mercredi 27 octobre 2010

Attendre le paysage

La promenade est source de paysage. Le cheminement est source de réflexion. Certains parlent alors de "géopoétique". Kenneth White par exemple qui a fondé l'Institut International de Géopoétique , " l'Archipel ".


Mais surtout, la promenade est source d'attente. Avec cette photographie automnale de Laurence Chabalier, c'est toute la magie du paysage que l'on ne voit pas qui est présent. le paysage est en attente. Les arbres masquent tout. Le chemin emporte vers un autre lieu, encore inconnu. La lumière plus lointaine laisse espérer une percée où passe déjà le soleil. Les perspectives ne sont pas encore visibles mais sont déjà présentes.
Et si vous courriez jusqu'à être inondé dans le soleil d'automne ?

lundi 25 octobre 2010

La richesse humaine et l'intelligence de l'âme

Ce titre associe les deux expression que deux émissions de radio m'ont inspiré. Toutes deux sur les ondes de France Inter.







Durant l'après-midi de ce lundi, François Busnel recevait Robin Renucci lors du Grand Entretien. Et au-delà de l'acteur, c'est réellement l'homme qu'il est bon d'entendre. Sa vision, sa lecture devrait-on dire, du monde mérite d'être découverte. Prenez donc le lien ci-dessous. Vous pourrez alors écouter l'émission, au besoin en fouillant dans les archives.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/grand-entretien/








Autres moments, un peu magique, lors de la matinée de samedi dernier. Jean-Claude Ameisen nous entraine sur les pas de Darwin lors de son émission "Sur les épaules de Darwin". Un peu de l'esprit des émissions de Hulot ou d'Arthus-Bertrand, mais en mieux et surtout en moins couteux en carbone. Le discours est agréable et compréhensible. La voix est charmeuse. Les illustrations sonores et musicales sont bienvenues. Et en écoutant l'émission du samedi 23 octobre, vous comprendrez l'interdisciplinarité comme l'essaye de la pratiquer moi-même.
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sur-les-epaules-de-darwin/

Et surtout, si ce n'est pas fait, procurez vous le livre d'Ameisen :Dans la lumière et les ombres. Darwin et le bouleversement du monde, édité chez Fayard/Seuil.

lundi 11 octobre 2010

Anna Galore

Puisque mon dernier message concernait du land Art Urbain, je vous propose aujourd'hui un site pour faire une révision générale de ce qu'est le Land Art.
De Royal de Luxe, aux Potobos, en passant par Sylvain Meyer et le Parcours des Fées, le Land Art y est bien présent ....... au milieu de pleins de découvertes à effectuer.
Visiter le site de Anna Galore. Bien que de nouvelles publications y soient assez rares, la diversité des images et la qualité de la sélection sont réelles.
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/
Une adresse reposante du web paysager.

Une découverte que j'ai fait grâce à Anna, l'orgue des Fées. Ayant déjà pratiqué la musique éolienne, cet orgue éolien là vous fait de l'effet ... visuel mais malheureusement assez peu sonore !!!

samedi 9 octobre 2010

Paris Label - Art urbain

Du 7 au 31 octobre 2010 se déroulent les journées "Les pistes vagabondes" à Paris.

Plasticiens, forestiers, musiciens et sculpteurs envahissent la pelouse de Reuilly au bois de Vincennes.
Il s'agit d'une manifestation de land'art urbain, avec des "installations éphémères et étonnantes" prenant en compte la dualité des villes entre "nature et urbanisme".
L'idée de base est "un arbre - un artiste". Je découvrirai cette manifestation dans quelques jours. Si vous aimez l'arbre dans la ville, ne vous privez pas.



Essayez de profiter d'une visite guidée avec un artiste et un forestier en même temps.

Toutes les informations sont sur le site de Paris Label à cette page.

mardi 28 septembre 2010

De retour

Après une absence pour raison professionnelle, PenserPaysage va reprendre du service. Je vous en dirais plus dans quelques jours.

Mais commençons par une nouvelle, ou plutôt une absence de nouvelle à Abbeville.

L'église Saint Jacques, marqueur du territoire local est menacée de destruction. Voilà plusieurs années que la question est posé de sa conservation. Une mise hors d'eau est nécessaire.
La question est régulièrement venue dans les débat locaux mais aucune décision de semblait prise et l'église Saint Jacques paraissait en sursis. Donc pas de nouvelle, et à ce jour toujours pas de nouvelle officielle.


