jeudi 12 juin 2014

Realitati care nu ar trebui uitate!

Dupa ceva timp de cand vorbim despre schimbarea climaterica, se pare ca multi dintre noi continua sa vorbeasca despre aceasta la viitor. Ori, este cat se poate de clar ca déjà la timpul present ar trebui sa conjugam verbul “a se adapta”. Biodiversitatea a marcat cu adevarat acest pas si dupa cum spune geneticianul Pierre-Henry Gouyon, “ar trebui sa repunem in functiune motorul biodiversitatii” (science et avenir H&S oct 2013).

Cateva cifre sunt necesare pentru a ne pune la curent:
Exista o lista internationala, validata de oameni de stiinta de cel mai inalt grad  si stabilita pentru Uniunea Internationala pentru conservarea naturii (UICN). Nu mai putin de 64000 de specii sunt recenzate. Conform acestei liste, 19000 din aceste specii sunt in pericol. Da, resursele pamantului sunt numarate, la fel si rezerva in posibilitati biologice.  Iar daca 41% din amfibieni sunt astazi amenintati cu disparitia, aceasta nu face placere decat batracofobilor (da, acestia exista!).
Peisajul depinde in foarte mare masura de populatiile animale si vegetale care il formeaza. Fara nici o indoiala, peisajele noastre sunt condamnate sa se schimbe. Si atunci de ce sa nu le adaptam la adevaratele noastre nevoi ? De ce sa cultivam ulei de palmier pentru a-l face sa parcurga 35000 km inainte de consumare, cand exista produse locale de substituire ? (5,2 milioane hectare de padure sunt distruse in fiecare an, printre altele si pentru acest scop).
De ce sa fim atat de putin eficienti in reciclarea materiilor prime (cresterea cu 40% a consumului lor intre 1999-2005 – minerale, biomasa, energii fosile) atunci cand noi stim bine ca exista limite de productie?
Si, asa cum spune P.-H.Gouyon, de ce sa inchidem ursii panda in gradini zoologice pentru a-I proteja, cand am putea sa protejam padurile de bambus?
Sigur, lumea aceasta merge in cap si eu ma trezesc adesea dimineata gandindu-ma la o lume, lasata copiilor mei, in care este déjà prea tarziu.

Imi place tare mult aceasta imagine folosita de Y.-A. Bertrand si Isabelle Delanoy.
Imaginati-va…sunteti un organism de tip bacterie si populatia voastra se dubleaza in fiecare zi. Problema este ca voi traiti intr-un borcan inchis.
Borcanul se va umple in 100 de zile.
Asadar, puneti-va doua intrebari : Dupa cate zile borcanul va fi pe jumatate plin ?

Dupa cate zile veti incepe sa va temeti de lipsa de spatiu ?
Daca descoperiti raspunsurile…atunci intelegeti de ce e timpul sa actionati.


Tocmai am terminat de privit video-ul Home. S-ar putea sa considerati aceasta putin deprimanta. Eu, personal, stiu de ce sunt in fiecare zi intr-o lupta cu semenii mei pentru supravietuirea speciei noastre, respectand celelalte specii.

I post that for my romanian friends. They have to know my motivation to be always in action.
Thanks to my friends Ioana, who translate this text from french. She is really great.

Ioana tradus textul în limba română. Multumesc Ioana.

Je poste ce message pour mes amis roumains. Il doivent connaître ce qui me motive pour être toujours en action. Merci à mon amie Ioana qui a traduit mon texte français en roumain. Elle a été super.

mercredi 4 juin 2014

Des réalités .... suite

Pour faire suite à mon message d'hier, je vous signale la journée organisée par Sciences Po (Institut du Développement Durable et des relations internationales - IDDRI) le vendredi 13 juin prochain. Cette conférence se place dans le cadre du programme de la Fondation d'entreprise Hermes.
Le thème de cette journée est
"L'innovation au secours de la biodiversité ?"
Toutes les informations sont sur cette page : http://www.iddri.org/Projets/Seminaire-Iddri-Fondation-d-entreprise-Hermes/L-innovation-au-secours-de-la-biodiversite

Alors que les deux sessions de travail ne semblent pas trop spécialisées ni polémiques (innovation et gestion des écosystèmes - restaurations écologiques), la table ronde du milieu de journée sera sans doute plus délicate et passionnante : Innovation en agriculture, quels effets sur la conservation de la biodiversité ?

