www.iddri.org/Projets/Seminaire-Iddri-Fondation-d-entreprise-Hermes/L-innovation-au-secours-de-la-biodiversite

Alors que les deux sessions de travail ne semblent pas trop spécialisées ni polémiques (innovation et gestion des écosystèmes - restaurations écologiques), la table ronde du milieu de journée sera sans doute plus délicate et passionnante : Innovation en agriculture, quels effets sur la conservation de la biodiversité ?

En lisant le papier de présentation de cette conférence, on peut trouver le positionnement quasi schizophrène qui m'interroge depuis de nombreuses années : Quelles innovations amélioreraient notre capacité à restaurer
des écosystèmes de plus en plus complexes ? Dans quelle mesure les innovations risquent-elles au contraire de mener à l’artificialisation des écosystèmes ?
Cette double question montre que la réflexion de certaines sciences sociales (anthropologie, et en particulier des sciences historiques n'a encore que modérément pénétrée ce milieu. En effet, les écosystèmes sont de plus en plus complexes pour deux raisons majeures.
Tout d'abord par la capacité de lecture et d’analyse des sciences, qui en comprenant mieux les interactions entre les éléments composant les systèmes, met en évidence la complexité. Depuis que les systémiciens nous ont fait comprendre que LE système est plus que la simple somme des éléments qui le composent, la notion même de complexité est synonyme de richesse et non plus de difficulté à comprendre.
Mais également, les écosystèmes sont devenus plus complexes par l'apparition d'interactions avec l'homme inexistantes auparavant. Le processus d'anthropisation des écosystèmes les a rendu plus complexes.
Les innovations sont forcément des créations humaines, des gestes anthropiques, et en cela elles artificialisent de fait les écosystèmes en les soumettant à une contrainte ou à un forçage (qui peut leur être favorable). La seconde question n'en ait donc pas une. Une affirmation aurait été aussi simple car la réponse est dans la question. Les innovations mènent à une artificialisation des systèmes.
L'envie de nature à tout prix, des chercheurs en sciences de l'environnement et de la biodiversité, leur fait oublier qu'ils agissent déjà sur des écosystèmes fortement anthropisés. C'est la notion de service écologique rendu qu'il faut ici réintroduire. Elle permet de quantifier et/ou de qualifier l'état d'un espace réduit, d'un territoire, d'une espèce ou d'un écosystème en laissant de côté l'aspect "niveau d'anthropisation". Les productions de nutriments, de bien-être, d'espace non minéralisé, de filtrage de l'eau, de lieux de stockage, de capacité reproductive, et bien d'autres ... sont les critères sur lesquels on peut alors réfléchir. Car la seule façon de faire de l'écologie de façon responsable, c'est de reconsidérer l'homme comme un élément comme un autre du système. Le placer en dehors amène toujours à penser que les systèmes "naturels" sont à son service. Alors que les populations humaines bénéficient des services écologiques rendus par les écosystèmes comme toutes les autres populations vivantes, à la surface de la terre ... avec le terrifiant pouvoir de les détruire. Mais là, c'est un autre débat.

Mais saluons la réalisation de cette journée qui devrait de toute évidence apporter des éléments de réflexion utiles.

Cette journée de présentation se tiendra, Quai Mauriac (Bibliothèque nationale de France). La vidéo devrait être prochainement disponible sur le site de l'IDDRI.

dimanche 20 avril 2014

Espaces Naturels Sensibles - première approche

Dans son dernier numéro de la revue institutionelle "Seine Maritime Mag", le Conseil Général du département attire brièvement l'attention des lecteurs sur les Espaces naturels sensibles (ENS). Brièvement car en une page et seulement une dizaine de lignes de textes, on ne peut pas dire grand chose. Il est bon d'en savoir un peu plus.
Heureusement, il y a le site internet du  CG76 et sa page dédiée : http://www.seinemaritime.net/nos-actions/loisirs/visitez-les-ens-et-le-littoral.html 
Je vous conseille vivement d'y aller.