Mais voilà qu'une rumeur locale annonce la décision de la destruction pour le 6 octobre.

Cette question des églises qui coûtent si cher à entretenir mais qui sont essentielles à l'identité de nos villages et nos territoires a été posé ici même à propos d'un des édifices de la paroisse de Doudeville en Pays de Caux.
Pour moi, les églises sont comme ces arbres marqueurs des limites d'un ancien fief ou d'une marnière rebouchée, ou encore d'un lieu ancien et oublié de l'histoire d'une commune. Ils sont l'identité du lieu.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. La même chose peut être affirmé d'une mosquée, d'un beffroi, d'une synagogue ou du campanile d'un château qui serait marqueur dans l'espace de vie d'une communauté. Il s'agit simplement d'identifier quel est sont rôle et à quoi peut-on l'affecter ou la réaffecter, si besoin.

Celle d'Abbeville est comme beaucoup de ces églises en piteux état, un édifice néogothique de la fin du XIXe siècle. Certaines sont aussi néoromanes, voire les deux à la fois. Souvent réalisées à moindre coût et avec des techniques de maçonneries insuffisamment efficaces, elles menacent souvent périls, comme celles d'Héricourt-en-Caux ou Saint-Paul de Rouen peuvent en témoigner. Ce ne sont pas seulement les chrétiens qui doivent réagir, c'est tout citoyen concerné par l'histoire de nos villes et villages qui doit pouvoir exprimer son avis sur cette question profondément identitaire;

Pour découvrir cette église :
http://www.dailymotion.com/video/xcd58w_eglise-saint-jacques-dabbeville-som_travel

Vous pouvez aussi intervenir sur le groupe dédié sur Facebook :
http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=378143912189

Et demander des informations auprès de la mairie d'Abbeville :
service.communication@ville-abbeville.fr

samedi 4 septembre 2010

Réflexion autour des Shémas de Cohérence Territoriale (Scot)

Le centre de ressource du développement territorial de Haute-Normandie a organisé le 28mai dernier une rencontre régional des Scot avec pour thème : La réduction de la consommation d’espace : « Nouvelle donne » de l’aménagement du territoire.
Une grande partie de la documentation issue de cette rencontre est disponible en ligne sur le site de Territoire Haute-Normandie.net à l'adresse suivante : http://www.territoires-haute-normandie.net/pageLibre00011f8c.asp

Vous y trouverez en particulier les informations sur le Club des Scot et les présentations ou témoignages des intervenants à télécharger.

jeudi 2 septembre 2010

Journées Lennier

La Société Géologique de Normandie et des Amis du Museum du Havre organise à Dieppe les « Journées Lennier » les samedi 4 (9h- 12 h ; 14 – 18 h) et dimanche 5 (9-12 h) septembre, à Dieppe, salle Paul Éluard, 5 rue Thiers, dans le centre de Dieppe.
Au programme figurent des communications sur l'histoire des disciplines des sciences de la terre et de la vie dans la région. Des figures de chercheurs connus ou moins célèbres de l'archéologie, de la géologie, seront évoqués (Georges Roussel, Michel Hardy, Philippe Lebon et Jean Chambrin). Des lieux de la recherche seront racontés (la Commission Départementale des Antiquités, le Cercle d'Abbeville, l'Université du Havre, le muséum du Havre et le musée de Fécamp). Des thématiques spécifiques seront abordées (l'archéologie préventive, l'instrumentation scientifique ancienne, les moulins de la Scie, le creusement de la seine).
Une excursion pour découvrir la géologie des falaises dieppoise est prévue le dimanche après-midi.

Un hommage sera également rendu à Gérard Bignot, géologue et paléontologue dieppois disparu en 2007.

mardi 24 août 2010

Humour avec Supporterre

Voilà bien longtemps que je n'avais pas regardé les déjantés-décalés des Supporterres.
Allez un petit coup de protection de la planète avec ceux qui vont la sauver !!!!!!!

ils ont disparus depuis 2 ans mais les images sont là pour témoigner.
http://www.youtube.com/user/supporterre

lundi 23 août 2010

Erosion modélisée

Les processus d'érosion sont indissociables de la construction de nos paysages. Je vous propose de découvrir les très belles modélisations des principes fondamentaux de l'érosion hydraulique. L'animation fait partie d'une projet de recherche du laboratoire en mathématique appliquée Jean Kuntzmann. Même si des problèmes de proportions d'échelles existent, l'aspect volontairement artistique des présentations les rend plus aisément compréhensibles.