En lisant le papier de présentation de cette conférence, on peut trouver le positionnement quasi schizophrène qui m'interroge depuis de nombreuses années : Quelles innovations amélioreraient notre capacité à restaurer
des écosystèmes de plus en plus complexes ? Dans quelle mesure les innovations risquent-elles au contraire de mener à l’artificialisation des écosystèmes ?
Cette double question montre que la réflexion de certaines sciences sociales (anthropologie, et en particulier des sciences historiques n'a encore que modérément pénétrée ce milieu. En effet, les écosystèmes sont de plus en plus complexes pour deux raisons majeures.
Tout d'abord par la capacité de lecture et d’analyse des sciences, qui en comprenant mieux les interactions entre les éléments composant les systèmes, met en évidence la complexité. Depuis que les systémiciens nous ont fait comprendre que LE système est plus que la simple somme des éléments qui le composent, la notion même de complexité est synonyme de richesse et non plus de difficulté à comprendre.
Mais également, les écosystèmes sont devenus plus complexes par l'apparition d'interactions avec l'homme inexistantes auparavant. Le processus d'anthropisation des écosystèmes les a rendu plus complexes.
Les innovations sont forcément des créations humaines, des gestes anthropiques, et en cela elles artificialisent de fait les écosystèmes en les soumettant à une contrainte ou à un forçage (qui peut leur être favorable). La seconde question n'en ait donc pas une. Une affirmation aurait été aussi simple car la réponse est dans la question. Les innovations mènent à une artificialisation des systèmes.
L'envie de nature à tout prix, des chercheurs en sciences de l'environnement et de la biodiversité, leur fait oublier qu'ils agissent déjà sur des écosystèmes fortement anthropisés. C'est la notion de service écologique rendu qu'il faut ici réintroduire. Elle permet de quantifier et/ou de qualifier l'état d'un espace réduit, d'un territoire, d'une espèce ou d'un écosystème en laissant de côté l'aspect "niveau d'anthropisation". Les productions de nutriments, de bien-être, d'espace non minéralisé, de filtrage de l'eau, de lieux de stockage, de capacité reproductive, et bien d'autres ... sont les critères sur lesquels on peut alors réfléchir. Car la seule façon de faire de l'écologie de façon responsable, c'est de reconsidérer l'homme comme un élément comme un autre du système. Le placer en dehors amène toujours à penser que les systèmes "naturels" sont à son service. Alors que les populations humaines bénéficient des services écologiques rendus par les écosystèmes comme toutes les autres populations vivantes, à la surface de la terre ... avec le terrifiant pouvoir de les détruire. Mais là, c'est un autre débat.

Mais saluons la réalisation de cette journée qui devrait de toute évidence apporter des éléments de réflexion utiles.

Cette journée de présentation se tiendra, Quai Mauriac (Bibliothèque nationale de France). La vidéo devrait être prochainement disponible sur le site de l'IDDRI.

mardi 3 juin 2014

Des réalités à ne pas oublier !

Depuis le temps que l'on parle de changement climatique, il semblerait que nombres d'entre nous continuent d'en parler au futur. Or, c'est bien au présent qu'il faut désormais conjuguer le verbe "s'adapter".  La biodiversité a vraiment marqué le pas, et comme le dit le généticien Pierre-Henri Gouyon, " il faut remettre en route le moteur de la biodiversité" (sciences et avenir H&S oct 2013).
Peu de chiffres sont nécessaires pour se mettre en situation :
Il existe une liste internationale, validée par les scientifiques du plus haut niveau et établie pour l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Pas moins de 64.000 espèces y sont recensées.  Selon cette liste, 19.000 d'entre elles sont en danger. Oui, les ressources sur terre sont comptées, la réserve en capacité biologique aussi. Et si 41% des amphibiens sont aujourd'hui menacé d'extinction, cela ne fait plaisir qu'aux batracophobes (si, si, ça existe) !
Le paysage dépend grandement des populations animales et végétales qui le composent. A n'en pas douter, nos paysages sont donc condamner à changer. Alors pourquoi ne pas les adapter à nos vrais besoins ? Pourquoi cultiver de l'huile de palme pour lui faire parcourir 35.000 kms avant consommation alors que des produits de substitution locaux existent ? (5,2 millions d'hectare de forêt détruits chaque année, entre autre pour cela).
Pourquoi être si peu efficace en recyclage des matières premières (augmentation de 40% de leur consommation entre 1992 et 2005 - minéraux, biomasse, énergies fossiles) alors nous savons que des limites de production existent ?
Et comme le dit P.-H. Gouyon, pourquoi mettre les pandas dans des zoos pour les protéger alors que nous pourrions protéger les bambouseraies ?
Certes, ce monde marche sur la tête et je me réveille souvent le matin en pensant à un monde, livré à mes enfants, où il est déjà trop tard.