Mais surtout, pour plus d'informations, la page Wikipedia qui y est consacré est  plutôt bien faite. Elle restitue bien l'historique de la loi de 1976 et l'évolution de son application.

Ces ENS sont souvent devenus une affaire de gros sous entre Conseil Général et communes, car les actions en faveur des espaces naturels coûtent cher er les subventions du CG sont très convoitées. Ces actions sont assez variées : animations, construction d'un sentier pédagogique, nettoyage de site, clôture et pose de système de sécurité, entretien, et une action spécifique en Seine-Maritime est engagée pour les espaces naturels concernant des milieux humides ou des systèmes hydraulique.
Heureusement, une validation scientifique est généralement assurées par les techniciens du département.

Mais au-delà de l'action des élus et de leurs techniciens sur ce sujet, n'oublions pas que les ENS relèvent à l'origine d'une politique nationale, suivie par la DREAL et qu'à ce titre, il y a quelques informations à glaner ici. Mais attention, la DREAL n'agit pas directement, les ENS relève de la seule bonne volonté des collectivités locales. C'est ce qui explique une diversité assez forte entre les différentes prises en compte de ces espaces par les départements.



Enfin, certes, la Seine-Maritime a les siens, mais l'Eure aussi, et pas des moins intéressants. Allez aussi faire un tour sur le CG27. Et il y en a dans tous les départements ... du moins, je l'espère.

N'oublions pas que certains ENS peuvent être propriété d'autres institutions que le département ou une commune, par exemple, le Conservatoire du Littoral.

Il y aurait beaucoup de choses à évoquer à propos des ENS, comme la relation au paysage, les acteurs, l'action dans la durée, et plus encore. On en reparlera, c'est certain.


jeudi 20 mars 2014

Le retour de l'eau dans le Negev

Quand tout un paysage redevient vivant !

http://www.lemonde.fr/proche-orient/video/2014/03/19/la-renaissance-d-une-riviere-en-plein-desert-israelien_4385865_3218.html

Cette étonnante video montre le retour de la rivière Zin dans son lit. Cela se passe dans le désert du Negev, en Israël, à une 50 km kilomètres au sud de Beer-Sheva et à 30 km de la frontière égyptienne. Une gestion en partie naturelle, mais devenue différente au cours du temps, de la circulation de l'eau ainsi que les pluies récentes abondantes sur les massifs de l'ouest Negev ont permis le retour de l'eau que l'on voit ici entrer à nouveau dans un canyon.
Le plus fascinant dans la vidéo est le bruit de l'eau qui revient. Le paysage du lit de la rivière ne redevient pas seulement occupé par la rivière, il redevient aussi sonore.

Dans ce secteur du Negev, de nombreux lieux ont été anciennement occupés par des exploitations agricoles contraintes par des modes d'irrigation ponctuel comme c'est le cas à quelques kilomètres du Ein Ovdat Canyon. L'exemple de cet extrait de Google Earth est assez parlant.



Comme quoi, la maitrise de l'eau est bien un fait majeur de nos sociétés.

Autres liens pour cette vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=OELmxnp-aRA
http://www.youtube.com/watch?v=sV1V94k0KZA

avec un commentaire en anglais / with english comments
http://www.examiner.com/article/the-first-wave-of-the-zin-river-the-israeli-desert-video

samedi 28 avril 2012

Water ressources and wetlands

"Water ressources and wetlands", c'est le thème du colloque internationale organisé par la société romaine de limnologie (Romanian Limnogeographical Association - RLGA) en collaboration avec les deux organismes scientifiques intervenant dans le delta du Danube (Danube Delta Biosphere Reserve Authority (DDBRA) et Danube Delta National Institute for Research and Development (DDNIRD).
Ce colloque se tiendra du 14 au 16 septembre 2012 à l'hôtel Delta de Tulcea, au bord du danube en plein centre ville. C'est au pied de cet hôtel que partent les bateaux qui vous embarquent pour un ou deux jours à la découverte de la merveilleuse nature du delta mais aussi des populations qui y vivent.
Les objectifs de cette rencontre sont très variés et de nombreux chercheurs européens seront concernés : géomorphologues, hydrologues, botanistes, climatologues,  gestionnaires, archéologues ...