Vous pouvez voir le site de l'équipe avec la publication de référence
http://www-ljk.imag.fr/Publications/Basilic/com.lmc.publi.PUBLI_Inproceedings@117681e94b6_fff75c/index_en.html

ou simplement visionner le petit film sur YouTube.
http://www.youtube.com/watch#!v=9kLoZShDr0o&feature=related

vendredi 20 août 2010

Espace rural à la loupe

Le titre de mon post est emprunté à l'ouvrage édité il y a quelques mois par les Presses Universitaires François Rabelais de l'Université de Tours.
Il s'agit de la thèse soutenue en 2007 par Nicolas POIRIER avec un nouveau titre pour son édition :
Un espace rural à la loupe : paysage, peuplement et territoires en Berry de la Préhistoire à nos jours.


Le titre original de la thèse était : Un espace rural en Berry dans la longue durée : expérience de micro-analyse des dynamiques spatio-temporelles du paysage et du peuplement dans la région de Sancergues (Cher).

L'étude est centrée sur un espace assez limité couvrant la surface des trois communes de Sancergues, Charentonnay et Saint-Martin-des-Champs, toutes trois dans le département du Cher à un jet de pierre de La Charité-sur-Loire. Ce cadre très local est bien souvent dépassé pour collecter une information pertinente, par exemple en matière de réseau viaire ou de contexte historique et archéologique.

Le travail est bien structuré (comme la thèse dont il est issu) et permet une bonne compréhension de la démarche. De très nombreuses sources sont exploitées, et les connaissances, en particuliers historiques, mobilisées forment un ensemble qui permet réellement de interroger sur la géographie de ces trois communes.

Mais de quoi parle Nicolas Poirier.

De territoire ?
Avant tout de planimétrie. On assiste à une large démonstration d'archéogéographie (qui ne dit pas son nom). Elle est heureusement enrichie par diverses sources dont des analyses physico-chimiques attestant des pratiques agricoles plus ou moins anciennes. Mais ce collectage ne cherche pas à mettre en évidence des points ou des éléments de structuration fort. Il vise à lire, à partir des éléments forts attestés du territoire, leur rôle, leur impact dans l'environnement. Avec cette démarche, peu de chance de mettre en évidence de véritable axes ou pôles de structuration de l'espace qui ne soient déjà connus.

De paysage ?
Sûrement pas ! Même si la présence de la végétation est réelle dans les sources historiques, il est surtout question d'occupation du sol et d'exploitation des ressources végétales disponibles. Le modelé du sol est bien peu évoqué, pas plus que les notions de dynamique des végétations ou de phytosociologie. Et les seuls usages semblent être agricoles. C'est là un problème récurent en archéologie du paysage qui prétend trop souvent parler de paysage sans définir ce dernier.

De peuplement ?
C'est le propre d'une démarche archéologique. Le peuplement et son impact sur l'espace environnant sont bien au coeur de cette étude. Les questions, et les réponses, posées sur l'impact de ces peuplements, allant jusqu'à définir un indice de l'intensité de l'occupation sont tout à fait pertinentes et méritent d'être approfondies.

Je suis donc sorti de cette lecture satisfait sur sa clarté mais un peu frustré sur ces réponses et certains points de méthodes ... même si les objectifs poursuivis semblent bien identiques au mien.
Un réel souci de compréhension de la dynamique des espaces et des paysages qu'ils portent reste au centre, parfois dissimulé, de nos recherches, et de celles de Nicolas Poirier en particulier. Et une volonté de participer à la construction de nos paysages de demain est toujours présente dans les envies scientifiques de la population des historiens et archéologues de paysages à laquelle j'appartiens.

Une lecture pour finir vos vacances ?

POIRIER Nicolas (2010) : Un espace rural à la loupe : paysage, peuplement et territoires en Berry de la Préhistoire à nos jours. Presses UniversitairesFrançois Rabelais de Tours, 232 p., 30 €.



