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dimanche 13 avril 2014

Le plateau continental de Bretagne sud

La géographie s'associe à la géologie pour penser les paysages du passé. Ce pourrait être assez classique mais ces types de travaux sont suffisamment rares pour être remarqués. Les démarches rétrospectives ne sont pas toujours bien comprises et sont souvent sujettes à caution. Oui, les géographes et les géologues ne sont pas des historiens mais si ils apprennent à utiliser les outils intellectuels des historiens (sens critique, analyse des sources, confrontation des données de provenances diverses, lecture des héritages) ils peuvent tenter ce type de restitution. David Menier, Cécile Briend et Claude Augris ont coordonnés cet atlas très particulier : "Les réseaux fluviatiles anciens du plateau continental de Bretagne sud".



Il s'agit en fait d'un travail de cartographie géologique montrant les phases d'inondation, de montée et de recul de la mer. Cela permet de mettre en évidence les avalées sous-marines, prolongées parfois par des vallées terrestres actives aujourd'hui. Plus qu'une carte géologique avec sa notice, c'est un véritable récit paysager qui est offert.
Certes, les addicts aux travaux de paysagistes retro-prospectivistes seront un peu déçus mais la méthode est là. Ca manque un peu de verdure ... héhéhé,  mais le sérieux des chercheurs qui ont œuvrés ici ne fait pas de doute.
La même équipe (en particuliers C. Augris) a déjà publié d'autres travaux sur les environs de Lannion et sur le Pays Basque.
Encore un bel ouvrage aux Editions QUAE - 30 €

Un ouvrage sur la Baie de Seine, et les vallées fossiles qui la parcours serait bien venu. Mais le travail est de taille.

jeudi 20 février 2014

Requiem pour Claire G.

Une lumière dans le regard qui s'éteint à 41 ans. Est-ce normal ?
Samedi, Claire Guezenguar a passé la frontière. J'aimais bien ses tournures de phrases, parfois avec des mots crus à prendre au premier degré, souvent à sens multiples et subtils.
Si Claire écrivait des romans, elle avait aussi initié les étudiants de l’École du paysage de Versailles à un certain esprit esthétique. Co-responsable des ateliers artistiques, elle y coordonnait, entre autres, avec Olivier Marty un atelier nommé "Comment emporter le site ?". Elle faisait également partie du comité de rédaction des publications de l’École.
Aujourd'hui la mer veille sur elle, à l'Île-de-Batz.



Pour découvrir son œuvre, malheureusement peu abondante, vous pouvez choisir deux entrées fort différentes : la biographie de Sœur Sourire intitulée Sister Sourire : Journal d'une tragédie est surprenante, ou Ouestern, rempli de l'air de sa Bretagne natale.

"Mon amour, rien ne fut fini.
Un amour frais vint dans un cri
Nous ranimer et nous reprendre. "
(René Char)

dimanche 14 février 2010

Vers la Réforme Territoriale

Chaque territoire cherche à s'identifier par des critères représentatifs. Les paysages, et leur gestion, sont souvent très liés à l'unité administrative qui les contient.
La réforme des collectivité territoriale est un projet en gestation depuis un bon moment maintenant, avec un travail en cours important conduit par la commission dite Baladur, Comité pour la Réforme des Collectivités Locales.
Une très belle démonstration de ce qu'il est possible de faire est proposé par Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts. Je vous invite à écouter cette longue vidéo sur le site de la commission :
http://www.reformedescollectiviteslocales.fr/les_travaux/?mode=auditions&press_id=101.

vendredi 11 décembre 2009

Au temps des mammouth

Connaissez-vous Félix ?


Félix est un mammouth laineux qui a choisi de s'installer à l'Espace des Sciences à Rennes. Il est le symbole d'une belle exposition conçu par le Muséum National d'Histoire Naturelle et qui trouve une mise en scène agréable dans cet espace breton que je vous invite à découvrir.

Vous avez jusqu'au 7 mars 2010 pour comprendre toute l'originalité de cet animal, autrefois mythique. L'environnement y tient une place importante dans l'expo, dès l'entrée avec une portion de steppe à mammouth où gambade Félix et son petit. Puis les évocations des "paysages" et de la végétation occupent un espace spécifique de la présentation. La durée de visite de cette exposition reste assez brève (on peut le regretter) mais permet d'emmener des jeunes enfants, toujours fascinés par ces vieux pachidermes. Pour compléter votre visite, essayer de profiter d'une animation, il y en a toutes les heures durant les prochaines vacances scolaires.