Voici le texte de l'invitation. Pour en savoir plus, il vous faudra aller sur le site :
http://www.limnology.ro/water%20and%20wetlands%202012.html

 
The objectives of this conference are based on the need to integrate various approaches and angles in the research of inland and sea waters in order to establish sustainable ways of solving present and future problems generated by the ever more intensive use of water resources for human activities. The goal is to offer participants a meeting place where experience and knowledge can be shared and exchanged, whether they are researchers, private companies or government institutions (central or local), in order to come up with solutions for the issues facing each of these stakeholders.
The scientific subjects which will be addressed cover a wide area of interest ranging from the study of the behavior of inland waters (groundwaters, rivers, lakes and man-made reservoirs) and coastal sea waters to the analysis of the degree to which these resources have been affected in terms of quality due to human intervention and present climate changes.
We have also scheduled workshops that will host discussions regarding the impact of various pollutants on deltaic environments and coastal waters.
Another section of the conference will focus on the integrated management of river basins and water bodies aimed at conserving and improving the quality of water resources in the wider context of national and regional policies and legislation.
The field trips in the Danube Delta, which is one of the largest European wetlands known for its biodiversity and unique habitats, protected under the administration of the Danube Delta Biosphere Reserve Authority (DDBRA), will contribute to a better understanding of the management of such a reserve. Furthermore, the fragile deltaic front to the Black Sea, notable for the active processes of abrasion and alluvium accumulation may be of great interest to researchers.
 
 


mercredi 11 août 2010

Matt Simmons est mort

Le nom de ce banquier ne vous dit sans doute rien, pas plus que le nom de son cabinet d'expertise Simmons & C°.

Si je vous dis "Twilight in the desert" (rien à voir avec la série de livres à succès de Stéphenie Meyer), vous pouvez peut-être faire le lien avec l'Arabie Saoudite, pays qui est au centre de ce livre de Matt Simmons.


Il y développe une théorie, créée par King Huppert, sur le pic pétrolier (the peak oil) où le financier qu'il est donne raison au géologue. Il demande surtout une plus grande transparence de la part des pays producteurs et des sociétés exploitantes des réserves pétrolières afin de mieux prévoir l'avenir, anticiper les changements fondamentaux qui finiront par survenir de l'après-pétrole, et éviter une spéculation sans raison sur les produits qui ont sont dérivés.


Aujourd'hui, où l'on commence à mesurer l'impact du pétrole dans notre société, dans l'aménagement du territoire et nos paysages, avec ce que cela comporte d'irréversible, la fiabilité des informations sur les ressources énergétiques n'est toujours à l'ordre du jour. Elle devrait pourtant figurer au premier plan de nos préoccupations. Pour garantir le statut quo pacifique actuel entre producteurs et consommateurs, pour mieux préparer les alternatives, pour faciliter les prises de conscience des populations. La fuite du puits du Golfe du Mexique pourrait servir de leçon, non seulement pour la prise en compte du risque environnemental, mais aussi pour mesurer à quel point cette ressource est précieuse et non renouvelable.
Attendons donc la prochaine catastrophe ! Et il faut continuer de répéter les demandes de transparence des gouvernements et des sociétés pétrolières déjà demandées par Hupper et Simmons depuis plusieurs années sur les productions, consommations et états des réserves de l'ensemble des pays.

mardi 13 juillet 2010

Camp climat

Juste un rappel pour ne pas oublier cet évènement régional qui concerne la planète entière.

http://campclimat.org/

du 22 juillet au 1er août près du Havre.