J'aime cette image utilisée par Y.-A. Bertrand et Isabelle Delannoy.
Imaginez ... vous êtes un organisme du type bactérie, et votre population double tous les jours. Le problème, c'est que vous vivez dans un bocal fermé.
Le bocal sera plein en 100 jours.
Posez vous donc deux questions : Au bout de combien de jours le bocal sera-t-il à moitié plein ?
Au bout de combien de jours aurez vous peur de commencer à manquer de place ?



Si vous trouvez les réponses .. alors vous comprenez pourquoi il est temps d'agir.

Je viens encore de regarder la vidéo Home. Vous pouvez trouver celle-ci un peu déprimante. Moi, avec ça, je sais pourquoi je suis tous les jours dans un combat avec mes semblables pour la survie de notre espèce en respectant les autres espèces.

dimanche 20 avril 2014

Espaces Naturels Sensibles - première approche

Dans son dernier numéro de la revue institutionelle "Seine Maritime Mag", le Conseil Général du département attire brièvement l'attention des lecteurs sur les Espaces naturels sensibles (ENS). Brièvement car en une page et seulement une dizaine de lignes de textes, on ne peut pas dire grand chose. Il est bon d'en savoir un peu plus.
Heureusement, il y a le site internet du  CG76 et sa page dédiée : http://www.seinemaritime.net/nos-actions/loisirs/visitez-les-ens-et-le-littoral.html 
Je vous conseille vivement d'y aller.

Mais surtout, pour plus d'informations, la page Wikipedia qui y est consacré est  plutôt bien faite. Elle restitue bien l'historique de la loi de 1976 et l'évolution de son application.

Ces ENS sont souvent devenus une affaire de gros sous entre Conseil Général et communes, car les actions en faveur des espaces naturels coûtent cher er les subventions du CG sont très convoitées. Ces actions sont assez variées : animations, construction d'un sentier pédagogique, nettoyage de site, clôture et pose de système de sécurité, entretien, et une action spécifique en Seine-Maritime est engagée pour les espaces naturels concernant des milieux humides ou des systèmes hydraulique.
Heureusement, une validation scientifique est généralement assurées par les techniciens du département.

Mais au-delà de l'action des élus et de leurs techniciens sur ce sujet, n'oublions pas que les ENS relèvent à l'origine d'une politique nationale, suivie par la DREAL et qu'à ce titre, il y a quelques informations à glaner ici. Mais attention, la DREAL n'agit pas directement, les ENS relève de la seule bonne volonté des collectivités locales. C'est ce qui explique une diversité assez forte entre les différentes prises en compte de ces espaces par les départements.



Enfin, certes, la Seine-Maritime a les siens, mais l'Eure aussi, et pas des moins intéressants. Allez aussi faire un tour sur le CG27. Et il y en a dans tous les départements ... du moins, je l'espère.

N'oublions pas que certains ENS peuvent être propriété d'autres institutions que le département ou une commune, par exemple, le Conservatoire du Littoral.

Il y aurait beaucoup de choses à évoquer à propos des ENS, comme la relation au paysage, les acteurs, l'action dans la durée, et plus encore. On en reparlera, c'est certain.


jeudi 17 avril 2014

Abbatiale Saint Ouen - ambiance forestière

Les titres de la presse et autres médias pour parler de cette installation de Roy Lekus et Fraçoise Jolivet ne manquent pas. De son vrai nom "Gothique frémissant", cette mise en lumière et image de l'abbatiale de Rouen va laisser une trace dans les mémoires.


http://www.rouen.fr/evenement/26623-gothique-fremissant-anime-labbatiale-saint-ouen

Attention, c'est seulement jusqu'au 27 avril 2014, à Saint-Ouen de Rouen, entre 21 h et 23 h, et c'est gratuit.