(les pommes de la photo ont été placées par un visiteur)

L'équipe de l'Espace des Sciences a eu la bonne idée de mettre en place un blog du mammouth, malheureusement alimenté de façon très irrégulière et bien rarement. L'expo est présentée par un mini-site qui donne envie d'y aller et qui fourni toutes les informations nécessaires.

Pour les plus passionnés, sachez que l'été prochain, en août 2010, se tiendra une rencontre internationale au Puy-en-Velay pour faire l'état des connaissances sur les proboscidiens (c'est quoi ça ? ... à vous de chercher).

mercredi 19 août 2009

Maison paysanne en Bretagne


La Maison paysanne en Bretagne - 2500 ans d'habitat rural - est un livre des éditions Coop-Breizh réalisé sous la direction de Noël-Yves Tonnerre, professeur d'histoire médiévale à l'Université d'Angers. Cet ouvrage, essentiellement historique, est co-écrit avec des archéologues de la Direction des Affaires Culturelles de Bretagne (M. Batt, Y. Lecerf), de l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (Y. Menez) et de nombreux universitaires de Brest, Rennes et Amiens (P. Galliou, D. Pichot, J. Gallet, D. Leloup, D. Lelouche, J.-P. Simon) ainsi que de G. Buron du Musée des Marais Salants, du professeur Meirion-Jones et de l'architecte C. Le Pabic.
En une quinzaine de chapitres, le livre parcours les thématiques de l'habitat en Brettgne rurale dans sa dimension chronologique et technique. Ces textes ont été réunis suite à une journée d'études tenue en décembre 2001 à l'Université de Brest.
Le territoire couvert par l'étude est très vaste et démontre, peut-être involontairement, une certaine hétérogénéïté du bâti rural. J'ai regretté la faible place donnée à la réflexion ethnohistorique, mis à part le texte de Daniel Pichot sur la société du coeur du Moyen Age (XIe-XIIIe siècles). Le texte de Jean-François Simon reste anecdotique, pour une ethnologie de la porte bretonne.

L'illustration fait la part belle à la documentation archéologique, avec quelques photographies aériennes et des comparaisons très interessantes avec des habitats des îles britanniques. Les cartographies aident à la mise en situation des habitats, mais ouvrent peu la lecture vers le paysage créé autour de ces sites. La bibliographie qui conclue le livre pourra vous ouvrir des pistes.

Aucun propos n'aborde les problèmes de la conservation, réaffectation ou transformation sauvage de l'habitat vernaculaire breton. Ces pages restent à écrire. L'ensemble de ce livre forme un bel ouvrage de référence sur le sujet à un prix restant abordable vu l'importance de la documentation.

mercredi 5 août 2009

Meneham

Sur la côte sauvage du Finistère nord, il y a de nombreux lieux aux paysages magiques, chargés d'histoires et d'Histoire. C'est le cas du petit village de Meneham, en fait, un hameau de Kerlouan, sur la côte des légendes.


Le cachet du lieu est la conséquence de plusieurs choses.
Tout d'abord une géologie chaotique où le granit et les dunes de sables (arène granitique remanié) se partage le sol.
Puis un village, en ruine il y a encore quelques années, est aujourd'hui restauré. Il accueille des activités diverses dans les différents maisons réparées, voire rebâties comme au milieu du XXe siècle, car ce village était habité il y a encore assez peu de temps.
Le café-restaurant a repris la place de celui qui a fonctionné de 1936 à 1973 avec de la cuisine traditionelle bretonne (comme le Kig a Farz). Dommage que les tarifs soient un peu chers.
La Maison Salou a été transformé en espace muséographique. C'est encore un peu fruste mais ce n'est paut-être qu'un début.
La Maison Boédoc est devenu l'espace d'acceuil avec une exposition permanente qui présente le cadre général géologique, botanique et humain.