Pour venir, renseignez vous sur le site internet, le lieu sera divulgué le jour même.

L'Europe et l'estuaire de Seine

Depuis le début des travaux de Port 2000 au Havre, on parle souvent de la dégradation du milieu naturel fantastique que représente l'estuaire, et en particulier les milieux humides. Ces milieux ont vu la création d'une réserve naturelle et surtout d'une Zone de Protection Spéciale, intitulée Estuaire et marais de la Basse Seine (FR2310044 selon la nomenclature).
Cette richesse écologique, mondialement reconnue, est à nouveau menacée par les travaux envisagés par le Grand Port Maritime du Havre (GPMH) avec la prolongation du grand canal du Havre et l'extension de l'espace industrialisable.
Hélène Flautre, députée européenne Europe Ecologie a questionné par courrier le commissaire Janez Potocnik, membre de la commission européenne sur le suivi de ce projet et les problèmes qu'il soulève.
La réponse de M. Potocnik est nette. La commission "va rencontrer les autorités impliquées dans le dossier dans le courant du mois de juillet afin de faire le point", d'exprimer les inquiétudes de la commission face aux "agissements illégaux qui nuisent à la bonne gestion de la réserve". Les mesures prises ou envisagées par les autorités françaises seront également examinées afin "d'améliorer de façon durable la situation".
C'est clair.
Merci Hélène

samedi 24 avril 2010

Et maintenant Pondichery

Une exposition à Fécamp, àla Maison Vincelli (face à La Bénédictine) du 1er au 8 mai 2010

Patrimoine, Conservation et Développement durable.
Une exposition d'Arno Gisinger

Un exemple d'une coopération décentralisée, dans le cadre de la rénovation du patrimoine, et du traitement des déchets Urbains. A la maison Vincelli à Fécamp, du 30 avril au 8 mai, sous le patronage de la Ville de Fécamp et la participation de L'ADEME,de l'Espace Info Energie des Hautes Falaises, de L'INTACH Pondichéry,à l'initiative du centre TAPOVAN.

mercredi 24 mars 2010

Reprise post électorale

Après des élections régionales où l'écologie politique a su tenir sa place, dans une région où les indicateurs sur l'environnement, le cadre de vie, la santé et la culture sont parmi les plus mauvais de France ; ce blog peut reprendre son cours normal.

Etre satisfait du premier tour des élections, c'est bien, d'autant plus que les populations urbaines ont nettement marqué leur volonté écologique (+ de 15 % à Rouen, 10 % au Havre ...). Mais le second tour, en alliance avec Le Front de Gauche et le Parti Socialiste laisse un goût amer car de nombreux points de désaccord subsistent (contournement de Rouen, boucles de Seine, Uralchem ...).

Les paysages sont l'image quotidienne de notre cadre de vie. Leur devenir sera la représentation de nos choix politiques. Il nous faut rester des observateurs attentifs de nos paysages qui vont subir, non seulement les politiques publiques du paysage au sens strict, mais aussi les choix d'aménagement du territoire.

Vous, élus régionaux nouvellement élus ou renouvelés, sachez que vos décisions sur des sujets comme la protection des boucles de Seine, l'évolution de habitat basse énergie, les aménagements portuaires et routiers engageront notre perception du paysages pour plusieurs dizaines voire plusieurs centaines années, et dans certains cas de façon irréversible.

Nous, scientifiques, qui sommes avant tout des observateurs, nous resterons vigilants.

samedi 13 février 2010

Une compréhension partagée

Les équipes de l'INRA et d'AgroParisTech organise tous les mois un séminaire mensuel baptisé "Conflits et Territoires".
Le rencontre de mardi prochain est particulièrement prometteuse autour de : "Vers une compréhension partagée des conflits littoraux et maritimes". Ce titre correspond à l'objectif d'un programme dénommé ORELCOM (Observatoire en réseau des conflits littoraux et maritimes). La présentation en aura lieu
ce Mardi 16 févier de 13 h à 15 h
à AgroParisTech, 16 rue Claude Bernard Paris Ve

et sera menée par
Thierry GUINEBERTEAU du laboratoire LETG (Littoral, Environnement, Télédétection et Géomatique) Pôle Mer et Littoral de Nantes.