La vidéo de présentation de l'installation :
https://www.youtube.com/watch?v=eB46VXwY8Hg


Pour prolonger la visite, allez découvrir une autre vision des cathédrales au Musée des Beaux Arts de Rouen.
http://mbarouen.fr/fr/expositions/cathedrales-1789-1914-un-mythe-moderne

mardi 15 avril 2014

Chris DRURY : Retour sur l'expo 2013

Voici un article qui mérite une lecture. Le travail de Chris Drury a été remarqué en Haute-Normandie lors de sa résidence d'artiste à Jumièges, au milieu des ruines de l'abbaye. Voila déjà quelques mois que son travail a été présenté mais je sais que son passage en Normandie aura marqué le Land Art dans la région.

http://www.landarts.fr/entretien/entretien-avec-chris-drury/



Normandie Impressioniste 2013 a été une occasion pour beaucoup de normands de se rapprocher encore un peu de l'art. Le Land Art, ou plutôt l'art de la nature comme le préfère sûrement C. Drury, nécessite une ouverture d'esprit particulière, et une attention aux matériaux, à la lumière, et souvent, il convient de laisser vagabonder sa pensée pour apprécier.
Si vous apprécier ce travail, n'oubliez pas de découvrir aussi celui de Richard Long.

La page internet de Chris Drury : http://chrisdrury.co.uk


dimanche 13 avril 2014

Le plateau continental de Bretagne sud

La géographie s'associe à la géologie pour penser les paysages du passé. Ce pourrait être assez classique mais ces types de travaux sont suffisamment rares pour être remarqués. Les démarches rétrospectives ne sont pas toujours bien comprises et sont souvent sujettes à caution. Oui, les géographes et les géologues ne sont pas des historiens mais si ils apprennent à utiliser les outils intellectuels des historiens (sens critique, analyse des sources, confrontation des données de provenances diverses, lecture des héritages) ils peuvent tenter ce type de restitution. David Menier, Cécile Briend et Claude Augris ont coordonnés cet atlas très particulier : "Les réseaux fluviatiles anciens du plateau continental de Bretagne sud".



Il s'agit en fait d'un travail de cartographie géologique montrant les phases d'inondation, de montée et de recul de la mer. Cela permet de mettre en évidence les avalées sous-marines, prolongées parfois par des vallées terrestres actives aujourd'hui. Plus qu'une carte géologique avec sa notice, c'est un véritable récit paysager qui est offert.
Certes, les addicts aux travaux de paysagistes retro-prospectivistes seront un peu déçus mais la méthode est là. Ca manque un peu de verdure ... héhéhé,  mais le sérieux des chercheurs qui ont œuvrés ici ne fait pas de doute.
La même équipe (en particuliers C. Augris) a déjà publié d'autres travaux sur les environs de Lannion et sur le Pays Basque.
Encore un bel ouvrage aux Editions QUAE - 30 €

Un ouvrage sur la Baie de Seine, et les vallées fossiles qui la parcours serait bien venu. Mais le travail est de taille.

jeudi 20 mars 2014

Le retour de l'eau dans le Negev

Quand tout un paysage redevient vivant !

http://www.lemonde.fr/proche-orient/video/2014/03/19/la-renaissance-d-une-riviere-en-plein-desert-israelien_4385865_3218.html

Cette étonnante video montre le retour de la rivière Zin dans son lit. Cela se passe dans le désert du Negev, en Israël, à une 50 km kilomètres au sud de Beer-Sheva et à 30 km de la frontière égyptienne. Une gestion en partie naturelle, mais devenue différente au cours du temps, de la circulation de l'eau ainsi que les pluies récentes abondantes sur les massifs de l'ouest Negev ont permis le retour de l'eau que l'on voit ici entrer à nouveau dans un canyon.
Le plus fascinant dans la vidéo est le bruit de l'eau qui revient. Le paysage du lit de la rivière ne redevient pas seulement occupé par la rivière, il redevient aussi sonore.

Dans ce secteur du Negev, de nombreux lieux ont été anciennement occupés par des exploitations agricoles contraintes par des modes d'irrigation ponctuel comme c'est le cas à quelques kilomètres du Ein Ovdat Canyon. L'exemple de cet extrait de Google Earth est assez parlant.



Comme quoi, la maitrise de l'eau est bien un fait majeur de nos sociétés.