D'autres maisons existaient et certaines sont déjà utilisées comme gite de vacances.
Le village vivait essentiellement de culture de la terre sableuse environnante, du ramassage du goémon ou pioka (goémon frisé).
Mais ce village serait comme de nombreux autres s'il n'y avait eu la présence de la douane du XVIIe au XIXe siècle. En fait, c'est sans doute à partir de la présence des douaniers que le village s'est bâti. Un caserne y est encore visible. Elle héberge un village d'artistes.


Et entre les roches, dans le chaos qui domine le hameau, se trouve le poste de douane, le "corps de garde" où l'on vous racontera les légendes qui courent sur ce lieu et qui faisant dire que les habitants étaient aussi des naufrageurs.

Ce site me fait poser la question de la pérénité de ce type d'aménagement. Le Conseil Général du Finistère et la commune de Kerlouan ont misé cher et investi beaucoup dans ce projet. Pour le moment (suite à la discussion que j'ai eu avec une des responsables de l'acceuil), le gite est bien réservé, le restaurant tourne mieux que les années passées, les animations sont suivies par les vacanciers comme par les locaux. En effet, l'impact local est fort car les personnes agées qui ont vu le village de Ménéham vivant vienne retrouver l'ambiance des temps passés.
Mais qu'en sera-t-il de la vie du site dans quelques années ? Le renouvellement des activités y sera difficile. L'authencité saura-t-elle résister au poids du tourisme de masse qui est souhaité par le CG29 ?

Plus d'infos (pastez, jeux de boules, four à pain, sur le site de l'office de tourisme de Kerlouan, mais aussi simplement en tapant "Meneham" sur votre fureteur favori.
Et il y a même une page sur Wikipedia.
Et encore un site de photo très documenté ici.
Et un autre site d'où vient la photographie des maisons en chantier, celui de la Tribu d'Anaximandre.

Le village au milieu du XXe siècle.

lundi 11 août 2008

Trois lieux en Finistère

Lors d'un passage récente dans la pointe de la Bretagne, j'ai découvert un producteur d'orchidées passioné. En face de Brest, à Plougastel, La Canopée est un site à découvrir. Plutôt que de dévaster les forêts tropicales, mieux vaut acheter des fleurs élevées en France et sélectionnées selon vos souhaits pour que la plante se porte le mieux du monde là où aller l'emmener.


Colette et Dominique Barthelemy vous accueillerons avec plaisir au 827 route de Kiliou à Plougastel.



Leur passion les a conduit à développer un lieu d'échange pour les passionés d'orchidées et leurs créations d'hybrides méritent à elles seules le détour, comme la Disa Ruz Heol. Allez visiter leur site web, ou mieux, passer sur place.









Et si vous en vouler plus, du 26 au 28 septembre, les orchidées seront à l'honneur des Jardins de Rospico, un autre haut-lieu du paysage jardiné en Bretagne. Situé
près de Pont-Aven, à Névez, en Finistère sud, ces jardins, associés à des serres et des espaces de productions sont ouverts au public durant une bonne partie de l'année grâce à la passion d'Anne Kaczmarek-Renault (fille du pépiniériste Jean Renault, créateur du Jardin des Renaudies en Mayenne) et deRaymond Kaczmarek. Jardin d'eau, jardin méditérranéen, jardin anglais, j'ardin d'inspiration japonais sont associés dans un parc au climat bien particulier propice à des floraison de toutes beautés.


Deux pages web vous permettent de découvrir ce lieu : http://www.jardins-rospico.com/ et http://www.rospico.net/, ce dernier semblant être le plus amené à se développer. En ce moment, à Rospico, c'est la semaine japonaise. Alors si vous êtes dans le coin ...



C'était une page bretonne, terre qui est riche de paysages encore sauvages mais aussi de passionés de jardins. Il faudrait évoquer aussi le merveilleux Conservatoire Botanique National de Brest situé dans le vallon du Stang-Alar, entre Brest et Guipavas, secteur d'anciennes carrières devenu petit paradis de la promenade botanique. J'y ai vu cet été une exposition sur les plantes dites invasives pleines d'enseignement.






dimanche 13 janvier 2008

Bocages et Sociétés

Suite au colloque tenu, il y a déjà plus de 3 ans (29 octobre au 1 novembre 2004) ; les actes de cette rencontre sur les relations entre le(s)s bocage(s) et les sociétés qui en produisent font l'objet d'une nouvelle publication au Presses Universitaires de Rennes.