Les mers et les littoraux sont traditionnellement et de façon croissante l’objet de pressions anthropiques multiples. Dans la mesure où les ressources et l’espace y sont limités, s’y manifestent des intérêts concurrents voire antagonistes, favorisant les situations conflictuelles et rendant complexes la mise en place de dispositifs de gestion, à l’image des actuelles démarches de GIZC (Gestion intégrée des zones côtières). Que ce soit à travers une entrée spatiale ou thématique, observateurs et acteurs sont donc confrontés aux conflits. Cela se traduit par une multitude de travaux à fort cloisonnement disciplinaire ou de types monographiques. L’objectif du programme ORECOLM (Observatoire en réseau des conflits littoraux et maritimes) –structuré autour d’un noyau de juristes, économistes et géographes– est la mise en réseau des compétences pluridisciplinaires pour la compréhension des conflits sur les littoraux et espaces maritimes associés. Après une présentation synthétique des travaux réalisés et engagés dans le cadre d’ORECOLM, ce séminaire sera plus spécialement l’occasion d’exposer l’expérimentation d’un protocole d’analyse des conflits « littomaritimes » et de débattre de cet outil en cours de construction. Extrait du courrier d'invitation au séminaire.

En Normandie, ces problèmes là sont bien concrets. Il suffit de prendre en compte les débats autour des éoliennes en Manche, du terminal méthanier de Saint-Jouin-Bruneval ou de l'agrandissement permanent du port du Havre. Dans ces questions, la place de la défense paysagère est récurrente lorsqu'il s'agit de protéger un espace emblématique. La gestion du paysage qui en découle est rarement prise en considération. Quel aménageur envisage aujourd'hui les évolutions paysagères du territoire où il s'implante à échéance de plusieurs décennies ? Même si la rencontre du 16 février est surtout axée sur les juristes, les économistes et les géographes, je serais surpris que les paysagistes ou autres "acteurs en paysage "n'est pas quelques mots bien pensés à dire.

Sur le site de l'INRA, vous pouvez voir les séminaire passés en vidéo et vous tenir informé des nouvelles.

lundi 7 décembre 2009

Eoliennes et paysage, nouveaux éléments ?

Depuis que les éoliennes existent, elles alimentent de façon abondante le débat paysager. Car leur impact ne peut être nié par les pro-éoliens, même si c'est quasiment le seule élément qui peut jouer en défaveur de l'énergie du vent. N'oublions pas non plus, le problème des énergies qui doivent se substituer au vent tant que les techniques de régulation de la production ne sont pas modifiées (voir plus loin).
Mais revenons à l'impact paysager.

Une éolienne, c'est haut, c'est grand, c'est visible de très loin et, bien entendu, lorsqu'il y a un paysage remarquable ou un monument, ce n'est pas adapté. Mais les pro-éoliens n'ont jamais souhaité mettre des moulins à vent au sommet du Ventoux ou sur les hauteurs de Honfleur. Les vrais pro-éoliens intègre la donnée "paysage", contrairement à la plupart des opérateurs éoliens qui ont pour objectif principal de récupérer l'argent de la production, en collaboration avec les propriétaires des terrains où sont implanté les éoliennes (parfois élus locaux) qui récupèrent la manne de la location des terres.