Autres liens pour cette vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=OELmxnp-aRA
http://www.youtube.com/watch?v=sV1V94k0KZA

avec un commentaire en anglais / with english comments
http://www.examiner.com/article/the-first-wave-of-the-zin-river-the-israeli-desert-video

mardi 18 mars 2014

Colloque à Bruxelles (ULB)

Il semble que les colloques, séminaires et autres rencontres touchant à la question du paysage soient particulièrement nombreuses en 2014.
Le mois prochain (28 et 29 avril 2014), se tiendra en Belgique à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), un colloque dont le sujet est "Concilier expertise scientifique et participation : le défi posé par la Convention Européenne du Paysage".
Les interventions durant ce colloque seront de trois natures : conférences, communications et posters. Les conférenciers sont bien connus du monde de la recherche en paysage. Ils sont au nombre de 3 (Ingrid Sarlöv Herlin, Marc Antrop et Yves Luginbuhl) et leur présentation respective ouvre chacune une session du colloque. Les intervenants dont les communications (27) ont été retenues, tout comme ceux présentant des posters (24), viennent d'horizons assez diversifiés (institutions administratives de gestion du paysage, universités, centres de recherche, écoles d'architecture ou du paysage) comme il est d'usage dans ce genre de rencontre. Diverses nationalités sont présentes même si la liste en reste très limitée (France, Belgique, Italie, Norvège et Suède). Les dominantes, dans les sujets abordées, sont les politiques publiques de paysage avec sa part d'interaction entre réglementation et action, et la participation des habitants à la construction intellectuelle des paysages dans lesquels ils vivent. On s'étonnera que bien peu de paysagistes soient présents pour parler de leurs expériences et on pourra légitimement s'inquiéter de la part importante que l'ingénierie et le pouvoir décisionnel risquent d'occuper. La relation entre approche sensible et compilation des connaissances techniques et factuelles sera peut-être présente dans quelques communications mais restera sans doute marginale. Le besoin d'une démarche multiscalaire faisant passer le chercheurs de l'élément de paysage à la structure paysagère, puis à des concepts plus larges comme les unités ou les entités de paysage est présente dans quelques communications (Visualizing and sharing successes in landscape transformations: some Italian examples / La construction de l’objectivité des structures paysagères). Mais tout cela semble bien conventionnel malgré l'aspect choc de quelques titres (Le droit du paysage étouffe-t-il les expertises citoyennes ? / Inversez le système !).

Ci-dessous, l'annonce complète de ce colloque en français puis en anglais :

L'Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire – ULB (avec l'appui du département d'histoire-UNamur et de la Conférence Permanente du Développement Territorial) organise les 28 et 29 avril 2014 un colloque portant sur :

« Concilier expertise scientifique et participation : le défi posé par la Convention  européenne du paysage »
à l'Université Libre de Bruxelles (Belgique).
Vous trouverez ci-joint copie du  programme consultable et régulièrement mis à jour sur le site internet du colloque : http://igeat.ulb.ac.be/fr/elc2014.
Vous pouvez vous inscrire via ce site. L’inscription est obligatoire pour participer au colloque (tarifs : 2 jours : 100 € ; 1 jour : 70 € ; gratis pour les étudiants).
Plus d'information:
-          programme :  http://igeat.ulb.ac.be/fr/colloque-cep-2014/programme/
-          informations pratiques : http://igeat.ulb.ac.be/fr/colloque-cep-2014/infos/

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On behalf of the Institute for Environmental Management and Land-use Planning (IGEAT-ULB), with the support of the History Department (UNmur) and the Standing Conference on Territorial Development (CPDT), we are pleased to invite you to Brussels for a Conference on:
“Combining scientific expertise with participation: the challenge of the European landscape convention”
from 28-29 April 2014 at the Université Libre de Bruxelles (ULB), Brussels-Belgium.
Please find attached the programme which is available and regularly updated on the conference website (http://igeat.ulb.ac.be/en/elc2014).
Registration is open on the website and is required to attend the conference (registration fee: 2 days: 100 ; 1 day: 70 ; free for students).
More details:
-          information: (conference venue, to travel and to stay in Brussels): http://igeat.ulb.ac.be/en/conference-elc-2014/infos/