Sous la direction Annie ANTOINE (historienne moderniste, ruraliste et auteure d'une très beau "Le Paysage de l'historien") et Dominique MARGUERIE (anthracologue et intervenants dans plusieurs programmes de paléoenvironnement), ce regroupement des différents articles écrits dans le cadre du colloque était très attendu. Il est publié sous le titre "Bocages et Sociétés".

Il confronte des lectures d'historien, de géographes, d'écologues, de botanistes et d'archéologues. Il crée également la relation entre une certaine lecture anthropologique et l'aménagement des territoires. L'éclairage pluridisciplinaire y est donc très présent, et la complexité dud système bocager s'y exprime particulièrement. Les thèmes principaux sont :
- la genèse ou l'origine du bocage (sujet qui n'a pas finit d'être débattu puisqu'il varie suivant les régions),
- les composantes du bocage et leur évolution,
- l'évolution des fonctions du bocage,
- les sociétés bocagères,
l'histoire des idées sur le bocages,
... entre autres.

Publié dans la collection Espace et Territoires, cet parution, toute nouvelle, doit figurer dans toute bibliothèque s'intéressant au paysage. Il vous en coûtera 23 €.

vendredi 26 octobre 2007

Ronds Points Brestois

Si vous lisez ce blog de temps à autres, peut-être avez-vous lu le post sur le livre de Nicolas Chaudun.
Il y a dans ce livre un très beau cri d'alerte sur les ronds-points.
Pour aborder ce sujet (et ce ne sera surement pas la dernière fois) je vous propose un texte extraordinaire d'un groupe brestois qu'il vous faut découvrir : Les Goristes

Mélange de Gorets et de Choristes, il sont huit et portent les tee-shirt avec les lettres du nom de leur groupe
:

le “G”, Christian Desnos : chant, accordéon diatonique
le “O”, Patrick Audouin : guitare, piano, chant
le “R”, Fañch le Marrec: chant
le “ I”, Yvon Étienne : chant
le “S”, Jacquy Thomas: basse, chant
le “T”, Jean Paul Ferrec: chant
le “E”, Jacky Bouilliol: claviers, accordéon, chant et monologue
le “S”, Henry Girou: chant.

Voici donc un de leurs textes, consacré aux ronds-points, pour lesquels la Bretagne est une véritable terre d'accueil.



Les ronds-points (paroles et musique: Henry Girou)

Un vrai fou du volant, à cent quarante à l’heure,
Déboula nuitamment dans la rue Louis Pasteur.
Cet acte de givré, cette conduite imbécile,
Allaient vite entraîner des réactions débiles.
Les personnes compétentes de l’ urbanisation,
Ces grosses têtes pensantes furent en ébullition,
Lancèrent au p’tit bonheur des investigations
Quand un des ingénieurs dit: j’ai la solution !

Refrain :
Un rond point ou deux ronds points
des ronds-points petits, gros, carrés, ovales ou bien ronds
En campagne ou urbain, le rond point c’est le fin du fin c’est la solution

Adieu aux quatre voies des boulevards et des routes
Car ces esprits étroits nous ressortent leurs " bi-routes "
Ça fait plein d’ entonnoirs tous ces foutus ronds-points
Bouchons matin et soir tous les jours de turbin.
Les bus articulés sont désarticulés
Aux passages piétonniers on n’ ose plus traverser
Mais chez les fiers penseurs de l’urbanisation
C’est le même ingénie qui trouve la solution.

Refrain :
Le rond point un peu plus loin
plus petit plus gros plus ovale plus carré ou plus rond
En campagne ou urbain
le rond point c’est le fin du fin c’est la solution
On s’ demande avec inquiétude si nos décideurs ne sont point ronds
Il faut sûrement faire plein d’ études pour pouvoir être aussi con

Un papy Alzheimer roule sur la voie express
A soixante cinq à l’heure mais dans le sens inverse
Les autos dans le bon sens arrivent à l’éviter
Coup de bol coup de chance il n’y a pas de blessé
Si l’ on veut que ce stress demeure exceptionnel
Modifions voie express et pont de Plougastel
A l’équip’ ment les penseurs ne sont pas légion
Un de ces “high glandeur” dit: j’ai la solution !