Le nouvel élément c'est un loby très efficace qui est apparu, il y a quelques mois. Il associe defenseurs du paysage et l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing. Un très bel article de Guillaume Malaurie dans le Nouvel Obs fait l'état des lieux, par lequel on comprend que le lobbying est efficace. Il se pourrait bien que la loi Grenelle 2 vienne poser des contraintes supplémentaire à l'éolien selon un argument simple, efficace mais contestable. "Pourquoi l'éolien est un danger pour la France" selon Jean Louis Butré, dont le livre "L'Imposture" a été préfacé par Giscard ? Parce que les éoliennes tournent par intermitence et qu'il faut donc construire de plus en plus de centrale à charbon ou à gaz pour pallier à leurs insuffisances. Butré et Giscard ont réussi à fédérer 300 associations locales ou nationales et quelques têtes de gondole marquantes parmi lesquel Pierre Rabhi, l'une des plus emblématiques figures de l'écologie pour qui je voue personnellement une certaine admiration.
Le comité ainsi créé, où Marcel Boiteux (ex-patron d'EDF) et Didier Wirth (Parcs et Jardins de France) se trouvent associés, parle de l'éolien comme un choix "inutile et trop couteux" ... et j'en passe.
Le président du Syndicat des Energies Renouvelables affirme : "l'aventure éolienne en France est en train de se casser la gueule". La dernière preuve de cette marche arrière sur l'éolien est le vote par le Sénat, le 5 septembre dernier, d'un texte qui soumet à la construction des éoliennes aux même contraintes que les industries à risque. Et pourtant Nicolas Sarkozy s'est engagé à obtenir 23 % d'électricé sans carbone en 2020. On en est loin.

Aujourd'hui, alors que débute le sommet de Copenhague, de nombreux débat sont déjà capturé, confisqué par divers lobbying alors que les propos des scientifique et la raison devraient être les vrais meneurs de la réflexion. Il semble bien que le côté passionnel et partisan risque bien de mener la danse. Je ne sais pas si le paysage sera un élément du débat durant ce sommet mondial, mais tout défenseur du paysage devra sortir de sa réflexion partisane pour une pensée "intégrée" care notre monde est complexe et les support scientifque, aide à la décision, ne sauraient se réduire à une dichotomie simple entre ce qui est bon et ce qui est mauvais. Entre le blanc et le noir, le gris occupe une large place.

Mais n'oublions pas que nous sommes au pays d'Areva et d'EDF ! Comme conclue Malaurie, les éoliennes européennes produisent déjà 30.000 MegaWatts soit l'équivalent de 20 centrales nucléaires qui ne seront ainsi pas construites.

dimanche 15 novembre 2009

Trois semaines ...

Trois semaines sans poster de message. Ouh là !
Il y a des périodes où le paysage intérieur ne va pas le mieux du monde. Alors on prend un peu de distance, on cherche la sérénité et la vie reprend son cours.
Et puis il y a la préparation des prochaines élections régionales avec les Verts et les non-verts qui s'associe dans ce qui devient Haute-Normandie Ecologie, sur le trace d'Europe Ecologie. Beaucoup de lecture pour être attentif aux échanges et débats divers.

Et puis, il y a quelques jours, je découvre le message de Denis Delbecq, infatigable dénicheur d'info, sur le Congo brazzaville. Il fallait que j'en fasse part.

La société pétrolière italienne ENI envisage d'exploiter des sables bitumineux dans une vaste région au nord-est de Pointe-Noire et Saint-Paul entre le fleuve Kouilou et la frontière de la province de Cabinda (Angola). C'est un région de brousse, encore occupée par des villages de brousse traditionnels et contenant de larges zones humides dans le Nord, avec les lacs Kitina, Dinga et autres.


La méthode envisagée pour rentabiliser au mieux ce terrain pour ENI est l'extraction de ces sédiments bitumineux à la pelle mécanique sur de grandes surfaces déffrichées puis de livrer ces terres à l'exploitation du palmier pour faire de l'huile. Le rapport établi par Heinrich Böll est édifiant. Vous pouvez le télécharger ici.
Inutile de redire les empreintes que de tels travaux pourraient laisser sur la faune, la flore, l'équilibre des milieux et les fabuleux paysages africains.
Voilà encore une preuve, s'il en fallait, que les industriels n'ont décidemment rien compris. Il ne visent que le profit et envisagent des exploitations dans les zones qui figurent parmi les plus sensibles de la planète.

mardi 13 octobre 2009

Appel - Copenhague 2009




Ce ne sera peut-être qu'une vaste mascarade de gesticulation politicienne où chacun viendra dire : "regardez moi, je suis le plus efficace pour protéger la planète".
Mais ça vaut le coup de montrer à nos dirigeants que nous ne laisserons pas faire n'importe quoi.