Je ne vais pas manquer de vous en proposer d'autres pour pour le reprise.

vendredi 13 août 2010

Le vrai prix du lait

Je vous recommande la lecture de cet article d'Antonin Sabot qui a prit le temps de calculer le vrai prix de la tonne de lait.
Sans pouvoir extrapoler trop facilement, je suis désolé de vous confirmer, mesdames et messieurs les éleveurs que votre employeur semble bien être l'Europe avec les subventions qu'elle vous attribue. Notre paysage rural est donc en grande partie entretenu par des "fonctionnaires européens" !
http://monde-rural.blog.lemonde.fr/2010/08/13/combien-coute-vraiment-un-litre-de-lait/#xtor=RSS-3208

jeudi 12 août 2010

L'arbre

Vous aimez les "beaux" paysages ... malgré tout ce que l'expression comporte de subjectivité !
L'Australie est bien souvent un pays magique qui fait rêver mon envie de paysage.

Si vous êtes comme moi, ne manquez pas le film "L'arbre" qui est sorti hier sur les écrans. Ecrit et réalisé par Julie Bertucelli (son second film) d'après un roman de Julie Pascoe : Our father who art in the tree.

Charlotte Gainsbourg au visage très expressif, partage la vedette avec la jeune Morgana Davies, à la spontanéité bluffante, et avec un immense figuier.
Les images sont carrément magiques. Le jeu des acteurs va juste où il faut. L'histoire, à la limite du fantastique, peut-être, n'en demande pas plus pour vous séduire. Une émotion à la bonne mesure. Et un paysage !

Préférez la VO avec le parler de Charlotte Gainsbourg très "jeune fille élevée en France" et celui de la petite Morgana que vous pourrez comprendre sans lire les sous-titre.

Lire la belle critique de Marion Pasquier sur Critikart. Sauf si vous voulez garder le secret de l'histoire car elle en raconte un peu trop à mon goût.
J'aimerais tout de même bien savoir si ça existe vraiment un arbre qui pousse si vite. En tout cas, l'arbre du film existe en vrai.

Lien vers la bande annonce.
Dans la vie, vous pouvez être heureux ou triste. Moi, j'ai choisi d'être heureux.

mercredi 11 août 2010

Matt Simmons est mort

Le nom de ce banquier ne vous dit sans doute rien, pas plus que le nom de son cabinet d'expertise Simmons & C°.

Si je vous dis "Twilight in the desert" (rien à voir avec la série de livres à succès de Stéphenie Meyer), vous pouvez peut-être faire le lien avec l'Arabie Saoudite, pays qui est au centre de ce livre de Matt Simmons.


Il y développe une théorie, créée par King Huppert, sur le pic pétrolier (the peak oil) où le financier qu'il est donne raison au géologue. Il demande surtout une plus grande transparence de la part des pays producteurs et des sociétés exploitantes des réserves pétrolières afin de mieux prévoir l'avenir, anticiper les changements fondamentaux qui finiront par survenir de l'après-pétrole, et éviter une spéculation sans raison sur les produits qui ont sont dérivés.


Aujourd'hui, où l'on commence à mesurer l'impact du pétrole dans notre société, dans l'aménagement du territoire et nos paysages, avec ce que cela comporte d'irréversible, la fiabilité des informations sur les ressources énergétiques n'est toujours à l'ordre du jour. Elle devrait pourtant figurer au premier plan de nos préoccupations. Pour garantir le statut quo pacifique actuel entre producteurs et consommateurs, pour mieux préparer les alternatives, pour faciliter les prises de conscience des populations. La fuite du puits du Golfe du Mexique pourrait servir de leçon, non seulement pour la prise en compte du risque environnemental, mais aussi pour mesurer à quel point cette ressource est précieuse et non renouvelable.
Attendons donc la prochaine catastrophe ! Et il faut continuer de répéter les demandes de transparence des gouvernements et des sociétés pétrolières déjà demandées par Hupper et Simmons depuis plusieurs années sur les productions, consommations et états des réserves de l'ensemble des pays.

samedi 31 juillet 2010

Barcelone et ses jardins botaniques

C'est le retour de vacances de Barcelone et j'ai quelques récits paysagers à partager avec vous.