mercredi 12 mars 2014

Ukraine : Paléoécologie sur les rives de la Mer Noire

Il y a des jours où je regrette vraiment de ne pas mieux connaitre les langues des rives de la Mer Noire. Le russe et l'ukrainien ne sont parait-il pas si difficiles que ça ! Nu, mayzhe (enfin presque).
Mais là-bas aussi, les façons de faire de l'archéologie sont en train de changer. L'archéologie du paysage prend des pistes que nous avons défrichés depuis un peu plus de deux décennies en France. M.M. Ievlev vient de publier un ouvrage qui traite de paléoécologie antique. Le titre exact, que j'ai découvert grâce à l'indispensable Spartokos, est : M.M. Ievlev (2013) : Очерки античной палеоэкологии Нижнего Побужья и Нижнего Поднепровья /Ocherki antichnoj paleojekologii Nizhnego Pobuzh’ja i Nizhnego Podneprov’ja, Kiev 

ou


Essais sur la paléoécologie antique de la région du Bas-Bug et du Bas-Dniepr



C'est la cité d'Olbia qui est au centre de l'étude ; plus exactement, cette cité antique que nous appelons Pontic Olbia pour ne pas la confondre avec le site de Provence. Olbia du Pont est une colonie grecque fondée au VIIe siècle avant notre ère, situé dans l'actuelle Ukraine à l'embouchure du Bug, l'antique fleuve Hispanis. La ville fut un centre important de commerce sur la Mer Noire jusqu'au IVe siècle de notre ère. Aujourd'hui, une grande partie du site forme une réserve archéologique dans la commune de Parutino.





L'intérêt de la publication n'est pas seulement de présenter les résultats des nombreuses investigations conduites sur le site même par Boris Farmakovsky durant le premier quart du XXe siècle, mais de replacer le site dans son contexte. Cela est fait en abordant les problèmes de localisation de la ligne de rivage, des modifications dans la faune et la flore dans un milieu où les milieux humides sont nombreux, des conséquences de la localisation du site sur le fonctionnement économique et social de Olbia.
Bien entendu, de nombreux autres travaux existent déjà à propos de Olbia du Pont, comme l'étude des inscriptions grecques par Laurent Dubois en 1996 (publication EPHE), mais cette façon d'analyser un site archéologique est innovante pour l'Ukraine. 
En début 2013, Gérard Chouquer avait publié une brève étude archéogéographique de cette zone à partir des travaux cartographiques de F. N. Liseckij (reproduits par Sergej Bujskich en 2006). On peut penser que cette partie du monde antique pourrait aussi devenir un centre d'intérêt par d'autres faits que par les mouvements sociaux, révolutionnaires et patriotes qui l'animent.



mercredi 5 mars 2014

Landscape Archaeology Conference 2014 - 1

Troisième colloque international d'archéologie du paysage
Comme tous les deux ans maintenant, se tient une rencontre internationale d'archéologues intéressés par le thème du paysage. La première édition avait eu lieu à Amsterdam en 2010. Puis une seconde édition s'était tenue à Berlin en 2012. Il semble de rythme soit maintenu avec l'édition 2014 qui se déroulera du 17 au 20 septembre prochain à Rome.



Les thématiques retenues sont les suivantes :

1/ Archéologie du paysage et société contemporaine
2/ Démarches intégrées en archéologie du paysage
3/ Archéologie du paysage méditérannéen
4/ La dimension sociale en archéologie du paysage
5/ Digital Landscape Archaeology (j'ai choisi de ne pas traduire).

Le calendrier, pour participer à ce colloque est assez serré. La date limite de soumission pour les communication est le 1er avril 2014.
Pour lire "l'appel à communication"et connaitre les différentes sessions, c'est ici --->
http://www.let.vu.nl/en/research/conferences/lac-2014/call-for-abstracts/index.asp

A noter que l'organisation de ce colloque est assuré essentiellement par VU University Amsterdam et que le public qui avait participé aux deux premières éditions était composé de nombreux doctorants d'université néerlandaises, anglaises, russes, américaines, allemandes et d'autres pays encore ...
Plus d'informations dans quelques jours.


Third international landscape archaeology conference
Every two years now, takes an international meeting of archaeologists interested in the theme of landscape. The first edition was held in Amsterdam in 2010. And a second edition was in Berlin in 2012. It seems rhythm is maintained with the 2014 edition, which runs from 17 to 20 September in Rome.