Signer, et faites signer l'appel des ONG

lundi 21 septembre 2009

Sortie au potager

1001 légumes !, ce sera le second festival de ce nom au potager de Beaumesnil.
Ce week-end des 26 et 27 septembre, durant toute la journée (10 h 00 - 18 h 00) vous pourrez arpenter le potager et découvrir les merveilles alimentaire de notre mère Nature.
Ne manquez pas le rendez-vous, à une dizaine de kilomètres au sud de Bernay (27) et tout près du chateau de Beaumesnil, le potager vous attend.

lundi 7 septembre 2009

Pour une région écologique: maintenant ! (suite)

Quelques explications à propos du message Haute-Normandie-Ecologie :

Europe Ecologie en Haute-Normandie,

Ce sont de nombreux acteurs de l’écologie en Haute-Normandie, militant(e)s Vert(e)s, élu(e)s, entrepreneurs, citoyen(ne)s engagé(e)s, syndicalistes, associatifs qui se mobilisent aujourd’hui pour œuvrer ensemble à la construction d’une alternative écologique pour notre région.

Ils co-signent aujourd’hui un appel pour mettre l’écologie au cœur des politiques publiques régionales pour la prochaine mandature qui sera décisive dans la lutte contre le dérèglement climatique. La première étape prendra la forme d’Ateliers Participatifs du Projet. Viendra ensuite la Convention régionale du rassemblement à la fois instance de validation de l’Eco-Projet pour 2010 mais aussi temps de mobilisation pour le sommet de Copenhague qui sera déterminant pour l’avenir de la Planète.

Ces signataires (http://www.haute.normandie.lesverts.fr/IMG/pdf/les_noms.pdf ) proposent dès à présent un appel au rassemblement (à télécharger sur http://www.haute.normandie.lesverts.fr/IMG/pdf/appel.pdf) de tous ceux qui souhaitent que la démarche, engagée avec Europe Ecologie, puisse se poursuivre et contribuer à convertir la Haute-Normandie en Eco Région.

Pour signer l’appel, envoyez simplement vos nom, prénom, ville de résidence et activité à :


Nous comptons sur votre participation !
Stéphanie Taleb-Tranchard, Secrétaire régionale des Verts de Haute-Normandie, candidate d’Europe Ecologie Région Nord-Ouest, déléguée au Comité d’Animation et de Pilotage (CAP) national d’Europe Ecologie
et
Hélène Flautre, Députée européenne Europe Ecologie, tête de liste Europe Ecologie Nord Ouest,
François Dufour, n°2 de la liste Europe Ecologie Nord Ouest

La Haute-Normandie écologique, maintenant !







Cet appel est aussi mis en ligne sur le site des Verts de Haute Normandie, par les élus Verts au Conseil Régional, par les Verts de Rouen et les Verts du Havre, et les amis de St Pierre du Vauvray. Vous le trouverez aussi chez Stéphanie, Claude, Laure, Stéphane, Jean-Luc et Jean-François ... et pourquoi pas sur votre propre site !

