Transports de marchandises et paysage normand
Comme moi, vous avez peut-être été attirés par un article de la revue Ma Région d'avril 2008 intitulé "Transports de marchandise : une nouvelle voie". Il s'agissait de mettre en lumière l'ouverture de la voie ferrée reliant Motteville à Montérolier-Buchy, entre Pays de Caux et Pays de Bray. L'aménagement de cette voie ouvre la possibilité de transit des containers vers l'Est par le nord de l'Île-de-France.
En terme paysager, cet aménagement a été fait à moindre dégâts, seules l'électrification, et donc la pose de caténaires a donné une contrainte paysagère supplémentaire.
Autre alternative à la route, le fleuve est en train de vivre une véritable transformation de son utilisation.
Jusqu'à présent, le but était de faire venir les marchandises venant à travers les mers, le plus loin possible à l'intérieur des terres. "Rouen - Port de mer" est le refrain préféré du Port Autonome de Rouen. Mais la donne pourrait bien changer.
Il y a confrontation, ou contradiction. Est-ce le transport fluvial qui doit débuter au Havre ou le transport maritime qui doit venir jusqu'à Rouen.
Certes les grands cargos, minéraliers et autres Handymax qui viendront jusqu'à Rouen offriront un spectacle monumental souvent apprécié, mais contradictoire avec le calme souhaité sur les berges du fleuve en aval de Rouen.
Quand verront-nous cesser le trafic permanent des poids lourds sur les anciennes routes nationales (devenues Routes Départementales 60xx) ?
Voies ferrées + voies fluviales = calme des citoyens mais aussi calme paysager. La montée des prix du carburant pourrait bien être un argument favorable.