The themes chosen are :

1/ Landscape Archaeology and Contemporary Society
2/ Integrated Approaches in Landscape Archaeology
3/ Mediterranean Landscape Archaeology
4/ Social Dimensions in Landscape Archaeology
5/ Digital Landscape Archaeology

 Schedule to participate in this conference is pretty short. The deadline for communication is April 1, 2014.
 To read the "call for abstracts" and to know the different sessions, follow this ---> 
http://www.let.vu.nl/en/research/conferences/lac-2014/call-for-abstracts/index.asp


Should be noted that the organization of this conference is mainly provided by VU University Amsterdam and the public who participated in the first two editions was composed of many students in PhD coming from dutch, english, american, russian, german university and from other countries too ...
More informations in a few days.


http://www.let.vu.nl/en/research/conferences/lac-2014/index.asp


dimanche 2 mars 2014

Fleurs de pharaon

J'ai oublié de vous parler d'une exposition qui s'achève. C'était au Laténium, sur les rives du lac de Neuchâtel, à Hauterive. Cet extraordinaire lieu d'exposition, ouvert sur le lac, présentait jusqu'à ce 2 mars 2014 une série de fragments d'herbier, mais pas n'importe quel herbier : l'herbier des pharaons d'Egypte.


Lorsque Maspero découvre les tombes royales de Deir-el-Bahari en 1881, les tombes contiennent des fleurs qui ont été préservées des attaques de l'air extérieur, et les momies étaient parfois couvertes de végétaux tressés ou en collier. De véritables parures accompagnaient les défunts, comme le montre l'affiche de l'expo.

Il y a des nénuphars blancs et bleus, des perseas, de la mandragore, du céleri, de la camomille, des pissenlits, et bien d'autres végétaux encore comme les figuiers et les palmiers.

Heureusement, si l'exposition s'achève, le catalogue existe bel et bien. Vous y trouverez le témoignage du travail de Christiane Jacquat, archéobotaniste de l'université de Zurich qui a redécouvert les herbiers de Maspero et du naturaliste G.-A. Schweinfurth.


Quelques infos supplémentaires sur le site du journal Le Temps : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/fcf58688-705e-11e2-a8ae-1fdb6b5e92d2

mardi 25 février 2014

Au Musée Marmotan - Monet

Les impressionnistes ont laissé une empreinte forte dans l'imaginaire paysager. Les collections particulières recèlent de tableaux entrant dans cette thématique. Le Musée Marmotan - Monet réunit cent œuvres dans une exposition intitulée : Les impressionnistes en privé - Cent chefs-d’œuvre de collections particulières. 
Tous sont présents :  Manet, Monet, Pissaro, Renoir, Cezanne, Degas, Caillebotte, Sisley ...
Il n'y a pas que des paysages, mais avec la peinture impressionniste, tout est paysage.


http://www.marmottan.fr/fr/exposition_en_cours-exposition-2538

Un catalogue est également publié aux éditions HAZAN. Il porte le même nom que l'exposition et est signé Marianne Mathieu, Claire Durand-Ruel Snollaerts et Richard R. Brettell.

dimanche 23 février 2014

Un fragment de paysage préhistorique

La baie de Cardigan, au Pays de Galles, a subi des vents violents durant cet hiver mouvementé. Une plage a ainsi été dégagée d'une partie de son sable ... et la forêt est apparue.
Les arbres mis au jour les pieds dans l'eau sont ceux de l'antique massif forestier dit de Cantre'r Gwaelod selon la mythologie.
Au delà de la légende, les datations pratiquées permettent d'attribuer ces arbres à un massif de l'âge du bronze. Chênes, pins et bouleaux ont été préservés grâce à un milieu alcalin particulier.



La découverte est due à deux chercheurs de la Royal Commission on the Ancient and Historical Monuments of Wales qui avaient tout d'abord observé un aménagement en bois, peut-être une passerelle ou un chemin de branches. 
Si besoin, c'est une preuve supplémentaire d'un changement important du trait de côte depuis l'âge du Bronze, dans touters les régions du monde. La séquence climatique de la fin du IIIe millénaire avant notre ère va vers une dégradation, en particulier avec une pluviométrie sans doute supérieure à celle du Néolithique. L'aspect composite de la forêt est également intéressant. La présence du bouleau en association avec le chêne montre peut-être que la zone observée associe pleine forêt et clairières ou, du moins, zone plus ouvertes. Mais il faudra regarder l'ensemble du cortège végétal présent.
En l'attente d'autres informations, cette découverte est important pour la connaissance de notre environnement durant la fin de la Préhistoire.

les articles :


jeudi 20 février 2014

Requiem pour Claire G.