Refrain :
Des ronds-points plein de ronds-points
des ronds points sur l’ pont d’ Plougastel
à chaque r ioute , chaque chemin
En campagne ou urbain le rond-point c’est la solution c’est le fin du fin

Entre l’ rond-point des champs et le rond-point des villes
on “rondpointise” gaiement On “rondpointise” plus d’ mille
Villes, villages ou hameaux tout l’ monde a son rond-point
Et passent pour des blaireaux ceux qui n’en ont pas un
Des ronds-points majuscules fleuris de vieux gréements
Et d’autres ridicules des minus en ciment
D’un côté les chauffeurs qui jurent à foison
Et de l’autre le chœur des marchands de goudron.

Refarin :
Les ronds-points vive les ronds-points
les ronds-points petits gros carrés ovales ou bien ronds
En campagne ou urbain les ronds-points c’est le fin du fin pour faire du pognon
On s’ demande avec inquiétude si nos décideurs ne sont point ronds
Il faut sûrement faire plein d’ études pour pouvoir être aussi con .

Quand un autre crétin à cent quarante à l’heure
Traversera les ronds-points de la rue Louis Pasteur
Aux services urbains on innovera encore:
Remplaçons les ronds-points par des feux tricolores
Remettons en quatre voies les boulevards et les routes
Fin de l’esprit étroit supprimons nos " bi-routes "
Pas mieux que les feux pour supprimer les bouchons
Et on rendra heureux les marchands de goudron.

Refrain :
Quand les ronds-points vaudront plus rien,
les ronds-points petits, gros, carrés ovales ou bien ronds
En campagne ou urbain les feux tricolores redeviendront la solution
Faire et défaire c’est une certitude c’est le rôle de l’urbanisation
Même si on en a pris l’habitude y en a marre d’être pris pour des cons .

jeudi 31 mai 2007

Photo Nature & Paysage

C'est le titre du festival qui se tient pour la quatrième fois à La Gacilly, en Bretagne.
Il a lieu du 1er juin au 30 septembre.

Dix expositions en plein air se tiennent sur le thème de : "Patrimoine Terre".

De belles découvertes à y faire.
En particulier l'expo de Bryan et Cherry Alexander qui sont partis rencontrer les Saamis, au nord de l'Europe, en Laponie. Ce peuple, le dernier peuple autochtone de notre continent, est menacé dans son mode de vie par le réchauffement climatique qui provoque la fonte du permafrost. En dégelant, et en regelant, le phénomène de redoux perturbe la pousse des lichens dont se nourrissent les rennes. Les espaces de paturage sont également menacés par la prospection minière. Résultat, les éleveurs de rennes importent du fourrage et le gouvernement suédois a du débloquer 4 millions d'euros pour fournir une alimentation de complément aux troupeaux. Or, l'économie du peuple saami repose sur le renne.
Un bel article de Sciences et Avenir de juin 2007 rend compte de cela, et des travaux de Marie Roué, anthropologue au labo d'ethnobiologie du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris.

Autre expo qui fait envie :
Elle se nomme "Bienvenue, vous êtes dans l'Ouest de la France". Ce sont des clichés, très paysagers, fait par les photographes qui travaillent pour le journal Ouest-France, en marge de leurs reportages et donc non-publiés. De l'originalité car, pour certaines images, le regard porté est vraiment sensible et artistique. Ils démontrent également la diversité des paysages de l'Ouest. Mon attachement personnel à la Bretagne m'y rend plus sensible et je découvre un véritable "nouveau paysage".

Et il y a 8 autres expositions photos à découvrir. Quelle chance vous avez si vous passez par la Bretagne cet été.

Pour ceux qui veulent y aller; La Gacilly est au sud de Rennes dans le Pays de Redon. C'est dans cette commune qu'est implanté le siège de l'entreprise Yves Rocher.

En marge de l'exposition, un concours "photo numérique" était organisé et les photos sont présentées par Image sans Frontière.

Et si après avoir vu tout ça, vous ne devenez pas convaincu que notre vraie richesse, c'est ce monde qui nous supporte !!!