Le premier est avant tout une large déception.
La découverte du nouveau jardin botanique, encore en cours de développement, a occupé une bonne partie de journée, très chaude et ensoleillé.
Y sont représentées les différentes régions du globe qui partagent le climat de type méditerranéen : le pourtour de cette mer, mais aussi l'Australie, le Chili, la Californie et l'Afrique du Sud. Les espèces et variétés principales sont là. Tout le versant d'une pente de la colline de Montjuic est occupé par ce jardin. Les espaces régionaux sont divisés par les chemins et c'est bien là le problème. Ce sont de larges artères en béton permettant la circulation de véhicules. Ces chemins de 3 à 4 mètres de larges forment un parcours de base pour visiter rapidement le parc. D'autres allées, également bétonnées, mais plus étroites, entrent plus profondément dans les espaces régionaux. L'impression générale en ressortant du jardin est d'avoir parcouru un espace très artificialisé ! Un comble.


L'un des rares coins agréables du nouveau jardin botanique, le bassin des plantes de milieu humide.

Le nouveau jardin vu sur Google Earth. Les larges allées en béton sont bien visibles.

Un lien sur le site de landezine.com.


Heureusement, il y a toujours l'ancien jardin botanique, placé dans les anciennes carrières à côté du stade olympique. De petites allées avec de petites bordurettes ; un milieu plus humide et ombragé ; des végétaux déjà anciens pour certains ; un vrai jardin botanique. Une image moins moderne des jardins botaniques, mais plus proche de l'image d'un parc jardiné, plus traditionnel. Et son accès est gratuit.
Bien plus agréable que l'aspect musée des plantes que pourrait représenter le nouveau jardin botanique.

Dans quelques années, il faudra revenir... peut-être le jardin de Montjuic sera-t-il devenu plus agréable !

vendredi 16 juillet 2010

Comme en 1900 ...


Voilà une manifestation rurale à ne pas manquer. Près du littoral cauchois, les village de Gerville et Maniquerville vont vivre en 1900 durant deux journées, les 31 juillet et 1° août.
La fête "A travers champs" est une occasion unique de retrouver notre campagne cauchoise comme nous l'avons raconter avec Virginier Maury-Deleu, Michel Lerond et quelques autres dans le livre "Clos masure et paysage cauchois".

Voici le programme de ces deux journées. D'autres informations sont disponibles sur le site de l'évènement : http://www.atraverschamps2010.org/

SAMEDI 31 JUILLET 2010

14 h : Ouverture des portes du village et début des activités des 350 habitants
14 h 30 : Défilé emmené par la fanfare des Loges
16 h : A la boulangerie : sortie du pain du four
17 h : Battage et collation des moissonneurs
17 h 30 : A la ferme : traite manuelle et soins aux animaux de la ferme
19 h : Restauration sur place
20 h : Spectacle folklorique par la Ronde cauchoise
20 h 45 : Lectures de contes et légendes normandes par Jean Duterroire
21 h 30 : Chants de marins par le chœur d’hommes d’Yport
22 h 15 : Scènes théâtrales par la Compagnie A tout vent
23 h : Endormissement du village

DIMANCHE 1AOUT 2010

9 h : Réveil du village
9 h 30 : Formation du cortège des habitants du village avec attelages et voitures anciennes
10 h 30 : Messe de la moisson
11 h 30 : A l’école d’antan : la leçon de morale
12h : Restauration (sandwiches, plateaux repas, barbecue, crêpes,…)
14 h 30 : Défilé emmené par la fanfare des Loges
15 h 30 : A la mairie : cérémonie de mariage
16 h : Battage et collation des moissonneurs
17 h : Elégance et maniabilité équestre
19 h : Clôture des festivités


Je vous en reparlerai sans doute.

mardi 13 juillet 2010

Camp climat

Juste un rappel pour ne pas oublier cet évènement régional qui concerne la planète entière.

http://campclimat.org/

du 22 juillet au 1er août près du Havre.

Pour venir, renseignez vous sur le site internet, le lieu sera divulgué le jour même.