Une lumière dans le regard qui s'éteint à 41 ans. Est-ce normal ?
Samedi, Claire Guezenguar a passé la frontière. J'aimais bien ses tournures de phrases, parfois avec des mots crus à prendre au premier degré, souvent à sens multiples et subtils.
Si Claire écrivait des romans, elle avait aussi initié les étudiants de l’École du paysage de Versailles à un certain esprit esthétique. Co-responsable des ateliers artistiques, elle y coordonnait, entre autres, avec Olivier Marty un atelier nommé "Comment emporter le site ?". Elle faisait également partie du comité de rédaction des publications de l’École.
Aujourd'hui la mer veille sur elle, à l'Île-de-Batz.



Pour découvrir son œuvre, malheureusement peu abondante, vous pouvez choisir deux entrées fort différentes : la biographie de Sœur Sourire intitulée Sister Sourire : Journal d'une tragédie est surprenante, ou Ouestern, rempli de l'air de sa Bretagne natale.

"Mon amour, rien ne fut fini.
Un amour frais vint dans un cri
Nous ranimer et nous reprendre. "
(René Char)

dimanche 9 février 2014

Encore une alerte en Pays de Caux

Je vous avais dit que ce blog reprendrais vie ...

Je vous invite simplement à suivre le lien.
http://normandie.canalblog.com/archives/2014/02/05/29130205.html

Je ne suis pas forcément en accord avec tout ce qui est écrit dans cet article, parfois un peu trop virulent à mon goût et qui oublie par ailleurs tout le travail fait par le CAUE76 et les scientifiques qui s'intéressent aux spécificités du paysage cauchois.


Mais, au moment où le Département de Seine-Maritime est vraiment engagé dans une réflexion sur ce sujet (valorisation, transformation, adaptation, patrimonialisation ...) du clos masure, il est bon de remettre les points sur le "i" et de faire cesser les abus des petits barons locaux qui se permettent encore tout et n'importe quoi.

Soutenir et aider Cécile Maitrot est un acte civique.
JARDIN D'ART ET D'ESSAIS
76640 NORMANVILLE


A lire vos commentaires ...

samedi 19 mai 2012

31.800 ans plus tard

Silene stenophylla, c'est le nom de la plante, de la famille des œillets qui est revenue à la vie. A Duvanny Yar, en Sibérie, le sol gelé à été exploré et des graines vieilles de près de 32.000 ans (datation à +/- 300 ans) ont été découvertes.


Elles contenaient encore du tissu placentaire qui a pu être cultivé in-vitro. Résultat : des pousses ont vu le jour. De petites fleurs blanches sont ensuite apparues.
Cette aventure incroyable doit son existence à David Gilichinski qui, malheureusement, est décédé quelques jours avant la publication officielle des résultats.
Un véritable exploit : féconder des graines si âgées. D'autres graines pourraient prochainement apparaître avec le réchauffement du pergélisol.



Des liens pour plus d'informations :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/record-une-plante-renait-apres-30000-dans-le-pergelisol_36929/

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20120221.OBS1926/une-plante-repousse-30-000-apres.html





vendredi 18 mai 2012

Graines de Jardin 2012

Autre nouvelle d'actualité, les journées "Graines de Jardins" sont devenus une rencontre habituelle des amoureux du jardin. Comme chaque année, elles se tiendront au Jardin des Plantes, cette fois le weekend du 26-27 mai. Vous avez peut-être pu en consulter le programme si vous recevez le journal de la CREA (communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe).
J'ai noté 3 rendez-vous particulièrement intéressants.
1 - Une visite du jardin avec Jean-Paul Thorez qui en sait fort long sur les plantes.
2 - Une visite le nez en l'air pour retrouver l'étonnante Christelle Delhaye qui joue du violoncelle dans les arbres ( il me semble l'avoir découvert à VivaCité).
3 - les ateliers pour répondre à toutes vos petites questions de tous les jours au jardin

info complète  ...
http://www.la-crea.fr/graines-de-jardin-de-la-crea.html
vous pourrez y télécharger le programme complet.

une vidéo de Christelle Delhaye



jeudi 17 mai 2012

Totems

Le festival Art et Déchirure a lieu tous les 2 ans à Rouen. Les créations artistiques des personnes en difficulté psychique sont toujours une invitation à s'interroger sur notre capacité créative. C'est encore le cas cette année ... et il y a un peu de land art dans l'air avec des totems, posés dans la cour de l'Hôtel de Région jusqu'au 10 juin.

Quelques infos en plus : http://art.et.dechirure.over-blog.com/