vendredi 7 août 2009

Grenelle de l'Environnement

Le Grenelle de l'Environnement est enfin présent de façon concrête au journal officiel. Il s'agit de la LOI n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement.
Les objectifs sont clairement énoncés. Par exemple, le nombre de rénovations de bâtiments par année est fixé à 70.000 à partir de 2011.
Mais dans ce domaine de l'habitat comme dans d'autres (transport, énergie, biodiversité, ...) l'Etat fixe des grandes directions, des objectifs sans mesures contraignantes ni véritables engagements financiers, mis à part celui de l'incitation à l'investissement et à l'utilisation du porte-monnaie des collectivités locales (voir l'article 51 à ce propos).
Un exemple : "l'Etat se fixe comme objectifs : la mise à jour d'ici à 2012 de l'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique, marines et terrestres, et la révision, dans les mêmes délais, des listes d'espèces menacées (article 25)".
On est vraiment poussé à dire : " et alors ?" Il va falloir surveiller les décrets éventuellement pris pour atteindre ces objectifs. Pour cela, un suivi des travaux d'application de cette loi vont devoir être conduits : recensement des objectifs, mesures prises pour chacun, échéances, contrôles. Le monde associatif (et politique) sera sans doute très présent dans cette mission de suivi (il l'est d'ailleurs déjà grandement avec FNE, Greenpeace, Fondation N Hulot, mais aussi des plus petites tout aussi efficaces ... ).

En outre, le paysage est cité comme un argument dans l'article Premier précisant que la dite loi "... fixe les objectifs ... organise la gouvernance à long terme ... pour ... préserver et mettre en valeur les paysages. ..."
Et puis c'est tout, ancun article ne concernant précisément cette thématique. Donc ... à suivre !

mardi 16 juin 2009

Paysage urbain de qualité menacé à Darnétal

A quelques kilomètres à l'est de Rouen, la commune de Darnétal fait partie de l'agglomération rouennaise. Elle s'est développée à partir de deux anciennes paroisses : Longpaon et Carville.
A Carville, le petit centre ancien, l'habitat rénové et les petites activités partagent l'espace avec la société Avenel, entreprise réputée pour ses travaux électriques en tout genre.
Et ce quartier a tant bien que mal réussi à préserver un certain cachet et une qualité de vie.

Mais tout peut changer mercredi !
Le 17 juin, le maire de Darnétal et son conseil municipal, s'apprêtent à mettre un coup de massue à la défense de l'environnement ...

En effet, la maison de Carville et son terrain vont être vendu à l'entreprise voisine, AVENEL.

Cette vieille maison est accompagnée d'un grand terrain maraicher pour lequel une partie de l'opposition municipale, écolo, propose un usage collectif, espace public, respectueux de l'environnement, et dédié à des activités culturelles et conviviales. Le type même du lieu qui fait justement défaut à Darnétal.

Mais la mairie veut vendre ces terrains pour permettre l'extension d'Avenel.

INCROYABLE, en un temps où l'on recherche à éviter de provoquer de nouvelles nuisances et à placer les activités dans des secteurs dédiés, le maire de Darnétal veut développer une zone d'activité (car c'est ce que ces terrains vont devenir) entre des habitats, des jardins, immédiatement contre le centre bourg.

La mairie utilise l'argument de l'emploi pour justifier sa décision !!!
Alors qu'il n'y a aucune garantie d'emploi liée à l'extension d'Avenel. Alors que la taxe professionelle sera perçue par l'agglo de Rouen et non pas par la ville.
Alors surtout que l'emploi pourrait être envisagé par rapport à un autre usage de l'espace concerné.
L'équipe municipale avait promis un agenda 21. Est-il présent avec ce projet ? Ce serait surréaliste. C'est terrain sont aussi tout un patrimoine.

Il y a 5 ans, ce lieu fut occupé durant plusieurs mois par des militants et des habitants qui refusait que le site soit rasé et converti en hôtel. Aujourd'hui c'est un nouveau projet qui menace ce site. Il faut agir pour que cet espace reste un espace vivant et partagé.

Rendez-vous
MERCREDI 17 JUIN à 18 h 00
sur le parvis de la Mairie de DARNETAL
avec votre mécontentement !


L'image représente Carville, extrait du Livre des Fontaine de Guillaume Lelieur - XVIe siècle