L'Europe et l'estuaire de Seine

Depuis le début des travaux de Port 2000 au Havre, on parle souvent de la dégradation du milieu naturel fantastique que représente l'estuaire, et en particulier les milieux humides. Ces milieux ont vu la création d'une réserve naturelle et surtout d'une Zone de Protection Spéciale, intitulée Estuaire et marais de la Basse Seine (FR2310044 selon la nomenclature).
Cette richesse écologique, mondialement reconnue, est à nouveau menacée par les travaux envisagés par le Grand Port Maritime du Havre (GPMH) avec la prolongation du grand canal du Havre et l'extension de l'espace industrialisable.
Hélène Flautre, députée européenne Europe Ecologie a questionné par courrier le commissaire Janez Potocnik, membre de la commission européenne sur le suivi de ce projet et les problèmes qu'il soulève.
La réponse de M. Potocnik est nette. La commission "va rencontrer les autorités impliquées dans le dossier dans le courant du mois de juillet afin de faire le point", d'exprimer les inquiétudes de la commission face aux "agissements illégaux qui nuisent à la bonne gestion de la réserve". Les mesures prises ou envisagées par les autorités françaises seront également examinées afin "d'améliorer de façon durable la situation".
C'est clair.
Merci Hélène

lundi 12 juillet 2010

Fête nationale ?

Le 14 juillet est traditionnellement la fête nationale qui commémore ... un événement dont le caractère mémorable reste à prouver. Pour ma part, je célèbre plus volontiers la nuit du 4 août, histoire de me souvenir que de nombreux privilèges restent à faire tomber.

Mais cette année, le 14 juillet est bien particulier dans ma commune. Les bords de Seine à Saint-Adrien vont tenter de retrouver un peu de l'ambiance des guinguettes. Et le paysage tient une place particulièrement importante dans cet esprit. L'herbe basse du pré, l'herbe haute de la rive, l'arbre, l'eau avec ses végétaux aquatiques, tout cela fabrique l'esprit guinguette autant que la guérite, les lampions et les musiques à danser.

Cette journée du 14 juillet 2010 sur les bord de Seine à Saint Adrien ce sera tout cela à la fois. Du moins, je l'espère. Toute l'après-midi, l'orchestre de Zinzin (accordéoniste de Pascal Sevran) sera là pour vous faire danser. Ce ne sera peut-être pas tout à fait l'ambiance rencontrée par les impressionnistes, peut-être un peu plus celle de l'entre-deux guerres mais, ce sera sans doute un grand moment de fraichir et de voyage dans le temps.

Vous verrez sans doute cette manifestation indiquée à Franqueville-Saint-Pierre mais c'est bien sur la commune de Belbeuf que cela se déroule.

dimanche 11 juillet 2010

Vous avez parlé de banalisation ?

Lors d'un récent voyage entre Reims et Rouen, nous avons eu l'occasion de traverser des territoires variés ; du moins je le croyais jusqu'à la réflexion de mon fils.
"Depuis qu'on est partis, j'ai l'impression qu'on traverse toujours les même paysages." !?
Et moi de lui expliquer : "mais non, nous sommes passés en Champagne, dans la vallée de l'Aisne, de l'Oise, sur les plateaux de l'Oise, nous avons vu la vallée du Thérain, puis le Bray normand et le plateau du Vexin tout aussi normand. Et là, j'ai constaté l'effet de la végétation. partout nous avons vu les mêmes cultures. Du blé, certes, du maïs, aussi, mais surtout du colza.
Autre point commun, dans l'ensemble de ces territoires, les haies sont (devenues) discontinues, donnant un aspect de paysage globalement ouvert sans atteindre les pertes de vues de la Beauce ou de la Brie.
La banalisation des paysages nous avait gagné. De Reims à Rouen, un paysage domine, celui de l'agriculture énergétique. J'en suis encore bien surpris.

vendredi 9 juillet 2010

Des céramiques paysagères


Je vous l'avais bien dit que les manifestations normandes autour de l'Impressionnisme ... m'impressionnerais.
Exemple avec cette exposition évolutive dans le jardin de l'Hôtel de Région à Rouen.Frédérique BUREL est céramiste et elle aime la mise en scène. Ce jardin, un peu sinistre à l'accoutumé, prend des airs de jardin enchanté, tout l'été avec des fleurs céramiques.
Nos sens y sont mis en éveil car le son, les odeurs et les formes se conjuguent avec les espèces végétales inventées par l'artiste.

Le site est visible jusqu'au 7 septembre, dans la cour d'honneur, entrée par le 5 rue Schuman, à Rouen, mais aussi à travers les grilles du Boulevard Gambetta.